Conférences

L’interculturel est-il soluble dans la modernité ?

Sociologue, professeur à Université de Genève et chercheur au SATIE (Sociologie de l’Action Transformations des Institutions Education), Jean-Paul PAYET était le premier invité du cycle de conférences Education et diversité culturelle : pour une approche critique organisé par ACT.


Présentation, bibliographie et articles du conférencier

 L’ethnicisation, pensée comme l’envers du vivre ensemble, fige le débat dans une opposition convenue entre République et communautés. Or la reconnaissance ne peut être réduite à une logique communautaire. Elle est avant tout, dans un contexte démocratique, reconnaissance de la pluralité, tant dans la définition d’une culture scolaire intégrant l’altérité et la diversité que dans la définition des normes et du fonctionnement d’une institution préférant à l’égalité bureaucratique la justice coopérative.

L’ethnicité, c’est les autres, VEI Hors-série n° 6, décembre 2002

Jeudi 1er février 2007 à 18h30
Salle Cézanne du Centre régional de documentation pédagogique
31 bld d’Athènes 13001 Marseille


Discrimination positive et lutte contre la discrimination : principes philosophiques, normes juridiques et modalités d’action

Créer juridiquement des inégalités pour favoriser, dans les faits, le progrès de l’égalité : tel est le parti pris des politiques dites de « discrimination positive ».
En s’appuyant sur l’analyse des expériences menées à l’étranger mais surtout en France, Gwénaële Calvès propose des pistes pour un débat distancié et plus informé. En éclairant la notion de discrimination positive, nous essaierons de faire le point sur ses « notions voisines » (égalité des chances, promotion de la diversité culturelle, etc.), les questions qu’elle soulève (les quotas…) et les enjeux de société auxquels nous sommes aujourd’hui confrontés.

Conférence téléchargeable en format audio depuis le site de l’ISCRA
(Institut social et coopératif de recherche appliquée)

Sommaire
- "Les notions essentielles au débat" (26 Mo, mp3)
- "Qu’est-ce qu’une discrimination ?" (24 Mo, mp3)
- "La discrimination positive, une option basse", 1ère partie (23 Mo, mp3)
- "Seconde partie des interventions & conclusion" (18 Mo, mp3)

La carte scolaire entre ségrégation et mixité

" Ce n’est que dans les années 1990 que les inégalités de scolarisation en milieu urbain ont été véritablement abordées par la géographie comme par la sociologie de l’éducation. Ces deux disciplines se sont peu à peu focalisées sur l’étude des flux scolaires entre établissements, dans un contexte où les politiques nationales de « démocratisation scolaire » ont fait de l’école un thème à fort enjeu local.
L’objet est tout d’abord de faire un bilan de ces travaux, de leurs résultats et des problèmes qu’ils peuvent soulever : l’analyse géographique des différenciations spatiales d’une part, la sociologie de l’évitement scolaire d’autre part. Il s’agit ainsi de mettre au jour certains présupposés non explicités à l’oeuvre dans les analyses de la ségrégation scolaire, en particulier en ce qui concerne les représentations de l’espace et des contextes des pratiques sociales. "

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Jeudi 6 décembre 2007 à 18h30
Salle Cézanne du CRDP
31, boulevard d’Athènes 13001 Marseille

Jean-Christophe FRANCOIS est géographe, maître de Conférences et chercheur à l’UMR Géographie-cités (Université Paris 1 – Sorbonne et Université Paris 7 – Denis Diderot).
Il a récemment publié La carte scolaire en ses contours, in La métropole parisienne. Centralités, inégalités, proximités, Belin, 2007

 

 

Lire en ligne la présentation détaillée et des articles du conférencier.

Éducation et diversité culturelle : pour une approche critique


L’interculturel est-il soluble dans la modernité ?
Jeudi 1er février 2007 à 18h30, Marseille
Jean-Paul PAYET
Sociologue, professeur à l’Université de Genève et chercheur au SATIE (Sociologie de l’Action Transformations des Institutions Education)


La question de l’altérité à l’école française : le cas des publics scolaires issus des anciennes possessions coloniales
Jeudi 22 mars 2007 à 18h30, Marseille
Halima BELHANDOUZ
Maître de conférences en sciences de l’éducation à l’université Paris X – Nanterre, chercheur dans l’équipe Crise-Ecole-Terrains sensibles


La genèse d’acteurs sociaux critiques : les enfants d’immigrés à l’Ecole
Jeudi 24 mai 2007 à 18h30, Marseille
Jean-Pierre ZIROTTI
Sociologue, professeur à l’université de Nice, chercheur à l’URMIS (Unité de Recherche Migrations et Société)



Les conférences sont ouvertes à toutes et tous, et sont gratuites.
Une documentation est associée à ces temps d’échange et de réflexion avec la présence de la librairie REGARDS.

La République et l’immigration : histoire et enjeux actuels

 Parcourant les discours, hantant les imaginaires en France et en Europe, les migrations interrogent le droit et la politique, l’histoire et l’avenir. " Maîtrise des flux ", " misère du monde ", " quotas ", " reconduite ", " relégation ", parfois " réussite exemplaire " … les références sont quotidiennes mais rarement étayées, suivant les petits événements, ignorant les grands mouvements de l’Histoire qui peuvent éclairer et expliciter la société et le monde actuels.
ACT vous propose un troisième cycle de conférences-débats qui analyse le sujet sous différents angles :
Que veut-on apprendre, analyser, transmettre aux élèves de cette part de notre histoire ? Comment et avec qui est entrée cette question dans le débat public ? Quelle est la réalité démographique en France et en Europe sur le plan migratoire ? Quels sont les enjeux idéologiques derrière les discours et pratiques politiques ? Au-delà du fait migratoire, comment fonctionnent les discriminations et quelles sont les pistes pour y résister ?

TOUTES LES CONFERENCES SONT DISPONIBLES EN ECOUTE LIBRE SUR CE SITE

LE BON GRAIN ET L’IVRAIE. LA SELECTION DES MIGRANTS EN OCCIDENT
Philippe RYGIEL
Jeudi 25 septembre 2008 à 18h30, salle d’EAMD, Marseille

L’HISTOIRE DE L’IMMIGRATION A L’ECOLE DE LA REPUBLIQUE
Pascal MERIAUX
Jeudi 9 octobre 2008 à 18h30, salle Cézanne du CRDP, Marseille

L’INVENTION DE L’IMMIGRATION (avec la revue AGONE)
Choukri HMED & Sylvain LAURENS
Mercredi 19 novembre 2008 à 18h30, CRDP, Marseille

LE TEMPS DES IMMIGRES, ESSAI SUR LE DESTIN DE LA POPULATION FRANCAISE
François HERAN
Mardi 3 février 2009 à 18h30, Cité des associations, Marseille

IMMIGRATION, DISCOURS ET REALITES : LES IDEOLOGIES EN QUESTION
Saïd BOUAMAMA
Jeudi 26 mars 2009 à 18h30, Cité des associations, Marseille

LUTTE CONTRE LES DISCRIMINATIONS, UNE DEPOLITISATION PARADOXALE
Olivier NOEL
Jeudi 9 avril 2009 à 18h30, Cité des associations, Marseille

Economie morale et action politique

L’action politique, entendue comme l’ensemble des pratiques qui inscrivent dans dans l’espace public des attentes ou des critiques autour de biens commums, est sous-tendue par des valeurs et des normes, des jugements et des justifications - ce que l’on peut appeler une économie morale. Si l’anthropologie s’est depuis longtemps intéressée au politique, à ses institutions et ses agents, en revanche, elle s’est tenue à l’écart de la dimension morale du monde social, soit en la rejetant dans le domaine de la culture et en l’entourant d’un halo relativiste, soit en s’en gardant à cause d’un risque supposé de contamination normative, voire moraliste. Si l’anthropologie pouvait être politique, elle ne devait pas être morale. Le propos de ce séminaire est de tenter de penser ensemble les deux registres, et plus particulièrement d’analyser les ressorts moraux.
Discutant l’économie morale telle qu’elle a été proposée par les historiens depuis E.P. Thompson, par les politistes après James scott, par les sociologues de Gurvitch à Boltanski et bien-sûr les économistes, d’Albert Hirschman à Amartya Sen, on s’efforcera de montrer la contribution spécifique de l’antropologie, à la fois en tant qu’elle traite des contextes culturels différents et en tant qu’elle lie localisme ethnographique et généralisation comparative. L’enquête théorique sera conduite à partir d’un matériau empirique recueilli au cours des dernières années, principalement en France et en Afrique du Sud, mais également en Amérique latine, autour des problèmes sociaux (pauvreté et déviance, discrimination et asile), de questions sanitaires (sida, accès aux soins) et de formes nouvelles d’intervention sur le monde (actions humanitaires, commissions de réconciliation). On sera particulièrement attentif aux transformations des pratiques que dessinent les évolutions du langage moral pour décrire et agir sur les sociètés et aux tensions politiques qui en résultent (de l’inégalité à l’exclusion, de la précarité à la souffrance, de la violence au traumatisme, du développement à l’humanitaire, de la justice à la réconciliation). Au delà des objets qu’elles étudient, on montrera comment les sciences sociales elles-mêmes contribuent à la production de normes et de discours moraux.

Visionner le séminaire

 

Entre le modèle républicain de l’intégration et le modèle libéral de promotion de la diversité : la lutte contre les discriminations ethniques et raciales n’aura t-elle été qu’une parenthèse dans la politique publique en France ?

Ce texte reprend l’intervention présentée par Olivier Noël, sociologue (ISCRA) lors du colloque CASADIS le 8 novembre 2006 à Montreuil.

Télécharger le document (10 pages, 269 ko, pdf) depuis la docuthèque du site de l’ISCRA

L’Etat et les quartiers populaires

La question des « banlieues » doit d’abord être analysée comme une catégorie construite par la politique sociale qui s’est constituée entre 1985 et 1995. Cela ne signifie pas que les banlieues n’aient pas de problèmes, mais que les problèmes des banlieues, tels qu’ils sont perçus et traités aujourd’hui, sont le produit d’un changement profond dans la politique de la ville et, plus généralement, dans la manière dont est construite politiquement la « question sociale ». Cette transformation se lit dans déjà les mots : on ne dit plus « quartiers populaires » ou « grands ensembles » ; on parle des « quartiers sensibles ». Et ce changement dans les mots est le résultat d’un long travail de redéfinition des problèmes sociaux, d’un changement profond de perspective sur le monde social qui contribue largement à sa transformation.

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Jeudi 4 octobre 2007 à 18h30
Salle Cézanne du CRDP
31, boulevard d’Athènes 13001 Marseille
métro lignes 1 et 2 sortie Saint-Charles


Sylvie TISSOT est sociologue, maîtresse de conférences à l’Université de Strasbourg et chercheur au GSPE-PRISME (Politique, religion, institutions et sociétés : mutations européennes).
Elle a récemment publié L’Etat et les quartiers. Genèse d’une catégorie de l’action publique, Seuil, 2007

 

 

Lire en ligne la présentation détaillée et des articles de la conférencière.

 

Les territoires stigmatisés des politiques éducatives

 Les approches du territoire dans les politiques éducatives ont tendance à mettre en avant les aspects les plus négatifs de la liaison école-territoire. A travers les problématiques, on voit se dessiner une vision stigmatisante, parfois fortement décalée par rapport à la réalité socio-géographique, mais qui continue d’inspirer des prises de position militantes et des projets de politique éducative. Cette conception se manifeste tout autant dans le discours sur les ZEP urbaines que dans celui qui concerne l’école rurale « isolée ».
Cette analyse met en évidence une étrange ressemblance dans la façon dont les politiques publiques ont traité ces deux réalités pourtant très éloignées en apparence : le rural isolé et l’urbain défavorisé. Dans les deux cas, les populations ont disparu derrière les zonages. Très peu de travaux prennent en compte les particularités sociales et culturelles de ces populations, et encore plus rares sont ceux qui essaient de les situer par rapport à une (ou des) façon(s) de vivre le territoire, de construire des liens aux lieux, de s’approprier, dans l’action sociale, un espace des possibles. (…) En bref, pour les politiques publiques territorialisées, il n’y a pas de territoire vécu.

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Jeudi 13 mars 2008 à 18h30
Amphi Noailles de l’IUFM
63, la Canebière 13001 Marseille

 

 

 

 

 

Jean-Luc FAUGUET est sociologue, maître de conférences et chercheur à l’ADEF (Apprentissage, Didactique, Evaluation, Formation), Université de Provence - IUFM d’Aix-Marseille – INRP.

Lire en ligne la présentation détaillée et des articles du conférencier.

École et société : quelle construction des inégalités ?


La question des inégalités sociales est une des préoccupations les plus actuelles et récurrentes dans notre société. Les politiques s’en emparent souvent, les chercheurs en démontent les mécanismes, mais les disparités demeurent voire s’accentuent. Dans ce contexte, l’Ecole de la République suscite autant d’espoirs pour réduire ces inégalités que de critiques sur son rôle dans leur reproduction. Où en est aujourd’hui l’institution scolaire face à ce défi renouvelé ?


TOUTES LES CONFERENCES SONT DISPONIBLES EN ECOUTE LIBRE SUR CE SITE


L’ETAT ET LES QUARTIERS POPULAIRES
Sylvie TISSOT
Jeudi 4 octobre 2007 à 18h30, CRDP, Marseille


LA CARTE SCOLAIRE ENTRE SEGREGATION ET MIXITE
Jean-Christophe FRANCOIS
Jeudi 6 décembre 2007 à 18h30, CRDP, Marseille
LES TERRITOIRES STIGMATISES DES POLITIQUES EDUCATIVES
Jean-Luc FAUGUET
Jeudi 13 mars 2008 à 18h30, IUFM, Marseille


ECOLE ET DISCRIMINATION SOCIALE
Jean-Pierre TERRAIL
Jeudi 27 mars 2008 à 18h30, IUFM, Marseille


DISCRIMINATION POSITIVE ET LUTTE CONTRE LES INEGALITESTERRITORIALES ETINDIVIDUELLES
Agnès VAN ZANTEN
Jeudi 15 mai 2008 à 18h30, IUFM, Marseille


Immigration et intégration en France, d’hier à aujourd’hui

" Aujourd’hui, la question ne porte pas seulement sur l’intégration et l’immigration, mais aussi sur l’acceptation : accepter que des gens différents puissent être Français est, pour moi, le débat du jour. La politique actuelle est un peu plus volontariste. Mais l’acceptation des étrangers comme une chance pour la République est une question trop souvent mal traitée et en tout cas assez peu abordée. "

Table ronde animée par Morad Aît-Habbouche avec :

  • Pascal Blanchard, historien, chercheur associé au CNRS
  • Dominique Borne, doyen de l’Inspection générale de l’Éducation nationale
  • Françoise Lorcerie, directrice de recherche en sciences politiques au CNRS
  • Catherine Withol De Wenden, politologue et juriste, directrice de recherche au CNRS-CERI

Lire les interventions sur le site Eduscol.

Cette table ronde est extraite de l’université d’été L’intégration des nouveaux arrivants : quelle mission pour l’Ecole ? dont les acts sont disponibles en ligne.

 

Autour des suds : immigration, colonisation, mémoire

Le Languedoc-Roussillon était au quatrième rang pour la présence "immigrée" en 1999. Pourtant, peu d’études sur l’histoire de l’immigration en Languedoc-Roussillon ont été, à ce jour, publiées selon une perspective qui s’inscrit sur le temps long, depuis la fin du XIXe siècle.
Afin de mieux comprendre les processus de la société française face aux populations issues de l’immigration, l’Iscra-Méditerranée a proposé une rencontre pour réfléchir sur les articulations heuristiques entre l’histoire des immigrations européennes, coloniales et post-coloniales, tout en intégrant la problématique contemporaine des enjeux de mémoire et des discriminations ethniques et raciales.

Télécharger la conférence en format audio (.mp3) sur le site de l’ISCRA (institut social et coopératif de recherche appliquée).

La question de l’altérité à l’école française : le cas des publics scolaires issus des anciennes possessions coloniales

Enseignante-chercheur en sciences de l’éducation à l’Université Paris X - Nanterre, Halima BELHANDOUZ était la deuxième invitée du cycle de conférences Education et diversité culturelle : pour une approche critique organisé par ACT en 2007.

Jeudi 22 mars 2007 à 18h30
Auditorium des Archives et Bibliothèque départementales
20 rue Mirès 13003 Marseille

Trame de l’intervention de la conférencière (8 pages, format ppt)

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Présentation, bibliographie et articles d’Halima BELHANDOUZ

“ La genèse et l’expression du multiculturalisme et de l’interculturalité sont différentes selon l’histoire politique, idéologique et sociale des pays. Le fait colonial est un phénomène qui a notablement contribué à dessiner la configuration et à organiser la dynamique de la mosaïque sociale et culturelle" notamment en France, où “les recherches en interculturalité ont peu questionner les incidences de l’histoire coloniale sur la permanence des rapports dominants-dominés. "

Minorités culturelles et rapport au savoir dans l’école française : l’impact de l’héritage colonial, VEI n° 129, juin 2002

 
 
 

Un élève nouvellement arrivé en France est-il un élève comme les autres ?

« Mon propos a un souci d’efficacité pragmatique, d’intégration optimale des ENAF, en temps et qualité, aux objectifs communs du système éducatif, en prenant en compte d’une part le principe d’éducabilité, d’autre part celui de l’universalité humaine dans sa dialectique avec la singularité individuelle - laquelle, autant que les rapports à l’école et au savoir, actualise selon des modalités individuellement variables les paramètres culturels. »

Points abordés
1.  Le regard porté sur les ENAF et l’approche qui en découle.
2.  Liens entre les apprentissages et l’intégration.
3.  Langue et socialisation, Langue et apprentissages.
4.  Identités professionnelles des enseignants et travail d’équipes.
5.  Créer les conditions et les moyens de communiquer et coopérer..

Lire l’article sur le site du centre académique Michel Delay (en ligne ou au format rtf, 8 pages)

La genèse d’acteurs sociaux critiques : les enfants d’immigrés à l’Ecole

Sociologue, professeur à l’université de Nice et chercheur à l’URMIS (Unité de Recherche Migrations et Société), Jean-Pierre ZIROTTI était le troisième invité du cycle de conférences Education et diversité culturelle : pour une approche critique organisé par ACT.

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« Quand les effets de regroupements dans des établissements, filières, classes dévalués, s’associent à une stigmatisation, renforcée par la mise en échec scolaire d’élèves dont certaines caractéristiques sociales sont, par ailleurs, dévaluées, alors est mise en évidence la capacité d’humiliation de l’institution… Ces situations génèrent certaines formes d’action, marquées par la critique et la revendication. Elles peuvent prendre pour cible n’importe quelle contrainte systémique de l’organisation scolaire »

De l’expérience de la discrimination à la délégitimation, Cahiers de l’URMIS, 2006

Présentation, bibliographie et articles du conférencier

Jeudi 24 mai 2007 à 18h30
Auditorium des Archives et Bibliothèque départementales
20 rue Mirès 13003 Marseille

 

Histoire des immigrations dans le sud de la France

2009-2010 : Le temps des Italiens



Faisant partie intégrante de l’histoire de la région, l’immigration italienne finit par se fondre dans le paysage comme si elle n’a jamais été un événement particulier. Pourtant il suffit d’interroger les anciens, les archives ou une simple chronologie pour qu’émerge de ce passé une multitude de récits, de documents ou d’événements qui nous révèle une période saturée de polémiques, de controverses montrant des discours de rejet, des attitudes d’exclusion et des moments de solidarité et d’enrichissement mutuel.


L’ensemble des conférences sont disponibles en écoute libre.

2010-2011 : Marseille la méditerranéenne


En 1660, Marseille, l’indépendante, rentre par la force dans le giron royal, après l’entrée fracassante de Louis XIV au travers des murailles de la Cité. Cette perte d’autonomie va se transformer en une opportunité économique majeure. La « Franchise » accordée au port de Marseille en fera la matrice des échanges avec l’Orient : une autre histoire vient de commencer.


L’ensemble des conférences sont disponibles en écoute libre.

2011-2012 : Provence, terre des refuges ?


Le Sud de la France est depuis toujours une terre d’asile pour de nombreuses populations. Comment des dizaines, des centaines de milliers de femmes et d’hommes, chassés par les drames et les événements qui jalonnent l’Histoire, ont-t-il pu trouver en Provence un espace pour reconstruire leur vie tout en participant au développement social, économique, culturel du territoire ?
Cette histoire nous la connaissons à peine, par bribes : on évoque l’exil des Arméniens, celui des antifascistes italiens, les juifs fuyant le nazisme ; on évoque … et aujourd’hui le sort des Kurdes, Tchétchènes, Roms, notamment à Marseille, est un écho très actuel à ces périodes passées.
Certains se souviennent, d’autres tentent de transmettre, de rappeler les réponses données ici à des destinées tragiques. Entre accueil et rejet.


L’ensemble des conférences sont en écoute libre

2012-2013 : Des travailleurs coloniaux aux travailleurs immigrés


À partir de la Première Guerre mondiale, l’apport en métropole de main d’œuvre originaire des territoires de l’Empire colonial français initie un mouvement qui se poursuivra pour culminer pendant les Trente Glorieuses. Entre temps, les bouleversements qu’apportèrent les indépendances vont transformer le statut et le sens de ces immigrations coloniales : on parlera désormais de travailleurs immigrés.


L’ensemble des conférences sont en écoute libre

Les rapports entre “ jeunes de banlieue ” et institutions républicaines : entre distance, méfiance et défiance dans le territoire de la cité

En s’intéressant aux transformations sociales qui ont provoqué le délitement des « banlieues rouges » et la désindustrialisation, nous nous sommes intéressés aux rapports qui existent entre les éducateurs de prévention et les jeunes fils d’ouvriers et d’immigrés pour la plupart. Les tensions entre ces jeunes et les éducateurs se sont accrues dans le courant des années 90 et l’action sociale locale semble aujourd’hui à la fois paralysée par la crise économique, la précarisation, le désespoir de ces jeunes et les compétences parfois confuses des éducateurs qui travaillent dans l’espace résidentiel du quartier observé.

Lire l’intervention (8 pages, 194 ko, pdf) lors du colloque organisé par le Centre d’Etudes de l’Emploi, le CNAM et Profession Banlieue les 22 et 23 juin 2006 à Paris.

Éric MARLIÈRE est docteur en sociologie, chercheur associé au CESDIP / CNRS / ministère de la Justice, chargé de cours à l’université Paris XIII et intervenant à l’université de St Quentin en Yvelines.

 

Diaspora arménienne d’hier et d’aujourd’hui

Comment sont accueillis les exilés arméniens ? Comment se construisent-ils une « nouvelle identité » en France et ailleurs ? Comment s’organisent-ils en diaspora ?
Voici quelques unes des questions qui seront abordées au cours de ce débat sur la diaspora arménienne.
Sont invités un historien bien connu pour ses travaux sur le sujet, Emile Témime, et Martine Hovanessian, anthropologue et chercheur au CNRS-Urmis. Ils présenteront un rappel historique du phénomène migratoire arménien à Marseille depuis 1915, date du génocide.
En cette année de l’Arménie, la question de la diaspora a toute sa place au cœur du débat.

Voir l’annonce de la conférence sur le site de la CNHI

Voir le site de la revue Hommes & Migrations

 

Ecole et discrimination sociale

 

 

 

 

Jean-Pierre TERRAIL, sociologue, est le quatrième invité du cycle de conférences d’ACT, Ecole et Société : Quelle construction des inégalités ?

 

L’inégalité sociale des chances d’accès aux savoirs et à la formation n’a pas reculé d’un iota en quatre décennies d’école unique, d’innovations pédagogiques et de mobilisation contre l’échec scolaire. Comment le doute ne s’installerait-il pas, avoué ou non, quant à la pertinence du rêve d’une école de la réussite pour tous ? Il est temps d’ouvrir en grand et à nouveaux frais le dossier de ce qui fait obstacle à la démocratisation scolaire.
Il faut récuser le face-à-face stérile entre les tenants d’un enseignement de haut niveau et ceux d’une école moins exigeante mais ouverte au grand nombre et engager la réflexion sur les moyens pratiques d’une réelle démocratisation de l’accès aux savoirs. Une ambition vraisemblable mais nécessairement radicale.

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Jeudi 27 mars 2008 à 18h30
Amphi Noailles de l’IUFM
63, la Canebière
13001 Marseille

 

Jean-Pierre TERRAIL est sociologue, professeur des universités et chercheur au laboratoire Printemps (Professions - Institutions - Temporalités) de l’Université de Versailles – St Quentin en Yvelines.
Il est notamment l’auteur de Ecole, l’enjeu démocratique, La Dispute, 2004 et L’école en France. Crise, pratiques, perspectives, La Dispute, 2005.

Lire en ligne la présentation détaillée et des articles du conférencier.

L’éducation en débat, hier et aujourd’hui

L’éducation est un enjeu majeur, pour toute société. En France, elle est depuis au moins deux siècles au centre de débats politiques et idéologiques toujours passionnés et sans cesse renouvelés. Sans prétendre épuiser un sujet aussi vaste, les conférences programmées vous proposent de parcourir et, autant que possible, d’approfondir les points essentiels : les lieux d’enseignement, collèges, écoles maternelles ou universités ; les outils, comme les manuels, ou certaines disciplines spécialement sensibles et révélatrices, comme l’histoire ; le statut longtemps à part et peu émancipateur de l’enseignement féminin, ou encore la figure tutélaire et si complexe de Jules Ferry.
Depuis les premières interrogations au XVIIIe siècle sur la meilleure manière d’éduquer les enfants et les filles, jusqu’aux questionnements actuels sur la panne de l’ascenseur social, en passant par la naissance de l’École républicaine, les meilleurs spécialistes de ces questions ont accepté de venir présenter leurs travaux et d’animer le débat. Ils tenteront ainsi d’apporter avec vous un éclairage sur le long terme à ce qui est, encore et toujours, au cœur des préoccupations des élus et des citoyens.

 • Une histoire des collèges du 19° siècel à nos jours
2 octobre 2007, par Antoine Prost

• Le manuel scolaire : un objet familier ?
16 octobre 2007, par Alain Choppin

• Enseignement de l’histoire et récit des origines ANNULE
13 novembre 2007, par Jean-Pierre Rioux

• Jules Ferry : la République éducatrice ANNULE
27 novembre 2007, par Claude Lelièvre

• L’invention de la petite enfance
12 décembre 2007, par Jean-Noël Luc

• L’Université en France au 19e siècle
15 janvier 2008, par Jacques-Olivier Boudon

• L’éducation des filles : enjeux historiques et contemporains
22 janvier 2008, par Rebecca Rogers

• Enfance, sentiment et histoire
5 février 2008, par Yannick Jaffré

• L’école en crise ?
26 février 2008, par Christian Baudelot, Roger Establet et Hervé Hamon.

Ce cycle est organisé par la Direction de l’Education du CG13 en partenariat avec les Archives Départementales.

Discrimination positive et lutte contre les inégalités territoriales et individuelles

Agnès Van Zanten, sociologue, est la cinquième et dernière invitée du cycle de conférences d’ACT, Ecole et Société : Quelle construction des inégalités ?

Le système scolaire français, comme ceux de nombreux pays occidentaux, a connu des mutations profondes caractérisées par le passage de politiques centrées sur la démocratisation de l’enseignement et l’homogénéisation de l’offre scolaire à des politiques privilégiant directement ou indirectement les mécanismes de marché et l’hétérogénéité de ladite offre.
Cette évolution résulte de l’interaction entre les décisions prises par les responsables politiques et administratifs et les pratiques des usagers de l’école, notamment des parents des classes moyennes et supérieures. Dans ce contexte quelle est la place des politiques de discrimination positive et de la lutte contre les inégalités territoriales et individuelles ?

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Jeudi 15 mai 2008 à 18h30
Amphi Noailles de l’IUFM
63, la Canebière 13001 Marseille


Agnès VAN ZANTEN
est sociologue, professeur (Sciences-Po, EHESS), directrice de recherche au CNRS et chercheur à l’OSC (Observatoire sociologue du changement).
Elle est notamment l’auteur de L’école de la périphérie. Scolarité et ségrégation en banlieue, PUF, 2001.

Lire en ligne la présentation détaillée et des articles de la conférencière.


Hémisphère Gauche, une cartographie des nouvelles pensées critiques

Quelles sont ces théories qui accompagnent l’émergence des nouvelles luttes sociales ? En quoi se distinguent-elles de celles qui caractérisaient l’ancien mouvement ouvrier : le marxisme, l’anarchisme, le keynésianisme, le tiers-mondisme et le libéralisme de gauche, par exemple ? Quels sont leurs courants, leurs tendances, leurs innovations ? Hémisphère gauche rend compte avec pédagogie de la grande diversité de ces nouvelles théories critiques : marxisme et post-marxisme, théorie post-coloniale, cultural studies, théorie de la reconnaissance, théorie queer, post-structuralisme, théorie de l’anti-pouvoir, néo-spinozisme, etc.

Programme sur le site de l’UPR

Présentation de l’ouvrage et extraits sur le site de l’éditeur


Mardi 18 juin 2013 de 19h à 21h
Maison de la Région
61, la Canebière 13001 Marseille


Genèse des inégalités scolaires et portée des politiques éducatives

 
Dans un débat sur les aspects redistributifs de l ’éducation, il est essentiel de s ’interroger sur son rôle dans la distribution des revenus et la mobilité sociale, d’une part et d’autre part de se demander qui en “profite ”. Cette contribution se limite à ce second aspect, et présente un bref état des lieux sur les inégalités sociales de niveau éducatif atteint, à la fois en France et dans quelques pays étrangers. Il s ’agit là d’une perspective classique en sociologie, importante mais qui n’instruit que de manière partielle la question de la redistribution (éventuelle) par l ’éducation puisqu ’elle n’intègre pas l’aspect transfert.
Plus que des chiffres bruts, il est important de mettre en exergue les processus qui produisent ces inégalités face à l’école, car cela éclaire sur la portée des politiques éducatives ; il n’est pas anodin, en particulier, de faire la part entre des inégalités qui dépendent directement de l ’école, et des inégalités qui renvoient à des caractéristiques plus générales de la société, et relèvent d’autres politiques.

Cette communication a été préparée pour le séminaire « Les effets redistributifs de l’éducation : les enseignements d’une approche monétaire statique »organisé par LE CONSEIL DE L’EMPLOI, DES REVENUS ET DE LA COHÉSION SOCIALE (CERC), LA DIRECTION DE LA PROGRAMMATION ET DU DÉVELOPPEMENT (DPD, MINISTÈRE DE L’EDUCATION NATIONALE) ET L’INSTITUT NATIONAL DES STATISTIQUES ET DES ETUDES ECONOMIQUES (INSEE)  à Paris, 15 novembre 2002.

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L’identité nationale c’est de quelle couleur ?

A l’occasion du festival Les Suds, ATTAC Pays d’Arles a organisé son Forum annuel avec Gérard NOIRIEL, historien, auteur de Immigration, antisémitisme et racisme en France (Fayard, 2007) et de A quoi sert l’identité nationale ? (Agone, 2007) et avec la participation de Magyd CHERFI.

Conférence en écoute sur le site d’ATTAC Pays d’Arles

Présentation du conférencier, interview audio et conférences en ligne sur le site d’ACT.

Trois thèmes sont principalement abordés :
- la genèse de l’expression « identité nationale » et ses équivalents « âme nationale », « caractère national » etc… pour montrer qu’il n’existe aucune définition scientifique satisfaisante,
- la question de l’identité nationale, enjeu politique majeur depuis l’affaire Dreyfus,
- comment le clivage droite/gauche autour de l’identité nationale a été réactivé pendant la campagne électorale du printemps 2007

FORUM ATTAC
14 juillet altermondialiste avec Attac/Pays d’Arles
Grand amphi, espace Van Gogh, 13200 Arles
10h00 (entrée gratuite)


Le forum se poursuit avec la projection de VAS, VIS ET DEVIENS, un film franco-israelien de Radu Mihaileanu avec Yaël Abecassis, Roschdy Zem et Moshe Agazai (2005)

Grand Amphi, Espace Van-Gogh
15h00 (entrée libre dans la limite des places disponibles)

Egalité et lutte contre les discriminations : une histoire paradoxale

L’ISCRA – institut social et coopératif de recherche appliquée - propose depuis 2000 des Univers-cité des savoirs impliqués (UCSI) en région Languedoc-Roussillon.
Dans ce cadre, Olivier NOEL, sociologue, intervenait le 15 décembre 2006 à la Maison des Potes de Narbonne.

Ecouter l’enregistrement de la conférence (41 Mo, mp3) depuis le site de l’ISCRA.

Immigration, antisémitisme et racisme en France : discours publics, humiliations privées

Vingt ans après Le Creuset français, livre qui a ouvert la voie à l’histoire de l’immigration en France, Gérard Noiriel a présenté, à l’invitation d’ACT, un bilan des recherches menées sur cette question depuis deux décennies. Pour la première fois, l’immigration étrangère, l’émigration coloniale et l’évolution du droit d’asile sont appréhendées dans une réflexion globale, qui permet d’éclairer les enjeux du débat actuel sur l’immigration « choisie », l’« intégration » et les « discriminations ».

[mp3]

Gérard NOIRIEL est historien, professeur des universités et chercheur à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS).
Il est notamment l’auteur de :
A quoi sert " l’identité nationale ", Agone, 2007
Immigration, antisémitisme et racisme en France (XIXe-XXe siècle) - Discours publics, humiliations privées, Fayard, 2007
Le Creuset français - histoire de l’immigration (XIXe-XXe siècles), Seuil, 1988

Présentation du conférencier et des ouvrages, une interview audio et des conférences en ligne


Jeudi 24 janvier 2008 à 18h30
Auditorium des Archives et Bibliothèque Départementales
20 rue Mirès 13003 Marseille

 

 

 

Histoire et mémoire(s) de l’immigration : les enjeux

 

 

Marie-Claude Blanc-Chaléard est la deuxième invitée d’Approches Cultures & Territoires sur le cycle POUR UNE HISTOIRE COMMUNE qui se développera tout au long de l’année 2008.

La question des rapports entre histoire et mémoire remue les historiens aujourd’hui, elle est aussi au centre des recherches sur les constructions identitaires, celles des immigrés et de leurs descendants, ou celle de la France, terre d’immigration.
Souvent mis en opposition, voir en contradiction Histoire et mémoire(s) ici sont complémentaires , elles font parties d’une même démarche qui à partir des mémoires oubliées ou occultées, parfois par leurs propres porteurs, les historiens proposent une analyse qui nous conduit à l’histoire collective, à l’Histoire.

 

[mp3]

Jeudi 5 juin 2008 à 18h30
Auditorium des Archives et Bibliothèque Départementales
20 rue Mirès 13003 Marseille
(Métro ligne 2 sortie Désirée Clary / Tram arrêt Euromed Gantès)

Marie-Claude BLANC-CHALEARD est historienne, maître de conférences à l’université de Paris 1 - Sorbonne et chercheur au Centre d’histoire sociale de la France au XXe siècle (CHS).
Elle est l’auteur de :
Histoire de l’immigration en France - La Découverte / Repères, 2001
Les Italiens en France depuis 1945 -
Presses Universitaires de Rennes, 2003
L’Étranger en questions. Migration, nationalité, intégration
- Éditions Le Manuscrit, 2005 (avec Stéphane Dufoix et Patrick Weil)

Lire la présentation, la bibliographie de la conférencière et des articles en ligne

Le « modèle républicain d’intégration » en question : héritages d’Abdelmalek Sayad

Le concept d’« intégration » des immigrés et de leurs descendants repose, selon le socio-économiste Saïd Bouamama, sur des présupposés idéologiques empruntant fortement au modèle colonial de domination. (…) Alors que l’intégration au sens idéologique du terme interroge la société dite « d’accueil », l’usage idéologique du terme (y compris à gauche et à l’extrême gauche) oriente la réflexion vers la dimension culturaliste imputant aux premiers concernés (ou à leur culture, leur religion, leur héritage) la responsabilité de leur situation ».

Quels sont les usages savants et politiques de la notion d’« intégration » ?
Quel est son idéal-type ?
Quels sont ses effets en terme d’égalité de traitement des Français construits comme « des sujets à intégrer » ?
Comment interpréter les reformulations de la rhétorique publique en terme de diversité ou encore d’égalité des chances ?

 
Cette première Univers-Cité des Savoirs Impliqués (UCSI) de l’année est organisée par l’ISCRA, Institut Social et Coopératif de Recherche Appliquée.

Enregistrement audio en téléchargement et présentation complète sur le site de l’ISCRA

Mardi 26 février 2008 à partir de 18h
Centre Lacordaire
rue des Augustins 34000 Montpellier

Pour une histoire commune

Les enjeux autour des travaux de chercheurs sur l’histoire de l’immigration en France dépassent largement le domaine académique. Ils représentent un outil majeur d’analyse et de compréhension pour de nombreux sujets brûlants : discrimination, identité nationale, place des minorités dans la société française, cohésion sociale, éducation, citoyenneté, égalité.
Retracer l’histoire et la mémoire des populations minorisées et/ou issues de l’immigration est en effet le moyen de redonner leur place à ces femmes, ces hommes et à leur descendance dans une société où leur présence, délégitimée par les uns, les rend transparents pour les autres. Cet état de fait permet aux discours politiques d’exclusion de se développer et légitime au quotidien des pratiques d’exclusion et de domination provenant autant d’individus que d’institutions.

Immigration, antisémitisme et racisme en France : discours publics, humiliations privées
Gérard NOIRIEL
jeudi 24 janvier 2008, Marseille

Histoire et mémoire(s) de l’immigration : les enjeux
Marie-Claude BLANC-CHALEARD
Jeudi 5 juin 2008, Marseille

D’autres dates sont en cours de programmation pour l’automne 2008.


Croyances minoritaires en Provence du Moyen-Age à nos jours

Les Archives et Bibliothèque départementales (ABD) proposent un cycle de cinq conférences sur la place des religions et mouvements de pensée en Provence. Ces temps de réflexion et débat sont ouverts à tous et accompagnent l’exposition Juifs de Provence au Moyen-Age
Auditorium des ABD
20, rue Mirès 13003 Marseille
Programme complet

Se convertir ou partir : le sort des Juifs provençaux à la fin du Moyen Age
Danièle Iancu-Agou, directeur de recherches au CNRS
Mardi 1er avril 2008 à 18h30

Hérésies et répression en Provence : des vaudois aux protestants
Gabriel Audisio, professeur émérite à l’université de Provence
Mardi 29 avril 2008 à 18h30

La Franc-Maçonnerie à Marseille au temps des Lumières : l’incroyable histoire de la loge Saint-Jean d’Ecosse
Yves Hivert-Misseca, professeur à l’université de Paris IV Sorbonne
Mardi 13 mai 2008 à 18h30

L’histoire d’un malentendu : Libre Pensée et religion en France du 19e siècle à nos jours
Jacqueline Lalouette, professeur d’histoire contemporaine à l’Université de Paris XIII et à l’Institut universitaire de France
Mardi 27 mai 2008 à 18h30

Les figures de l’Islam à Marseille au 20e siècle
Mustapha Si-Ahmed, Doctorant à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (Marseille)
Mardi 10 juin 2008 à 18h30

Accompagnement éducatif à la scolarité et Parentalité : Quels enjeux ? Quelles articulations ? Quelle place pour les parents ?

Dans le cadre de ses diverses initiatives en matière d’accompagnement à la scolarité, la Ligue de l’enseignement des Hautes-Alpes, en partenariat avec la ville de Gap, a reçu M. Ridha Ferjani, psychologue - clinicien, pour deux conférences débat, le 22 mars 2007 à Gap.

  • Introduction
  • Toutes les familles ne sont pas égales devant l’école
  • L’accompagnement éducatif à la scolarité
  • Quelle place pour les parents
  • Rôles des accompagnateurs

Compte-rendu de la conférence sur le site la Ligue - Alpes du Sud (FOL 04 et ADELHA 05)

Compte-rendu de l’autre intervention de Ridha Ferjani CLAS et accompagnement à la parentalité

Les écoliers et l’ethnicité. Des compétences et des catégories spécifiques

« Le propre de notre travail est de s’interroger, au moment où dans la société française les questions ayant trait à l’ethnicité posent problème, sur ce que les enfants font de l’ethnique, sur leur façon de reprendre ou non à leur compte les catégories utilisées par les adultes et sur la possibilité qu’ils aient des notions de l’ethnique qui leur seraient propres.
(…) nous souhaitions ainsi montrer la mise à l’épreuve de l’école républicaine par les questions ethniques, la construction dès le primaire d’un monde ethnicisé qui s’ignore et la contradiction qui existe dans la société et l’Ecole françaises entre une dénégation des questions ethniques et la nécessité de les prendre en compte. »

Le texte de la communication (11 pages, pdf) sur le site de l’AREF (Actualité de la Recherche en Education et en Formation)

Le congrès a eu lieu du 28 au 31 août 2007 à Strasbourg. Le site propose les actes complets des quatre journées.

L’École relève-t-elle le défi ethnique ?

« Pour Max Weber, l’ethnicité est un des grands modes de construction sociale de la différence, mais, cependant, « les ethnies sont un fourre-tout inutilisable. » Une ethnie est une construction sociale qui se présente et est perçue comme le constat d’une réalité, se référant à l’origine, au sang, aux racines, à un territoire… C’est une croyance, une représentation sociale partagée qui se déploie à l’encontre d’autres, dans un imaginaire racial et un rapport asymétrique de domination. Elle traduit un jugement de valeur : eux et nous ne partageons pas les mêmes valeurs, « eux » s’écartent de la norme. En résumé, une ethnie désigne un groupe sujet ou objet de processus ethniques. »

Cinq ans après la parution de l’ouvrage L’école et le défi ethnique, qu’elle a dirigé, Françoise Lorcerie fait le point sur l’évolution de la question de l’ethnicité à l’école.

Compte rendu de l’intervention en ligne et en téléchargement sur le site de l’Observatoire des Zones prioritaires (OZP)

 

Italiani nel mondo. Museo Nazionale Emigrazione Italiana

Dans le cadre de La Semaine de la Langue Italienne.

Projection du documentaire « Italiani nel mondo. La storia » (V.O. - 22’).
Ce documentaire passe en revue les étapes de l’émigration italienne à partir de l’Unité de l’Italie, à travers une série d’images originales. Au fil de l’analyse des vicissitudes des migrants italiens, apparaissent certains aspects de l’émigration tels que la difficulté de l’insertion dans un contexte étranger. La voix du narrateur est celle de Lorenzo PRENCIPE.

Conférence de Lorenzo PRENCIPE, coordinateur du Comité Scientifique du Musée National de l’Émigration Italienne de Rome.

Jeudi 13 orctobre 2011 à 18h00
Institut Culturel Italien
6 Rue Fernand Pauriol
13005 Marseille


Présenté par :
L’Institut Culturel Italien
et le Consulat Général d’Italie à Marseille
en collaboration avec :
Le COM.IT.ES de Marseille,
l’Association Approches Culture(s) et Territoires
et Radici.


Manifestation dans le cadre de la Première biennale du Réseau pour l’Histoire et la Mémoire des Immigrations et des Territoires - Provence - Alpes - Côte d’Azur

Les ados et l’Ecole

Les associations Passerelle - Tey ak Euleug et Collège-quartier Roy d’Espagne et Quartiers Sud (CREQS), avec l’appui technique d’Approches Cultures & Territoires, ont invité Vijé FRANCHI, psychologue clinicienne, à rencontrer parents d’élèves, enseignants, éducateurs et acteurs associatifs pour une matinée d’échanges :

Samedi 31 mai 2008 de 9h00 à 12h00
Salle cinéma du MAC (Musée d’Art Contemporain)
69, avenue d’Haïfa 13008 Marseille

 

Affiche de présentation de la rencontre

L’histoire de l’immigration à l’école de la république

 

 

L’historien et pédagogue Pascal MERIAUX est l’invité du cycle de conférences 2008-2009 d’ACT.

 

« Respect des différences, tolérance, démarches interculturelles, sont les mots d’ordre autour desquels s’organisent bon nombre de discours sur l’immigration en milieu scolaire et sur l’intégration.
L’école continue, à cette date, de penser l’immigration comme un thème qu’impose l’urgence du présent, par les conséquences ressenties du regroupement familial. A aucun moment, dans aucun document officiel, l’immigration n’est envisagée comme un thème d’étude en lui-même, dans son historicité. »
Au-delà des questions pédagogiques, en partant du rapport d’enquête INRP/CNHI, cette conférence traitera des enjeux politiques, culturels et "citoyens" que pose la question de l’Histoire de l’Immigration à l’Ecole.

[mp3]

Jeudi 9 octobre 2008 à 18h30
Salle Cézanne du CRDP
31, bld d’Athènes
13001 Marseille

Pascal MERIAUX est professeur associé à l’Institut national de la Recherche Pédagogique (INRP) et membre de l’équipe ECEHG (Enjeux contemporains de l’enseignement en histoire-géographie).
Il est notamment l’auteur, avec Benoit Falaize, de :
Enseigner l’histoire de l’immigration à l’école, rapport d’enquête INRP/CNHI, octobre 2007
Le génocide arménien à l’école, rapport INRP/ESCHE, novembre 2006

Lire en ligne la présentation détaillée et des articles du conférencier.

L’invention de l’immigration

 

 

Les sociologues Choukri HMED et Sylvain LAURENS sont, en partenariat avec AGONE, les invités du cycle de conférences 2008-2009 d’ACT.

 

De quelle manière les « problèmes des immigrés » sont-ils rendus visibles sur la scène publique ? Quels sont les acteurs qui « parlent » au nom des immigrés ? De quelles ressources disposent-ils et comment les font-ils valoir ? À l’inverse, quelles sont les situations qui ne parviennent pas à être inscrites à l’agenda politique ?
L’objet est ici d’analyser les pratiques de celles et ceux qui participent chaque jour à la réactivation des lignes de démarcation entre Français et étrangers, de ceux qui contribuent à la ré-invention permanente de nouveaux registres de légitimation prescrivant une différence entre « nationaux » et « immigrés ».
Les contributions des chercheurs réunis dans le dernier numéro de la revue AGONE réintroduisent dans l’analyse l’ensemble des acteurs qui produisent un discours sur l’immigration : hommes politiques, agents de l’État, sociologues, militants, journalistes, etc.

[mp3]

Mercredi 19 novembre 2008 à 18h30
Salle Cézanne du CRDP
31, bld d’Athènes
13001 Marseille

Choukri HMED est sociologue, maître de conférences à l’université Paris-Dauphine et chercheur au Centre Maurice Halbwachs au sein de l’équipe ETT (Enquêtes, terrains, théories).
Sylvain LAURENS est sociologue, maître de conférence à l’université de Limoges et chercheur au CURAPP (Centre Universitaire de Recherches sur l’Action Publique et le Politique, Epistémologie et Sciences Sociales).

Lire en ligne la présentation détaillée de la revue AGONE n°40

 

 


Le site de la maison d’éditions AGONE

Le temps des immigrés. Essai sur le destin de la population française

 

 

 

 

 

Le démographe François HERAN est l’invité du cycle de conférences 2008-2009 d’ACT.

 

Les projections démographiques annoncent que, le vieillissement aidant, la migration sera d’ici une génération le principal, voire l’unique facteur de croissance de la population. Aucun pilotage du solde migratoire, aucun ralentissement du regroupement familial ne sera de taille à inverser cette tendance, sauf à rêver d’immigration zéro ou d’un chimérique baby-boom.
Effet d’une infusion durable et non d’une intrusion massive, le brassage des populations dans la société française est un défi à relever, au même titre que le vieillissement.
Pour y faire face, mieux vaut discuter des principes que de briser des tabous. Quitte à repenser nos conceptions du volontarisme et de la souveraineté.

[mp3]

Mardi 3 février 2009 à 18h30
Salle Artémis de la Cité des associations
93, la Canebière
13001 Marseille

François HERAN est démographe et directeur de l’Institut national d’études démographiques (INED).
Il est notamment l’auteur de :
Le temps des immigrés. Essai sur le destin de la population française (Seuil / La République des idées, 2007)
Immigration, marché du travail, intégration (Commissariat général du Plan, La Documentation française, 2002)

Lire en ligne la présentation détaillée et des articles du conférencier.

Immigration discours et réalités : les idéologies en question

 

 

 

Le sociologue Saïd BOUAMAMA est l’invité du cycle de conférences 2008-2009 d’ACT.

 

« Le devenir de nos sociétés se joue d’abord dans le monde des idées avant que de se jouer dans le réel. Les grilles de lectures de la réalité sociale sont des forces agissantes sur le devenir des sociétés.
Les mots sont importants : il n’est pas neutre, par exemple, de penser la situation des quartiers populaires à travers le concept d’intégration ou celui d’égalité qui sont des verrous de la pensée, il nous empêche de comprendre la réalité aujourd’hui. »
Derrières les mots et les discours se jouent des mécanismes qui tendent à perpétuer des rapports de force et de domination : Cette conférence doit nous aider à déconstruire ces processus.

[mp3]

Jeudi 26 mars 2009 à 18h30
Salle Artémis de la Cité des associations
93, la Canebière
13001 Marseille

Saïd BOUAMAMA est sociologue et chargé de recherche à l’IFAR (Lille).
Il est notamment l’auteur de :
La France. Autopsie d’un mythe national (Larousse collection Philosopher, octobre 2008)
Sans-papiers. Est-ce ainsi que ces hommes vivent ?
(L’Harmattan, à paraître en septembre 2008)
L’affaire du foulard islamique : production d’un racisme respectable (Geai bleu, 2004)
Dix ans de marche des beurs, chronique d’un mouvement avorté (Desclée de Brouwer, 1994)

Lire en ligne la présentation détaillée et des articles du conférencier.

Lutte contre les discriminations : une dépolitisation paradoxale

 

 

Le sociologue Olivier NOEL est le dernier invité du cycle de conférences 2008-2009 d’ACT

 

 

« La lutte contre les discriminations ethniques et raciales est un enjeu de société fondamental qui ne peut se contenter de substituer aux vertus supposées de la République (le modèle de l’intégration républicaine) les vertus supposées du Marché (le modèle de l’égalité des chances et de la promotion de la diversité).
Nous ne pouvons que regretter aujourd’hui que la réponse des acteurs politiques, associatifs et syndicaux ne soit pas à la hauteur de cet enjeu fondamental de lutte juridique contre les discriminations. Derrière le glissement sémantique se cache un enjeu éminemment politique. »

[mp3]

Jeudi 9 avril 2009 à 18h30
Salle Artémis de la Cité des associations
93, la Canebière
13001 Marseille

Olivier NOEL est sociologue, chercheur-coopérant à l’ISCRA (Institut Social et Coopératif de Recherche Appliquée) et chercheur-associé à l’Unité Migrations Internationales et Minorités de l’INED (Institut National des Etudes Démographiques).
Il est notamment l’auteur de :
Jeunesses en voie de désaffiliation. Une sociologie politique de et dans l’action publique (L’Harmattan / Collection Logiques sociales, 2004)
Discriminations : pour en finir (Jacob-Duvernet, 2002)

Lire en ligne la présentation détaillée et des articles du conférencier.

Le bon grain et l’ivraie. La sélection des migrants en Occident

A l’heure où l’on parle beaucoup d’immigration choisie et de chasse au clandestin, le travail de l’équipe réunie sur Le bon grain et l’ivraie rappelle que ni ces débats ni ces idées ne sont neuves.
La réflexion est éclairée par la genèse des systèmes de sélection élaborés par l’Allemagne, le Brésil, mais aussi les Etats-Unis ou l’Australie. Traitant du cas français, l’équipe a analysé les pratiques mises en place par une Troisième République confrontée à la crise, qui cherche à « diminuer le nombre des travailleurs en surnombre dans l’économie nationale » et distingue les immigrés désirables de ceux qui ne le sont pas.
Combinant analyse des dispositifs réglementaires, étude des dossiers individuels et approches statistiques, l’entreprise s’inscrit dans le cadre d’une histoire sociale attentive, tant au poids des contraintes sociales et économiques qu’aux effets du jeu des acteurs.

[mp3]
Jeudi 25 septembre 2008 à 18h30
Salle de l’association EAMD
(Enfants d’Aujourd’hui Monde de Demain)
31, bld Jean Cristofol 13003 Marseille

Philippe RYGIEL est historien, maître de conférences à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, chercheur au Centre d’Histoire Sociale du XXème siècle et membre de l’équipe Réseaux-Savoirs-Territoires de l’Ecole Normale Supérieure. Il est notamment l’auteur de :
Images et représentations du genre en migration. Mondes atlantiques, XIXe - XXe siècles (Publibook Universités, 2007)
Le bon grain et l’ivraie. La sélection des migrants en Occident, 1880-1939 (Aux lieux d’être, 2006)

Lire en ligne la présentation détaillée et des articles du conférencier.

Familles populaires et école : quel différend ?

Cette conférence a été prononcée lors d’un séminaire national des personnels de direction consacré à " Comment faire vivre les évolutions du système éducatif ", avec pour objectif de comprendre le point de vue de parents éloignés de l’école et de réfléchir aux attentes réciproques et aux conditions d’un dialogue constructif pour une meilleure réussite des élèves.

Ecouter, visionner ou télécharger la conférence (1h32) sur le site de l’ESEN (Ecole supérieure de l’Education nationale)

Le diaporama du conférencier est également disponible en téléchargement (pdf) ainsi que l’article Renforcer les liens entre l’école et les familles pour améliorer les résultats.

Pierre PERIER est sociologue et maître de conférences en sciences de l’éducation à l’université de Rennes II.

 

Regards croisés sur la communauté scolaire - violences, régulation, prévention

Lors d’un séminaire national des personnels de direction, l’intervenante a proposé des regards croisés sur la communauté scolaire afin de dégager des pistes de réflexion sur les différentes formes de violences, sur les cadres institutionnels et sur des possibilités de régulation, voire de prévention de ces violences en milieu scolaire.

Ecouter, visionner ou télécharger la conférence (1h16min) sur le site de l’ESEN (école supérieure de l’Education nationale).

Le texte de l’intervention et une bibliographie sont également disponibles en téléchargement.

Laurence LIBEAU MOUSSET est docteur en psychologie, directrice des études et recherches à l’Institut de criminologie et sciences humaines de l’université Rennes II.

  

Ethnicisation : une violence et une défense identitaire

L’ethnicisation consiste à lire et à expliquer les phénomènes sociaux en s’appuyant sur l’ethnicité ou l’appartenance culturelle, religieuse ou communautaire d’une personne ou d’un groupe. Dans le domaine scolaire par exemple : les résultats, les comportements, et les capacités scolaires de l’élève, la qualité des rapports entre l’équipe éducative et les parents d’élèves, ou encore les priorités et les stratégies éducatives de l’école comparées à celles des parents auraient comme facteur de causalité son appartenance culturelle, religieuse ou communautaire.
Lorsqu’une telle pratique s’étend à l’organisation et à la gestion des phénomènes sociaux sous leurs différents aspects, n’y a-t-il pas ancrage des inégalités entre groupes catégorisés et hiérarchisés en fonction de leur statut socioéconomique, politique et culturel minoritaire ou majoritaire en France ?
L’ethnicisation des discours médiatiques qui contribuent à la stigmatisation des publics et des quartiers, ainsi qu’une ethnicisation de plus en plus importante du lien social, n’aggravent-ils pas le sentiment de violence vécu par les acteurs sociaux dans leur rencontre avec les habitants ?

Vijé FRANCHI décortique et explicite les phénomènes de discrimination ethnique en milieu scolaire et particulièrement en zone d’éducation prioritaire. Elle porte à la fois un regard sur les équipes éducatives, parents et élèves. En se basant sur une approche identitaire, Vijé Franchi, bouscule, dérange, et brise des tabous.
Une intervention salutaire pour tous ceux qui s’intéressent à l’évolution de notre système scolaire et à l’avenir de notre société.

Mercredi 17 décembre 2008 à 18h30
Maison des Familles et des Associations (MFA)
Bd. Salvador Allende
13014 Marseille

Maison des Familles et des Associations - tél : 04 91 02 35 75
Approches Cultures & Territoires - tél : 04 91 63 59 88

Vijé FRANCHI est psychologue clinicienne, maître de conférences à l’Institut de psychologie de l’université de Paris V-René Descartes et membre de l’URMIS (Unité de Recherche Migrations et Société). Elle est également analyste des pratiques et formatrice.

Conférence produite par la MFA en collaboration avec ACT et l’ensemble des partenaires associatifs

Trajectoires d’habitat, parcours de chibanis

Action méditerranéenne pour l’insertion sociale par le logement (AMPIL) travaille depuis de nombreuses années en direction des vieux migrants isolés sur les questions de logement. A partir de cette expérience, l’association a voulu montrer les formes d’habitat de ces travailleurs migrants à travers un travail photographique. La présentation publique de l’exposition est associée à une conférence co-organisée avec Approches Cultures & Territoires (ACT) :

 

 

Mercredi 11 février 2009 à 18h00
Cité des associations
93, la Canebière
13001 Marseille

 

 

 

 

 

Kamar IDIR présentera l’exposition photographique réalisée dans le cadre d’un projet AMPIL soutenu par l’ACSé avec le dispositif Identités Parcours & Mémoire.

Le conférencier, Choukri HMED, est sociologue, maître de conférences à l’université Paris-Dauphine et chercheur au Centre Maurice Halbwachs au sein de l’équipe ETT (Enquêtes, terrains, théories).

Kamar IDIR et Dominique CARPENTIER présenteront également le livre Présence invisible, publié en décembre 2008 à Marseille aux éditions Artriballes.

Contacts

AMPIL
44 cours Belsunce 13001 Marseille
Tél : 04.96.17.63.40

Approches Cultures & Territoires (ACT)
51 cours Lieutaud 13006 Marseille
Tél : 04.91.63.59.88

La diversité culturelle. Unité et diversité dans la société française : quelle nouvelle combinaison ?

« Comment faire pour éviter que des gens se sentent exclus, insuffisamment reconnus et non représentés ? Comment travailler à la question de l’unité du pays autrement que par des déclarations de pure forme ?
Premièrement s’atteler à la question de l’égalité des droits et à la lutte contre les discriminations dans tous les domaines. Des efforts ont été faits mais on est loin du compte. Il faudra des moyens importants pour remettre à leur place dans la société tous ceux qui en ont été exclus. (...)
Deuxièmement s’attacher aux pratiques démocratiques. On a perdu confiance dans cette capacité inouïe, acquise anciennement, de participer aux décisions de la cité, à l’avenir du pays. L’exercice du droit de citoyenneté est un droit politique que chacun doit pouvoir exercer ou de le déléguer à ceux qui auront à réaliser les choix faits par chacun et par tous. La qualité d’une démocratie se mesure aussi à la place qu’elle fait à ses minorités politiques. (...) Le droit de vote au plan local pour les étrangers permettrait de créer du lien en rapport avec la diversité culturelle surtout dans les quartiers. On peut faire le pari que si les résidents étrangers ayant avaient eu le droit de vote aux élections locales, ils auraient été considérés autrement. (...)
Autre champ de questionnement : la place du visible et du symbolique dans la société française. Est-ce qu’une société pourrait se réaliser avec des individus qui ne se reconnaîtraient pas à travers des expressions communes, des pratiques culturelles imprégnant le patrimoine, la vie quotidienne, vêtements, cuisine, langage, divertissements, musique, la vie spirituelle… ? Ce sont les expressions de la diversité culturelle. Il faut redire que le cadre laïque est une vraie chance pour traiter et gérer la question de la diversité culturelle. La laïcité n’a pas à être modernisée, il faut surtout mobiliser la laïcité contre « les idoles modernes » (E Morin), contre ceux qui veulent gouverner la pensée. Mais le cadre laïque n’impose pas de laisser ses convictions, ses croyances dans la seule sphère du privé. Ce que la loi prévoit c’est que ces manifestations ne doivent pas troubler l’ordre public. (...) »

Compte-rendu de la conférence (8 pages, pdf) en téléchargement sur le site de la Ligue de l’enseignement des Bouches-du-Rhône

Eric FAVEY est secrétaire national de la Ligue de l’Enseignement délégué à l’éducation, à la culture et à la société de l’information. Il est également Co-rédacteur en chef de la revue Diasporiques.

Statistiques raciales ou racistes ? Histoire et actualité d’une controverse française

La controverse sur les « statistiques ethniques » (ou « raciales », ou encore « de la diversité »), participe, tout comme les débats autour de la « discrimination positive », de l’émergence en France d’une « question raciale ». L’histoire récente de cette controverse montre que son objet est la définition même de la France : ce sont des représentations concurrentes de la société qui s’affrontent. L’enjeu, c’est en particulier l’articulation problématique entre cette question raciale et la question immigrée, soit entre les frontières internes et externes de la nation.
Pour comprendre l’irruption de cette controverse dans le débat public en France, et rendre raison de ses apparentes incohérences, il faut analyser tout à la fois les arguments et les acteurs mobilisés, mais aussi restituer les contextes politiques en constante évolution dans lesquels se déploient et se déplacent de manière complexe les diverses positions.
Le sociologue Éric Fassin, lui-même partie prenante de la controverse, se propose de retracer cette histoire française « à rebours de la longue durée », en abordant cette histoire à partir de son actualité.

Enregistrement sonore de la rencontre
sur le site de l’ISCRA

Présentation de l’ouvrage collectif Les nouvelles frontières de la société française (la Découverte, 2010) sur le site de l’éditeur

Genre, Immigration et Empowerment

 

14h00 : Vernissage de l’exposition « Genre, Immigration et Empowerment. Récits et portraits de femmes migrantes et héritières de l’immigration à Marseille. »
Outil pédagogique et de valorisation culturelle, l’exposition a pour objectif d’éclairer l’histoire des mouvements de femmes de l’immigration en tant qu’actrices dans les champs politique, social, culturel et économique, à travers leur participation à la vie associative locale.

14h30 : Conférence débat avec Elsa DORLIN, Maître de conférences de philosophie à l’université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Fabrice BIZET, doctorant en sociologie à l’Unité de Recherches Migration Société, et Samia CHABANI, sociologue, militante associative et fondatrice de l’association Ancrages.
En évoquant ces trois notions, la conférence « genre, immigration et empowerment » a pour objectif d’éclairer les problématiques qui en sont à l’articulation. Quelles peuvent être les conséquences de catégoriser et circonscrire la question de l’émancipation et des violences faites aux femmes aux seuls quartiers relégués ?

17h00 : Pièce de théâtre « De la Serpillère à la Clio » de Kamel Boujellal, compagnie Théâtre et Sociétés.

Samedi 7 mars 2009 à partir de 14h00
Archives et Bibliothèque départementales Gaston Defferre
18-20 rue Mirès 13003 Marseille

Programme détaillé en téléchargement

Site internet de l’association Ancrages

Loger les immigrés. La Sonacotra (1956-2006)

Marc Bernardot, spécialiste de sociologie historique de l’État, des migrations et du racisme, est l’invité de l’ISCRA en partenariat avec Habiter enfin !

" Comment ces trois logiques se sont-elles combinées dans la définition des missions de cette entreprise de gestion des foyers ? En quoi, l’histoire des foyers pour travailleurs migrants s’inscrit-elle dans les histoires longues des rapports entre l’étranger et le citoyen, le célibataire et la famille, le logement collectif et individuel, l’habitat provisoire et l’habitat pérenne ? En quoi l’étude de ce marché immobilier spécifique éclaire -t-elle sur l’aménagement de la catégorie « immigrée » par les politiques du logement et du cadre de vie, en complément de l’approche par les politiques de l’emploi et des flux migratoires ? "

Vendredi 13 mars 2009 à 18h00
Centre Lacordaire
6, rue des Augustins
34000 Montpellier

Enregistrement audio et présentation de la rencontre sur le site de l’ISCRA

Résumé, table des matières et introduction en texte intégral sur le site du réseau TERRA

 

Ecole et discrimination : une frontière intérieure

« Discrimination et ethnicisation à l’école prennent corps et sens dans la situation scolaire. Cette dernière est traversée par diverses tendances qui accentuent la perméabilité du système scolaire à ces mécanismes de sélection sociale/raciale : la libéralisation du marché scolaire et la compétition entre élèves et entre établissements ; L’évolution du travail enseignant dans le sens d’une sélection du public ; La captivité d’une partie du public et la dépendance des familles immigrées à l’égard de l’administration, mais aussi l’effet des stratégies familiales sur le choix des diplômes, des carrières, ou des établissements contribue à déterminer les hiérarchies sociales et les phénomènes indirects de discrimination, sans que l’école sache trop comment réguler cela. »

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Mardi 26 mai 2009 à 18h30
Salle Phocéa de la Cité des associations
93, la Canebière 13001 Marseille

Fabrice DHUME est sociologue et chercheur-coopérant à l’ISCRA (Institut Social et Coopératif de Recherche Appliquée).
Il est notamment l’auteur de :
Racisme, antisémitisme et " communautarisme " ? L’école à l’épreuve des faits (l’Harmattan, 2007)
Liberté, égalité, communauté ? L’Etat français contre le "communautarisme" (Homnisphères, 2007)

Lire en ligne la présentation détaillée et des articles du conférencier.

Le temps des Italiens

Faisant partie intégrante de l’histoire de la région, l’immigration italienne finit par se fondre dans le paysage comme si elle n’a jamais été un événement particulier. Pourtant il suffit d’interroger les anciens, les archives ou une simple chronologie pour qu’émerge de ce passé une multitude de récits, de documents ou d’événements qui nous révèle une période saturée de polémiques, de controverses montrant des discours de rejet, des attitudes d’exclusion et des moments de solidarité et d’enrichissement mutuel.
Redécouvrir cette histoire nous paraît essentiel aujourd’hui pour appréhender un des moments fondamentaux dans la construction de notre région. Préfiguration aussi d’autres migrations et d’autres épisodes douloureux et fertiles. 

TOUTES LES CONFERENCES SONT DESORMAIS A VOTRE DISPOSITION EN ECOUTE LIBRE SUR CE SITE

NUOVOMONDO
Film d’Emanuele CRIALESE
Jeudi 15 octobre 2009, Marseille

LES EMIGRATIONS ITALIENNES : 1840 - 2008
Conférence de Lorenzo PRENCIPE
Mardi 20 octobre 2009, Marseille

IL CAMMINO DELLA SPERANZA
Film de Pietro GERMI
Jeudi 12 novembre 2009, Marseille

LA SOCIETE MARSEILLAISE AU XIX° ; SIECLE
Conférence de Céline REGNARD-DROUOT
Mardi 24 novembre 2009, Marseille

PROCIDA
Exposition de William GUIDARINI
Du 26 novembre au 22 décembre 2009, Marseille

IN FABBRICA
Film de Francesca COMENCINI
Jeudi 10 décembre 2009, Marseille

LES ITALIENS EN FRANCE
Conférence de Marie-Claude BLANC-CHALEARD
Mardi 15 décembre 2009, Marseille

PARCOURS MIGRATOIRES
Table ronde avec Stéphane MOURLANE et Ralph SCHOR
Mardi 19 janvier 2010 Marseille

OLTREMARE - NON E L’AMERICA
Projection du film de Nello CORREALE
Jeudi 28 janvier 2010, Marseille

I MAGLIARI
Projection du film de Francesco ROSI
Jeudi 11 février 2010, Marseille

EXCLUSION ET XENOPHOBIE
Table ronde avec Enzo BARNABA, Isabelle D. FELICI et Gérard NOIRIEL
Mardi 2 mars 2010, Marseille

IL GENERALE DELLA ROVERE
Projection du film de Roberto ROSSELLINI
Jeudi 4 mars 2010, Marseille

LES ITALIENS DANS LA RESISTANCE
Table ronde avec Grégoire GEORGES-PICOT, Jean-Louis PANICACCI et Gianni PERONA
Mardi 30 mars 2010, Marseille

PREFERISCO IL RUMORE DEL MARE
Projection du film de Mimmo CALOPRESTI
Jeudi 8 avril 2010, Marseille

LES VOIES DE LA CITOYENNETÉ
Table ronde avec Simonetta TOMBACCINI-VILLEFRANQUE et Stéphane MOURLANE
Mardi 27 avril 2010, Marseille

DES FEMMES DANS L’IMMIGRATION ITALIENNE
Table ronde avec Francesca SIRNA et Stéphane KRONENBERGER
Mardi 18 mai 2010, Marseille

LA RAGAZZA CON LA PISTOLA
Projection du film de Mario MONICELLI
Jeudi 27 mai 2010, Marseille

TRACES ET MEMOIRES : LES ENJEUX DES REPRESENTATIONS
Journée d’étude avec Liuba SCUDIERI, Piero GALLORO, Philippe JOUTARD, Stéphane MOURLANE, ACT, les AD13, l’ICI, Ancrages
Mardi 1er juin 2010, Marseille

MEMOIRES D’ITALIENS. CANTO DELL’ IMMIGRANTE
Spectacle de la compagnie BALLADES
Mardi 1er juin 2010, Marseille

LA GIUSTA DISTANZA
Projection du film de Carlo MAZZACURATI
Jeudi 10 juin 2010, Marseille

Les émigrations italiennes, 1840-2008

Si les Cavour, les Mazzini, les Garibaldi, les Vittorio Emanuele II ont « fait l’Italie », les émigrés ont contribué « à faire les italiens », de façon particulière et souvent inconsciente. Des millions d’émigrés italiens, laissant l’Italie dans la période se son unification politique, ont amené avec eux valeurs et traditions ancestrales. En les mettant en relations (non sans heurts et incompréhensions) avec les différents modes de vie des pays d’accueil, ils ont créé des nouvelles identités et appartenances.
Ces émigrés sont partis comme napolitains, siciliens, vénitiens ou lombards et ils se sont découverts, en émigration, en tant qu’« Italiens », capables de redessiner ensuite des liens nouveaux avec le pays ou la région natale.

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Mardi 20 octobre 2009 à 18h30
Auditorium des Archives et Bibliothèque départementales
20, rue Mirès 13003 Marseille

Texte de la conférence en téléchargement (21 pages, pdf)

 

Lorenzo PRENCIPE est président du Centro Studi Emigrazione di Roma (CSER) et directeur de la revue Studi Emigrazione. Il était auparavant directeur du Centre d’Information et d’Etudes sur les Migrations Internationales (CIEMI).

 

La société marseillaise au XIXème siècle

L’historienne Céline REGNARD-DROUOT est la deuxième invitée du cycle LE TEMPS DES ITALIENS. Avant d’aborder l’histoire de l’immigration italienne en France, elle nous présente un portrait de la ville de Marseille au XIXème siècle, nous donnant ainsi une des clefs qui explique l’importance de l’immigration dans la région et plus particulièrement dans cette ville.

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« Entre 1851 et 1914 Marseille connaît une des plus fortes périodes de croissance économique et démographique de son histoire. La valeur de la production industrielle est multipliée par douze. Le taux de croissance atteint une moyenne de 3% par an. L’immigration, phénomène séculaire à Marseille, s’en trouve stimulée. En une soixantaine d’années la population de la ville passe de moins de 200 000 habitants à plus de 550 000, soit un quasi-triplement. Au début du XXe siècle, Marseille est devenu l’un des principaux ports de commerce et de transport en Méditerranée et dans le monde. En France, seules la capitale et les villes-champignons nées de la « révolution industrielle » peuvent se prévaloir d’une telle croissance.
Ce développement économique représente un modèle original dans la mesure où il n’est pas fondé sur une ressource naturelle mais principalement sur la force de la main-d’œuvre. Dès le milieu du XIXe siècle, l’industrie marseillaise s’appuie sur « des bras qui ne manquent jamais ». Bien que diverses formes de salariat industriel coexistent dans la ville jusqu’à la Grande Guerre – l’atelier et la fabrication artisanale ne disparaissant que tardivement dans certains secteurs, comme la savonnerie, où ils sont des gages de qualité – c’est l’arrivée d’une abondante main-d’œuvre non qualifiée, venant s’ajouter au prolétariat local, qui constitue la nouveauté sur le plan social et économique à cette période. » Céline Regnard-Drouot, « Le creuset des infortunes. Les violences comme conséquence de la précarité. Marseille 1851-1914 », Interrogations, n° 4, 2007, p.p. 130-149.

Mardi 24 novembre 2009 à 18h30
Auditorium des Archives et Bibliothèque départementales
20, rue Mirès 13003 Marseille

Céline REGNARD-DROUOT est historienne maître de conférences à Université Université de Provence, chercheur au laboratoire TELEMME (Temps Espaces Langages Europe Méridionale Méditerranée).

La discrimination dans tous ces Etats

" Comment se pose la question de la discrimination au Canada, au Québec et en France ? Quelles formes prend-elle ? Pourquoi persiste-t-elle en dépit des discours officiels qui affirment qu’il faut y mettre fin ?
Le Canada est un pays d’immigration et se pense comme tel. Un certain nombre de problèmes sont, du coup, reconnus et assumés dans le discours, et quelquefois dans la pratique. Le Québec constitue une société nationale minoritaire mais qui est aussi une société majoritaire par rapport à ses immigrants. Cette situation paradoxale permet de comprendre certains aspects de la discrimination. Par ailleurs, celle-ci se vit de diverses façons et plusieurs autres concepts lui sont associés : exclusion, marginalisation, racisme, inégalités, ‘expulsion de l’espace public’, etc. Ceci pose la question de la lutte aux discriminations : par quoi faut-il commencer ? Selon quels critères ? La présentation permettra de débattre de ces questions avec l’assistance et de faire certaines comparaisons avec la situation ici. "

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Mardi 2 février 2010 à 18h30
Salle Phocéa
Cité des Associations
93, la Canebière
13001 Marseille

 

 

Rachad ANTONIUS est sociologue, professeur à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) et membre de la chaire de recherche en Immigration, Ethnicité et Citoyenneté (CRIEC).
Il est chercheur invité pour l’année universitaire 2009-2010 à l’Institut Méditerranéen de Recherches Avancées (IMERA, Marseille).

Il est notamment l’auteur de Immigration, diversité et sécurité. Les associations arabo-musulmanes face à l’État au Canada et au Québec (PUQ, 2009) et Le devoir de mémoire et les politiques du pardon (PUQ, 2005)

Présentation du conférencier, articles en ligne et bibliographie


 

Les Italiens en France

L’historienne Marie-Claude BLANC-CHALEARD est la troisème invitée du cycle LE TEMPS DES ITALIENS.

L’immigration italienne demeure à ce jour la plus importante qu’ait connu la France.Les vagues de migrations répondent aux besoins français de main-d’œuvre dans les secteurs de l’agriculture et de l’industrie. Population très mobile, les Italiens se concentrent essentiellement dans les régions Est, le littoral méditerranéen et les départements alpins. Leur installation ne va pas sans difficultés, et quelquefois les travailleurs italiens sont victimes de manifestations xénophobes (Marseille 1881, Aigues-Mortes 1893, Lyon 1894). Dans l’entre-deux-guerres, la deuxième vague de l’émigration italienne se caractérise par une proportion plus importante de réfugiés politiques, qui organisent depuis la France une opposition au régime mussolinien. Depuis les années 1970, la part de l’immigration italienne en France décline.
L’histoire de l’immigration italienne en France est une des plus anciennes, elle en devient par toutes les phases qu’elle a traversé, le paradigme de toutes les autres.

Mardi 15 décembre 2009 à 18h30
Archives et Bibliothèque Départementales
20, rue Mirès
13003 Marseille


 

Marie-Claude BLANC-CHALEARD est historienne, maître de conférences à l’Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne et chercheur au Centre d’histoire sociale de la France au XXème siècle (CHS).

La fabrique scolaire de l’histoire

« Depuis la Révolution française, l’enseignement de l’histoire est associé à la construction d’une « identité nationale ». En prenant la forme d’un récit ethnocentré, l’histoire scolaire devait permettre l’intégration de tous les futurs citoyens de la République, quelles que soient leurs identités originelles, dans un ensemble politique unique. Aujourd’hui, alors que la période est favorable à la reconnaissance des « identités plurielles », les exclus du roman national réclament l’ajustement des programmes scolaires et critiquent la fabrique scolaire de l’histoire vue comme un instrument de domination. Le moment est propice pour interroger la manière dont l’histoire scolaire est fabriquée. (...). »

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Vendredi 13 novembre 2009 à 18h30
Salle Phocéa de la Cité des Associations
93, la Canebière 13001 Marseille

Laurence De Cock est historienne, professeure d’histoire au lycée de Nanterre et enseignante associée à l’INRP. Vice-présidente du Comité de Vigilance face aux Usages publics de l’Histoire (CVUH), elle a notamment co-publié Mémoires et histoire à l’école de la République (Armand Colin, 2007).
Emmanuelle Picard est historienne au service Histoire de l’éducation de l’Institut national pour la recherche pédagogique (INRP-ENS) et membre du CVUH.

Présentation, bibliographie et articles en ligne

  

Parcours migratoires : Quelle typologie des immigrations italiennes dans le Sud de la France ?

La programmation du TEMPS DES ITALIENS reprend en 2010 avec la première des cinq tables rondes du cycle.

L’immigration italienne s’étalant sur plus d’un siècle et concernant des millions d’hommes et de femmes, il faudrait plutôt parler des immigrations italiennes qui ont emprunté de nombreux cheminements et qui constituent autant de parcours individuels ou collectifs. Entrée à l’intérieur des spécificités de cette présence dans le Sud de la France.

 

Mardi 19 janvier 2010 à 18h00
Auditorium des Archives et Bibliothèque Départementales
20, rue Mirès
13003 Marseille

 

 

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Avec la participation de :

Stéphane MOURLANE, historien, maître de conférences à l’université de Provence et chercheur au laboratoire Temps, Espaces, Languages, Europe Méridionale-Méditerranée (TELEMME)

Ralph SCHOR, historien, professeur à l’université de Nice – Sophia-Antipolis et chercheur au Centre de la Méditerranée Moderne et Contemporaine (CMMC)

La table ronde a été animée par Pierre SINTES, géographe, maître de conférences à l’université de Provence

Pour des raisons de santé Francesca SIRNA, sociologue, chercheur au laboratoire Sociologie, histoire, anthropologie des dynamiques culturelles (SHADYC-EHESS Marseille) n’a pas pu être présente.

Immigrés de force, les travailleurs indochinois en France 1939-1952

" Pour les travaux les plus pénibles, comme ceux du maniement des poudres dans les usines d’armement, la France fit venir en 1939 vingt mille Indochinois de sa lointaine colonie d’Extrême-Orient. Recrutés pour la plupart de force, débarqués à la prison des Baumettes à Marseille, ces hommes furent répartis à travers la France dans les entreprises relevant de la Défense nationale. Bloqués en Métropole pendant toute la durée de l’occupation allemande, logés dans des camps à la discipline très sévère, ils furent loués, pendant plusieurs années, par l’Etat français à des sociétés publiques ou privées – on leur doit le riz de Camargue –, sans qu’aucun réel salaire ne leur soit versé. "

Mercredi 9 décembre 2009 à 18h00
Chapelle du Méjan
Place Nina Berberova 13200 Arles

Conférence de Piere DAUM en présence de Gilles MANCERON, historien et vice-président de la Ligue des Droits de l’Homme, et d’anciens travailleurs indochinois vivant en France.

 

Présentation du livre et de l’auteur sur le site de l’éditeur

20 000 travailleurs forcés d’Indochine oubliés par la France, article et diaporama de Pierre Daum sur Rue89 (7/12/2009)

L’hommage enfin rendu aux travailleurs indochinois, article du journal la Provence (17/11/2009)

Les voies de la citoyenneté : actions politiques et syndicales

A l’occasion de la quatrième table ronde du cycle LE TEMPS DES ITALIENS, nous entrons au cœur du processus qui a transformé les immigrés italiens en citoyens français : leur participation à la vie syndicale et politique.

Bien avant leur implication dans la Résistance, de nombreux immigrants italiens s’étaient engagé dans les moments politiques et surtout dans les syndicats, apportant avec eux un vécu militant ou le bâtissant ici dans le cadre de l’engagement civique ou du travail.

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Mardi 27 avril 2010 à 18h00
Auditorium des Archives et Bibliothèque Départementales
20, rue Mirès
13003 Marseille

Avec la participation de :

Simonetta TOMBACCINI-VILLEFRANQUE, attachée de Conservation du Patrimoine aux Archives Départementales des Alpes-Maritimes.

Stéphane MOURLANE, historien, maître de conférences à l’université de Provence et chercheur au laboratoire Temps, Espaces, Langages, Europe Méridionale – Méditerranée (TELEMME)

Exclusion et xénophobie

« Italiens assaillis malgré protection gendarmes à cheval. Environ dix morts ou blessés. Profondément regrettable que renfort de troupes demandé ce matin ne soit pas encore parti (…) ».

Les différentes vagues migratoires italiennes ont le plus souvent provoqué méfiance et rejet, qui ont débouché sur des évènements dramatiques parmi lesquels notre région garde des traces sanglantes et peu connues : les vêpres marseillaises, le massacre d’Aigues-Mortes, … Comment et pourquoi ? Quelles responsabilités et surtout quelles décisions de justice ? Et quelles répercussions en Italie ?

Deuxième table ronde du cycle Le Temps des Italiens.

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Mardi 2 mars 2010
Auditorium des Archives et Bibliothèque Départementales
20, rue Mirès 13003 Marseille


Avec la participation de :

Enzo BARNABA, essayiste et romancier, auteur de Le sang des marais, (Via Valeriano, 1993)

Isabelle D. FELICI, italianiste, professeur à l’Université Paul Valéry Montpellier 3 et chercheur au laboratoire BABEL, auteur de Poésie d’un rebelle. Gigi Damiani, poète, anarchiste, émigré (ACL, 2009)

Gérard NOIRIEL
, historien et directeur de recherches à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS), auteur de Le massacre des Italiens (Fayard, 2010), Immigration, antisémitisme et racisme en France, XIXe-XXe siècle. Discours publics, humiliations privées (Fayard, 2007).

  

 

Les Italiens dans la Résistance en France, 1939-1945

Un des thèmes les plus passionnants de la marche de ces immigrants vers l’ « intégration » est leur participation aux mouvements de résistance contre le nazisme alors que l’Italie, leur pays d’origine, était en guerre contre la France. Dans l’immigration italienne, en France et dans le Sud, se retrouvaient des femmes et des hommes de toutes opinions politiques. Ils furent très nombreux à s’engager, et il est nécessaire de regarder et comprendre cette présence étrangère au sein de la Résistance en France sous l’Occupation.

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Mardi 30 mars 2010 à 18h00
Auditorium des Archives et Bibliothèque Départementales
20, rue Mirès
13003 Marseille

Avec la participation de :

Grégoire GEORGES-PICOT, historien, fondateur et animateur de l’association Groupe Marat, Marseille, auteur de L’innocence et la ruse. Des Étrangers dans La Résistance en Provence (éditions Tirésias, 2000)

Jean-Louis PANICACCI, historien, maître de conférences à l’université de Nice, auteur de La Résistance azuréenne (éditions Serre, 1994)

Gianni PERONA, historien, professeur ordinaire à l’Université de Turin et membre du département d’histoire sociale, auteur de Gli italiani in Francia, 1938-1946 (Franco Angeli edizioni,1995)

 

Des femmes dans l’immigration italienne : une part invisible

 

La cinquième et dernière table ronde du cycle LE TEMPS DES ITALIENS abordera une question souvent occultée, et depuis longtemps, dans les recherches et publications : la présence dans cette immigration de nombreuses femmes.

Malgré leur existence et leur forte participation dans tous les domaines, privés et publics, les immigrées italiennes restent la part invisible de cet apport à notre société.

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Mardi 18 mai 2010 à 18h00
Auditorium des Archives et Bibliothèque Départementales
20, rue Mirès
13003 Marseille

Avec la participation de :

Francesca SIRNA, sociologue, chercheur au GIRSEF, Université catholique de Louvain-la-neuve, Belgique 

Stéphane KRONENBERGER, historien, doctorant au Centre de la Méditerranée Moderne et Contemporaine (CMMC), Université de Nice

 

 

Frontières, nation et étrangers en France au XIXe siècle

" Les frontières d’un État en déterminent les limites. Qu’elle soit « naturelle », fortifiée, bornée, voire imaginaire, une frontière est une ligne qui sépare deux espaces. En deçà, elle fixe un « nous », au-delà commence le territoire des « autres ».
Au XIXe siècle, les frontières françaises sont, pour l’essentiel, stabilisées (...). En revanche, elles sont au cœur d’une intense processus de politisation : l’affirmation de plus en plus bruyante de la Nation fait de la frontière un lieu plus symbolique que jamais, d’autant que les flux croissants de migrants en font un passage extrêmement fréquenté. La frontière n’est plus alors seulement marge ou limite : elle est aussi passage, par lequel le national se transmue en étranger. "

Enregistrement en ligne sur le site de la CNHI, cité nationale de l’histoire de l’immigration

Laurent DORNEL est historien, maître de conférences à l’Université de Pau et des Pays de l’Adour et chercheur dans le laboratoire ITEM (Identités Territoires Expressions Mobilités)
Il est l’auteur de La France hostile, Hachette-Littératures, 2004

Présentation de l’UniverCité de la CNHI

 

Sexisme dans les quartiers, jeunes filles voilées ...

" S’il y a bien un domaine dans lequel il est bien question d’origines contrôlées, c’est dans celui dont je vais parler aujourd’hui ce soir avec vous. C’est-à-dire celui de la sexualité, du genre et de l’immigration. A tout point de vue, c’est un thème qui a toujours exigé une forme de contrôle, et de contrôle très précisément des origines à la fois de ceux qui naissent et de ceux qui les font naître. Donc je vais retracer très rapidement avec vous un récit qui me semble-t-il commence dans la période coloniale et s’achève aujourd’hui dans la France postcoloniale.
Alors, la question de la sexualité, du genre et de l’origine des enfants de la France a toujours été une question tout à fait stratégique dans la conception nationale, du nationalisme français en fait. Et c’est pourquoi j’insiste sur ce point parce que je crois vraiment que c’est quelque chose d’essentiel. C’est pourquoi ce n’est pas du tout anecdotique de parler aujourd’hui des questions, des rapports entre filles et garçons dans les quartiers ou des rapports entre hommes et femmes dans l’immigration et dans ceux qui ont une histoire migratoire, parmi ceux qui ont une histoire migratoire. C’est une longue histoire en fait. "

Enregistrement et compte-rendu du débat sur le site de Takticollectif

Nacira GUENIF-SOUILAMAS est sociologue, maître de conférences en Sciences de l’éducation (Université Paris 13), chercheure à EXPERICE. Elle est notamment l’auteur de La république mise à nu par son immigration (La Fabrique, 2006) et Des Beurettes (Hachette Pluriel, 2003).

 

La lutte contre discriminations : quelle approche dans les centres sociaux ?

" Les discriminations, et tout particulièrement celles liées aux origines ethniques, sont une source majeure d’inégalités et représentent une menace réelle pour la cohésion sociale sur nos territoires. Les centres sociaux en sont des témoins privilégiés. (...) La Fédération des Centres sociaux a constitué un groupe de travail chargé de réfléchir à la manière d’agir plus efficacement en la matière, qui a notamment donné lieu à :
- la rédaction d’un document-ressource intitulé “Centre sociaux : prévention et lutte contre les discriminations”
- l’organisation d’un séminaire inter-fédéral avec une conférence du sociologue Saïd Bouamama "

Vidéo de la conférence sur le site Viméo

Présentation et ressources sur le site de la Fédération des Centres sociaux et Socioculturels de France

Sociologue, Saïd BOUAMAMA est chargé de recherche à l’IFAR (Intervention Formation Action Recherche), Lille.

 

Cette Italie qui m’en chante

L’Institut Culturel Italien, avec la collaboration du Consulat Général d’Italie, la Chambre de Commerce italienne de Marseille, le COM.IT.ES de Marseille, l’Association Approches Culture(s) et Territoires et de RADICI, invite Rocco FEMIA pour une conférence à l’occasion de la publication du recueil « Cette Italie qui m’en chante » Histoire et chants d’Italie.
Rocco FEMIA, un des auteurs, nous présente cet ouvrage qui regroupe les chants populaires italiens les plus connus associés à des photographies. Ces deux expressions artistiques veulent traduire avec saveur et parfum des réalités de la vie et de l’histoire italienne.
La conférence sera ponctuée d’extraits de chansons italiennes.

 

Mardi 4 mai 2010 à 18h00
Institut Culturel Italien
6, rue Ferdinand Pauriol
13005 Marseille

Cette Italie qui m’en chante. Histoires et chants d’Italie. Rocco FEMIA, Laure TEULIERES, Maurizio TARGA, François-Régis LORENZO, Editalie éditions, Toulouse, 2005

Rocco FEMIA, éditeur et journaliste, est le fondateur et directeur du journal RADICI, un bimestriel d’actualité, de culture et de langue italiennes.

 

Roms d’Europe et de Marseille. L’avenir incertain d’une histoire complexe

Fondateur du Centre de recherches tsiganes de l’Université Paris Descartes qu’il a dirigé de 1979 à 2003, le sociologue Jean-Pierre LIEGEOIS, est le prochain invité d’ACT. Ses travaux sont parmi ceux qui ont ouvert de nouvelles perspectives de compréhension des communautés roms/tsiganes, par l’examen critique des politiques menées à leur égard, par la présentation du développement des organisations roms/tsiganes, et par la définition de propositions destinées à améliorer une situation difficile.

Il est notamment l’auteur de :
Roms et Tsiganes (La Découverte, 2009)
Roms en Europe (Editions du Conseil de l’Europe, 2007)

Présentation de l’intervenant, articles en ligne et bibliographie

Jeudi 6 mai 2010 à 18h30
Salle Phocéa de la Cité des associations
93, la Canebière 13001 Marseille

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La conférence sera précédée de la présentation du travail mené par la photographe et documentariste Pilar ARCILA dans le cadre de EUX, LUI ET LEURS AVENTURES, projet en cours de réalisation avec le soutien du dispositif Identité Parcours Mémoire (IPM).

Le même jour, Jean-Pierre LIEGEOIS intervient pour une séance de formation intitulée Précarité, éducation, scolarité : Tsiganes et Roms à Marseille (entrée libre sur inscription)

Racismes d’hier et d’aujourd’hui

 Le cycle MARSEILLE LA MEDITERRANEENNE se conclut de manière exceptionnelle avec cette table ronde suivie d’un spectacle gratuit en début de soirée.
Tout d’abord une rencontre interdisciplinaire sur les enjeux actuels en matière de migrations. Une réflexion sur les représentations de l’autre forgées dans le temps long : représentations aux effets très perceptibles quand la question de la coexistence religieuse se pose comme aujourd’hui avec acuité...

Jeudi 14 avril 2011 de 14h00 à 17h00
Auditorium des Archives et Bibliothèque départementales
18-20, rue Mirès 13003 Marseille
Tram station Euromed Arenc / Métro station Désirée Clary

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Jocelyne STREIFF-FENART est sociologue, directrice de recherche au CNRS et directrice de l’URMIS (Unité de Recherches Migrations Société). Elle a notamment publié « Théories de l’ethnicité » (PUF 1995, réédition 2008)

Laurent DORNEL est historien, maître de conférences en histoire contemporaine à l’Université de Pau et chercheur au sein de l’équipe ITEM (Identités Territoires Expressions Mobilités). Il a notamment publié « La France hostile. Socio-histoire de la xénophobie en France, 1870-1914 » (Hachette, 2004)

Vincent GEISSER est sociologue et politologue, chargé de recherche au CNRS / IREMAM (Institut de Recherches et d’Etudes sur le Monde Arabe et Musulman). Il a notamment publié « La nouvelle islamophobie » (La Découverte, 2003)

Table ronde animée par Sabrina KASSA, journaliste de Regards.

Ensuite à 19h un concert de CHIN-NA-NA-POUN avec Patrick Vaillant (mandoline), Daniel Malavergne (tuba) et Manu Théron (voix).

 

Marseille la méditerranéenne. Mobilités, échanges et frontières


En 1660, Marseille, l’indépendante, rentre par la force dans le giron royal, après l’entrée fracassante de Louis XIV au travers des murailles de la Cité. Cette perte d’autonomie va se transformer en une opportunité économique majeure. La « Franchise » accordée au port de Marseille en fera la matrice des échanges avec l’Orient : une autre histoire vient de commencer.
Nous vous proposons dans ce cycle un retour vers les 17ème et 18ème siècles, période charnière où se joue le rapport à l’Autre. Entre autochtones et étrangers, vues politiques et intérêts économiques, échanges et domination, autant d’oppositions qui ont fait le monde d’aujourd’hui. 



 


TOUTES LES CONFERENCES SONT DESORMAIS A VOTRE DISPOSITION EN ECOUTE LIBRE SUR CE SITE


 


 


VOISINS BARBARES, ETRANGERS PROCHES
Annulation de la conférence de l’historien Wolfgang KAISER
Mardi 19 octobre 2010 à 18h30, Auditorium des Archives et Bibliothèque départementales, Marseille


POLITIQUE ET ALTERITE : DES REPRESENTATIONS SOUS INFLUENCE
Enregistrement audio de la conférence de l’historienne Junko TAKEDA
Mardi 9 novembre 2010 à 18h30, Auditorium des Archives et Bibliothèque départementales, Marseille

ETHNIES ET RELIGIONS ENTRE COEXISTENCE ET PREJUGES
Enregistrement audio de la table-ronde avec les historiens Jean BOUTIER et Jean-Baptiste XAMBO
Jeudi 9 décembre 2010 à 18h30, Auditorium des Archives et Bibliothèque départementales, Marseille


MARSEILLE ET LA TRAITE NEGRIERE
Enregistrement audio de la conférence de l’historien Gilbert BUTI et projection de photographies de Philippe MONGES
Jeudi 13 janvier 2011 à 18h30, Auditorium des Archives et Bibliothèque départementales, Marseille


PROGRES TECHNIQUES ET CONFLITS D’INTERET : L’EXEMPLE DES ARMENIENS ET DES CATALANS
Enregistrement audio de la table-ronde avec les historiens Olivier RAVEUX et Daniel FAGET
Jeudi 17 février 2011 à 18h30, Auditorium des Archives et Bibliothèque départementales, Marseille


LANGUE, COMMERCE ET COSMOPOLITISME
Enregistrement audio de la conférence de l’historienne Jocelyne DAKHLIA
Jeudi 10 mars 2011, Auditorium des Archives et Bibliothèque départementales, Marseille
STEREOTYPES DANS LE TEMPS LONG : QUELS IMPACTS AUJOURD’HUI ?
Enregistrement audio de la table-ronde avec les sociologues et historiens Jocelyne STREIFF-HENART, Laurent DORNEL et Vincent GEISSER
Jeudi 14 avril 2011, Auditorium des Archives et Bibliothèque départementales, Marseille


CHIN NA NA POUN
Concert de Daniel MALAVERGNE, Manu THERON et Patrick VAILLANT
Jeudi 14 avril 2011, Auditorium des Archives et Bibliothèque départementales, Marseille


Voisins barbares, étrangers proches

En raison du fort mouvement social en cours, la conférence ne pourra pas être assurée par Wolfgang KAISER.

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La mobilité des hommes et des biens a marqué l’histoire marseillaise. Depuis l’époque moderne en particulier, les gens de passage sont toujours plus nombreux et divers, dans cette ville devenue capitale commerciale. Quelles sont les conditions requises pour devenir marseillais ? Qui sont ces « étrangers » que l’on assimile ? Quels sont ceux que l’on rejette ?

Mardi 19 octobre 2010 à 18
h30
Auditorium des Archives et Bibliothèque départementales
18-20, rue Mirès 13003 Marseille


Wolfgang KAISER est historien, professeur à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne, et directeur d’études à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, Centre de Recherches sur l’Histoire Moderne (EHESS-CHRM).
Il a notamment publié et codirigé, avec Claudia Moatti, « Gens de passage en Méditerranée de l’Antiquité à l’époque moderne : procédures de contrôle et d’identification », Maisonneuve & Larose, 2007


 

Politique et altérité : des représentations sous influence

Les politiques économiques mises en place par Colbert favorisent l’arrivée à Marseille de populations débarquant de l’actuel Moyen-Orient. Dans la littérature de cette période, les traits caractéristiques des Juifs et Arméniens sont tantôt valorisants, tantôt menaçants. Comment évoluent dans le temps les représentations de ces Autres méditerranéens ?

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Mardi 9 novembre 2010 à 18h30
Auditorium des Archives et Bibliothèque départementales
18-20, rue Mirès 13003 Marseille
Tram station Euromed Arenc / Métro station Désirée Clary


Junko TAKEDA
est historienne, docteure de l’Université de Stanford, Assistant Professor, Maxwell School of Syracuse University.
Elle a notamment publié « Levantines in Marseille : The politics of naturalization and neutralization in early modern France, 1660-1720 » in Seventeenth-Century French Studies, Vol. 30, n°2, 2008

Ethnies et religions entre coexistence et préjugés

L’étranger de l’époque moderne est une figure difficile à cerner pour les observateurs et curieux d’aujourd’hui. Appartenances sociale et géographique dessinent un paysage social dont les formes de regroupement et de fracture nous sont étrangères. Autour du cas de l’exceptionnelle coexistence, sur le Vieux-Port, de 12 000 forçats, issus de toute la France, mais aussi des régions musulmanes d’Afrique du Nord et d’Europe de l’Est, se pose la question de la coexistence religieuse et ethnique dans la très catholique Marseille.

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Jeudi 9 décembre 2010 à 18h30
Auditorium des Archives et Bibliothèque départementales
18-20, rue Mirès 13003 Marseille
Tram station Euromed Arenc / Métro station Désirée Clary


Jean BOUTIER
est historien, directeur d’études à l’EHESS, directeur du Centre Norbert Élias.
Il a notamment publié et dirigé « Atlas de l’Histoire de France, vol.2 : XVIe-XIXe siècles, La France moderne », Autrement, 2006

Jean-Baptiste XAMBO est doctorant EHESS, financement régional – Centre Norbert Élias

Marseille et la traite négrière

Hostiles à la traite négrière durant la majeure partie du siècle des Lumières, ce « commerce honteux » finit néanmoins par mobiliser les négociants marseillais et provençaux dans les années 1780-1790. Pourquoi ces vertueux principes ont-ils soudainement fléchi ? Les « parfaits négociants » seraient-ils devenus de « nouveaux Barbares » ?

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Jeudi 13 janvier 2011 à 18h30
Auditorium des Archives et Bibliothèque départementales
18-20, rue Mirès 13003 Marseille

Gilbert BUTI est historien, professeur à l’Université de Provence – TELEMME.
Il a notamment publié « Marseille, port négrier au XVIIIe siècle ? », in Cahiers des Anneaux de la Mémoire n° 11 (2007).

Philippe MONGES est photographe, auteur de l’exposition « Lieux d’Histoire, Mémoire des Lieux. Sur les traces de la traite négrière et de l’esclavage » (2009).

 

Progrès techniques et conflits d’intérêt : l’exemple des Arméniens et des Catalans

 

L’industrie textile et la pêche constituent deux secteurs d’activités importants de Marseille à l’époque moderne. Levantins et catalans sont ainsi porteurs de nouveautés techniques et culturelles importantes pour le développement de la ville. Néanmoins, ils n’emportent pas l’unanimité des Marseillais. Quelles réactions peut susciter l’arrivée de ces innovateurs dans la ville ?

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Jeudi 17 février 2011 à 18h30
Auditorium des Archives et Bibliothèque départementales
18-20, rue Mirès 13003 Marseille
Tram station Euromed Arenc / Métro station Désirée Clary

 Olivier RAVEUX est historien, chercheur au CNRS – TELEMME. Il a notamment publié « À la façon du Levant et de Perse : Marseille et la naissance de l’indiennage européen (1648 - 1689) », in Rives méditerranéennes n° 29, 2008.

Daniel FAGET est historien, chercheur associé au laboratoire TELEMME. Il a notamment publié «  Le milieu marin méditerranéen : conflits, usages et représentations. Le cas du golfe de Marseille (début XVIIIe - début XXe siècles) », thèse d’histoire, Université de Provence, 2009.

Langue, commerce et cosmopolitisme

L’intensité des relations commerciales en Méditerranée a rendu possible, à l’époque moderne, une des rares expériences translinguistiques : la lingua franca. Contrairement au projet avorté de l’espéranto, celui-ci a connu un réel succès pour devenir la langue des commerçants et des marins. Quels sont les usages et la genèse de cette pratique à même de transcender les frontières linguistiques ?

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Jeudi 10 mars 2011 à 18h30
Auditorium des Archives et Bibliothèque départementales
18-20, rue Mirès 13003 Marseille
Tram station Euromed Arenc / Métro station Désirée Clary

Jocelyne DAKHLIA est historienne, directrice d’études à l’EHESS – CRH.
Elle a notamment publié « Lingua franca. Histoire d’une langue métisse en Méditerranée », Actes Sud, 2009.

 

 

Quand la fête dérape

" Jeux de luttes, prises de risques de la jeunesse, bagarres, contestations et revendications politiques … La fête canalise et ouvre rituellement le champ des possibles aux impossibles et aux interdits. Et d’ailleurs, la fête sans débordement est-elle toujours la fête ? "

Mardi 28 septembre 2010 à 18h30
Auditorium des Archives et Bibliothèque départementale
18-20 rue Mirès 13003 Marseille

Laurent Sébastien Fournier est ethnologue (université de Nantes) et Raphaël France-Kulman est comédien

A 17h30, l’équipe des Archives vous proposent une visite de l’exposition JOURS DE FETE EN PROVENCE

 

« L’Education Populaire, monsieur, ils n’en ont pas voulu ! », une autre histoire de la culture

" Et donc, en 1944, Mesdames et Messieurs, en France, on crée dans le Ministère de l’éducation nationale une chose incroyable, pour laquelle il aura fallu une Shoah de vingt millions de morts pour qu’on accepte cette idée. Cette idée toute bête, c’est qu’il est de la responsabilité de l’État de prendre en charge l’éducation politique des adultes. (...)
Et Mademoiselle Faure est chargée de ça, chargée de recruter des instructeurs nationaux d’éducation populaire. Elle va aller chercher dans ce que l’on appelle à l’époque " la culture populaire ".
C’est un truc qui a disparu depuis que maintenant il y a la Culture. La culture a cessé très rapidement d’être populaire. On va donc chercher des gens du cinéma, des professionnels : Monsieur Chris Marker en fera partie un jour ; de la radio : Monsieur Pierre Schaeffer, qui va créer Radio France. On va chercher des gens du théâtre : Monsieur Hubert Gignoux ; on va chercher des gens du livre, des écrivains. On va chercher des économistes, on va chercher des ethnologues, on va chercher des professionnels du champ culturel. "

Présentation, vidéo et ressources sur le site de la SCOP le Pavé

Mercredi 29 septembre 2010 à 20h30
Espace culturel Busserine
rue Mahboubi Tir 13014 Marseille
Tél : 04 91 58 09 27

Vendredi 1er octobre 2010 à 19h
Maison des Jeunes et de la Culture
04160 Château Arnoux Saint-Auban

Tél : 04 92 64 17 24

 Le samedi 2 octobre, le Pavé et la MJC de Saint-Auban proposent un atelier de désintoxication de la langue de bois.

Le lien enfants élèves écoles famille

Après quelques années de veille, l’association FORZEP reprend son activité en souhaitant plus que jamais " agir pour l’éducation prioritaire à Marseille ".

Suite à l’AG du 14 mars dernier, cette conférence-panel-débat est le premier rendez-vous avec :
Saïd Ibrahim, pédopsychiatre
Jean-Marc Debos, principal de collège
Lucie Mirabells, responsable enfant-familles
Anne-Marie Tagawa, éducatrice spécialisée
Pierre Usclat, directeur d’école
Et une présentation de Françoise Lorcerie et Nicole Saïd-Mohamed, refondatrices de FORZEP

Lundi 30 mai 2011 à 17h
Amhpi Lacydon de l’IUFM
Canebière 13001 Marseille

Contact de l’association : forzep (@) gmail.com

 

La question postcoloniale

Il est devenu très rare que la référence à l’histoire coloniale française ne surgisse pas dans les diverses analyses politiques contemporaines. Les points de vue intellectuels et médiatiques sur les révolutions arabes en sont l’exemple le plus récent. La question postcoloniale, en quittant l’exclusivité du champ académique est devenue en France un enjeu mémoriel majeur. Objet de multiples usages et instrumentalisations souvent partisanes, elle est désormais la grille de lecture principale de la question migratoire et du racisme en France, gommant souvent au passage les problématiques économiques et sociales de ces discriminations. Nous tenterons de restituer l’itinéraire de cette construction complexe, sa chronologie, ses acteurs et les enjeux politiques qui en découlent. (....)

Présentation complète sur le site de l’Université Populaire et Républicaine de Marseille

Présentation et articles de Laurence DE COCK

Vendredi 1er avril 2011 à 19h00
Maison de quartier du 1-7
12, bd Dugommier 13001 Marseille
Métro ou Tramway : Arrêt Noailles
Entrée libre

L’Islam en Europe. De la culture à la religion

Dans le cadre de Dissidences, semaine arabe 2006 de l’ENS, Olivier Roy tentera de répondre aux questions que posent les évènements conflictuels récents, qui semblent pour certains opposer une culture européenne à une culture musulmane.

Enregistrment audio et vidéo (divers formats) sur le site de l’Ecole Normale Supérieure (ENS)

Olivier ROY est directeur de recherche au CNRS et directeur d’études associé à l’EHESS Centre d’Etudes Turques, Ottomanes, BAlkaniques et Centrasiatiques (CETOBAC).
Il est notamment l’auteur de :
La Sainte Ignorance. Le temps de la religion sans culture, Seuil, 2008
L’Echec de l’Islam politique, Seuil, 1992

 

L’actualité de la révolution

Suite au meurtre qui vient d’avoir lieu ce vendredi en début d’après-midi devant le lycée (et qui ne concerne pas l’établissement), les organisateurs sont au regret d’annuler cette rencontre et de la reporter à une date ultérieure.

De Tunis au Caire, de Tripoli à Sana’a, la révolution fait son retour dans l’histoire mondiale. Face au débat public que ces événements ont inspiré, les historiens ne peuvent se contenter d’une position de commentateurs. (...) Les temps ont changé et ils invitent à interroger ce phénomène historique qui, à intervalles réguliers, vient rompre le cours du temps pour renverser les puissants et inventer des régimes censés être plus justes pour le plus grand nombre. Il s’agit de regarder la révolution bien en face, avec ce qu’elle charrie de méprises et d’occasions manquées, pour lui redonner sa dimension de laboratoire du politique.

Vendredi 11 mai 2012 à 18h30
Auditorium du lycée Saint-Exupéry
529 chemin de la Madrague-ville 13015 Marseille

Les intervenants, Michel VOVELLE et Pierre SERNA, sont tous deux historiens et professeurs de l’Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Ils sont par ailleurs l’ancien et l’actuel directeur de l’Institut d’Histoire de la Révolution Française. 

Cette conférence-débat les réunit de manière exceptionnelle à l’occasion de la parution de l’ouvrage POUR QUOI FAIRE LA REVOLUTION, écrit par Jean-Luc Chappey, Bernard Gainot, Guillaume Mazeau, Frédéric Régent et Pierre Serna, publié aux éditions AGONE, collection Passé Présent, en mars 2012.

Troisième séance, en 2012, du cycle LYCEE NORD, QUARTIERS NORD, HISTOIRE(S) ET AVENIR, cette rencontre est proposée par :
- Approches Cultures & Territoires (ACT),
- les éditions AGONE,
- l’association des professeurs d’histoire-géographie (APHG) de - l’académie Aix-Marseille,
- le Comité de Vigilance face aux Usages Publics de l’Histoire (CVUH)
- le lycée régional Saint-Exupéry.

Chansons de l’exil : l’aventure des scopitones

Les Rencontres Abdelmalek Sayad proposent un cycle de trois conférences de décembre 2010 à février 2011, qui ouvrent le débat autour de l’œuvre du sociologue sur l’émigration-immigration.
La première rencontre interroge l’expression culturelle des immigrés maghrébins en mettant à l’honneur un patrimoine musical peu connu mais riche d’humour et d’inventivité. Ancêtres du clip, les scopitones installées dans les cafés entre les années1960 et 1980 mettent en scène les chanteurs arabes et kabyles et les premières chansons de l’exil.
Après une projection du documentaire Trésors de scopitones arabes, kabyles et berbères, de Michèle Collery et Anaïs Prozaic (1999), l’historien Jean-Charles Scagnetti (Université de Nice Sophia-Antipolis), auteur de « L’aventure scopitone » (éditions Autrement, 2009) reviendra sur ce phénomène et sur ce qu’il révèle en tant qu’espace de confrontation des représentations de l’émigration algérienne.

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Mardi 14 décembre 2010 de 14h00 à 16h00
Auditorium de la BMVR Alcazar
Cours Belsunce 13001 Marseille


Présentation et publications du conférencier sur le site du Centre de la Méditerranée moderne et contemporaine (CMMC).

Présentation de l’ouvrage " L’aventure scopitone (1957-1983). Histoire des précurseurs du vidéoclip " sur le site de l’éditeur

Dossier documentaire " Abdelmalek Sayad dans le texte "

Les invités des deux prochaines rencontres Abdelmalek Sayad sont l’historien et politologue Olivier LE COUR GRANDMAISON puis le philosophe et sociologue Didier ERIBON.

Inégalités et discriminations à l’Ecole : entre question sociale et question ethnique

« Alors que l’école est considérée depuis les années 1960 comme le lieu par excellence de la mise à l’épreuve des individus et de la domination sociale, la notion de discrimination y est peu employée. Pour tenter d’éclairer ce paradoxe, cette communication montrera que cette mise à distance de la notion de discrimination renvoie à l’imbrication complexe de traditions théoriques et politiques, à la triple emprise du marxisme, de l’universalisme républicain et de l’impensé colonial. (…) La communication s’attachera également à défendre l’hypothèse selon laquelle le champ éducatif constitue un espace à haut risque pour l’expression des petites discriminations ordinaires. (..) nous nous intéresserons à des sujets aussi variés que ceux du choix de l’école, des processus de catégorisation au sein des politiques éducatives prioritaires et de la formation des élites. »

Jeudi 7 avril 2011 à 18h30
Salle Phocéa de la Cité des Associations
93, la Canebière 13001 Marseille

Choukri BEN AYED est sociologue, professeur à l’Université de Limoges et membre du Groupe de Recherche et d’Etudes Sociologique du Centre Ouest (GRESCO).
Il est notamment l’auteur et coordonnateur de :
Ecole démocratique. Vers un renoncement politique ? (Armand Colin, oct. 2010)
Ecole : les pièges de la concurrence : comprendre le déclin de l’école française (La Découverte, sept. 2010)
Ecole ségrégative, école reproductive (Actes de la Recherche en Sciences Sociales n°180, déc. 2009)

Présentation du conférencier, bibliographie et articles en ligne sur le site d’ACT 

En lisant Sayad : réflexions sur les frontières, l’exil et la politique

A travers ses réflexions sur les classes, le système scolaire, la fabrication des identités, la sexualité ou les partis, le sociologue et philosophe, Didier Eribon, révèle les multiples formes de dominations, mais aussi les formes corollaires de résistances et la nécessité de fonder aujourd’hui «  une éthique démocratique qui saurait accueillir l’autre  ». En considérant les travaux d’Abdelmalek Sayad sur l’immigration, il questionnera lors de cette rencontre les pratiques politiques et les processus d’inégalités sociales.

[video]

Vendredi 11 février 2011 à 18h30
Cité des Associations
93, la Canebière 13001 Marseille

Dider ERIBON est professeur à la Faculté de Philosophie, sciences humaines et sociales de l’université d’Amiens. Il est notamment l’auteur de « De la subversion. Droit, norme et politique » (Cartouche, 2010), « Retour à Reims » (Fayard, 2009 / Champs essais, 2010) et « Une morale du minoritaire » (Fayard, 2001).

Site personnel du conférencier.

Dossier documentaire " Abdelmalek Sayad dans le texte "

  

Le dernier invité des rencontres Abdelmalek Sayad 2010-2011 sera l’historien et politologue Olivier LE COUR GRANDMAISON.

La conférence de l’historien Jean-Charles SCAGNETTI sur les Scopitones arabes, kabyles et berbères - première des trois rencontres Abdelmalek Sayad 2010-2011 - est disponible en ligne (vidéo).

Viv(r)e la pédagogie !

Comme vivre est toujours vivre quelque chose, c’est à une rencontre que nous vous invitons pour la rentrée de FORZEP. Cette rencontre sera d’abord celle de notre intervenant, Emmanuel ROUAULT, enseignant à Chanteloup-les-Vignes (Yvelines) depuis près de vingt ans et professeur référent en dispositif ECLAIR, qui nous fera partager son expérience d’innovateur pédagogique.
Cette rencontre, en lien avec la première en mai 2011, sera ensuite celle de ce que chacun et chacune réalise dans son lieu de pratiques et que nous vous appelons à venir faire connaître et mutualiser.
La séance sera présidée par Françoise Lorcerie et animée par des enseignants du premier et second degré en ECLAIR à Marseille.

Mardi 22 novembre 2011 à 17h30
Salle Phocéa de la Cité des Associations
93, la Canebière 13001 Marseille

Blog de l’association

 

Racisme colonial, racisme d’Etat : origines et continuités

 Du code de l’indigénat adopté en 1875 à la régulation actuelle des flux migratoires, la « gestion » de l’étranger reste un objet éminemment politique. Entre la législation coloniale d’hier et l’internement des sans papiers aujourd’hui, quelles formes de continuités sont encore à l’oeuvre ? L’historien et politologue Olivier le Cour Grandmaison, spécialiste des questions qui ont trait à l’histoire coloniale, interrogera lors de cette conférence les origines et la permanence d’un racisme et d’une xénophobie d’Etat.

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Mardi 1er mars 2011 à 18h30
Cité des Associations
93, la Canebière 13001 Marseille

Olivier Le Cour Grandmaison est professeur à l’université d’Evry - Val d’Essone. Il est notamment l’auteur de « De l’indigénat : anatomie d’un monstre juridique » (Zones, 2010), « La République impériale : politique et racisme d’Etat » (Fayard, 2009), « Haine(s) : philosophie et politique » (PUF, 2002).

Présentation et bibliographie sur le site du réseau TERRA

  

Les premières conférences des Rencontres Abdelmalek Sayad sont en ligne en version vidéo :
Conférence de Jean-Charles SCAGNETTI : Chansons de l’exil, l’aventure des scopitones
Conférence Didier ERIBON : En lisant Sayad : réfléxions sur les frontières, l’exil et la politique

Dossier documentaire " Abdelmalek Sayad dans le texte "

Voir l’islam dans les sociétés contemporaines

Les symboles de l’islam, comme le voile, les minarets et les mosquées, provoquent une série de controverses publiques tout en rendant visible la présence des musulmans dans les sociétés européennes. Quelle est la signification de cette manifestation publique de la religiosité des musulmans ? Le rapport au corps, à la sexualité, à l’espace public et à la mémoire divisent les citoyens autochtones et les citoyens-immigrés. Existe t-il une possibilité pour dépasser les confrontations, et les malentendus ? Quels chemins pour un meilleur échange entre les cultures ?

Présentation complète sur le site du MUCEM (Musée des Civilisations de l’Europe et la Méditerranée)

Nilüfer GÖLE est sociologue, directrice d’études à l’EHESS et auteur notamment de Interpénétrations. L’Islam et l’Europe (Galaade Editions, 2005) et Musulmanes et Modernes. Voiles et Civilisation en Turquie (La Découverte, 1993)

Mardi 8 février 2011 à 18h30
Auditorium de la BMVR l’Alcazar
Cours Belsunce 13001 Marseille

 

Les compétences dans l’éducation : quelle vision de l’homme à éduquer ?

La pédagogie par compétences s’impose depuis les années 80 dans le paysage international de l’éducation. Le séminaire se focalisera sur la genèse de ce « succès », analysant la révolution copernicienne qu’il implique : l’éducation passe du service des hommes à celui de la macroéconomie, de l’humanisme à l’utilitarisme. À l’aube du XXIe siècle, la réduction de l’éducation à l’employabilité a tendance à nier son ancrage dans des tropismes, affinités électives, désirs et territorialités et présuppose un certain type d’humanité, flexible (cf. L’« homme sans qualités », de Musil) qu’elle participe à construire.

On appréhende et gère désormais l’école comme un investissement sur de la ressource humaine. L’utilitarisme des compétences semble en outre avoir gagné l’école en s’appuyant sur la pédagogie progressiste (démocratisation scolaire, « méthodes actives »), posant la question de la place de la figure humaine dans l’éducation contemporaine : cette vision de plus en plus déterritorialisée de l’humain à éduquer ne rend-elle pas l’humanisme compatible avec la fabrication abstraite de ressources humaines pour la macroéconomie ? Si cela est vrai, il faudrait remettre au travail la question de l’éducation émancipatrice pour notre époque : que serait une éducation émancipatrice non centrée sur l’humain, quel serait le « nouveau » sujet d’une telle éducation ?

Peut-on concevoir l’acte d’éduquer comme une modalité de la co-production homme-monde, considérant la société comme présente en totalité dans la situation d’éducation (locale) ? Peut-on soutenir que le global s’exprime dans le local, que l’universel est concret (Hegel), et qu’éduquer n’est pas armer un Homme pour la maîtrise de la (et sa) Nature, mais réinscrire l’homme dans son environnement (vision organique) ? Comment penser la territorialité de l’humain et de son éducation, les conditions d’une transmission réelle et effective, non au sens d’une efficacité linéaire et mesurable par des chiffres, mais d’une certaine « X-tolérance » au réel de la situation ?

Enregistrement en libre écoute sur le site de France Culture

 

Douce France : migrations et exils italiens 1880 – 1940

 L’échange d’hommes, d’idées et de formes d’organisation entre les immigrés italiens en France et le mouvement ouvrier français a été très fécond. Cet échange, particulièrement intense entre la fin de la première guerre mondiale et les années 1960, trouve une sorte de préhistoire dans les grandes migrations italiennes des années 1880, pendant cette période prennent forme certains traits de l’interaction entre migrations et mouvements ouvriers qui caractériseront toute l’histoire suivante. Les études françaises sur ces échanges ont privilégié le rôle du mouvement ouvrier français dans la transformation des immigrés italiens en citoyens français. En Italie commencent à prendre corps des études sur l’influence de l’expérience française sur la conscience nationale et sur la conscience de classe des italiens qui, après une période passée en France comme immigrés, sont rentrés en Italie. Nous estimons qu’une attention particulière devrait être consacrée à l’interaction entre les transformations lentes propres à l’émigration et les choix rapides imposés par des épisodes de la politique et de la guerre : arrivée du fascisme, Front populaire, Guerre d’Espagne, guerre et occupation, Résistance, Libération.

Conférence en ligne et en téléchargement sur le site de l’ENS à l’occasion de la Semaine italienne.

 Antonio Bechelloni est historien et maître de conférences à l’université Lille III

France, rêves de mosquée ; les imaginaires sociaux à propos des projets de lieux de culte musulmans

On a coutume de présenter les projets de lieux de culte musulman comme le produit d’une demande homogène émanant de la communauté musulmane. Or, derrière ce thème apparemment fédérateur se cachent en réalité des aspirations hétérogènes, révélatrices de la manière dont les imaginaires sociaux investissent la place et le rôle des lieux de culte musulmans au sein de l’espace urbain.

Samedi 26 février 2011 à 17h
Salle de conférences de la Bibibliothèque de l’Alcazar
58, cours Belsunce, 13001 Marseille

Agenda de la BMVR en téléchargement

Site de Echelle inconnue

Vincent GEISSER est politologue, chercheur à l’Institut de recherches et d’études sur le monde arabe et musulman (IREMAM) et enseignant à l’Institut d’Études Politiques (IEP) d’Aix-en-Provence. Il a notamment publié « La nouvelle islamophobie » (La Découverte, 2003)

Les étrangers dans la Résistance

Dans le cadre des commémorations du groupe Manouchian, et en collaboration avec l’Association pour la Recherche et l’Archivage de la Mémoire arménienne, la JAF Marseille vous propose une exposition sur les héros immigrés et engagés dans la Résistance.
L’exposition sera accompagnée d’une conférence de Jean-Marie Guillon, spécialiste de l’histoire contemporaine et des mouvements de résistance dans notre région.
Tout l’enjeu de cette conférence est de montrer qu’au-delà des héros les plus connus de la résistance, il existe aussi d’autres personnes, notamment dans notre région, qui se sont également battus pour défendre des droits élémentaires. La JAF Marseille, souhaite ainsi rendre hommage à ceux qui ont permis de garder sur le fronton de nos institutions la devise de notre République : Liberté, Egalité, Fraternité.

Présentation sur le site de le Jeunesse Arménienne de France

Mercredi 23 février 2011 à 20h00
Centre Culture Varoujan Bozadjian
47, avenue de Toulon 13006 Marseille
Tél : 04.91.802.820

Jean-Marie GUILLON est historien, professeur des universités, chercheur et directeur de l’UMR TELEMME. Il a notamment écrit de nombreux articles de recherche sur la résistance dans notre région et sur les enjeux de la transmission de cette mémoire collective.

 

 

Les "femmes de l’immigration", une construction au croisement de l’origine, du genre et de la classe

Cette conférence vous propose une mise en lumière des discours publics sur les femmes immigrées et une approche faisant dialoguer deux disciplines, la sociologie et l’histoire. Elle explore le traitement social contemporain de la question des « femmes de l’immigration » dans le champ de l’action sociale d’une part et dans la perspective historique qu’offre le grand récit national sur l’immigration, d’autre part.

Mardi 15 mars 2011 à 19h00
Cité des associations
93, la Canebière 13001 Marseille

 
Béatrice BORGHINO, ouverture de séance et présentation du groupe Pluri’elles
Samia CHABANI, modératrice, déléguée générale de l’association Ancrages
Naïma YAHI, historienne et commissaire de l’exposition « Générations, un siècle d’histoire culturelle des Maghrébins en France » : quelle place pour les femmes dans le grand récit sur l’immigration ?
Marion MANIER, sociologue : quel traitement social de la question des « femmes de l’immigration » dans le champ de l’action sociale ?

Présentation complète de la conférence (téléchargement)

Site de l’association Ancrages

Altérités en Méditerranées


Dans le cadre de la Capitale européenne de la culture, Approches Cultures & Territoires vous propose une série de trois rencontres en lien avec l’exposition « Méditerranées. Des grandes cités d’hier aux hommes d’aujourd’hui  » qui inaugurera le J1.

En partant d’aujourd’hui, ces interventions remonteront l’histoire des altérités en Méditerranée jusqu’à la période antique et associeront conférences, théâtre, musique et lectures : premier rendez-vous le 16 février.

Au J1 - Quai de la Joliette (Marseille 2e)
Entrée libre

Samedi 16 février à 15h30
Domination et altérité : la ruse des dominés
Rencontre avec Tassadit Yacine-Titouh et représentation de Manifeste Rien

Samedi 23 mars à 15h30
Regards de l’autre : civilisation islamique et Méditerranée

Rencontre avec Julien Loiseau et lecture bilingue de textes d’Ibn Khaldoun

Samedi 13 avril à 15h30
Figures de l’altérité dans l’Antiquité
Rencontre avec Patrick Voisin et le Théâtre de la Mer


L’exposition Méditerranées. Des grandes cités aux hommes d’aujourd’hui est visible au J1 du 12 janvier au 18 mai 2013.

Du culturel au thérapeutique : la vulnérabilité spécifique des enfants de migrants comme outils de réussite

Le phénomène migratoire, vieux comme le monde, pose de nouvelles problématiques non seulement aux familles migrantes et leurs enfants, mais également aux institutions du pays d’accueil et aux professionnels qui les rencontrent. Ces problèmes et difficultés ne doivent pas être transformées en obstacles insurmontables.
Une fois repérées ces problématiques, elles peuvent constituer le matériel du travail sur l’altérité et les contre attitudes qui l’accompagnent, dans la construction des dispositifs de la prise en charge et de prévention des « Risques Transculturels » liés à tous processus migratoire.
La société d’aujourd’hui s’inscrit de plus en plus dans une « multiculturalité » qui devance les ambitions et la capacité de gestion de toutes les institutions républicaines. L’école en particulier -, malgré la vulnérabilité des familles et des populations migrantes, demeure toujours capable de secréter de nouveaux cadre et dispositifs.

Nous aborderons la problématique de la vulnérabilité chez les enfants de migrants à travers les volets suivants :
I- La notion de vulnérabilité en générale
II- La vulnérabilité spécifique des enfants de migrants
III- Les différentes polarités d’expression de la vulnérabilité
IV- Les cadres permettant son évaluation et sa prise en charge
V- Les différentes modalités du soutien aux parents et le urs enfants.

Texte en téléchargement depuis le site du CASNAV de Paris

Enregistrement vidéo (6 parties) sur le même site

 

Politique, migration et luttes sociales

Le sociologue est l’invité de l’association Penser pour Agir - créée en 2007 par des enseignants du lycée Saint-Exupéry dans les quartiers Nord de Marseille - qui a pour but d’organiser des conférences et des débats et de développer la vie intellectuelle, culturelle et politique.

Saïd BOUAMAMA est notamment l’auteur de :
Les discriminations racistes : une arme de division massive (L’Harmattan, janvier 2011)
Les classes et quartiers populaires. Paupérisation, ethnicisation, et discrimination (Éditions du Cygne, septembre 2009)
La France. Autopsie d’un mythe national (Larousse collection Philosopher, octobre 2008)

Jeudi 12 mai 2011 à 18h30
Amphithéâtre Varian Fry du lycée Saint-Exupéry
529, chemin de la Madrague-ville
13015 Marseille

Site de l’association

Présentation, bibliographie et articles du conférencier

Capitalisme, désir et servitude

Afin de « décoloniser l’imaginaire » et produire une critique du capitalisme entendu comme une mécanique de l’enrôlement des plaisirs ou bien encore une « fabrique du consentement », Frédéric Lordon convoque et cherche avec Spinoza, les moyens conceptuels nécessaires pour montrer en quoi le système économique dominant (néolibéralisme) repose et s’adresse spécifiquement aux affects humains.
Il montre notamment que la mise au travail, la mobilisation des corps au service de l’entreprise et du désir-maître repose sur la manipulation des affects joyeux, synonymes de l’augmentation de la puissance d’agir de l’individu.

Conférence en écoute sur le site du média libre Passerelle Sud

Présentation de l’ouvrage sur le site des éditions la Fabrique

 

L’Ecole discrimine-t-elle à raison de « l’origine » ? Le point sur les connaissances, le point sur la reconnaissance des discriminations

Si le terme de « discrimination ethno-raciale » est d’usage récent, le questionnement, tant de la recherche que des pouvoirs publics, sur les effets de « l’origine » des élèves dans l’orientation et les parcours scolaires, date d’une cinquantaine d’années.
Loin d’être évidente au départ, l’association des deux « pensées d’Etat » que sont « l’école » et « l’immigration » a fonctionné comme un « allant de soi » que les liens étroits et divers entre la recherche et les pouvoirs publics ont peut-être contribué à renforcer.
Aujourd’hui, la question de la discrimination ethno-raciale à l’Ecole invite à se ressaisir de cette histoire et à évaluer l’état des savoirs en matière d’(in)égalités de traitement selon « l’origine » dans l’orientation et les parcours scolaires des élèves. C’est à ce travail de synthèse critique que l’équipe de l’ISCRA s’est livrée, à la demande de la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (HALDE) et de l’Agence pour la cohésion sociale et l’égalité (ACSE), dans un rapport remis en juillet 2010.
Cette nouvelle univers-cité des savoirs impliqués a pour but de présenter et mettre en discussion les principaux résultats de cette étude par trois de ces auteurs.

Enregistrements de la rencontre et présentation des intervenants sur le site de l’ISCRA

OPrésentation de l’ouvrage " Orientation scolaire et discrimination " sur le site de la documentation française


 

Le mérite contre la justice

Mérite et égalité des chances, ces deux approches participent de l’idéologie néolibérale et ne prennent pas en compte les facteurs structurels (sociaux, psychologiques, économiques, ...) souvent essentiels dans la destinée d’un individu. L’auteure évoque les éléments psychologiques et sociaux du mérite puis analyse la notion de mérite au prisme du mérite scolaire et dans la vie professionnelle. Elle s’interroge sur la méritocratie à la française.

Ecouter, visionner ou télécharger la conférence (1h06min) sur le site de l’ESEN (école supérieure de l’Education nationale).

Le texte de l’intervention et une bibliographie sont également disponibles en téléchargement.

Marie DURU-BELLAT est sociologue, chercheur à l’Observatoire Sociologique du Changement (OSC) et professeur à Sciences Po.
Elle a notamment publié Les sentiments de justice à et sur l’école, (De Boeck/Pédagogies en développement, 2009) et Le mérite contre la justice (Presses de Sciences Po, 2009).

 
 

Provence, terre des refuges ?


Le Sud de la France est depuis toujours une terre d’asile pour de nombreuses populations. Comment des dizaines, des centaines de milliers de femmes et d’hommes, chassés par les drames et les événements qui jalonnent l’Histoire, ont-t-il pu trouver en Provence un espace pour reconstruire leur vie tout en participant au développement social, économique, culturel du territoire ?
Cette histoire nous la connaissons à peine, par bribes : on évoque l’exil des Arméniens, celui des antifascistes italiens, les juifs fuyant le nazisme ; on évoque … et aujourd’hui le sort des Kurdes, Tchétchènes, Roms, notamment à Marseille, est un écho très actuel à ces périodes passées.
Certains se souviennent, d’autres tentent de transmettre, de rappeler les réponses données ici à des destinées tragiques. Entre accueil et rejet.


LES FRONTIERES DE L’EXIL
Conférence de l’ethnologue et anthropologue Michel AGIER
Jeudi 29 septembre 2011 à 18h30, auditorium des Archives et Bibliothèque départementales, Marseille


LE REFUGE DES ARMENIENS EN PROVENCE
Conférence de l’historienne Anouche KUNTH
Mardi 18 octobre 2011 à 18h30, auditorium des Archives et Bibliothèque départementales, Marseille


LITTLE ARMENIE CIOTADENNE
Projection du film documentaire de l’assocation CRI MEMOIRE
Mardi 18 octobre 2011 à 17h00, auditorium des Archives et Bibliothèque départementales, Marseille


LA SECONDE GUERRE : PROVENCE PIEGE ET REFUGE
Conférence de l’historien Jean-Marie GUILLON avec la participation de Jean-Michel GUIRAUD
Jeudi 24 novembre 2011 à 18h30, auditorium des Archives et Bibliothèque départementales, Marseille


LA FIN DES COLONIES
Conférence de l’historien Jean-Jacques JORDI
Mardi 6 décembre 2011 à 18h30, auditorium des Archives et Bibliothèque départementales, Marseille


FIN XX° SIECLE : DES REFUGIES A PART
Table ronde
avec Myriam Hachimi Alaoui, Olga L. Gonzalez et Liliane Nasser
Mardi 7 février 2012 à 18h30, auditorium des Archives et Bibliothèque départementales, Marseille

DE L’ENFERMEMENT
Conférence du sociologue Marc BERNARDOT

Jeudi 29 mars 2012 à 18h30, auditorium des Archives et Bibliothèque départementales, Marseille

EXODES ECOLOGIQUES ET FUTURES FRONTIERES
Conférence de la juriste Christel COURNIL

Mardi 10 avril 2012 à 18h30, auditorium des Archives et Bibliothèque départementales, Marseille

DERNIER REFUGE : TRACES D’EXIL
Table ronde et spectacle
Mardi 22 mai 2012, auditorium des Archives et Bibliothèque départementales, Marseille


Les frontières de l’exil

Pour introduire le cycle PROVENCE TERRE DES REFUGES ?, le premier conférencier nous exposera l’évolution et les enjeux de la notion de réfugiés.
« La notion de « personne déplacée » est née à la suite de la Première Guerre mondiale, elle n’a pas cessé d’évoluer allant de la création du « passeport Nansen » en 1922, à celle du Haut Comité pour les Réfugiés en 1951, et à la définition, la même année, du statut de réfugié par la Convention de Genève.
C’est le signe de l’évolution radicale de l’attitude vis-à-vis des populations « victimes de déplacements forcés » : depuis le milieu du 20e siècle, « la notion de protection a été supplantée par celle de contrôle ».

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Jeudi 29 septembre 2011 à 18h30
Auditorium des Archives et Bibliothèque départementales
18-20, rue Mirès 13003 Marseille
Tram station Euromed Arenc / Métro station Désirée Clary


Michel AGIER est ethnologue et anthropologue, directeur de recherche à l’Institut de recherche pour le développement (IRD) et directeur d’études à l’EHESS au sein du Centre d’Etudes Africaines (CEAF).
Il a notamment publié « Gérer les indésirables. Des camps de réfugiés au gouvernement humanitaire » (Flammarion, 2008) et « Le couloir des exilés. Être étranger dans un monde commun » (Editions du Croquant, 2011).

Le refuge des Arméniens en Provence

C’est au début des années vingt que les Arméniens, rescapés du génocide, interdits de retour dans leur pays, apatrides, deviennent une communauté inscrite dans le paysage français.
Mais à la douleur du départ s’ajoute la complexité de l’arrivée : les Arméniens seront même stigmatisés durant l’entre-deux-guerres comme "inassimilables".
Anouche Kunth retracera pour nous les différentes étapes de cet exil, où Marseille prend une place très particulière.

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Mardi 18 octobre 2011 à 18h30
Auditorium des Archives et Bibliothèque départementales
18-20, rue Mirès 13003 Marseille
Tram station Euromed Arenc / Métro station Désirée Clary

Anouche KUNTH est historienne, doctorante à l’EHESS au sein du Centre d’études des mondes russe, caucasien et centre-européen (CERCEC) et productrice déléguée à France Culture.
Elle est l’auteur, avec Claire Mouradian, de « Les Arméniens en France, du chaos à la reconnaissance » (Editions de l’Attribut, collection Exils, 2010).

La conférence sera précédée, à 17h00, par la projection du documentaire « LITTLE ARMENIE CIOTADENNE » réalisé par l’association CriMémoire (52 minutes, 2007).

La Seconde Guerre. La Provence refuge et piège

La Provence littorale est un refuge privilégié pour les intellectuels et les artistes antinazis. Dès l’été 1940, Marseille est devenue l’une des principales villes refuges de la zone non occupée. Français ou étrangers, souvent originaires du Reich ou des territoires qu’il a annexés, la plupart des réfugiés, ordinaires ou notoires, y aboutissent dans l’espoir de trouver une porte de sortie. La plupart se savent ou se sentent menacés par les nazis. Beaucoup sont juifs. Beaucoup ont combattu le fascisme. Parmi eux, pris dans la nasse marseillaise, de nombreux militants et responsables politiques, des intellectuels et des artistes, un condensé des avant-gardes européennes.

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Jeudi 24 novembre 2011 à 18h30
Auditorium des Archives et Bibliothèque départementales
18-20, rue Mirès 13003 Marseille
Tram station Euromed Arenc / Métro station Désirée Clary

Jean-Marie GUILLON est historien, professeur à l’université de Provence et directeur de l’unité de recherche Temps, Espaces, Langages, Europe Méridionale – Méditerranée (TELEMME).
Il est notamment l’auteur de « Varian Fry, du refuge… à l’exil  » (Actes Sud, 2000) et dirige le fonds « Repères méditerranéens » (INA Méditerranée, depuis 2009).

Jean-Michel GUIRAUD est historien et animateur de l’association Varian Fry France.

La conférence sera précédée à 18h00 d’une remise officielle des archives du secrétaire de Varian Fry aux AD13.

Manifestation dans le cadre de la Première biennale du Réseau pour l’Histoire et la Mémoire des Immigrations et des Territoires - Provence - Alpes - Côte d’Azur

La fin des colonies

Le "déplacement forcé" de populations a caractérisé la fin des colonies : de nombreux femmes, hommes et enfants, venant majoritairement d’Afrique, vont se réfugier en France. De par sa proximité géographique et historique, la Région du Sud a été le premier espace d’accueil et de passage. De tension aussi.

Les images ne sont pas si lointaines, chargées d’émotions et d’électricité ... souvent associées aux seuls rapatriés d’Algérie. Mais quelle a été, pour tous les exilés des colonies, l’histoire de leur refuge en Provence ?

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Mardi 6 décembre 2011 à 18h30
Auditorium des Archives et Bibliothèque départementales
18-20, rue Mirès 13003 Marseille
Tram station Euromed Arenc / Métro station Désirée Clary

Jean-Jacques JORDI est historien et spécialiste des rapatriés.
Il est l’auteur, avec Abdelmalek SAYAD et Emile TEMIME, de « Le choc de la décolonisation / Migrance, tome 4 » (Édisud, 1991) et « De l’exode à l’exil. Rapatriés et pieds-noirs en France. L’exemple marseillais, 1954-1992 » (L’Harmattan, 2000).

Manifestation dans le cadre de la Première biennale du Réseau pour l’Histoire et la Mémoire des Immigrations et des Territoires - Provence - Alpes - Côte d’Azur

Frantz Fanon et les insurrections, en cours, des peuples de la rive sud de la Méditerranée

Le militant anticolonialiste Frantz Fanon est né en Martinique le 20 juillet 1925. Après des études secondaires à Fort de France (où il eut Aimé Césaire comme professeur) il s’engage, lui, fils d’esclave, dans les troupes du Général De Gaulle (FFL) pour libérer de l’occupation nazie les fils de ceux qui avaient fait enchaîner ses aïeux.
Devenu médecin - psychiatre, il est affecté à l’hôpital psychiatrique de Blida – Joinville, en Algérie, en novembre 1953.
Entre temps ( 1er novembre 1954), la lutte armée pour la libération du peuple algérien du joug du colonialisme éclata. Frantz Fanon, ne pouvait pas rester indifférent aux souffrances d’un peuple en quête de justice et de liberté. Il rejoignit alors les rangs du Front de Libération Nationale Algérien (FLN) pour se mettre à la disposition de ce combat qu’il considérait comme le combat de tous les peuples soumis au système colonial.
Cinquante ans plus tard, des insurrections populaires partent à l’assaut de ces régimes dictatoriaux. Ces soulèvements en cours remettent plus que jamais d’actualité les écrits et les analyses de Frantz Fanon.

Manifestation organisée par : le comité Mam’Ega, Radio Galère et l’association El Dazaïr – Salon

Saïd BOUAMAMA, sociologue, est chargé de recherche à l’IFAR (Intervention Formation Action Recherche), Lille.

Samedi 5 novembre 2011 à 14h00
Mille Bâbords
61, rue Consolat
13001 Marseille
Tél. : 04 91 50 76 04

Site de Mille Bâbords

Présentation, bibliographie et articles du conférencier

Apprendre le travail

« L’échec des politiques de retour forcés de travailleurs immigrés (1980), la tendance continue des enfants d’ouvriers à profiter autant que possible de l’allongement des études remettent fondamentalement en cause les projets de revalorisation du travail manuel. Toutefois, il serait tout aussi simplificateur de considérer que ces dispositifs n’ont eu aucun effet social et qu’elles ne s’appuient pas sur ces processus sociaux qu’elles contribuent à renforcer. On peut en effet voir dans ces politiques publiques une forme de reprise étatique de la contestation de l’autorité scolaire qui s’exprime dans certains milieux populaires, reprise qui fait de cette culture anti-école un instrument de plus du rétrécissement de l’horizon social des familles populaires. »

Sylvain LAURENS est sociologue, maître de conférences à l’Université de Limoges et chercheur au CURAPP (Centre Universitaire de Recherches sur l’Action Publique et le Politique, Epistémologie et Sciences Sociales). Il est l’auteur de « Une politisation feutrée. Les hauts fonctionnaires et l’immigration en France » (Belin, 2009) et a coordonné, avec Julian Mischi, « Apprendre le travail » (Agone, 2011).

Ugo PALHETA est sociologue et chercheur postdoctoral au GRESCO (Groupe de Recherches et d’Etudes Sociologiques du Centre-Ouest)/Université de Poitiers. Il est l’auteur de « La domination scolaire. Sociologie de l’enseignement professionnel et de son public » (PUF, à paraître début 2012).

Mardi 17 janvier 2012 à 18h30
Salle Phocéa de la Cité des Associations
93, la Canebière 13001 Marseille

ACT et les éditions AGONE s’associent une nouvelle fois à l’occasion de la parution de « L’École des ouvriers. Comment les enfants d’ouvriers obtiennent des boulots d’ouvriers » (Paul Willis, sept.2011) et « Apprendre le travail » (Agone n°46, oct.-déc.2011).

Discriminations à l’école : entendre, comprendre, lutter

« Depuis 2007-2008, l’institution scolaire a donné quelques signes d’une inscription de la lutte contre les discriminations à l’agenda ministériel (...) mais malgré les apparences de l’affichage public, le problème de reconnaissance se prolonge et peut-être même, paradoxalement, s’amplifie. Si l’enjeu politique et l’approche de l’égalité sont imprécis, dans ce nouvel objectif, l’objet et les conditions de l’action ne sont pas plus clairs. Confusion de référentiels, ambiguïtés du message politique, focalisation sur les publics, marginalité des expérimentations, biais d’approche dans la construction du problème public, etc., la ligne directrice semble au mieux manquer.
Il y aurait pourtant quelque enjeu à renverser le rapport, et à investir cette problématique.
Car, pendant ce temps, on commence à mieux cerner la façon dont la discrimination agit à l’école, participant à la fois de l’ethnicisation ou de la sexisation des rapports sociaux, d’une perte de confiance dans les institutions publiques et parfois aussi d’une déscolarisation de certains publics. Entendre la discrimination, en comprendre les logiques, et agir pour l’égalité à l’école, voici quelques-uns des enjeux d’un nouveau "programme" pour l’école. »


Fabrice DHUME est est sociologue, chercheur-coopérant à l’ISCRA et membre de l’IREMAM-CNRS. Il est notamment l’auteur de « Racisme, antisémitisme et "communautarisme" ? L’école à l’épreuve des faits » (L’Harmattan, 2007) et, avec Suzanna DUKIC, Séverine CHAUVEL et et Philippe PERROT, de « Orientation scolaire et discrimination. De l’(in)égalité de traitement selon ’’ l’origine’’ » (La documentation française, 2011).

Laurence UKROPINA est enseignante et coordonnatrice du plan académique de lutte contre les discriminations (anciennement programme TALENT) pour le Rectorat de Nancy-Metz.

Lundi 6 février 2012 à 18h30
Salle Phocéa de la Cité des Associations
93, la Canebière 13001 Marseille

Fin 20e siècle : des réfugiés à part

Le cycle PROVENCE TERRE DES REFUGES reprend avec quatre conférences et tables rondes de février à mai 2012.

Durant le dernier tiers du 20e siècle de nombreux foyers de tension dans le monde ont obligé des dizaines de milliers de personnes à quitter leurs pays, fuyant guerres, dictatures et guerres civiles.
À partir du cas des Libanais exilés à Marseille au milieu des années 70, du sort des Latino-Américains puis des Algériens en France, cette table ronde cernera les contours de ces exils peu connues.

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Myriam HACHIMI ALAOUI est sociologue, maître de conférence à l’Université du Havre et auteure notamment de Les Chemins de l’exil. Les Algériens installés en France et au Canada depuis les années 1990 (éditions L’Harmattan, 2009).

Olga L. GONZALEZ est chercheure associée à l’Université Paris 7 - Denis Diderot, présidente du Groupe Actualités Colombie et auteure notamment de « Exils colombiens : la mémoire comme un acte de résistance » (in Colère, insoummission : perspectives, éditions L’Harmattan, 2011).

Liliane NASSER est historienne et chercheure associée au laboratoire TELEMME / MMSH. Elle est l’auteure de Ces Marseillais venus d’Orient (éditions Karthala, 2010)

Mardi 7 février à 18h30
Auditorium des Archives et Bibliothèque départementales
18-20, rue Mirès 13003 Marseille
Tram station Euromed Arenc / Métro station Désirée Clary

 

De l’enferment des réfugiés et demandeurs d’asile

Durant sa carrière, Marc Bernardot a questionné différentes périodes de l’histoire de la Provence et de la France au regard des vagues de réfugiés. Durant cette conférence, il reviendra sur les différents types d’enfermements subis par les réfugiés et demandeurs d’asile en France tout au long du XXe siècle (Arméniens, Espagnols, réfugiés de la Seconde Guerre mondiale, rapatriés et demandeurs d’asile déboutés) afin de comprendre les enjeux que soulèvent la gestion de ces espaces d’enfermement et leur signification politique.

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Marc BERNARDOT est sociologue et professeur à l’Université du Havre. Il est l’auteur notamment de Camps d’étrangers (Éditions du Croquant, 2008).

Jeudi 29 mars 2012 à 18h30
Auditorium des Archives et Bibliothèque départementales
18-20, rue Mirès 13003 Marseille
Tram station Euromed Arenc / Métro station Désirée Clary

 

Futures frontières : exodes écologiques

Les raisons à l’origine du départ de toute vague d’exilés sont multiples. Cependant, dans un avenir proche, les bouleversements climatiques déjà à l’œuvre en constitueront une cause majeure. Christel Cournil travaille sur cette question depuis des années : elle proposera un état des lieux et une mise en perspective de ces futurs exils environnementaux.

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Christel COURNIL est maître de conférence en droit public à l’Université Paris 13 Nord et auteure, notamment, de « La mise à l’agenda scientifique et politique des migrations environnementales » (in Revista Interdisciplinar da Mobilidade Humana, no. 36, 2011).

Mardi 10 avril 2012 à 18h30
Auditorium des Archives et Bibliothèque départementales
18-20, rue Mirès 13003 Marseille
Tram station Euromed Arenc / Métro station Désirée Clary

 

La construction des stéréotypes sur les "nègres" en France républicaine. L’exemple de Chocolat

« Noirs et Blancs, « eux » et « nous ». En 1889, l’adoption de la première grande loi sur la nationalité française marque un tournant dans l’histoire des mentalités : à partir de cette date, on commence vraiment à s’interroger sur ce qu’est un « Français ». Au cours des années 1880 débute aussi l’immigration de masse et la République se lance dans la construction de son empire colonial. Les Français découvrent « l’homme noir », se découvrant eux-mêmes par contraste comme des « Blancs ». C’est donc une période décisive dans l’évolution des représentations de « eux » et « nous ».

Conférence-débat avec Gérard Noiriel
Jeudi 23 février à 15h au Théâtre du Gymnase

4, rue du Théâtre français, 13001 Marseille (Métro/Tram : Noailles)
Entrée libre sur réservation auprès de Marie-Julie Amblard : mariejulieamblard@lestheatres.net ou 04.91.24.35.24

  

Le spectacle : le nègre stupide qui fait rire 
« Raphael, esclave cubain, est devenu "Chocolat", un Auguste célèbre de la Belle Époque aux côtés de son partenaire le clown blanc Foottit. L’une des raisons de leur succès est qu’en engageant un Noir pour jouer l’Auguste, Foottit a "racialisé" la comédie clownesque. C’est l’humiliation du clown noir par le clown blanc qui fait rire le public français. Chocolat attire un public qui n’avait jamais vu d’homme noir auparavant. » (Gérard Noiriel)

Gérard Noiriel est l’auteur de Chocolat, clown nègre. Il est historien et auteur de Le massacre des Italiens (Fayard, 2010), Immigration, antisémitisme et racisme en France, XIXe-XXe siècles. Discours publics, humiliations privées (Fayard, 2007).

La pièce Chocolat, clown nègre, écrite par Gérard Noiriel et mise en scène par Marcel Bozonnet, est à l’affiche du Théâtre du Gymnase du 22 au 24 février 2012 à 20h30.

Lycée Nord, quartiers Nord : histoire(s) & avenir


Depuis l’année scolaire 2010/2011, le lycée Saint-Exupéry et ACT proposent de parler ensemble d’histoire, de culture, de réussite, de construction personnelle et collective dans les Quartiers Nord de Marseille.
Sur chaque thème sont organisées une rencontre en temps scolaire pour les élèves du lycée et une autre rencontre pour les habitants et acteurs des quartiers environnants.

Programme 2014/2015

  • Parents d’élèves entre relégation, lutte et dignité
    Première projection du film documentaire d’Eric Pinoy et Soraya Guendouz-Arab, 21 novembre 2014
  • Indigènes et coloniaux dans la Grande Guerre
    Projections-débats autour de « Poilus d’ailleurs », film documentaire de Mehdi Lallaoui, fin janvier 2015

  • Indépendances africaines : une histoire politique
    Séance en cours de programmation, mars 2015

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Programme 2013/2014


Programme 2012/2013


Programme 2011/2012


Programme 2010/2011

Les mobilisations dans les quartiers populaires entre hier et aujourd’hui

Pour cette deuxième soirée dans le cadre de Paroles & Actes, notre rendez-vous mensuel avec le Théâtre de la Mer, nous vous proposons une table-ronde autour des mobilisations dans les quartiers populaires, passées et présentes.

Avec :

Hanifa Taguelmint, militante, membre du Collectif « Mémoires en Marche »

Karima Berriche, militante, membre du Collectif des Quartiers Populaires de Marseille (CQPM)

Rachida Brahim, doctorante en sociologie au LAMES et à l’EHESS .

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Pour le sociologue Saïd Bouamama, l’aggravation de la situation économique et des conditions de vie, la déconnexion avec les militants associatifs, culturels, etc., et un vieux modèle d’intervention publique qui marginalise les quartiers populaires et refuse de considérer que le populaire peut s’organiser en éducatif, en culturel et ainsi retrouver de la fierté, « tout ceci cumulé fait que plus personne ne veut » aller dans les mobilisations des quartiers populaires.

Ensemble, les trois intervenantes reviendront notamment sur leurs expériences de militantes pour nous livrer une réflexion qui viendra nourrir l’échange avec le public, cher à cet espace de débats ouvert par ACT et le Théâtre de la Mer. 


Mardi 25 novembre 2014 à 18h30
L’R de la Mer
53, rue de la Joliette - Marseille 2e

Entrée libre

La Guerre d’Algérie, cinquante ans après

Cinquante après la fin de la Guerre d’Algérie, "Marianne", France Inter et "El Khabar" organisent à Marseille une série de rencontres et de débats gratuits avec différentes personnalités sur la France, l’Algérie et les relations entre les deux pays avec en perspective les récentes révolutions arabes.

30, 31 mars, 1er avril 2012
Au Théâtre de la Criée, Marseille

Entrée gratuite

Programme sur le site de la Criée
Réservation en ligne ou au 04 91 54 70 54.

Ahamada Smis : carnets de voyage

 

Ahamada Smis est un slameur marseillais d’origine comorienne, issu de la culture hiphop. Le musicien a réalisé dans le cadre de sa dernière création, Origines, plusieurs résidences d’écriture et de création dans l’archipel des Comores, en Tanzanie et à la Réunion.

Ce sont ces voyages et ces rencontres que l’artiste vient partager dans son récit d’expérience, rythmé par la diffusion d’extraits musicaux et de photographies.

Mercredi 11 avril à 17h30 à l’auditorium de l’Alcazar
Cours Belsunce - Marseille

La présentation de Origines sur le site de Colombes Records.

Dernier refuge : traces d’exil

Autour de la mémoire de l’exil, des traces des exilés laissées dans les archives, des études mais aussi des créations littéraires ou plastiques, cette rencontre multiforme et multidisciplinaire clôt le cycle "Provence, terre des refuges ?"

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Mardi 22 mai 2012 à partir de 14h30 (entrée libre)
Auditorium des Archives départementales des Bouches-du-Rhône
20, rue Mirès - 13003 Marseille

 

PROGRAMME :

14h45 à 17h30

Retour sur le cycle
Présenté par les Archives départementales 13 et Approches Cultures et Territoires

Des lettres pour mémoire
Présentation de différents travaux artistiques et culturels liés aux questions d’exil :

  • Sabine Günther de Passage & Co pour le projet « Plan d’exil  »
  • Sara Sonthonnax pour son livre et son spectacle« Exilio »
  • Liuba Scudieri de Amami pour son spectacle « Trois femmes à la mer  »

Pause

La mémoire des images
Présentation des travaux de différents photographes :

  • Annouk Le Floch présente le projet d’Antoine d’Agata : « Odyssée autour des migrations dans l’espace de l’Union européenne »
  • Samuel Gratacap pour son projet «  Marseille-Lampedusa »
  • Marian Andreani pour son projet « Roms vie ouverte »

Conclusion de la journée avec une table-ronde réunissant les intervenants de la journée.
Discussion sur le rapport qu’entretient la création artistique avec les thématiques douloureuses de l’exil, l’immigration et l’enfermement.

Une table de la librairie Prado-Paradis sera à la disposition du public. 

À 19h

Trois femmes à la mer
Spectacle de Liuba Scudieri (1h15)

Ni valise ni cercueil, les Pieds-noirs restés en Algérie après l’Indépendance

 

Approches Cultures et Territoires invite Pierre Daum à presenter son livre Ni valise, ni cercueil : les Pieds-noirs restés en Algérie après l’Indépendance.

Le 5 juillet 1962, l’Algérie devient indépendante. 600 000 pieds-noirs ont déjà pris le chemin de l’exil, mais 400 000 restent. Au 1er janvier 1963, plus de 200 000 Européens et Juifs ne sont toujours pas partis, tentant le pari de l’Algérie algérienne. Ceux-là, qui les connaît ? 

C’est vingt à trente ans plus tard seulement, dans le contexte des années de guerre civile, qu’ils se sont rapatriés. Pierre Daum est allé à la rencontre de ceux qui, au lendemain de l’indépendance, n’ont choisi "ni la valise ni le cercueil".

« Aucune étude approfondie n’avait jusqu’à présent été entreprise sur le sort des Européens et des Juifs restés en Algérie après 1962. Le livre de Pierre Daum constitue dès lors une grande première  », affirme Benjamin Stora dans sa préface de l’ouvrage.

Conférence le jeudi 7 juin 2012 à 18h30
Cité des Associations - Salle Phocéa
La Canebière (tramway Canebière-Garibaldi, métro Noailles)

Pierre Daum est un journaliste et un auteur. Il a déjà publié un premier livre, Immigrés de force (Actes Sud, 2009), sur les travailleurs indochinois de la Seconde Guerre mondiale.

Quel travail voulons-nous ?

 

Les travaux de l’Association Culturelle d’Echange et de Recherche de Haute Provence (ACERHP) ont porté, cette année sur « les liens entre organisations, qualité de l’activité du travail, et place du citoyen. », A partir de ses recherches et de son expérience de professeur des Universités, philosophe et ergologue, de sa participation en tant que conseiller scientifique à l’enquête effectuée sur Radio-France, M. Yves SCHWARTZ viendra éclairer nos questions et témoignages dans le contexte de tensions et de mutations que nous connaissons aujourd’hui sur le plan sociétal et dans le monde du travail.

Dans la lignée des thèmes précédents, la question du travail et du vivre ensemble a guidé notre choix de réflexion cette année., Il semble nécessaire de penser notre rapport à l’activité au delà des normes et des idées reçues, de repérer les valeurs de solidarité et de responsabilité qui font rencontre., Ceci n’est pas sans engager un coût, social et individuel. Or « la gestion à la calculette ne peut conduire qu’à l’effritement progressif des valeurs de bien commun, celles qui tentent de construire l’auto gouvernement pacifié des êtres humains » (Y. SCHWARTZ)., Cette conférence – débat se présente comme la clé de voûte des trois précédentes, clôturant un cycle « citoyenneté et travail ».

 

Vendredi 15 Juin 2012 à 17h30
Salle de Cinéma
Centre Hospitalier de Digne les Bains
Contact : acerhp@orange.fr ou 04 92 90 15 68

 

Des travailleurs coloniaux aux travailleurs immigrés, une histoire en mouvement



À partir de la Première Guerre mondiale, l’apport en métropole de main d’œuvre originaire des territoires de l’Empire colonial français initie un mouvement qui se poursuivra pour culminer pendant les Trente Glorieuses. Entre temps, les bouleversements qu’apportèrent les indépendances vont transformer le statut et le sens de ces immigrations coloniales : on parlera désormais de travailleurs immigrés. Ces évolutions vont profondément marquer la vie de millions d’immigrants et, par là même, de la société française.
Au delà des récits, quelle est donc cette histoire ? Quelles répercussions a-t-elle sur le plan social, économique, politique et culturel pour la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur et pour Marseille, qui sont au cœur de ces immigrations ?
Pour ce quatrième cycle, les Archives départementales des Bouches-du-Rhône et Approches, Cultures et Territoires vous proposent d’aborder ces questions sous les regards croisés d’universitaires, de journalistes mais aussi d’écrivains et de dessinateurs.



Photo : © Archives départementales des Bouches-du-Rhône


Les conférences ont lieu à 18h30, dans l’auditorium des Archives départementales (20, rue Mirès - Marseille 3e)
Entrée libre


UNE HISTOIRE DES TRAVAILLEURS NOIRS EN FRANCE
Mardi 2 octobre 2012
Conférence de Pap Ndiaye, maître de conférences à l’EHESS / Lecture d’extraits de « Le docker Noir » de Ousmane Sembène



1912-1962 : LES TRAVAILLEURS ALGÉRIENS EN FRANCE
Mardi 23 octobre 2012

Conférence de Benjamin Stora, professeur des universités à l’Université Paris 13 / Présentation de l’exposition de la Cité Nationale de l’Histoire de l’Immigration « Vies d’exil ».



IMMIGRÉS DE FORCE : LES TRAVAILLEURS INDOCHINOIS
Mardi 13 décembre 2012

Conférence de Pierre Daum, journaliste et écrivain / Illustrations en direct par Clément Baloup, dessinateur et auteur de « Mémoires de Viet Kieu, Quitter Saigon »



L’IMMIGRATION DES TRAVAILLEURS ET LES POLITIQUES MIGRATOIRES
Jeudi 24 janvier 2013

Conférence de Patrick Weil, maître de conférences à l’Université Panthéon-Sorbonne


HISTOIRE ET REPRÉSENTATION DES IMMIGRÉS EN PROVENCE
Mardi 12 mars 2013

Conférence d’Yvan Gastaut, maître de conférences à l’Université de Nice-Sophia-Antipolis


MARSEILLE, UNE HISTOIRE UNIVERSELLE ?
Lundi 18 mars 2013

Représentation de L’Histoire universelle de Marseille, mis en scène par Manifeste Rien
Intervention d’Alèssi Dell’Umbria, écrivain, auteur de L’Histoire universelle de Marseille


IMMIGRATION, ACTION PUBLIQUE ET TERRITOIRE URBAIN
Mardi 2 avril 2013

Conférence de Valérie Sala Pala, maître de conférences en sciences politiques à l’Université Jean-Monnet de Saint-Étienne

Les quartiers périphériques : état des lieux, analyses, leviers de changement

Les quartiers populaires, devenus les « cités » en langage ordinaire et médiatique, sont une question centrale du débat public en France depuis le tournant des années 1980/1990. Les questions de la délinquance (notamment du trafic de drogues), puis celle des émeutes et enfin celle de l’immigration renouvelée par celle de l’Islam n’ont cessé d’entretenir cette centralité, dans une ambivalence permanente et une peur croissante. Entre politique de sécurité et politique de la ville, l’attitude des pouvoirs publics oscille entre "la potence et la pitié" pour reprendre la célèbre expression de Bronislaw Geremek. En ce début d’année 2014, quel est l’état des lieux ? Quelles analyses peut-on faire des problèmes cruciaux ? Pour qui, du reste, sont-ils cruciaux : les pouvoirs publics ou les habitants ? Et sur quoi peut-on encore s’appuyer pour espérer améliorer la situation ?

Laurent Mucchielli tentera de répondre à ces difficiles questions et d’engager un débat de fond avec les participants.

Vendredi 7 février à 14h30
Espace Garibaldi

Présentation sur le site du CEAS des Alpes-Maritimes.

Langues et cultures familiales à l’école


Nombreuses sont les langues et les cultures présentes au sein de la société, par conséquent de l’école, quelle que soit la place que celle-ci et celle-là leur concèdent.
Elles doivent faire l’objet d’une réflexion collective inscrite dans la durée, à la fois soucieuse des problèmes théoriques posés et des solutions concrètes à envisager en termes d’ouvertures scolaire et sociale.

Mercredi 5 décembre 2012 à 18h30
IUT de Provence
19 bd Saint Jean Chrysostome 04000 Digne

Stéphanie CLERC est sociodidacticienne des langues-cultures, enseignante-chercheure au laboratoire Parole & Langage et maitre de conférences HDR à Aix-Marseille Université..
Elle est par ailleurs secrétaire générale de l’association internationale EDiLiC (Education et Diversité Linguistique et Culturelle) et et elle coordonne le projet européen IPEPI (Implication des Parents dans l’Education Plurilingue et Interculturelle).
Ses recherches sont liées aux problématiques de l’enseignement/apprentissage du français aux enfants et adolescents plurilingues nés en France ou nouvellement arrivés (recherches conduites dans des établissements classés en zone d’éducation prioritaire du Primaire et du Secondaire). Elle étudie plus particulièrement les effets de l’inclusion de la pluralité sociolinguistique et culturelle dans le développement de capacités métalinguistiques et de savoirs (faire) sociaux et scolaires. Elle analyse également les effets des dispositifs d’enseignement/apprentissage qui prennent en compte la créativité (ateliers d’écriture, de mise en scène, de contes…).

Consulter des articles et une bibliographie de Stéphanie CLERC ici.




 

Une histoire des travailleurs noirs en France


« Il conviendra de rendre compte de ce paradoxe : les Noirs de France sont individuellement visibles, mais ils sont invisibles en tant que groupe social et qu’objet d’étude pour les universitaires. » Pap Ndiaye


Et pourtant cette immigration commence au XVIIe siècle au moment du Code noir et elle traverse trois siècles d’histoire de France, trois siècles de présence de personnes venant des Caraïbes, d’Afrique, de l’Océan Indien ou d’Océanie. Présence qui a contribué à bâtir l’histoire politique, culturelle, artistique et économique de notre pays. Pap Ndiaye nous racontera cette histoire. 


Une histoire des travailleurs noirs en France
Jeudi 6 décembre 2012 à 18h30
aux Archives départementales
(20, rue Mirès 13003 Marseille)
Conférence de Pap Ndiaye, historien, maître de conférences à l’EHESS
Lecture d’extraits par François Champeau de Le Docker Noir d’Ousmane Sembène

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Pap Ndiaye professeur d’histoire à l’IEP Paris. Ses travaux en cours portent sur les discours et pratiques de discrimination raciale dans les firmes d’assurance-vie américaines au XXe siècle, ainsi que sur diverses questions relatives aux populations noires des États-Unis et de France. Il est, par ailleurs, membre du Comité de rédaction de L’Histoire.


Présentation de Le Docker noir sur le site de l’éditeur  : Diaw Falla, "le docker noir", mène à Marseille une existence misérable et précaire, mangeant d’un bol de riz, logé dans un hôtel infâme, heureux encore si le matin il a pu trouver de l’embauche. Il n’a, pour se retenir à la vie, que son amour pour Catherine, et l’espoir de devenir un grand écrivain. Le meilleur de lui-même, en effet, il l’a placé dans un roman qu’il a écrit pendant les brefs moments volés à la fatigue. Cette noble ambition l’aidera-t-elle à triompher du destin et des préjugés raciaux ? Ou le mènera-t-elle à sa perte ? Le docker noir est un long cri d’amertume où éclate un désir passionné de justice. C’est aussi un avertissement, un document de première main sur la vie des minorités noires perdues dans les grandes villes européennes.


Dans le cadre du cycle Des travailleurs coloniaux aux travailleurs immigrés, une histoire en mouvement d’Approches Cultures et Territoires, en partenariat avec les Archives départementales des Bouches-du-Rhône.

1912-1962 : Les travailleurs algériens en France



Avec la Première guerre mondiale, la France fait face à une énorme demande, aussi bien de soldats que de travailleurs, pour remplacer ceux qui ont été envoyés dans les tranchées. Parmi eux, plus de 250 000 viennent d’Afrique du Nord. 


L’immigration algérienne en France existe dès cette période, elle n’est donc pas récente. Dans l’entre-deux-guerres, au temps du système colonial et loin de leur pays natal, ces immigrés s’installent. Ils venaient d’Algérie, ils resteront en France. Benjamin Stora nous dressera un tableau de cette histoire.



1912-1962 : Les travailleurs algériens en France
Conférence de Benjamin Stora
Mardi 23 octobre à 18h30
aux Archives départementales (20, rue Mirès - 13003 Marseille)

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Benjamin Stora est historien, professeur à l’Université Paris XIII. Il a publié une trentaine d’ouvrages, dont les plus connus sont une biographie de Messali Hadj (réédition Hachette Littérature-poche, 2004) ; La gangrène et l’oubli, la mémoire de la guerre d’Algérie (La Découverte, 1991) ; Appelés en guerre d’Algérie (Gallimard, 1997) ; Algérie, la guerre invisible, Ed Presses de Sciences Po (2000). Il a dirigé avec Mohammed Harbi l’ouvrage collectif, La guerre d’Algérie, aux éditions Robert Laffont (en poche, Hachette Littérature, 2006).


Dans le cadre du cycle Des travailleurs coloniaux aux travailleurs immigrés, une histoire en mouvement d’Approches Cultures et Territoires, en partenariat avec les Archives départementales des Bouches-du-Rhône.

L’immigration des travailleurs et les politiques migratoires

La politique de l’immigration en France est produite par l’histoire. Quel est le cadre de son évolution ? C’est ce que Patrick Weil développera en montrant les étapes de sa construction entre 1930 et 1945 les enjeux politiques et leurs impacts.

L’immigration des travailleurs et les politiques migratoires
Conférence de Patrick Weil

Initialement prévue le jeudi 24 janvier à 18h30 REPORTÉE AU MERCREDI 29 MAI - 18h30
Archives départementales des Bouches-du-Rhône
20, rue Mirès - 13003 Marseille

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Patrick Weil est historien et politologue à l’Université Panthéon-Sorbonne, auteur notamment de Être français, les quatre piliers de la nationalité (L’Aube, 2011) et La République et sa diversité : Immigration, intégration, discrimination (Le Seuil, 2005).

Conférence dans le cadre du cycle Des travailleurs coloniaux aux travailleurs immigrés, une histoire en mouvement d’Approches Cultures et Territoires, en partenariat avec les Archives départementales des Bouches-du-Rhône.

Immigrés de force : les travailleurs indochinois en France


Dès 1914, le gouvernement français fait venir en France des milliers de travailleurs coloniaux, parmi eux près de 49 000 en provenance d’Indochine. Pendant la Deuxième Guerre mondiale, 20 000 Indochinois sont encore amenés en France, parfois contre leur gré, pour suppléer les travailleurs mobilisés. Ce sont eux, par exemple, qui apportent leur savoir à la riziculture camarguaise.



Immigrés de force : les travailleurs indochinois en France
Conférence de Pierre Daum, avec Clément Baloup 
13 décembre 2012 à 18h30
Archives départementales des Bouches-du-Rhône (20, rue Mirès - 13003 Marseille)

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Pierre Daum est journaliste, auteur de "Immigrés de force, les travailleurs indochinois en France 1939-1952" et "Ni valise ni cercueil, les Pieds-noirs restés en Algérie après l’indépendance"


Clément Baloup est dessinateur et auteur des BD « Chính Tri, Le Chemin de Tuan », « Mémoires de Viet Kieu, Quitter Saigon »


 


Conférence dans le cadre du cycle Des travailleurs coloniaux aux travailleurs immigrés, une histoire en mouvement d’Approches Cultures et Territoires, en partenariat avec les Archives départementales des Bouches-du-Rhône.

Histoire et représentations des immigrés en Provence

Les travaux des historiens et des sociologues ont depuis les années 1980 dévoilé l’histoire et la réalité de l’immigration notamment en Provence. Mais les représentations, les images et les stéréotypes persistent et constituent autant de signes de rejets. Yvan Gastaut nous propose une synthèse de cette histoire et une analyse des représentations souvent prédominantes notamment dans les images filmées.

Histoire et représentations des immigrés en Provence
Conférence d’Yvan Gastaut
Mardi 12 mars 2013 à 18h30

Archives départementales des Bouches-du-Rhône (20, rue Mirès - 13003 Marseille)

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Yvan Gastaut est maître de conférences à l’Université de Nice Sophia Antipolis.

Conférence dans le cadre du cycle Des travailleurs coloniaux aux travailleurs immigrés, une histoire en mouvement d’Approches Cultures et Territoires, en partenariat avec les Archives départementales des Bouches-du-Rhône.

Marseille, une histoire universelle ?

 

L’Histoire universelle de Marseille est mise en scène au théâtre par la compagnie marseillaise Manifeste Rien sous la forme d’un « emporte pièces », adaptation théâtrale d’œuvres de sciences humaines. 

La comédienne interprète les différents personnages d’une Histoire populaire et méconnue, recrée les lieux d’échanges et de batailles, mêle concepts et affects.

La représentation sera suivie d’une intervention d’Alèssi Dell’Umbria, écrivain et auteur de l’Histoire universelle de Marseille.

Marseille, une histoire universelle ?
Lundi 18 mars 2013 à 18h30

Archives départementales des Bouches-du-Rhône (20, rue Mirès - 13003 Marseille)

Manifestation dans le cadre du cycle Des travailleurs coloniaux aux travailleurs immigrés, une histoire en mouvement d’Approches Cultures et Territoires, en partenariat avec les Archives départementales des Bouches-du-Rhône.

Immigration, action publique et territoire urbain

Au delà des discours évoquant le cosmopolitisme, l’intégration, la cohabitation ou la fraternité, qu’en est-il de la fragmentation sociale et urbaine ? Comment elle se construit ? Valérie Sala Pala nous montre les mécanismes qui fabriquent les frontières sociales et ethniques.

Immigration, action publique et territoire urbain
Mardi 2 avril 2013 à 18h30

Archives départementales des Bouches-du-Rhône (20, rue Mirès - 13003 Marseille)

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Valérie Sala Pala est maître de conférence en sciences politiques à l’Université Jean-Monnet de Saint-Étienne.

Manifestation dans le cadre du cycle Des travailleurs coloniaux aux travailleurs immigrés, une histoire en mouvement d’Approches Cultures et Territoires, en partenariat avec les Archives départementales des Bouches-du-Rhône.

L’école, instrument de libération ou vecteur de ségrégation ? Le cas de l’enseignement professionnel

21 présents #

Rencontre-débat avec le sociologue Ugo Palheta
Mardi 26 mars 2013 à 18h30
Salle Phocéa de la Cité des Associations
93 la Canebière 13001 Marseille


Ugo PALHETA est sociologue, chercheur associé au Groupe de recherches et d’études sociologiques du Centre-Ouest (GRESCO/université de Poitiers) ainsi qu’à l’Observatoire sociologique du changement (CNRS/Sciences Po Paris), et maître de conférences à l’université Lille 3.

Il est l’auteur de " La domination scolaire. Sociologie de l’enseignement professionnel " (PUF collection Le lien social, 2012)

L’an II des Révolutions : France 1793, Monde arabe 2013

Il y a deux ans, le monde arabe a redonné une actualité au mot « Révolution ». Depuis, l’enchaînement des événements ne cesse de faire l’objet, depuis ce côté de la Méditerranée, de commentaires ou de comparaisons plus où moins inspirées. Une révolution peut-elle se résumer au renversement d’un dictateur ? Comment se « termine » une révolution ? Et d’ailleurs, faut-il souhaiter qu’elle se « termine » ? La réaction succède-t-elle nécessairement à la révolution ?
Que l’en soit ou non conscient, toutes ces questions posées aux révolutions arabes le sont en grande partie à travers nos lunettes de 1789. Appuyé sur les presque soixante ans de recherches historiques qu’il a consacrés à la Révolution française, Michel Vovelle ne viendra pas dire la vérité de ce que sont et seront les révolutions arabes. En revanche, qui, mieux que lui, pouvait interroger la pertinence des comparaisons, rappeler qu’une révolution s’inscrit dans la durée et sous des formes imprévisibles.

Jeudi 7 février 2013 à 18h30
Amphithéâtre du lycée Saint-Exupéry
529, chemin de la Madrague-ville 13015 Marseille

Michel VOVELLE est historien, professeur émérite de l’Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne.


Deuxième séance de l’année scolaire 2012/2013 du cycle LYCEE NORD, QUARTIERS NORD, HISTOIRE(S) ET AVENIR, cette rencontre est proposée par Approches Cultures & Territoires (ACT) en partenariat avec l’association des professeurs d’histoire-géographie (APHG) de l’académie Aix-Marseille et le lycée régional Saint-Exupéry.

Elle prend la suite de celle du 11 mai 2012 qui avait dû être annulée pour cas de force majeure.

Athènes et Jérusalem : raison et révélation dans les civilisations méditerranéennes

L’Université d’Aix-Marseille et Marseille-Provence 2013 proposent une série de rencontres organisées chaque deuxième mardi du mois, sur les sujets qui font l’actualité des relations culturelles entre les deux rives de la Méditerranée, à l’aube du XXIe siècle.


Athènes et Jérusalem : raison et révélation dans les civilisations méditerranéennes par Alain de Libera, historien et philosophesuivie d’une table ronde avec Blandine Chellini-Pont, historienne et Denis Gril, islamologueMardi 12 février à 18h30Université d’Aix-Marseille - Site Canebière
​110-114, la Canebière - 13001 Marseille

Entrée libre (durée 1h30)

Conversation sur la naissance des inégalités

La parution de l’ouvrage Conversation sur la naissance des inégalités aux éditions Agone est l’occasion d’ouvrir la discussion sur le caractère tout relatif de notre organisation sociale, souvent présentée comme conforme à une prétendue "nature humaine".

Or, ni classes sociales, ni les inégalités n’ont existé de tout temps. S’appuyant sur les très nombreux exemples de sociétés étudiées par les ethnologues et les voyageurs alors qu’elles étaient encore vivantes, le livre décrit le fonctionnement de ces sociétés égalitaires de jadis ainsi que la variété des chemins empruntés vers les inégalités... posant ainsi la question de leur possible disparition future."

Mardi 21 mai 2013 à 18h30
Salle Phocéa de la Cité des Associations
93, la Canebière 13001 Marseille


Christophe Darmangeat est économiste et enseignant à l’Université Paris 7 Denis Diderot. Il est l’auteur de " Conversation sur la naissance des inégalités " (Agone collection Passé Présent, 2013) et " Le communisme primitif n’est plus ce qu’il était " (Smolny, 2012)

Pierre Lemonnier est ethnologue, spécialiste de la Nouvelle-Guinée, directeur de recherches au CNRS et membre du Centre de Recherche et de Documentation sur l’Océanie (CREDO) à Marseille. Il est l’auteur de nombreux ouvrages, soulignant notamment les variations dans la manière dont les différents peuples utilisent les biens matériels pour structurer les rapports sociaux.

Identités et religions dans un monde sans frontières

Les Grandes Rencontres de l’université : Identités et religions dans un monde sans frontières
Conférence par Raphaël Liogier suivie d’une table ronde avec Pascal Boniface et Franck Fregosi
19 mars à 18h30

Université d’Aix-Marseille - Site Canebière
110-114 La Canebière - Marseille 1er


Au cœur de la construction des identités humaines, la religion nourrit ou atténue les distinctions entre les hommes des différents pays et origines. Ce besoin religieux de se distinguer a, depuis des siècles, joué des frontières : nous étions par exemple chrétiens européens au Xe siècle parce que nous n’étions pas musulmans de la péninsule arabique. Nous avons besoin de l’autre, et de ses différences évidentes, pour être nous-mêmes. Que se passe-t-il depuis que les frontières entre nous et l’autre sont de plus en plus floues, tout simplement parce l’autre vit déjà parmi nous ? Dans notre monde global où se côtoient à grande vitesse des humains de tous horizons culturels et religieux, de nouveaux imaginaires, qui s’amplifient ou se repoussent, circulent alors à l’échelle planétaire. Nous sommes bien loin d’un éventuel choc de civilisations !

Deux cycles de rencontres sont proposés au public chaque deuxième mardi du mois. Véritable « université populaire », elles ont vocation à transmettre les dernières avancées de la recherche et les outils critiques sur les sujets qui font l’actualité des relations culturelles entre les sociétés des deux rives de la Méditerranée. Chaque rencontre prend la forme d’une conférence suivie d’une table ronde avec deux intervenants.

Présentation sur le site de Marseille-Provence 2013.

Césaire-Tjibaou : portraits en mémoire ou la passion d’être un autre

Dans le cadre du cycle de conférence « Consciences noires », Agora et le comité Mam’Éga présentent une conférence-débat :

Césaire-Tjibaou : portraits en miroir ou la passion d’être un autre à partir du texte d’Aimé Césaire « Pour Tjibaou »

En présence d’Hamid Mokaddem, auteur de « Ce souffle venu des ancêtres… l’œuvre politique de Jean-Marie Tjibaou ».

Lundi 27 mai 2013 à 18h30
Centre social l’Agora
34, rue de la Busserine 13014 Marseille

Contact l’Agora : 04 91 02 37 31 / busserine@wanadoo.fr
Contact Comité Mam’Ega : 04 91 98 81 57 / mam.ega@free.fr

Kallisté. Passé, présent, avenir d’une cité

À l’heure de controverses sur les grands projets de rénovation urbaine, une journée de bilans et perspectives sur un grand ensemble marseillais : Kallisté, en plein coeur d’une telle opération. Après un retour sur l’histoire et l’architecture de la cité, les acteurs et habitants prennent la parole sur les questions d’actualité avant de laisser la place à des points de vue d’artistes et auteurs. A cette occasion, l’association Regards Croisés présentera son travail réalisé en 2008, mêlant portraits photographiques et recueil de témoignages. Ainsi, dans cette même journée, les récits de ce territoire stigmatisé vont se croiser : ceux des habitants sur leur logement et leur cadre de vie, ceux des opérateurs économiques et sociaux du quartier, ceux des artistes et historiens, ceux qui passent et ceux qui y vivent…


Vendredi 31 mai de 9h à 18h
Archives départementales des Bouches-du-Rhône
20, rue Mirès - Marseille 3e

Programme détaillé sur le site Culture 13.

La transmission de l’histoire en France à l’école au regard des questions mémorielles

Après plus de vingt ans de débats et de réflexions sur la place de l’histoire à l’école française, la recherche y voit plus clair sur les enjeux à la fois politiques, sociaux, tant d’un point de vue curriculaire que identitaire. Placée devant des injonctions mémorielles à dire les souffrance du passé, en même temps qu’elle doit continuer à dire une culture commune et nationale qui se cherche, l’histoire enseignée se réactualise et se redéfinit sans cesse à l’aune des débats publics qui parcourent la société française contemporaine. La question de l’« identité nationale », par exemple, est venue récemment éclairer et enrichir de manière singulière le champ mémoriel des interrogations posées à l’enseignement de l’histoire.
Ces questionnements nouveaux (depuis les années 1990 en France) s’organisent au sein d’une institution scolaire faite d’héritages administratif et pédagogique, mais ils sont aussi liés au curriculum et aux manières d’enseigner l’histoire à des élèves de 8 à 18 ans. Les questions soulevées par ce nouveau régime mémoriel doivent se lire insérées dans les interrogations qui agitent la question scolaire en France, dans ses débats qui touchent aux finalités (notamment civiques), ses moyens comme ses routines les plus quotidiennes.
Dès lors, que dire aux élèves sur l’histoire, comment dire cette histoire, comment faire passer les connaissances et les questions d’un passé renouvelé par la recherche, sont les questions centrales qui posent, en creux, voire explicitement, la question centrale de l’avenir. Un horizon d’avenir aux contours d’autant plus flous qu’il semble être pensé dans l’urgence martelée et scandée du « vivre-ensemble », expression qui fonctionne comme un antienne des prescriptions officielles, comme si l’on voulait à la fois panser le passé et prévenir l’avenir, tout en conjurant le présent de retrouver un sens, celui qu’auront à vivre et à interroger les générations à venir dans un monde global où la diversité est devenue une des notions centrales des débats. Comment faire de l’« un » avec du pluriel ? Comment dire le commun dans le monde contemporain ? Et comment redonner du sens dans la volonté affichée de poursuivre une culture de masse par un « socle commun de connaissances et de compétences » tout en s’adossant résolument aux contenus académiques les plus reconnus ?


Benoit Falaize (Université de Cergy-Pontoise) from CELAT on Vimeo.

Site du CELAT (Université Laval).

Minorités sexuelles et raciales : concurrence ou convergence ?

Dans les années 2000, en Europe comme aux États-Unis, on assiste à une instrumentalisation de la « démocratie sexuelle » à des fins xénophobes ou racistes : l’homophobie et le sexisme sont surtout imputés aux « autres » (musulmans, Noirs, jeunes de banlieue…).

En réaction, se fait entendre une dénonciation de l’impérialisme gay (ou féministe), soit de l’homonationalisme (et plus largement des nationalismes sexuels). Entre les minorités sexuelles et raciales, faut-il donc choisir son camp ? Entre l’homophobie (ou le sexisme) et le racisme (ou la xénophobie), doit-on privilégier un combat ?

Aujourd’hui, les logiques et rhétoriques raciales à l’oeuvre dans les débats sur le « mariage homosexuel », tant aux États-Unis (avec Barack Obama) qu’en France (grâce à Christiane Taubira), nous aident au contraire à déjouer pareille alternative pour penser, non la concurrence, mais la convergence des luttes minoritaires.

Éric Fassin est sociologue à l’Université Paris 8.


Minorités sexuelles et raciales : concurrence ou convergence ?
Mercredi 10 juillet à 15h
MuCEM - J4 (auditorium Germaine Tillon)

Entrée libre

Présentation sur le site du MuCEM.

L’école et l’égalité : la longue marche

 
Ce n’est pas une nouveauté, l’Ecole de la République a du mal à garantir la réussite de tous.
Pour autant la démocratisation scolaire est passée par là et les progrès ne sont pas à occulter. Mais les ressorts inégalitaires et discriminatoires sont puissants, à l’oeuvre, et ont déjà frappé des générations d’élèves et de familles.
ACT propose de mettre ces questions et mécanismes en débat tout au long de l’année 2013/2014.


LE CHANT DES POSSIBLES. VIVRE ET GRANDIR AU LYCEE NORD
Mercredi 2 octobre 2013 à 18h30, Maison de la Région

Projection du film documentaire d’Eric PINOY suivie d’une rencontre-débat avec les auteurs et des invités.

L’ECOLE ET LA PERIPHERIE
Lundi 14 octobre 2013 à 18h30, lycée Saint-Exupéry

Rencontre-débat avec Fabien TRUONG, sociologue (Université Paris 8), auteur de « Des capuches et des hommes. Trajectoires de ’jeunes de banlieue " ».

POUR UNE ECOLE DE L’EGALITE : POLITIQUES PUBLIQUES ET POUSSEES PAR LA BASE
Jeudi 21 novembre 2013 à 18h30, centre social L’Agora

Rencontre-débat avec Choukri BEN AYED, sociologue (GRESCO/Université de Poitiers), auteur de « L’école démocratique. Vers un renoncement politique ? ».

L’ECOLE A L’EPREUVE DES DISCRIMINATIONS
Lundi 9 décembre 2013 à 18h30, association Passerelle

Rencontre-débat avec Fabrice DHUME, sociologue (ISCRA), auteur de « Racisme, antisémitisme et "communautarisme" ? L’école à l’épreuve des faits ».

DEUX PREJUGES AU MIROIR : ADOLESCENTS ET QUESTIONS D’IMMIGRATION
Jeudi 30 janvier 2014 à 18h30, Maison de la Région

Rencontre-débat avec Alessandro BERGAMASCHI, sociologue (URMIS), auteur de « Jeunes français et italiens face à l’immigration. Les deux facettes d’un même préjugé ».

L’ECOLE ENTRE EDUCATION ET TERRITOIRES
Jeudi 13 février 2014 à 18h00, ESPE (ex IUFM)

Rencontre-débat avec l’association EDUCATION & DEVENIR à l’occasion de la parution des Cahiers n°20, avec la participation de Jean-Luc FAUGUET, sociologue.

VERS UNE POLITIQUE DE L’EGALITE
Mercredi 26 mars 2014 à 18h00, local SUD/Solidaires

Rencontre-débat avec Fabrice DHUME, sociologue (ISCRA), co-auteur du rapport « Vers une politique française de l’égalité »

L’ECOLE ET LES PARENTS : ENJEUX DE SAVOIRS ET DE RECONNAISSANCE
Lundi 14 avril 2014 à 18h30, centre social Frais-Vallon

Rencontre-débat avec Stéphanie CLERC, socio-didacticienne (Aix-Marseille Université) et coordinatrice du programme « Implication des Parents dans l’Education Plurilingue et Interculturelle »

LE CHANT DES POSSIBLES. PARENTS ENTRE RELEGATION, LUTTE ET DIGNITE
Vendredi 21 novembre 2014 à 18h30, lycée Saint-Exupéry

Projection du film documentaire d’Eric PINOY suivie d’une rencontre-débat avec les protagonistes

L’ECOLE, LES MINORITAIRES ET LES PRIORITES
Vendredi 28 novembre 2014 à 18h30, cité des associations

Rencontre-débat avec Nacira GUENIF, sociologue et anthropologue (EXPERICE / Universités Paris 8 et Paris 13)


RENCONTRES PROFESSIONNELLES
A côté des rencontres-débats, ACT propose ou accompagne des séances de formation à l’attention des professionnels de l’éducation. Renseignements et inscriptions auprès du centre de ressources :
Approches Cultures & Territoires
98, rue de l’Evêché 13002 Marseille
damien.boisset(@)approches.fr / soraya.arab(@)approches.fr
Tél : 04 91 63 59 88

L’école de la périphérie

A travers mon expérience de « prof de banlieue » au lycée - encore un autre stéréotype - je n’ai jamais rencontré le jeune de banlieue dont on me parle tant. Par contre, (...) j’ai vu des élèves lutter contre la force des déterminismes (culturel, social, économique et spatial) qui structurent leur condition commune, mais avec des armes individuelles et singulières, un passé scolaire et affectif inégal et des fortunes diverses.
J’ai vu des élèves s’enfoncer dans l’échec et d’autres suivre la voie de l’excellence. J’ai vu des jeunes qui étaient fiers d’être au lycée car celui-ci les distingue d’autres jeunes du quartier qui « galèrent » et qui « tiennent les murs », et pourtant regroupés sous le même label simplificateur. J’ai surtout vu des jeunes qui voulaient s’en sortir. Au sens figuré et au sens propre.

Lundi 14 octobre 2013 à 18h30, lycée Saint-Exupéry
529 chemin de la Madrague-ville 13015 Marseille


Fabien TRUONG est sociologue, enseignant à l’Université Paris 8 Saint-Denis et doctorant au centre Maurice Halbwachs/EHESS sous la direction de Stéphane Beaud.
Il est l’auteur " Des capuches et des hommes. Trajectoires de ’jeunes de banlieue " (Buchet-Chastel, 2013) et de différents articles disponibles en ligne.

ACT propose également aux professionnels une séance de travail avec Fabien Truong le mardi 15 octobre matin sur inscription. Elle portera "Entre stigmatisation et relégation urbaine, quelles représentations des jeunes des quartiers populaires ?".

Ces rencontres s’inscrivent dans le cycle d’ACT en 2013/2014, L’ECOLE ET L’EGALITE : LA LONGUE MARCHE.

Pour une école de l’égalité : politiques publiques et poussées par la base

Une école démocratique est une école qui réduit les inégalités d’instruction associées au milieu social et au genre en cohérence avec le principe d’égalité énoncé dans la déclaration des droits de l’homme et du citoyen annexée au préambule de la constitution française.
Une école démocratique est une école qui favorise l’émancipation des individus et l’autonomie de pensée.
Une école démocratique est une école humaniste, progressiste, adossée au principe de l’éducabilité de tous et qui ne réduit pas l’expérience scolaire à celle de la souffrance et de la disqualification.
Une école démocratique est une école non inféodée à l’impérialisme économique et utilitariste, qui ne considère pas les citoyens comme de simples consommateurs d’école.
Une école démocratique est une école qui remet l’apprentissage, la culture et la connaissance au centre de son projet en lieu et place de l’obsession permanente des classements et de la concurrence.
Une école démocratique est une école qui défend les idéaux collectifs davantage que la maximisation des intérêts privés.

Jeudi 21 novembre 2013 à 18h30, centre social L’Agora
34 rue de la Busserine 13014 Marseille

ACT propose également aux professionnels une séance de travail avec Choukri Ben Ayed le vendredi 22 novembre matin sur inscription.

 

Choukri BEN AYED est sociologue, enseignant à l’Université de Limoges et chercheur au GRESCO.
Il est notamment l’auteur de " L’école démocratique. Vers un renoncement politique ? " (Armand Colin, 2010) et " Le nouvel ordre éducatif local. Mixité, disparités, luttes locales " (PUF, 2009) ainsi que différents articles disponibles en ligne.

Cette rencontre-débat s’inscrit dans le cycle d’ACT en 2013/2014, L’ECOLE ET L’EGALITE : LA LONGUE MARCHE.

L’école à l’épreuve des discriminations

La logique antidiscriminatoire vient renouveler la réflexion sur le champ éducatif avec un prisme élargi : celui des rapports sociaux en général, et de la contribution de l’éducation à leur (re)production inégalitaire, voire raciste, sexiste, classiste…
Elle appelle pour ce faire à rouvrir dans les institutions et les équipes les questions des places et de leur justification, partout où il y a des inégalités effectives, et partout où il y a, de fait, des processus de sélection : dans les rapports hiérarchiques de l’institution, dans la hiérarchie des métiers au sein du secteur, dans le fonctionnement des collectifs de travail, dans la relation aux parents et aux enfants, dans les modalités d’entrée/sortie des institutions, etc.

Lundi 9 décembre 2013 à 18h30, association Passerelle
Le Bengale bât.B, 29, rue Farinière 13009 Marseille
(bus RTM n°44 arrêt Floralia Rimet)

Cette rencontre a lieu entre la Soude et la Cayolle, d’où est partie la Marche pour l’égalité et contre le racisme il y a 30 ans.

ACT propose également aux professionnels, en partenariat avec l’Observatoire des Quartiers Sud, un séminaire avec Fabrice Dhume le lundi 9 décembre après-midi.

 

Fabrice DHUME est sociologue et chercheur-coopérant à l’ISCRA, Institut Social et Coopératif de Recherche Appliquée.
Il est notamment l’auteur de " Racisme, antisémitisme et "communautarisme" ? L’école à l’épreuve des faits " (L’Harmattan, 2007) et " Orientation scolaire et discrimination. De l’(in)égalité de traitement selon "l’origine " (La Documentation française, 2011), ainsi que de nombreux articles disponibles en ligne.

Dans le cadre de la « Refondation de la politique d’intégration », iI vient de co-rédiger le rapport " Vers une politique française de l’égalité " (novembre 2013) .

Cette rencontre-débat s’inscrit dans le cycle d’ACT en 2013/2014, L’ECOLE ET L’EGALITE : LA LONGUE MARCHE.

Roms ? Gens du Voyage ? Questions et perspectives

La conférence s’appuiera notamment sur le livre Roms, Tsiganes, Voyageurs : l’éternité et après ? de Claire Auzias.

Sujet vaste : de qui parle-t’on ? la place des Roms dans notre société ? Histoire des Roms, peuple sans terre, parfois sédentarisé ? quel type de culture ? leur intégration dans la société française ? Le droit de tout enfant vivant en France à une scolarisation ? Respect des principes de Liberté, Égalité, Fraternité fondés en 1789 ?


Conférence le 5 octobre 2013 à 16h
CLAJ Clairvallon
26, avenue Scudéri, 06100 (quartier Cimiez)

Présentation et bibliographie sur le site Mille Babords.

Claire Auzias est docteure en histoire, chercheuse au laboratoire Socius de l’Université de Lisbonne, membre des comités de rédaction des revues Chimères (Paris) et Utopia (Lisbonne).

Rencontres à vifs

En interrogeant des questions comme l’appartenance au territoire et le vivre ensemble, une collaboration et un échange assez naturels se sont instaurés entre le GdRA et des chercheurs, universitaires et étudiants, issus du Laboratoire méditerranéen de sociologie et du département de sociologie de l’Université Aix-Marseille. De ces entretiens est née l’idée de « Rencontres à vis », ponts jetés entre l’Art, la Culture et la Recherche pour décloisonner les approches et suggérer un éclairage différent de la connaissance, notamment dans le domaine de la sociologie.


Les 22, 23 et 24 octobre
Théâtre du Merlan
Avenue Raimu - Marseille 14e

Présentation et programme sur le site du Merlan.

Pourquoi les lycéens décrochent-ils ?

Créés en 2008, les conférences et débats des « Mercredis de Créteil » sont destinés à tous les personnels de l’éducation nationale. Ces cycles de confé­rences transdisciplinaires constituent un laboratoire d’idées, un temps de réflexion et de discussion.

La massification de l’accès au lycée, entre démocratisation et ségrégation
Conférence de Jean-Yves Rochex

Le décrochage scolaire en lycée professionnel : réalités et enjeux pour une école démocratique
Conférence de Aziz Jellab

À propos d’une pédagogie de la motivation
Conférence de Fabien Fenouillet

Décrochage et climat scolaire : des espaces d’accrochages pour l’école
Conférence de Benjamin Moignard

Les processus de déscolarisation
Conférence de Dominique Glasman

Vidéos des conférences sur le site de l’académie de Créteil

Bibliographie et autres supports des intervenants


Deux préjugés au miroir. Adolescents et questions d’immigration

L’idée d’étudier les manières de réagir des adolescents vis-à-vis des questions posées par l’immigration internationale peut de premier abord paraître singulière. La sociologie et la psychologie sociale n’ont que rarement étudié les réflexions des plus jeunes envers les enjeux posés par la transformation multiculturelle des sociétés occidentales. Mais les manifestations de xénophobie et d’intolérance sont-elles le l’apanage des seuls adultes ?
Dans le cadre de son travail de recherche, l’auteur s’est attaché à étudier les opinions et les représentations de lycéens français et italiens envers l’immigration. La décision de se focaliser sur une population jeune a été motivée par le fait que l’adolescence représente un moment crucial pour l’étude des tournures que la relation « Nous-Eux » peut prendre.
S’agissant de jeunes qui revendiquent le droit d’être écoutés, ce questionnement vise à faire ressortir leur point de vue sur l’une des questions les plus marquantes de nos jours – la montée du multiculturalisme et de la multiethnicité – question qui bientôt les impliquera en tant qu’adultes.

Rencontre-débat avec Alessandro Bergamaschi, sociologue, Patricia Barsoum, médiatrice juridique du MRAP, et Sylvain Ladent, proviseur du lycée du Rempart.
Jeudi 30 janvier 2014 à 18h30
Maison de la Région, 61 la Canebière 13001 Marseille

 

Alessandro BERGAMASCHI est sociologue, chercheur à l’URMIS (Unité de recherche Migrations et Société) et enseignant à l’Université de Nice - Sophia Antipolis.
Il est l’auteur de « Jeunes français et italiens face à l’immigration. Les deux facettes d’un même préjugé » (L’Harmattan collection Logiques sociales, 2013) et « Les jeunes et le préjugé » (EUE, 2011)

Cette rencontre-débat s’inscrit dans le cycle d’ACT en 2013/2014, L’ECOLE ET L’EGALITE : LA LONGUE MARCHE.

Scènes de croisades

En ouvrant la page des croisades, dont le thème est encore utilisé pour attiser des haines entre les hommes, Shawky nous invite à prendre de la distance face aux évènements, à réfléchir sur leurs causes réelles. Pour lui, chaque camp a été l’objet de manipulations. Les marionnettes, « agies » par des volontés qui les dépassent, reprennent avec force cette idée, et ne reflètent pas l’idée du combat du bien contre le mal.
À l’appui de cette thèse, le metteur en scène a choisi de faire jouer différents rôles aux marionnettes, qui peuvent parfois des croisés, parfois des arabes. Où sont les bons ? Où sont les méchants ? Au delà de cet éveil des consciences, l’artiste vidéaste ouvre les portes à notre imaginaire, entre merveilleux et fantastique.
Ce travail a été inspiré par l’ouvrage de l’auteur franco-libanais Amin Maalouf, « Les croisades vues par les arabes ».

Chapelle des Pénitents Noirs
Impasse Du Colombier 13400 Aubagne
Entrée libre

Présentation et infos pratiques sur le site de la ville d’Aubagne

Article et vidéo sur le site de Marsactu

L’école entre éducation et territoires

« Ainsi, l’école ne peut plus faire autrement que d’être pleinement partie prenante des territoires afin que se bâtissent alliances et fédérations de volontés et d’énergies entre les éducations formelle, non-formelle et informelle au sein d’espaces éducatifs concertés et ce, dans le cadre de projets de territoire…
Cela implique d’admettre pleinement que, aux côtés des savoirs académiques, existent des savoirs culturels, des savoirs vécus, des savoirs d’action, d’expérience ou d’engagement et que, pour une bonne partie des jeunes, l’accès aux savoirs scolaires passe par la reconnaissance de leurs savoirs « externes » à l’école car cette reconnaissance peut donner sens aux savoirs scolaires… De la même manière, cela implique d’accepter pleinement le fait que tous les temps éducatifs contribuent à l’acquisition par tous d’un socle commun de connaissances, de compétences et de culture… »

Rencontre-débat avec la participation de :
Marie-Claude Cortial et Sylvain Ladent (Éducation & Devenir)
Jean-Luc Fauguet (ESPE)
Soraya Guendouz-Arab et Damien Boisset (ACT)
Jeudi 13 février 2014 à 18h00
École supérieure du Professorat et de l’Éducation (ex IUFM)
63, la Canebière - Marseille 1er


La séance est organisée à l’occasion de la parution du numéro 21 des Cahiers d’Éducation et Devenir (février 2014). Elle se fait en lien avec le Master « Politiques éducatives et territorialités » porté par l’ESPE.

Cette rencontre-débat s’inscrit dans le cycle d’ACT en 2013/2014, L’ÉCOLE ET L’ÉGALITE : LA LONGUE MARCHE.

Roms et Gens du voyage dans les médias

A l’occasion de l’assemblée générale de Rencontres tsiganes, l’association organise une conférence-débat sur le thème : « Roms et Gens du voyage dans les médias ».

Samedi 18 janvier à 16h
Centre Mistral
11, impasse Camille Flammarion - Marseille 1er

En présence des journalistes de la presse locale :
Hervé Vaudoit, La Provence
Jean-Marie Leforestier, Marsactu

Civilisation et barbarie

Accompagné par Tzvetan Todorov, le MuCEM invite plusieurs intellectuels de dimension internationale pour un cycle de grandes conférences mensuelles : Patrick Chamoiseau, Elias Khoury, Carlo Ginzburg, Anne Cheng, Achille Mbembe et Sanjay Subrahmanyam.

Romanciers, anthropologues ou historiens, ils partagent avec nous l’indispensable « regard de l’autre » sur la dualité « civilisation/barbarie ». Dans cette histoire où, sous prétexte de civilisation, le monde occidental a trop souvent imposé son modèle voire son empire, ces auteurs nous invitent à un regard décentré…

Ainsi, à partir de la Méditerranée, le MuCEM s’ouvre à une « pensée du monde ».

Civilisation et barbarie
Amphithéâtre Germaine Tillon
Musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée
J4 - Marseille 2e

Entrée libre

Jeudi 30 janvier à 19h : Patrick Chamoiseau

Jeudi 27 février à 19h : Elias Khoury CETTE RENCONTRE EST ANNULÉE

Vers une politique de l’égalité

Après la projection d’Un racisme à peine voilé, cette rencontre est la deuxième étape d’un cycle de réflexion et de travail initié par SUD Éducation avec le soutien d’ACT sur la question des discriminations et de l’égalité à et par l’école.
Fabrice Dhume animera ensuite un stage de formation syndicale ouvert à tou·te·s les syndiqué·e·s et non syndiqué·e·s le jeudi 27 mars toute la journée puis une deuxième séance en mai prochain.

Mercredi 26 mars 2014 à 18h
Union locale Solidaires
29, boulevard Longchamp - Marseille 1er

Fabrice Dhume est sociologue et chercheur-coopérant à l’Institut social et coopératif de Recherche appliquée (ISCRA).
Il a co-dirigé le rapport Vers une politique française de l’égalité (novembre 2013) fruit du groupe de travail « Mobilités sociales » dans les domaines de l’éducation, de la formation, de l’insertion professionnelle, du travail et de l’emploi. Inscrit dans le cadre de la « Refondation de la politique d’intégration ».


SUD Éducation - Bouches-du-Rhône
29, boulevard Longchamp - 13001 Marseille
sudeduc13@sudeducation.org
Tél : 04 91 91 99 78

La République et les langues

La langue française est aujourd’hui le principal mode de communication en France. Toutefois, notre pays et, singulièrement, la région PACA par sa géographie et son histoire ont été et sont toujours un formidable lieu d’échanges et d’interaction entre de nombreuses autres langues. Du celto-ligure en passant par le gallo-romain, le latin, l’arabe, l’italien, le berbère, l’espagnol,... et bien sur l’occitan/provençal, c’est par dizaines de langues que se sont exprimés et s’expriment les gens.

Pourtant, comme le démontrent les récents débats autour de la Charte européenne des langues régionales et minoritaires, le rapport qu’entretiennent les institutions de la République avec cette diversité n’est pas toujours aisé.

Cette table ronde autour de la République et les langues associera :

Elle sera ponctuée d’extraits sonores enregistrés par Katia Kovacic et Bat Sheva Papillon, de l’association L’Orage.

La République et les langues
Lundi 17 mars à 18h30
Auditorium de la Maison de la Région
61, la Canebière - Marseille 1er


Cette rencontre a lieu dans le cadre du projet d’exposition multimédia « L’aventure des langues en Provence » mené par ACT avec le soutien de la région PACA, de la DGLFLF et de la DRAC PACA.

L’électorat du FN en PACA

Joël Gombin, formé à l’IEP d’Aix-en-Provence, est actuellement doctorant au Centre universitaire de Recherches administratives et politiques à l’Université de Picardie.

Il est spécialiste du vote Front national est termine actuellement une thèse sur le vote FN en PACA.

L’électorat du FN en PACA

Conférences de Joël Gombin :
Lundi 17 février à 18h
Centre social Saint-Gabriel (12, rue Richard - Marseille 14e)
Mardi 18 février à 19h
Maison de la Région (61, la Canebière, Marseille 1er)

Présentation sur le site de l’Université populaire et républicaine.

Joël Gombin : site internet, Twitter

À l’adolescence, comment faire pour que la diversité soit une force pour tous ?

Dans le cadre du développement d’un réseau de professionnels autour des problématiques adolescentes, l’Espace Santé Jeunes, en collaboration avec l’Atelier Santé Ville du Grand Sud Huveaune et le collège la Capelette, vous invite à une grande conférence-débat avec Marie-Rose Moro, psychiatre d’enfants et d’adolescents, psychanalyste, docteur en médecine et en sciences humaines.

Vendredi 14 Mars 2014 à 14h30
Amphithéâtre Lucie Aubrac

76, rue des Forges - Marseille 10e

Cette conférence est gratuite mais soumise à inscription

Présentation sur le site de l’Espace Santé Jeunes


L’école et les parents : enjeux de savoirs et de reconnaissance

Il est beaucoup question, dans les discours, de la participation et de la mémoire des habitants des quartiers populaires.
Sans attendre que ces priorités annoncées deviennent effectives, de nombreux acteurs, dans et hors les établissements scolaires, tentent déjà de faire place aux savoirs, langues et cultures en présence dans ces territoires certes relégués, mais pas pauvres de tout.
Ce n’est pas forcément aisé, cela heurte des habitudes et des préjugés, mais c’est possible, pertinent, salutaire même ! A partir d’exemples concrets et avec l’apport d’une didacticienne, nous aurons l’occasion d’’échanger à ce sujet.

Lundi 14 avril 2014 à 18h30
Centre social Frais-Vallon
Bât. N, 53 avenue de Frais-Vallon 13013 Marseille


Stéphanie CLERC est sociodidacticienne des langues-cultures, enseignante-chercheure au laboratoire Parole & Langage et maitre de conférences HDR à Aix-Marseille Université.
Elle est par ailleurs secrétaire générale de l’association internationale EDiLiC (Education et Diversité Linguistique et Culturelle) et et elle coordonne le projet européen IPEPI (Implication des Parents dans l’Education Plurilingue et Interculturelle).

Cette rencontre-débat s’inscrit dans le cycle d’ACT en 2013/2014, L’ECOLE ET L’EGALITE : LA LONGUE MARCHE.

Naître femme et noire : un défi à relever ?

Maryse Condé, la célèbre romancière guadeloupéenne révélée au grand public par Ségou, vient à la Criée pour une rencontre exceptionnelle avec le public autour de sa carrière d’écrivaine et de femme engagée. Un moment lié à la création du spectacle Traversée aux disparus, mis en scène par Éva Doumbia à partir de l’autobiographie de Maryse Condé intitulée La vie sans fard ainsi que des textes de Yannick Lahens et Fabienne Kanor et présenté du 5 au 7 mai à La Criée.

Née à Pointe-à-Pitre en Guadeloupe, Maryse Condé est l’auteure d’une œuvre considérable et maintes fois primée : Ségou, La vie scélérate, Traversée de la mangrove, Moi, Tituba, sorcière noire de Salem, Les Belles Ténébreuses, En attendant la montée des eaux...

Après avoir longtemps enseigné à l’université de Columbia, elle se partage aujourd’hui entre Paris et Gordes. Son autobiographie La Vie sans fard est un récit bouleversant : Maryse Condé nous conte sa jeunesse, celle d’une femme passionnée, aimante, mère très jeune, une jeunesse marquée par l’Afrique : la Côte-d’Ivoire, la Guinée, le Ghana, où Maryse Condé s’installe juste après les Indépendances. La naissance d’une femme et d’un écrivain.

Françoise Vergès est écrivaine, Consulting Professor à Goldsmiths College, Londres et chercheuse associée au Collège d’études mondiales, Paris. Elle a publié articles et ouvrages en français et en anglais sur les mémoires vivantes de l’esclavage, sur le colonialisme et le postcolonialisme, les théories de l’émancipation, Frantz Fanon, Aimé Césaire et la muséographie postcoloniale. Elle travaille régulièrement avec des artistes et est l’auteure du film Maryse Condé. Une voix singulière (2011) et Aimé Césaire face aux révoltes du monde (2013).


Naître femme et noire : un défi à relever ?
Rencontre-débat avec Maryse Condé, Eva Doumbia et Françoise Vergè
La Criée - 30, quai de Rive-Neuve - Marseille 7e
2 avril à 20h, Marseille

Réservation conseillée auprès de la billetterie. Accueil à partir de 19h30.

Voir la présentation sur le site de La Criée.

Idées reçues sur les générations issues de l’immigration

Si l’immigration constitue un thème de débat et une préoccupation des pouvoirs publics, les enfants issus de cette immigration sont encore trop méconnus malgré de récents travaux scientifiques. La réalité et la diversité de leurs situations sont déformées par les clichés : échec scolaire, délinquance, déracinement, marginalisation sociale, absence d’engagement politique... Qui sont vraiment ces « deuxième », aujourd’hui troisième voire quatrième, générations ?
Au travers d’une approche historique et sociologique, Peggy Derder recadre bon nombre d’idées reçues et montre ces descendants de l’immigration tels qu’ils sont et tels qu’ils évoluent dans cette France qu’ont choisie leurs parents et qu’ils ont profondément modifiée au cours de ces dernières années.

Vendredi 25 avril 2014 à 16h30
BMVR Alcazar
58 cours Belsunce 13001 Marseille

Peggy DERDER est historienne et responsable des actions éducatives au musée de l’histoire de l’immigration (MHI).

Interview sur Marsactu


Sommaire et entretiens sur le site de l’éditeur

Idées reçues sur les générations issues de l’immigration
Peggy Derder
Éditions Le cavalier bleu
Février 2014
176 pages, 18 €

Site internet des éditions du Musée de l’histoire de l’immigration.

Les enjeux de la coopération entre enseignants et non enseignants pour la réduction des inégalités entre établissements d’enseignement

Agnès van Zanten est directrice de recherche au CNRS et travaille à l’Observatoire sociologique du changement depuis 1999. Elle s’intéresse à la sociologie de l’éducation et plus particulièrement aux politiques et aux dynamiques éducatives locales. Elle enseigne dans le master « politiques et sociétés comparées » de Sciences Po.

Vidéo sur le site de l’académie de Créteil


Agnès van Zanten est l’auteur des ouvrages suivants :

  • L’école de la périphérie. Scolarité et ségrégation en banlieue, collection Quadrige, PUF, 2012
  • Choisir son école. Stratégies familiales et médiations locales, collection Le lien social, PUF, 2009
  • Les politiques d’éducation, collection Que sais-je ?, PUF, 2011
  • Les 100 mots de l’éducation, sous la direction de Patrick Rayou et Agnès van Zanten, collection Que sais-je ?, PUF, 2011
  • La carte scolaire, avec Jean-Pierre Obin, collection Que sais-je ?, PUF, 2010
  • Sociologie de l’école, avec Marie Duru-Bellat, collection U Sociologie, Armand Colin, 4e édition numérique, 2012
  • Enquête sur les nouveaux enseignants. Changeront-ils l’école ?, avec Patrick Rayou, éditions Bayard, 2004

Tous capables ! Du pari éthique à la loi d’orientation

Sujet de controverses lors du débat parlementaire, audace défendue au Sénat avant d’être ratifiée par l’Assemblée nationale, l’idée que « tous les enfants partagent la capacité d’apprendre et de progresser » est désormais inscrite dans la loi de juillet 2013 en tant que principe de l’éducation.
« Tous capables ! » La formule portée avec audace par le GFEN (mouvement pédagogique héritier de Paul Langevin et d’Henri Wallon), fut d’abord un parti-pris éthique (relevant d’une philosophie de l’éducation) et simultanément un défi pédagogique (pour en attester) avant de trouver un étayage scientifique, puis de devenir un principe institutionnalisé.
(...)
C’est alors missionner l’école pour faire avec les différences sans les penser comme des inégalités, pour enrayer les mécanismes de la reproduction ségrégative, pour faire oeuvre de justice dans l’accès au savoir, à la culture. Ce qui suppose d’avoir une autre vision de l’humain, moins héritier de capacités natives qu’en perpétuel développement, potentiel en jachère qu’il convient de cultiver.
Tous les enfants partagent la capacité d’apprendre et de progresser », tel est désormais le principe d’éducation qui fait loi... et qui met les pratiques au défi de l’incarner !

Texte intégral sur le site du Groupe Français d’Education Nouvelle

Travailler avec un public allophone

 

Les enfants de l’immigration : une chance pour l’école
Marie Rose Moro - Mercredi 2 octobre 2013

Diversité linguistique et culturelle et apprentissage de la lecture-écriture
Jean-Louis Chiss - Mercredi 9 octobre 2013

Élèves allophones et maîtrise de la langue de scolarisation : quelle approche de la variation ?
Marie-Madeleine Bertucci - Mercredi 16 octobre 2013

Mutisme des enfants allophones à l’école maternelle
Jérémi Sauvage - Mercredi 13 novembre 2013

Démarche interculturelle et contextes de classes plurilingues
Nathalie Auger - Mercredi 20 novembre 2013

La littérature de jeunesse multilingue : vers une nouvelle pédagogie de la littéracie
Christine Hélot - Mercredi 27 novembre 2013

Vidéos en ligne sur le site de l’académie de Créteil

Bibliographie des intervenants ici


Civilisation et barbarie

Né au Cameroun en 1957, Achille Mbembe est professeur d’histoire et de science politique à l’université du Witwatersrand à Johannesburg en Afrique du Sud et à l’Université de Harvard aux États-Unis.

Historien atypique de l’Afrique, imprégné de la culture et de la langue française, il entretient avec les deux rives de la Méditerranée (et de l’Atlantique) un rapport à la fois étroit et critique.

Grand lecteur de Michel Foucault, d’Hannah Arendt, de Frantz Fanon, d’Aimé Césaire, il est reconnu comme l’un des plus importants théoriciens de la « post-colonie ». Il élabore une pensée du monde globalisé, laboratoire d’une future humanité partagée.

Jeudi 5 juin 2014 à 19h
MuCEM - Esplanade du J4 - Marseille 2e

Présentation sur le site du MuCEM.

La constante macabre à l’école

À l’occasion de son Assemblée générale, l’association PACQUAM (Promotion Association Collège Quartier à Marseille) organise une conférence avec André Antibi, chercheur en sciences de l’éducation et président du Mouvement contre la constante macabre (MCLM).

Selon lui, en raison de conceptions ancrées sur le classement des individus, les pratiques d’évaluation apparaissent souvent comme un couperet destiné à sélectionner. Elles sont assujetties généralement à la règle des trois tiers : un tiers de « mauvais », un tiers de « moyens » et un tiers de « bons », y compris quand les objectifs ont été globalement atteints par la grande majorité des élèves. Ce phénomène, relaté sous le nom de « constante macabre » se manifeste à des degrés divers aux différents étages du système éducatif, à quelques exceptions près.(...) Une telle situation n’est pas fatale. Inverser la tendance est possible, rapidement, au bénéfice de toutes les parties prenantes. Cela suppose une prise de conscience de ce dysfonctionnement, et la volonté clairement affichée de l’éradiquer.

Mardi 24 juin 2014 de 14h à 17h
Auditorium de l’Alcazar BMVR
Cours Belsunce 13001 Marseille

Contribution de PACQUAM aux assises de l’éducation prioritaire en octobre 2013

Association PACQUAM
16 rue Frédéric Chevillon 13001 Marseille
Tél : 04 91 05 87 40

Histoire des Tziganes et des Voyageurs

Près de 10 000 enfants sont scolarisés au CNED (Centre national d’enseignement à distance). Ces élèves doivent pouvoir bénéficier d’un accompagnement dans des établissements scolaires lors de leurs déplacements.

Élisabeth Clanet dit Lamanit est chargée de mission pour la formation des gens du voyage et publics itinérants au CNED et travaille depuis plusieurs années à la mise en place de ce dispositif.

À ce titre elle est amenée régulièrement à rencontrer des équipes éducatives ainsi que les parents de ces élèves. Beaucoup d’entre eux désirent mieux connaître leur histoire et c’est à l’invitation et devant un public de Voyageurs que cette vidéo a été tournée.

Film réalisé par Gandillac Çiva en ligne sur YouTube

La guerre au travail, 1914-1920. Étrangers et coloniaux à l’usine et dans les champs

À l’occasion de la Première Guerre mondiale, en raison d’une grave pénurie de main-d’œuvre, la France – cas à peu près unique en Europe – fit appel à un très grand nombre de travailleurs étrangers européens surtout, mais aussi coloniaux et chinois.

Si les soldats coloniaux ont suscité une littérature scientifique assez abondante, tel n’est pas le cas des ouvriers étrangers, coloniaux et chinois. Or l’histoire de cet épisode migratoire, qui se situe à la croisée de l’histoire de l’immigration, de la colonisation, de la guerre et de l’État, présente des enjeux essentiels.

La guerre pose, pour la France, la question migratoire en des termes nouveaux. L’État, dont le rôle s’était limité à la surveillance des immigrés, devient en quelques mois un acteur majeur du processus migratoire. C’est lui qui, directement, recrute et transporte les ouvriers coloniaux et chinois, les répartit sur le territoire français, les surveille étroitement, leur affecte des emplois et impose des contrats aux employeurs privés et publics.

L’arrivée de ces milliers de travailleurs coloniaux et d’étrangers se traduit par des formes de transfert des catégories et de la domination coloniales sur le territoire métropolitain. Les autorités françaises mettent en place des structures administratives nouvelles qui institutionnalisent l’existence de deux types de main-d’œuvre pensés désormais comme radicalement distincts : d’un côté la main-d’œuvre européenne ou « blanche » (la whiteness devient ainsi une catégorie administrative), de l’autre les coloniaux (« indigènes ») et les Chinois souvent désignés par leur « couleur ». Avant même la fin de la guerre, les premiers sont définis comme « désirables », tandis que les seconds, racialisés, sont construits officiellement comme inassimilables et par conséquent « indésirables ». La guerre marque ainsi la naissance des indésirables, motif majeur de la xénophobie et du racisme de l’entre-deux-guerres.

Conférence à écouter sur le site du Musée d’histoire de l’immigration.

Laurent Dornel est maître de conférence en histoire contemporaine à l’Université de Pau et des Pays de l’Adour.

Libération de Marseille et de la Provence : les oubliés de l’histoire

29 août 1944. Au lendemain de la libération de Marseille, après de durs combats, les troupes coloniales françaises défilent sur la Canebière et le quai des Belges devant une foule enthousiaste…

Héros d’un jour, tirailleurs algériens et goumiers marocains demeurent pourtant les grands oubliés de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale. Ce « temps des archives » sera aussi celui d’une mise au point : quel fut le rôle des troupes coloniales dans la libération de Marseille et de la Provence ?

Avec Jean-Marie Guillon (historien spécialiste de l’histoire de France des années 40 et de la Résistance) et Éric Deroo (historien spécialiste des troupes coloniales).

Libération de Marseille et de la Provence : les oubliés de l’histoire
Lundi 29 septembre 2014 à 19h
Auditorium Germaine Tillion
Musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée
J4 - Marseille 2e

Présentation sur le site du MuCEM.

L’avenir des jeunes autour de la Méditerranée : face aux ruptures, construire les solidarités

Les bouleversements qui affectent l’ensemble de nos sociétés posent de manière forte la question de l’avenir et de son principal vecteur, la jeunesse. L’observation des évolutions concernant la jeunesse autour de la Méditerranée montre des évolutions sur le long terme dans tous les domaines, et contrairement aux représentations et idées reçues : un niveau d’éducation sans cesse en amélioration, une grande capacité à l’adaptation et à la créativité et des nouvelles formes d’engagement. C’est ce que nous vous proposons de voir ensemble dans le cadre de cette table ronde.

L’avenir des jeunes autour de la Méditerranée : face aux ruptures, construire les solidarités
Conférences-débats organisées et animées par Approches Cultures et Territoires en collaboration avec la Direction Enfance et famille du Conseil général des Bouches-du-Rhône

Mercredi 29 octobre 2014 de 18h à 20h
Hôtel du Département (salle des séances publiques)
52, avenue de Saint-Just - Marseille 4e

Entrée libre.

Déroulé de la table-ronde :

  • La jeunesse dans les pays du sud de la Méditerranée : l’avenir en construction (avec Youssef Courbage, INED)
  • Les mobilisations populaires de la jeunesse (avec Albert Ogien, CEMS)
  • L’action publique au niveau d’une région « carrefour » (avec Robert Fouchet, IMGT et Michèle Mansuy, OCEMO)

Télécharger le programme.


L’école, les minoritaires et les priorités

Depuis deux ans sont lancées de grandes refondations et réformes : l’éducation, la politique de la ville, l’éducation prioritaire, l’intégration, ... avec pour chacune son lot de priorités nationales.
Au-delà des effets médiatiques et des enjeux de mise en oeuvre, quelle ligne politique peut-on (ou pas) voir derrière ses annonces, face au « défi d’une recomposition de notre monde commun qui n’a plus trop l’air d’une société et dont la physionomie reste à redessiner. »

Vendredi 28 novembre 2014 à 18h30
Salle Phocea de la Cité des Associations
93, la Canebière - Marseille 1er

La rencontre sera suivie, le samedi matin, d’une rencontre avec le Collectif des Quartiers Populaires de Marseille (CQPM).


Nacira GUENIF est sociologue et anthropologue, chercheur à EXPERICE/Universités Paris 13 et Paris 8. Ses travaux de recherche portent sur les questions croisées de genre et d’ethnicité, le rapport entre immigration et intégration. Elle est notamment l’auteur de La république mise à nu par son immigration (La Fabrique 2006) avec Laurent Muchielli, Christine Delphy et Joëlle Marelli.

Cette rencontre-débat clôt le cycle d’ACT sur les questions éducatives en 2013 et 2014, L’école et l’égalité : la longue marche.

La laïcité au cœur de la République

La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion. Quelle traduction de ces principes dans la vie quotidienne, dans nos administrations, nos entreprises ? Quelle éducation formelle et non-formelle, quelle appropriation par les citoyens, pour favoriser le « vivre ensemble » ?

Avec :

  • Jean-Louis Bianco, président de l’Observatoire national de la laïcité
  • Pierre Tournemire, vice-président national de la Ligue de l’enseignement

Et en présence de Patricia Granet-Brunello, maire de Digne-les-Bains.

La laïcité au cœur de la République
16 octobre 2014 à 18h
Salle de l’abbé Féraud - Digne-les-Bains

Organisé par la Ligue de l’enseignement des Alpes-de-Haute-Provence avec le soutien de la ville de Digne-les-Bains.

Des mots importants

Les mots sont importants : vivre dans l’omission de cette évidence laisse la voie libre aux plus lourds stéréotypes, amalgames, sophismes et présupposés clôturant la pensée et la création mieux que ne le ferait la plus efficace des censures. 

Sur son site lmsi.net, le collectif Les mots sont importants ne prétend pas qu’il existe une seule bonne façon de parler, mais considère qu’il en existe indéniablement de mauvaises qui entretiennent des préjugés et des politiques racistes, légitiment l’oppression dite « sécuritaire », euphémisent de nombreuses violences, occultent le sexisme ou l’homophobie ou font triompher le mépris de classe et la « guerre des civilisations »...

Avec Pierre Tévanian, philosophe, enseignant, auteur de Le racisme républicain. Réflexions sur le modèle français de discrimination (Esprit frappeur, 2002) et Dévoilements. Du hijab à la burqa, les dessous d’une obsession française (Libertalia, 2012), ACT et le Théâtre de la Mer proposent de débattre de ces mots importants.

[mp3]

Mardi 21 octobre 2014 à 18h30
L’R de la Mer
53, rue de la Joliette - Marseille 2e


Cette rencontre est la première de Paroles & actes, un nouvel espace mensuel de débats ouvert par Approches Cultures & Territoires et le Théâtre de la Mer.

Paroles et Actes

Le Théâtre de la Mer et Approches Cultures & Territoires lancent un rendez-vous mensuel sur le principe d’un échange entre des spécialistes et des acteurs qui aborderont des questions « sensibles » en confrontant actions et pensées, réflexions et engagements.

Dans un espace voué au théâtre et à la poésie, ces rencontres avec conférences, débats, projections autour de questions brûlantes permettent de donner à l’art et à la culture, au savoir et à la pensée, à l’action et à l’engagement tout leur sens et toute leur humanité.

Les rencontres sont suivies d’un apéritif.

Entrée libre.

Théâtre de la Mer
53, rue de la Joliette - Marseille 2e

Mardi 21 octobre 2014 à 18h30
Des mots importants
avec Pierre Tévanian.

Mardi 25 novembre 2014 à 18h30
Les mobilisations dans les quartiers populaires, entre hier et aujourd’hui avec Rachida Brahim, Karima Berriche et Hanifa Taguelmint.

Mardi 16 décembre 2014 à 18h30
Paroles déplacées : littérature et immigration
avec Anna Proto Pisani.

Mardi 27 janvier 2015 à 18h30
Les migrations et le mouvement ouvrier en Provence avec l’association PROMEMO.

Vendredi 27 février 2015 à 18h30
La Marseillaise, le modèle national à la lumière des parcours individuels avec Marie Beschon, anthropologue, et le Collectif Manifeste Rien.

Mardi 31 mars 2015 à 18h30
Paroles d’égalité, projection-débat autour du film documentaire de Soraya Guendouz Arab et Éric Pinoy.

Mardi 28 avril 2015 à 18h30
Les réfugiés de la Méditerranée : quelle actions, quelles solidarités ? avec Sara Casella Colombeau, chercheure post-doctorante au LAMES et membre du réseau Migreurop

Mardi 30 juin 2015 à 18h30
Nos mémoires en chansons, avec les associations Phocéephone et La Machine Pneumatique

Mardi 27 octobre 2015 à 18h30
Pour une presse indépendante à Marseille : quels modèles ? avec Benoît Gilles et Julien Vinzent, rédacteur en chef et journaliste à Marsactu.fr

Mardi 25 octobre 2016 à 18h30
Réfugiés d’hier, réfugiés d’aujourd’hui : Pour agir aujourd’hui avec SOS Méditerranée, la Cimade, Collectif Soutien Migrants 13

Mardi 29 novembre 2016 à 18h30
Réfugiés d’hier, réfugiés d’aujourd’hui : Écouter le monde avec Transbordeur, Migrants of Marseille, Bruno le Dantec...

Mardi 13 décembre 2016 à 18h30
Réfugiés d’hier, réfugiés d’aujourd’hui : Du refuge et de l’exil à la culture avec le Théâtre de l’Oeuvre et d’autres noms à venir

Informations : 04 91 63 59 88 ou act@approches.fr

Paroles déplacées : littérature et immigration

Pour ce rendez-vous du mois de décembre, dans le cadre de notre cycle de conférences Paroles & Actes, en collaboration avec le Théâtre de la Mer, nous vous proposons un voyage dans l’univers des littératures dites "migrantes".

Qu’est ce que la littérature immigrée ? Quels enjeux sociaux et culturels ? Comment la production culturelle liée à l’immigration met à nu, en une sorte de travestissement, des questions fondamentales pour la société et la littérature ?

En alliant réflexion, interventions théâtrales et débat, nous tenterons ensemble de répondre à ces questionnements. 

Avec Anna Proto Pisani, enseignante en langue et civilisation italiennes, co-auteur de Paroles d’écrivains, écritures de la migration.

[mp3]

 


Mardi 16 décembre 2014 à 18h30
L’R de la Mer
53, rue de la Joliette - Marseille 2e

Entrée libre

Rencontre suivie d’un apéritif

La scolarisation discriminatoire d’enfants en France

Cette année 2014 commémore le 25e anniversaire de la Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE). Qu’en est-il de son application en France ?

Le Droit à la scolarisation est un droit fondamental, accordé par les textes français à tous les enfants de 6 à 16 ans vivant sur son territoire qu’ils soient français ou étrangers.

Conformément à la CIDE, de nombreuses circulaires viennent régulièrement réaffirmer le principe du droit à la scolarisation des enfants étrangers dans les premiers et seconds degrés. Or, certains élus ou municipalités refusent de scolariser des enfants d’origine étrangère et notamment les Roms, en subordonnant leur inscription à des conditions qui ne figurent pas dans les textes.

Beaucoup de préjugés sont à l’origine des discriminations à l’égard des plus pauvres et des Roms qui, venant en famille de différents pays de l’Europe de l’Est, donc citoyens européens, sont chassés de toute part. Alors que sédentarisés depuis bien longtemps dans leur pays, ils deviennent nomades. Les raisons de leur migration sont souvent économiques et aussi dues aux discriminations dont ils sont victimes. La France compte environ 15 à 20000 personnes et les Bouches-du-Rhône 1200 environ dont 600 enfants en âge d’être scolarisés.

D’autres collectivités locales ont mis en œuvre, avec le soutien d’associations, des lieux d’accueil et ont scolarisé les enfants, respectant le droit et répondant ainsi aux vœux de la plupart d’entre eux. Ainsi des enfants scolarisés et dans un lieu stable et décent, ont-ils plus de chance de vivre avec leur famille une meilleure insertion sociale et économique, d’être en meilleure sécurité, qu’en vivant dans la peur d’être chassés en permanence avec leur famille et d’être marginalisés.

En conclusion : comment faire respecter l’État de droit, quand les représentants de cet État ne respectent pas eux-mêmes les droits des populations vivant en son sein ?

Une table ronde en présence des associations Rencontres Tsiganes, Réseau Education sans frontière, L’école au présent, Amnesty international ».

Mercredi 10 décembre à 19h
29, boulevard Longchamp - Marseille 1er

Une exposition photos accompagnera ce débat.

Retrouvez toutes les informations sur le site d’Amnesty International Marseille.

Plongée aux origines profondes du quartier de Saint-Antoine

Plongée aux origines profondes du quartier de Saint-Antoine (15e arrondissement), d’Antoine le Grand — Antonios Megalos — premier ermite et moine en Égypte au domaine rural des Antonins, un ordre hospitalier, à Marseille.

Avec la participation du collectif Le Mille-pattes de Saint-Antoine, groupe informel d’habitants vivant dans les 15e et 16e arrondissements de Marseille, qui construisent collectivement des balades sur ce territoire et de Jean Jouanaud, maitre de conférences à l’université Aix-Marseille à la retraite.


Vendredi 16 Janvier 2015 de 18h30 à 20h
En la vigile de Saint-Antoine Le Grand

MMA Le Chalet
20, rue Vert Clos
13015 Marseille
Tél. : 04 91 65 66 34

Entrée libre sous réserve des places disponibles

Les migrations et le mouvement ouvrier en Provence - Paroles & Actes

De retour en 2015, notre cycle de conférences Paroles & Actes, en collaboration avec le Théâtre de la Mer, accueille pour sa première soirée de l’année, Colette Drogoz et Bernard Régaudiat de l’association Provence, Mémoire et Monde Ouvrier (Promémo) pour questionner les liens entre immigration et monde ouvrier en Provence dans l’histoire.

Ouverte à toutes les sensibilités associatives, syndicales et politiques liées au monde du travail, comptant dans ses rangs aussi bien des universitaires que des militants des mouvements sociaux et associatifs, l’association Promémo encourage et développe les recherches scientifiques autour de l’histoire du monde et du mouvement ouvriers en Provence et favorise la conservation des documents et archives les concernant. Elle publie régulièrement une revue "Le bulletin de Promémo" qui propose des textes d’auteurs variés sur une thématique différente par numéro. 


Celui qui nous intéressera tout particulièrement au cours de cette rencontre est le n°16 d’octobre 2013, sur les migrations et le mouvement ouvrier en Provence, et qui peut être désormais consulté librement. Vous pouvez le télécharger sur notre site en cliquant ici

En alliant réflexion, interventions théâtrales et débat, nous interrogerons ensemble l’effervescence des liens entre immigration et monde ouvrier. 

Avec :

Colette Drogoz pour nous exposer son travail de recherche sur la grève des ouvrières et ouvriers des usines de chaux et ciment à La Bédoule en 1901. Concurrence ou solidarité ?

Et Bernard Régaudiat qui nous expliquera comment le maire Siméon Flaissières a pourfendu l’arrivée des réfugiés arméniens en 1923 à Marseille, dans un spectre plus large que la lettre du maire au préfet, communément retenue comme l’illustration de sa posture d’« impossible hospitalité ».

Colette Drogoz et Bernard Régaudiat ont tous deux ont participé à l’écriture - et à la direction, pour Colette Drogoz - de l’ouvrage collectif 1870-1871 Autour de la commune de Marseille (éd. Syllepse/Promémo, mars 2013).


Mardi 27 janvier 2015 à 18h30
L’R de la Mer
53, rue de la Joliette - Marseille 2e

Entrée libre

Rencontre suivie d’un apéritif

La Marseillaise, le modèle national à la lumière des parcours individuels

Pour ce rendez-vous du mois de février, dans le cadre de notre cycle de conférences Paroles & Actes, en collaboration avec le Théâtre de la Mer, nous vous proposons de faire se rencontrer théâtre et anthropologie.

Partie des matches de football lors desquels La Marseillaise a été sifflée par une partie du public, Marie Beschon a interrogé des jeunes adolescents et des adultes des quartiers nord et du centre-ville de Marseille sur leur appréhension de ces événements pour remonter, plus en amont, leur approche de l’identité - nationale - et leur positionnement relatif à cette question. La chercheuse présentera et analysera ces paroles et ces témoignages qui ont nourri l’écriture de la pièce (voir ci-dessous), les contradictions qu’ils réveillent et les tensions identitaires incorporées qu’ils révèlent.

La conférence s’inscrit dans le processus de travail de La Marseillaise et cætera, pièce de théâtre du collectif Manifeste Rien, nourrie des témoignages recueillis et point de départ de l’enquête menée par la chercheuse (présentation du spectacle sur le site du Collectif Manifeste Rien).

[mp3]

Marie Beschon est doctorante en anthropologie à l’EHESS Paris et chercheuse associée au collectif Manifeste Rien. Sa thèse porte sur la transformation urbaine de Marseille. Elle a récemment écrit un article : Le caramentran de Marseille, dans Le Monde à l’Envers (éditions Flammarion-MUCEM).


Vendredi 27 février 2015 à 18h30
L’R de la Mer
53, rue de la Joliette - Marseille 2e

Entrée libre, rencontre suivie d’un apéritif

Les migrations intra-européennes du XIXe au XXIe siècle : contributions à la citoyenneté européenne

Comment acquérir une conscience européenne sans revenir sur les expériences de vies communes nourries par les mouvements de population ? Ils ont été le moteur, dans la quasi totalité des pays européens, du développement de l’économie, des langues, de la culture et du savoir.

Comment se savoir citoyen européen sans se savoir faire partie d’une histoire qui nous rassemble ? Une histoire de mouvements, d’échanges, de vies, de migrations, une histoire de liens tissés par delà les frontières. Une longue histoire, qui remonte à l’antiquité voire aux origines préhistoriques.

Et ces processus vont s’accélérer après la révolution française : tout au long de l’histoire contemporaine, les flux de migrations intra-européens vont s’intensifier progressivement jouant ainsi un rôle majeur, incontournable, dans la construction de la citoyenneté européenne…

A partir de ce constat, Approches Cultures et Territoires propose un cycle de conférences qui vise à donner un panorama général de ce moment d’histoire. Nous parcourrons ainsi, avec les historiens spécialisés, les vagues migratoires italiennes, polonaises, belges, espagnoles, portugaises tout au long des XIXe et XXe siècles pour aboutir à une description des contours de ces migrations aujourd’hui.

PROGRAMMATION

MIGRER EN OCCIDENT (1840 - 1940)
AVEC PHILIPPE RYGIEL
Mercredi 18 Février 2015 à 17h30
Bibliothèque de l’Alcazar - Marseille 1er

En un siècle, de 1840 à 1940, l’Europe a changé de visage. La révolution industrielle, les enjeux démographiques, ont poussé des millions de personnes à émigrer à l’intérieur même de l’Europe et vers le reste du monde. Quelle est la véritable place de ces phénomènes au niveau de l’Europe ?

Philippe Rygiel est historien, auteur, entre autres, de l’ouvrage Le Temps des migrations blanches. Migrer en Occident (1840-1940), éditions Aux lieux d’être, 2007.


LES ITALIENS EN EUROPE
AVEC PIERO GALLORO
Mardi 17 Mars 2015 à 18h30
Cité des Associations - Marseille 1er

L’Italie de la fin du XIXe siècle jusqu’au milieu du XXe siècle est une terre d’émigration et un réservoir à main-d’œuvre pour les pays plus industrialisés de l’Europe, mais aussi des États-Unis et des pays d’Amérique du Sud. Pendant longtemps des flux de ses migrants se sont installés de par le monde avec plus ou moins de difficulté.

Piero Galloro, sociologue, a notamment participé à l’ouvrage La mémoire des migrants - Entre expériences des vécus et transmission, in BOESEN E. et LENTZ F., Editions Lit Verlag, décembre 2010, pp. 31-55.


LES MIGRATION IBÉRIQUES
TABLE RONDE AVEC VICTOR PEREIRA
Mardi 24 Mars 2015 à 18h30
Cité des Associations - Marseille 1er

L’Espagne et le Portugal ont été longtemps des terres d’émigration. On observe cependant une rupture entre les vagues d’émigration conçues à travers le prisme de la colonisation et de la post-colonisation de ces deux anciens « Empires », et l’émigration plus récente dans l’histoire, tout au long des XIXe et XXe siècles, faite d’exils politiques et de migrations économiques. Y a-t-il une spécificité ibérique ?

Victor Pereira est historien et a participé à l’ouvrage, Italiens, Espagnols et Portugais en France au XXe siècle, regards croisés, Publibook, Paris, 2008.


LE TRAVAIL ET LES MIGRATIONS EUROPÉENNES
AVEC MANUELA MARTINI
Mardi 21 avril 2015 à 18h30
Cité des Associations - Marseille 1er

Les chantiers du bâtiment dans les grandes villes françaises et européennes, les industries et les mines, sont depuis plusieurs décennies des mosaïques ethniques. Les travailleurs immigrés y sont souvent majoritaires. Leur composition a changé au fil du temps : aux Italiens, dominants pendant la première moitié du XXe siècle, se sont substitués Algériens, Tunisiens, Portugais, Polonais…

Manuela Martini est historienne, co-auteure de Entreprises en mouvement - Migrants, pratiques entrepreneuriales et diversités culturelles dans le monde (XVe-XXe siècle), Presses Universitaires de Valenciennes, 2009 


 

Migrer en Occident (1840 - 1940)

Pour cette première conférence du cycle Les migrations européennes du XIXème au XXIème siècle : contributions à la citoyenneté européenne, Approches Cultures et Territoires reçoit l’historien Philippe Rygiel.

En un siècle, de 1840 à 1940, l’Europe a changé de visage. La révolution industrielle, les enjeux démographiques, ont poussé des millions de personnes à émigrer à l’intérieur même de l’Europe et vers le reste du monde. Quelle est la véritable place de ces phénomènes au niveau de l’Europe ?

Philippe Rygiel est historien, professeur d’histoire contemporaine à l’Université de Paris Ouest-Nanterre, président du comité scientifique attaché au Département recherches du Musée de l’Immigration. Ses recherches portent notamment sur l’histoire sociale des migrations. Il est auteur, entre autres, de l’ouvrage Le Temps des migrations blanches. Migrer en Occident (1840-1940), éditions Aux lieux d’être, 2007.

Mercredi 18 février 2015 à 17h30
Bibliothèque de l’Alcazar
58, cours Belsunce
Marseille 1er



Ressources sur le sujet

Klaus J. Bade, éditions du Seuil, 2002

Spécialiste des mouvements migratoires, directeur d’un important institut travaillant sur les migrations européennes, Klaus J. Bade s’est fixé, avec ce livre monumental, un objectif particulièrement
ambitieux : retracer l’histoire complexe et d’une grande diversité des migrations européennes. Ces mouvements ont eu des causes, des origines et des (...)

Michael Esch, Actes de l’histoire de l’immigration, vol. 0, 2000

L’auto identification des groupes se traduit d’abord par leur délimitation et se produit dans la confrontation avec d’autres groupes. La "nationalisation de la société", comme l’a constaté Gérard Noiriel dans la France de la deuxième moitié du XIXe siècle, dans laquelle la représentation de la nation était inséparablement liée (...)

Philippe Rygiel, éditions Aux Lieux d’Être, 2007

Philippe Rygiel analyse les migrations internationales qui affectèrent
l’Amérique du Nord et l’Europe du Nord-Ouest, du milieu du XIXe siècle jusqu’à la veille de la seconde guerre mondiale. Tout en décrivant la cartographie des migrations et en faisant le point sur l’histoire des systèmes de contrôle, ce livre accorde une large place à l’expérience des migrants (...)

Michel Poulain et Christine Wattelar, Espace, populations, sociétés,
1983-2. L’immigration étrangère en Europe occidentale, pp. 11-25

La comparaison et, par là même, l’analyse des statistiques migratoires internationales sont malaisées en raison de la variabilité des définitions et de la non-exhaustivité de l’enregistrement. Toute
migration doit, en principe, faire l’objet d’une double collecte (...)

Marie Christine Volovitch-Tavarès, Actes de l’histoire de l’immigration, mars 2001

On peut distinguer dans cette histoire, entre 1916 et la fin des années soixante-dix, plusieurs périodes très contrastées. A des époques d’arrivées massives concentrées sur peu d’années, succèdent des périodes de départs importants ou de stagnation des arrivées. Ainsi aux deux grandes " vagues " de l’immigration portugaise (...)

Philippe Nivet, Histoire, économie et société, 2004, n°2. La société, la guerre, la paix, 1911-1946. pp. 247-259

Lors de la Grande Guerre, de la Guerre d’Espagne et au début de la Seconde Guerre mondiale, la société française dut absorber de nombreux réfugiés, parmi lesquels les nationaux occupaient une place importante entre 1914 et 1918 et en 1939-1940. Les tensions observées entre les populations autochtones et ces réfugiés (...)

Les Italiens en Europe

L’Italie de la fin du XIXe siècle jusqu’au milieu du XXe siècle est une terre d’émigration et un réservoir à main-d’œuvre pour les pays plus industrialisés de l’Europe, mais aussi des États-Unis et des pays d’Amérique du Sud. Pendant longtemps des flux de ses migrants se sont installés de par le monde avec plus ou moins de difficulté.

Piero Galloro, sociologue et maitre de conférences à l’Université de Lorraine, a notamment participé à l’ouvrage La mémoire des migrants - Entre expériences des vécus et transmission, in BOESEN E. et LENTZ F., Editions Lit Verlag, décembre 2010, pp. 31-55.

Mardi 17 Mars 2015 à 18h30
Salle Artémis - Cité des Associations
93 la Canebière
13001 Marseille

Les migrations ibériques

L’Espagne et le Portugal ont été longtemps des terres d’émigration. On observe cependant une rupture entre les vagues d’émigration conçues à travers le prisme de la colonisation et de la post-colonisation de ces deux anciens « Empires », et l’émigration plus récente dans l’histoire, tout au long des XIXe et XXe siècles, faite d’exils politiques et de migrations économiques. Y a-t-il une spécificité ibérique ?

Victor Pereira est historien et maitre de conférences en Histoire Contemporaine à l’Université de Pau et des Pays de l’Adour. Il a participé à l’ouvrage Italiens, Espagnols et Portugais en France au XXe siècle, regards croisés, Publibook, Paris, 2008.

Mardi 24 mars 2015 à 18h30
Salle Artémis - Cité des Associations
93 la Canebière
13001 Marseille


Le travail et les migrations européennes

Les chantiers du bâtiment dans les grandes villes françaises et européennes, les industries et les mines, sont depuis plusieurs décennies des mosaïques ethniques. Les travailleurs immigrés y sont souvent majoritaires. Leur composition a changé au fil du temps : aux Italiens, dominants pendant la première moitié du XXe siècle, se sont substitués Algériens, Tunisiens, Portugais, Polonais…

Manuela Martini est historienne, maitre de conférences et Directrice adjointe du département d’histoire de l’Université Paris-Diderot (Paris 7). Elle est co-auteure de Entreprises en mouvement - Migrants, pratiques entrepreneuriales et diversités culturelles dans le monde (XVe-XXe siècle), Presses Universitaires de Valenciennes, 2009.

Mardi 5 mai 2015 à 18h30
Salle Artémis - Cité des Associations
93 la Canebière
13001 Marseille



Nous sommes par ailleurs au regret de vous annoncer que la prochaine date du cycle qui était prévue le 13 mai avec Ettore Recchi est annulée pour des raisons indépendantes de notre volonté. La conférence du 5 mai avec Manuela Martini clôturera donc notre cycle sur les migrations intra-européennes. Merci pour votre compréhension.

Migration européenne aux XXe et XXIe siècles et citoyenneté

L’historiographie des migrations oscille entre approches visant l’État et celles concernant l’expérience migratoire. Les nouvelles donnes, notamment la construction européenne, influent-elles les mouvements migratoires intra-européens et de quelles manières ? Ces changements ont-ils un impact sur la perception de la citoyenneté européenne ?

Ettore Recchi est sociologue, professeur de sociologie à Sciences Po Paris et chercheur à l’Observatoire Sociologique du Changement. Il est l’auteur entre autres, de Mobile Europe The Theory and Practice of Free Movement in the EU, à paraître en 2015.

Mardi 13 mai 2015 à 18h30
Salle Artémis - Cité des Associations
93, la Canebière
13001 Marseille



Devenir élève francophone plurilingue Des valeurs partagées aux pratiques réelles, quelle(s) formation(s) partagée(s) entre les enseignants de classes dites ordinaires et enseignants d’UPE2A

Devenir un élève francophone plurilingue, lorsque l’on est allophone en situation de migration récente, impose de s’inscrire dans une forme scolaire méconnue, voire même inconcevable mentalement, celle du pays d’accueil. Devenir un élève qui s’engage dans la tâche scolaire exige d’apprendre à communiquer, se socialiser et se scolariser en français, tout autant que s’acculturer à de nouvelles pratiques avec pour corollaire de se construire une identité positive (Rayou, 2014). Ce travail de métissage linguistique, culturel, scolaire ne peut s’engager que sous certaines conditions d’accueil, d’étayage, d’accompagnement. L’ouverture à l’altérité « obligée » pour ces élèves nouveaux arrivants n’en est pas moins primordiale dans la formation de tout élève. C’est donc l’ensemble des enseignants qui ont à mener des actions coordonnées et des projets partagés, dans les temps d’UPE2A (Unité pédagogique pour les élèves allophones arrivants), comme dans les classes dites ordinaires.

Retrouvez les enregistrements, vidéos et diaporamas des interventions et débats ayant eu lieu au Centre Alain Savary, IFé, en décembre 2014
en cliquant ici.


SOMMAIRE

1. Conférences-Ateliers de chercheur-e-s
 1.1. "Anthropologie des processus de métissage. Terrains et théories"
 1.2. "Prendre en compte les pratiques et les représentations des élèves plurilingues : une utopie nécessaire pour la recherche et la formation en didactique du français"
 1.3. "Étayer les regards sur les productions écrites non-standard"
 1.4. « Être élève francophone plurilingue » : réflexion sur les questions de dénomination et présentation d’un outil pédagogique pour l’enseignement inductif de la grammaire.
 1.4.1. Évolution des dénominations du public scolaire visé
 1.4.2. Présentation de l’atelier
 1.4.3. Atelier
 

2. Interventions des CASNAV
 2.1. « Comment la circulaire "Organisation de la scolarité des élèves allophones nouvellement arrivés", s’est traduite dans la politique académique du CASNAV de Versailles, tant au niveau des organisations que des formations »
 2.2. « Construction et accompagnement dynamique de parcours d’élèves allophones à travers la variété des situations éducatives »
 2.3. "Entre la classe ordinaire et le dispositif UPE2A ; quelles collaborations ?"

Paroles d’égalité : La République à l’école des quartiers populaires

Paroles & Actes revient en mars avec cette rencontre autour du documentaire de Soraya Guendouz-Arab et Éric Pinoy : La République à l’école des quartiers populaires.

Égalité, ségrégation, ghetto, stigmatisation, parentalité, éducation prioritaire... Partagés entre l’auto-censure et l’ouverture du champ des possibles, des parents d’élèves des quartiers Nord de Marseille prennent la parole et nous confient leurs espoirs, craintes désillusions et attentes vis à vis de l’école de la république.

Une mise en lumière de l’intelligence, des interrogations, du désarroi mais aussi des convictions qui animent des parents et des élèves des quartiers Nord aujourd’hui à Marseille : l’ambition scolaire/professionnelle, l’histoire personnelle et l’histoire sociale, la vie d’hommes et de femmes, la relation au quartier…

Bande-annonce :

Dans un espace voué au théâtre et à la poésie, ces rencontres autour de questions brûlantes permettent de donner à l’art et à la culture, au savoir et à la pensée, à l’action et à l’engagement tout leur sens et toute leur humanité. Comme à l’accoutumée, une large place sera donnée au débat suite à la projection du documentaire.


Mardi 31 mars 2015 à 18h30
L’R de la Mer
53, rue de la Joliette - Marseille 2e

Entrée libre, rencontre suivie d’un apéritif

Génocide des Arméniens : exil, identités, mémoires

Dans le cadre de l’exposition « 100 portraits de l’exil, la quête d’identité des réfugiés arméniens », le musée d’Histoire de Marseille en partenariat avec l’association ARAM proposent une conférence intitulée :


« Génocide des Arméniens : exil, identités, mémoires »

Communication de Martine Hovanessian, anthropologue et directrice de recherche au CNRS et Christian Artin, administrateur de l’association pour la recherche et l’archivage de la mémoire arménienne.


Mardi 24 mars 2015 à 18h30

A l’auditorium du musée d’Histoire de Marseille

Entrée libre
 



Conférence programmée dans le cadre des mardis de l’Histoire, rendez-vous bimensuels à l’auditorium du musée d’Histoire de Marseille.

Les journées de l’histoire de l’Europe

Inédites à Marseille, les Journées de l’Histoire de l’Europe proposent une plongée dans l’histoire du continent européen, avec plus de 20 conférences en histoire, histoire de l’art et histoire de la musique, données par d¹éminents historiens, sur l’histoire des temps de paix en Europe.

Vendredi 24 et samedi 25 avril 2015 de 10h à 20h
Journées de l’Histoire de l’Europe
Musée d’Histoire de Marseille - Bibliothèque de l’Alcazar
13001 Marseille


Téléchargez le programme complet (format pdf)

Journées organisées par L¹Association des Historiens, en partenariat avec l’Alcazar (BMVR) et le Musée d’Histoire de Marseille.

Retrouvez toutes les informations et le bulletin d’inscription sur le site de l’Association des historiens.

La Marseillaise, le modèle national à la lumière de parcours individuels

Alors que les questions de sécurité nationale et de liberté de la presse se sont encore tout récemment posées, cette enquête interroge le poids des médias de masses sur la représentation que nous avons des autres et de nous mêmes. Partie d’une récolte de témoignages d’enfants d’immigrés des quartiers populaires de Marseille, la chercheuse interroge le modèle républicain et la place que celui-ci laisse (ou non) aux habitants. Quelles relations entretiennent-ils avec leurs représentations dans l’espace public, dans leur ville, dans leur quartier ; comment se vivent et se perçoivent les questions de stigmatisation et d’intégration. La chercheuse partagera l’analyse de ces entretiens (émouvants, drôles et révoltés) qui ont nourri l’écriture de la pièce la marseillaise et caetera.

A partir des matches de football lors desquels l’hymne a été sifflé par une partie du public, nous découvrons les différents échos de ces événements. Les contradictions qu’ils réveillent et les tensions qu’ils révèlent en chacun de nous...
Un modèle national à la lumière de parcours individuels d’hier et d’aujourd’hui, car l’histoire des sifflets de la marseillaise commence dès 1881 à Marseille, Rue de la république, avec des italiens alors accusés de constituer une « Nation dans la Nation ».


La Marseillaise, le modèle national à la lumière de parcours individuels. 
Enquête de Marie Beschon, anthropologue.

Vendredi 10 avril - 16h30 et 18h 
 
Aux Archives Départementales
18 rue Mirès
13003 Marseille
Durée 45 minutes.
Places limitées : réservation au 04 13 31 82 28

Marie Beschon est chercheuse associée au collectif Manifeste Rien et doctorante en anthropologie à l’EHESS à Paris, sous la direction de Michel Agier, Laboratoire d’Anthropologie Urbaine, Institut Interdisciplinaire d’Anthropologie du Contemporain. Sa thèse porte sur la transformation urbaine de Marseille. Elle a récemment écrit un article : Le caramentran de Marseille, dans Le Monde à l’Envers (éditions Flammarion-MUCEM).

Quelle mixité sociale à l’école ?

La mixité sociale à l’école est régulièrement mobilisée dans les débats scolaires comme une nécessité, sans pour autant se traduire en politique publique. Cette situation est d’autant plus préoccupante lorsque l’on connaît les préjudices associés à l’accroissement des ségrégations : inégalités accrues, sentiments de discrimination, tensions interethniques, montée du racisme et du rejet de l’autre. En dépit de ces enjeux, on observe un décalage considérable entre les discours politiques, qui louent les vertus de la mixité sociale, et les actions effectives sur fond de dérive des inégalités scolaires.
Choukri Ben Ayed analyse des questions jusque-là peu traitées et montre que des perspectives d’actions en matière de réduction des ségrégations scolaires passent par un dépassement de l’opposition entre étatisme et localisme et par des modalités de réduction très significative des inégalités de conditions de scolarisation, dans les territoires les plus en difficulté.

Jeudi 21 mai 2015 à 18h30
Centre social Frais-Vallon
Bât. N, 53 avenue de Frais-Vallon 13013 Marseille


Choukri BEN AYED est sociologue, enseignant à l’Université de Limoges et chercheur au GRESCO.
Il est notamment l’auteur de La mixité sociale à l’école. Tensions, enjeux, perspectives (Armand Colin, 2015) et L’école démocratique. Vers un renoncement politique ? (Armand Colin, 2010), ainsi que différents articles disponibles en ligne.
Il a déjà été l’invité d’ACT en 2011 et 2013.

Les réfugiés de la Méditerranée : quelles actions, quelles solidarités ? - Paroles & Actes

L’Union européenne et ses États membres justifient et légitiment des mesures démesurées et dangereuses pour la vie et les droits des migrants par le poids de la "menace" que ceux-ci représenteraient prétendument et sur laquelle le débat échoue immanquablement. Ainsi, nous vous proposons de dédier ce mois-ci notre rendez-vous Paroles & Actes, en collaboration avec le Théâtre de la Mer, à la question des réfugiés de la Méditerranée.

Des milliers de personnes cherchent à fuir le conflit, la persécution la pauvreté et la violence en essayant d’atteindre la "sécurité" en Europe. Malgré les risques du voyage à travers la Méditerranée, qui ont arraché 3500 vies en 2014, le premier trimestre de l’année 2015 a vu un nombre record de réfugiés et de migrants essayant de rejoindre l’Europe par la mer, avec plus de 21000 personnes arrivées en Italie.

Mais la décision de l’Italie en accord avec l’Union européenne, d’abandonner Mare Nostrum, l’opération humanitaire de la marine italienne, fin 2014, a contribué à une très forte augmentation du nombre de morts de migrants et de réfugiés en mer. Si les chiffres des derniers naufrages sont confirmés, ce sont d’ores et déjà 1 700 personnes qui auront péri cette année, soit 100 fois plus qu’au cours de la même période en 2014* : l’effet préventif de cet abandon que quelques gouvernements européens avaient espéré est une funeste absurdité.

Avec Sara Casella Colombeau, membre du réseau Migreurop et chercheure post-doctorante en sciences politiques au LAMES. Elle a soutenu sa thèse intitulée « Surveiller les personnes, garder les frontières, définir le territoire : la Police Aux Frontières après la création de l’espace Schengen (1953-2004) » en 2013 et est l’auteure de nombreuses publications sur cette thématique.

En présence de membres de la Cimade.


Mardi 28 avril 2015 à 18h30
L’R de la Mer
53, rue de la Joliette
Marseille 2e

Entrée libre
Rencontre suivie d’un apéritif

*source : Amnesty International

Pour aller plus loin :

Dossier documentaire "L’europe et l’immigration : la construction d’une forteresse continentale"

Des cultures arméniennes en exil : entre échange et permanence

La culture arménienne se raconte au pluriel selon la manière dont chacun s’approprie les éléments qui s’y rapportent, à Marseille et dans le département. Dans cette culture aux multiples visages, chaque personne transmet ou puise ce qui fait sens pour elle, ce qui l’émeut et crée sa propre interprétation de l’identité arménienne.

Avec Martine Hovanessian, anthropologue, URMIS, université Paris-Diderot et Karine Michel, anthropologue, IDEMEC, université d’Aix-Marseille.


Jeudi 28 mai à 18h30
Archives départementales
18 - 20 rue Mirès
13003 Marseille

Réservez vos places au 04 13 31 82 00

En savoir plus sur ce cycle de conférences

Une nouvelle vie - Histoire des Arméniens en Provence

Une fois installés sur le territoire des Bouches-du-Rhône, les Arméniens ont développé tout un tissu associatif qui permet de souder la communauté, aussi bien à travers l’organisation de la paroisse que les associations culturelles, sportives et patriotiques. Le travail, et notamment les savoir-faire spécifiques, joue un rôle important pour l’intégration des nouveaux arrivants.

Avec Marie-Françoise Attard-Maraninchi, historienne, TELEMME, université d’Aix-Marseille.


Mardi 2 juin à 18h30
Archives départementales
18 - 20 rue Mirès
13003 Marseille

Réservez vos places au 04 13 31 82 00

En savoir plus sur ce cycle de conférences

Femmes et mères en migration : l’absence au prisme des normes

Si les femmes ont massivement investi l’espace migratoire,leurs déplacements sont souvent socialement (dé)considérés. A partir de récits de mères en situation d’éloignement géographique, nous proposons de déplier les sens donnés à l’absence. Nous montrerons ainsi comment, face à une approche qui consiste à faire peser sur elles le coût social de l’éloigenment, il est possible d’opposer une forme de présence qui transforme la distance en ressource pour penser la proximité.

Avec :

Karine Lambert (AMU-CNRS-TELEMME)
Présentation

Constance de Gourcy (AMU-CNRS-LAMES)
Autrement présentes : femmes et mères en migration


Lella en Bretagne, par Edouard Boubat/RAPHO, Bretagne

Jeudi 17 décembre 2015 de 15h à 17h
MMSH, Salle Duby
5 Rue Château de l’Horloge
13090 Aix-en-Provence

Programme en ligne

Des mémoires à l’histoire - Philippe Joutard

Conférence de Philippe Joutard autour de son ouvrage Histoire et mémoires, conflits et alliance (Editions La Découverte, Paris, 2013). En partant de l’apparente contradiction entre mémoire et histoire, Philippe Joutard démontrera que c’est le rapport entre les deux concepts qui permet de construire un « récit » plus objectif. Philippe Joutard est historien, recteur d’académie honoraire et professeur émérite d’histoire moderne de l’Université de Provence Aix-Marseille.

Cette conférence est la première du cycle de conférences « De l’histoire locale à l’histoire globale », programmé en partenariat avec la BMVR (Bibliothèque de l’Alcazar).

Mardi 5 janvier 2016 à 18h
Auditorium du musée d’Histoire de Marseille
2, rue Henri Barbusse
13001 Marseille

Pour télécharger le programme complet du cycle, cliquez ici.


Philippe Joutard, professeur émérite d’Histoire moderne à Aix-Marseille Université et à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS), recteur d’Académie honoraire. Philippe Joutard est un spécialiste reconnu de l’histoire des religions et il a été un pionnier dans l’utilisation des sources orales dans l’écriture de la mémoire collective et de l’histoire. Il a par ailleurs contribué au lancement de la revue Histoire et participé au comité d’orientation de la revue Le monde des religions.

Cette conférence est également programmée dans le cadre du projet Des traces au patrimoine : travailler, habiter à l’Estaque, exposition-dossier visible jusqu’au 31 janvier 2016 au musée d’Histoire de Marseille.

De la rage sans espoir au martyr, penser la complexité du jihadisme

Les querelles récentes autour de l’expression « islamisation de la radicalité » traduisent notre difficulté à penser avec des mots anciens la complexité du réel et de l’horreur.

Il nous appartient ainsi de revenir sur le terme radicalisation qui relève davantage d’une catégorie de police que de celle de la pensée. Mot-valise, il ne permet pas de penser les spécificités de l’engagement jihadiste.

Les manifestations de révolte et de rage que l’on peut observer de façon croissante depuis une quinzaine d’années sont liées aux effets de ce que l’on nomme « mondialisation« .

Cette colère se cherche un sens depuis la fin du communisme et l’abandon de l’hypothèse révolutionnaire.

« Le monde est nu » et l’épuisement de la politique moderne, l’impuissance politique, la perte de crédibilité de la parole publique nous confrontent à l’absence d’espérance. Lorsque le politique reflue, la religion afflue.

En France, la confessionnalisation de la colère est la conséquence, et non la cause, de la gestion par le politique des émeutes de 2005.

Daech donne ainsi aujourd’hui forme et sens aux diverses rages, une signification à la mort, au bien et au mal, sans perspective d’espoir et de transcendance.

Il s’agit donc de penser les ressorts de l’adhésion au jihad, au delà de la logique purement religieuse.

De la rage sans espoir au martyr, penser la complexité du jihadisme.

Conférence d’Alain Bertho
Radio Pays d’Hérault
Conférence à l’initiative de l’ISCRA Méditerranée, enregistrée à Montpellier le 9 mai 2016

À écouter sur le site de Radio Pays d’Hérault.

Alain Bertho, professeur d’anthropologie à l’université de Paris-8, directeur de la Maison des sciences de l’homme Paris-Nord.

Marseille, une sociologie à part ? Avec Michel Peraldi

Seconde conférence du cycle La fabrique du regard : "De l’histoire locale à l’histoire globale", programmé en partenariat avec la BMVR Alcazar, Approches Cultures & Territoires et le Musée d’Histoire de Marseille.

Marseille a connu, depuis les années 1960, une transformation économique et sociale fondamentale lorsque son port au rayonnement mondial s’est mué en centre administratif et provincial, déserté par les bourgeoisies commerçantes, laissant de côté les classes populaires.

De ce moment perdurent des légendes encore vivaces. Marseille, même assommée par la crise économique, reste une ville imaginée, représentée par les médias, le cinéma ou la littérature, autant qu’habitée, mais fracturée... Marseille, une sociologie à part ?

Michel Peraldi dressera le tableau d’une ville en pleine évolution dont les mutations s’inscrivent dans l’histoire et la fabriquent.


Vendredi 5 février à 18h
Auditorium de l’Alcazar (rez-de-chaussée)
BMVR Alcazar
Cours Belsunce
13001 Marseille

Pour télécharger le programme complet du cycle, cliquez ici.

Michel Peraldi, anthropologue, directeur de recherche au CNRS, chercheur rattaché au Centre d’Analyse et d’Intervention Sociologique (CADIS / EHESS) à Paris. Il travaille notamment sur les dynamiques migratoires dans le bassin méditerranéen et sur les circuits commerciaux informels entre le Maghreb et l’Europe.

Une histoire de France en partant de Marseille

Troisième conférence sur cinq du cycle La fabrique du regard : De l’histoire locale à l’histoire globale, programmé en partenariat avec la BMVR Alcazar, Approches Cultures & Territoires et le Musée d’Histoire de Marseille.

« Certains annoncent la mort de l’histoire de France. En ces temps de mondialisation, et surtout d’arrivée massive de populations issues de pays anciennement colonisés, le récit purement national serait à mettre au rebut (…). »

À suivre l’historien Dominique Borne, il est possible de reconstruire une histoire à partir de moments d’histoire. Une telle histoire, pluraliste et discontinue, serait tissée avec celle de l’Europe et du monde et prendrait en compte toutes les composantes de la société.


Vendredi 18 mars 2016 à 18h
Auditorium de l’Alcazar (rez-de-chaussée)
BMVR Alcazar
Cours Belsunce
13001 Marseille

Pour télécharger le programme complet du cycle, cliquez ici.

Dominique Borne, agrégé d’histoire, inspecteur général de l’Éducation Nationale. Spécialiste d’histoire sociale et politique de la France au XXème siècle, il s’intéresse à l’enseignement de l’histoire et des faits religieux dans le cadre de la laïcité.

La fabrique du regard - Cycle n°1 : De l’histoire locale à l’histoire globale

Au regard de la complexité du monde aujourd’hui, les replis identitaires et la confrontation des civilisations sont-ils une fatalité ou le fruit d’une méconnaissance ?

De quelles manières aborder ces questions qui, sans cesse, occupent le devant de la scène et disparaissent aussitôt, nous laissant démunis ?

Peut-on tenter une approche globale de l’histoire ? Doit-on la penser à l’échelle de notre territoire ou de notre ville pour mieux en cerner les évolutions et les bouleversements ? Ou doit-on par un constant va et vient du local au global, mettre en lien et en perspective ce qui fait la vie des gens dans notre société ?

Le Musée d’Histoire de Marseille, l’Espace régional de la BMVR et Approches Cultures & Territoires (ACT) vous proposent un cycle de conférences-débats en présence de chercheurs qui nous éclairent et tracent des pistes d’intelligence collective afin de mieux saisir les enjeux contemporains.

Pour télécharger le programme complet du cycle, cliquez ici.


Sabine Réthoré, Méditerranée Sans Frontières, 2011

CYCLE : DE L’HISTOIRE LOCALE À L’HISTOIRE GLOBALE

JANVIER 2016

Des mémoires à l’histoire par Philippe Joutard
Musée d ’Histoire de Marseille
Mardi 5 janvier à 18h à l’auditorium du Musée d’Histoire de Marseille

Philippe Joutard, professeur émérite d’Histoire moderne à l’Université d’Aix-Marseille et à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS), recteur d’Académie honoraire. Philippe Joutard est un spécialiste reconnu de l’histoire des religions et il a été un pionnier dans l’utilisation des sources orales dans l’écriture de la mémoire collective et de l’histoire. Il a par ailleurs contribué au lancement de la revue Histoire et participé au comité d’orientation de la revue Le monde des religions.

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FÉVRIER 2016

Marseille, une sociologie à part ? par Michel Peraldi
BMVR Alcazar
Vendredi 5 février à 18h à l’auditorium (rez-de-chaussée)

Michel Peraldi, anthropologue, directeur de recherche au CNRS, chercheur rattaché au Centre d’Analyse et d’Intervention Sociologique (CADIS / EHESS) à Paris. Il travaille notamment sur les dynamiques migratoires dans le bassin méditerranéen et sur les circuits commerciaux informels entre le Maghreb et l’Europe. Michel Peraldi dressera le tableau d’une ville en pleine évolution dont les mutations s’inscrivent dans l’histoire et la fabriquent.

*

MARS 2016

Une histoire de France en partant de Marseille par Dominique Borne
BMVR Alcazar
Vendredi 18 mars à 18h à l’auditorium (rez-de-chaussée)

Dominique Borne, agrégé d’histoire, inspecteur général de l’Éducation Nationale. Spécialiste d’histoire sociale et politique de la France au XXème siècle, il s’intéresse à l’enseignement de l’histoire et des faits religieux dans le cadre de la laïcité. « Certains annoncent la mort de l’histoire de France. En ces temps de mondialisation, et surtout d’arrivée massive de populations issues de pays anciennement colonisés, le récit purement national serait à mettre au rebut (…). À suivre Dominique Borne, il est possible de reconstruire une histoire à partir de moments d’histoire. Une telle histoire, pluraliste et discontinue, serait tissée avec celle de l’Europe et du monde et prendrait en compte toutes les composantes de la société. »

*

AVRIL 2016

« La bourgeoisie d’affaires marseillaise face aux recompositions industrielles des années 1960-1990. Les fondements d’un désengagement » par Xavier Daumalin
Musée d ’Histoire de Marseille
Mardi 26 avril à 18h à l’auditorium du Musée d’Histoire de Marseille

Xavier Daumalin, chercheur historien spécialiste de l’industrie et de l’économie marseillaise des XIXème et XXème siècles (UMR TELEMME). Il est par ailleurs maître de conférence à l’Université d’Aix-Marseille. Xavier Daumalin montrera le poids des dynamiques industrielles dans la constitution de la ville et de l’histoire de ses habitants.

*

MAI 2016

Histoire connectée, histoire globale par Sanjay Subrahmanyam
BMVR Alcazar
Vendredi 6 mai à 18h à l’auditorium (rez-de-chaussée)

Sanjay Subrahmanyam, historien indien, professeur d’histoire économique à la chaire d’histoire indienne de l’Université de Californie à Los Angeles et professeur au Collège de France. Pour Sanjay Subrahmanyam, « l’histoire globale est un champ défini et redéfini par des histoires en conversation (…), l’histoire des réseaux et des échanges : échanges de biens mais aussi circulation des langages, des mythes et des idéologies. Ces « histoires connectées » permettent de repenser ce que pourrait être aujourd’hui une histoire globale. »

Recompositions industrielles de la seconde moitié du XXe siècle à Marseille : les fondements d’un désengagement. Avec Xavier Daumalin

 

Le cycle La fabrique du regard : "De l’histoire locale à l’histoire globale", vous propose 5 conférences-débats pour interroger notre rapport à l’histoire.

« La bourgeoisie d’affaires marseillaise face aux recompositions industrielles de la seconde moitié du XXe siècle : les fondements d’un désengagement. »

Xavier Daumalin montre le poids des dynamiques industrielles dans la constitution de la ville et de l’histoire de ses habitants.


Chercheur historien spécialiste de l’industrie et de l’économie marseillaise des XIXème et XXème siècles (UMR TELEMME). Il est par ailleurs maître de conférence à l’Université d’Aix-Marseille.


Mardi 26 avril 2016 à 18h
Auditorium du Musée d’Histoire de Marseille
2, rue Henri Barbusse
13001 Marseille

Pour télécharger le programme complet du cycle, cliquez ici.


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Histoire connectée, histoire globale. Avec Sanjay Subrahmanyam

En partenariat avec la BMVR Alcazar et le musée d’Histoire de Marseille, ACT vous propose le cycle La fabrique du regard : "De l’histoire locale à l’histoire globale" : 5 conférences-débats pour interroger notre rapport à l’histoire.

Pour Sanjay Subrahmanyam, « l’histoire globale est un champ défini et redéfini par des histoires en conversation (…), l’histoire des réseaux et des échanges : échanges de biens mais aussi circulation des langages, des mythes et des idéologies. Ces « histoires connectées » permettent de repenser ce que pourrait être aujourd’hui une histoire globale. »

Sanjay Subrahmanyam, historien indien, professeur d’histoire économique à la chaire d’histoire indienne de l’Université de Californie à Los Angeles et professeur au Collège de France.

 

Vendredi 6 mai 2016 à 18h
Auditorium de l’Alcazar (rez-de-chaussée)

BMVR Alcazar
Cours Belsunce
13001 Marseille

Mais où va la France ? Regards d’ici et d’ailleurs


Crispations identitaires, obsession du « déclinisme », montée de l’antisémitisme et de l’islamophobie, peur et terreurs… Quelque chose paraît décidément bien trouble dans la France d’aujourd’hui. Une question se pose : Mais où va la France ?.

Le MuCEM propose d’éclairer cette crise profonde à travers une série de grands entretiens avec des intellectuels internationaux menés par des étudiants de l’IEP Aix-Marseille (avec la participation de lycéens marseillais et de « chroniqueurs » étrangers).

Un an après les attentats de Paris et suite aux événements tragiques du 13 novembre dernier, il s’agit de capter l’« esprit du temps » et de l’interroger. L’exposer pour mieux s’y confronter : le comprendre pour ne pas le subir.

Mais où va la France ?
27 janvier au 4 février 2016
Musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée
J4 - Marseille 2e

Programme complet sur le site du MuCEM.

  • 27 janvier : Être musulman en France
  • 28 janvier : Des médias et de l’image violente
  • 29 janvier : Déconstruire l’histoire, repenser la France
  • 30 janvier : Une crise de la pensée ?

Barbarie et traduction

Philosophe, philologue, helléniste et germaniste, Barbara Cassin a produit une œuvre considérable qui réunit dans le même amour du langage, la philosophie et la littérature, la sophistique antique et les rhétoriques de la modernité. Elle défend la pluralité des langues comme enrichissement du monde, et combat les « dangers de l’Un », que ce soit celui du « globish », de la culture Google, ou encore de ce rétrécissement que produit toute langue administrée par « éléments de langage ».

Par Barbara Cassin, philosophe


Jeudi 16 juin 2016 à 19h
MuCEM
Esplanade du J4
13002 Marseille
 
Conférence suivie d’une discussion avec Michel Foucher

Dans le cadre du cycle L’avenir des frontières, en partenariat avec Mediapart.

De Mudejares à Moriscos : itinéraires de la minorité musulmane dans l’Espagne médiévale et moderne

Quels rapports la communauté mudéjar islamique a-t-elle pu entretenir avec la société chrétienne dominante de l’Espagne médiévale « des trois cultures » et ses différents acteurs ? Quelle a été la continuité de l’Islam andalou en territoire chrétien d’un point de vue politique autant que culturel ?

Michel Jonin, maître de Conférences à l’Université d’Aix- Marseille, est spécialiste de l’Espagne Médiévale. Ses travaux, centrés sur le discours et les représentations, en proposent une approche relevant de l’anthropologie historique. Sa thèse soutenue en 1998 et intitulée « Entre désir et rejet » porte sur la question des judéo-convers au Moyen-Age et analyse les discours chrétiens à propos des Conversos dans l’Espagne du XVe siècle.

Il travaille actuellement sur la conflictualité dans l’Espagne des trois religions et tout particulièrement sur l’antijudaïsme médiéval et ses prolongements à l’Époque Moderne. Il a collaboré également, au sein d’une équipe de médiévistes, à la traduction en français du Libro de Buen Amor.

Pascal Gandoulphe, est professeur au Département d’études hispaniques et latino-américaines de l’Université d’Aix-Marseille et membre du Centre Aixois d’études romanes. Spécialiste d’histoire politique, sociale et culturelle, ses travaux portent principalement sur l’histoire des idées politiques et des institutions de gouvernemen


Vendredi 3 juin 2016 à 17h
Bibliothèque de l’Alcazar
13001 Marseille

Événement proposé par le département Civilisation
En partenariat avec Horizontes del Sur

Victimation et sentiment d’insécurité à Marseille

Marseille est présentée dans les médias comme une ville en proie à l’insécurité, à la violence, déchirée par les guerres entre trafiquants de toutes espèces. Pour dépasser cette approche médiatique et partisane, Laurent Mucchielli et son équipe ont mené une recherche permettant une approche scientifique de cette problématique. En utilisant une méthodologie rigoureuse, en réunissant une base de données de près de 3000 réponses (échantillon d’une taille très supérieure à ce qui est ordinairement fait dans ce type d’études), ils peuvent dresser un tableau très pointu de la victimation réellement subie par la population marseillaise et de son sentiment d’insécurité. Cela permet en outre de comparer ces représentations à celles qui ressortent d’enquêtes menées dans d’autres villes françaises.

Laurent Mucchielli est sociologue, directeur de recherche au Laboratoire méditerranéen de sociologie (LAMES, UMR 7305, CNRS & Aix-Marseille Université). Il dirige l’Observatoire Régional de la Délinquance et des Contextes Sociaux (ORDCS) et anime le site Internet Délinquance, justice et autres questions de société. Il est auteur de nombreux articles scientifiques et d’ouvrages. Le dernier publié est Délinquances, police, justice. Recherches à Marseille et en région Paca (Presses universitaires de Provence).


Jeudi 9 juin 2016 de 14h à 17h
Ecole Supérieure du Professorat et de l’Éducation Aix-Marseille Université (ESPÉ, ex IUFM)
63 La Canebière
13001 Marseille
Amphi Noailles

Inscriptions par mail à l’adresse : oqs.marseille@gmail.com

Une initiative de l’Observatoire des Quartiers Sud de Marseille (OQSM), du Centre socioculturel Roy d’Espagne, du laboratoire ADEF et de SFERE Provence.

+ d’infos sur le site de l’Observatoire des Quartiers Sud de Marseille

110 ans de Laïcité - Quel sens donnons-nous à ce principe aujourd’hui ?

110 ans de Laïcité - Quel sens donnons-nous à ce principe aujourd’hui ?

Par Olivier Noël, Sociologue, maître de conférence à Montpellier III, membre de l’ISCRA

1e partie : Conférence - "La Laïcité, une chance pour le vivre ensemble ". Présentation des résultats de l’enquête. (44 min)

Captation par Arnaud Aguilar et Dimitry Alazet
9 déc 2015 - Lycée JB Dumas Alès - FCPE

+ d’infos sur le site du FCPE30

Comment les médias parlent-ils des quartiers populaires ?

Cette rencontre est la seconde conférence du cycle "La Fabrique du regard #2 - Quartiers populaires, entre fictions et réalités", organisé par Approches Cultures & Territoires, en partenariat avec le musée d’histoire de Marseille et la bibliothèque de l’Alcazar.

Comment les médias parlent-ils des quartiers populaires ?

L’espace médiatique est le lieu où se concentrent les discours sur les quartiers populaires en lien avec l’actualité. C’est dans les médias que nous cherchons à nous informer et à comprendre. Pourtant, c’est aussi là que la fabrication des représentations est la plus indécise, la plus sensible, donnant une image distendue.


Jérôme Berthaut est maître de conférences en sociologie des médias à l’Université de Bourgogne et membre du Cimeos (Laboratoire en Sciences de l’Information et de la Communication). Publications : La banlieue du 20 heures. Ethnographie de la production d’un lieu commun journalistique (Agone, coll. L’Ordre des choses, 2013) ; Pourquoi les faits divers stigmatisent-ils ? L’hypothèse de la discrimination indirecte (avec Eric Darras et Sylvain Laurens, in Réseaux n°157-158, nov. - déc. 2009.


Christian Pesci est journaliste à France Télévisions et travaille notamment sur la région Provence-Alpes-Côte d’Azur.



Vendredi 3 février 2017 à 18h
Bibliothèque de l’Alcazar (salle de conférence)
58 cours Belsunce
13001 Marseille

Retrouvez tout le programme du cycle de conférences Quartiers populaires, entre fictions et réalités en cliquant ici

Les juifs à Marseille pendant la Seconde Guerre mondiale

Marseille est une ville à part. Refuge pour les juifs étrangers intellectuels et artistes, elle devient vite une souricière d’où il est difficile de s’échapper. La communauté juive, plurielle, y est implantée depuis l’Antiquité. Elle s’est pratiquement intégrée au paysage mais connaît à partir de juin 1941 le sort de tous les juifs de France : exclusion de la société civile, aryanisation des professions, paupérisation puis déportations. Quant à l’aryanisation des biens, si elle est plus tardive, elle n’en est pas moins plus complète allant jusqu’à mettre sous administration provisoire des boutiques détruites par les nazis.

Les juifs à Marseille pendant la Seconde Guerre mondiale
Mardi 15 novembre 2016 à 18h

Musée d’histoire de Marseille
2, rue Henri Barbusse - Marseille 1er

Renée Dray Bensoussan est docteure en histoire contemporaine et chercheuse-associée à la Maison Méditerranéenne des Sciences de l’Homme.

Non-violence, un équipement de vie

Jean-François Bernardini sera à Aubagne le 9 décembre.
En journée avec de jeunes lycéens, le soir avec le tout public pour une conférence interactive.

"La non-violence est aussi vieille que les montagnes" disait Gandhi… et par conséquent, il n’y a rien de nouveau à apprendre aux hommes. Elle s’enracine dans les plus anciennes traditions religieuses, spirituelles et philosophiques.

La non-violence ne nous offre pas des réponses à répéter, elle nous invite à poser ensemble les questions essentielles dont l’enjeu concerne le sens même de notre existence et de notre histoire.


Vendredi 9 décembre 2016 à partir de 19h
Centre de congrès Agora
Avenue des Paluds
13400 Aubagne


Retrouvez toutes les autres rencontres à venir autour de cette thématique en cliquant ici

Inscription au 04 42 03 44 55
ou par mail : josettefontaine@wanadoo.fr

La laïcité et sa politisation : sortir du conflit des interprétations

L’Université Populaire et Républicaine de Marseille vous propose une rencontre avec Françoise Lorcerie, directrice de recherches émérite au CNRS, autour de la thématique : La laïcité et sa politisation : sortir du conflit des interprétations.


Mardi 13 décembre 2016 à 17h
Amphithéâtre de l’ESPE
63 La Canebière, 13001

+ d’infos sur le site de l’UPR

Que sont les quartiers populaires ?

Cette conférence est la première de la nouvelle édition des rencontres « La Fabrique du regard #2 - Quartiers populaires, entre fictions et réalités », organisées par Approches Cultures & Territoires, en partenariat avec le musée d’histoire de Marseille et la bibliothèque de l’Alcazar. 

Que sont les quartiers populaires ?

Les qualificatifs sont nombreux et rajoutent à l’opacité de la vision et de la connaissance des quartiers populaires. Avec Thibault Tellier, il s’agit de cerner ce vocabulaire mouvant et d’en découvrir l’évolution et le sens, d’un point de vue historique et plus particulièrement au regard des 19 et 20es siècles.


Thibault Tellier est professeur d’histoire contemporaine à l’Institut d’études politiques de Rennes (UMR 6051), Chaire Territoires et mutations de l’action publique (TMAP).

Publications : Le temps des HLM 1945 - 1975 (Paris, Autrement, 2007) ; Les quartiers populaires vont-ils perdre la mémoire ? (avec Annie Fourcaut, in Métropolitiques, 10 janvier 2014)


Mardi 17 janvier 2017 à 18h

Musée d’histoire de Marseille (auditorium)
2 Rue Henri Barbusse, 13001 Marseille


Retrouvez tout le programme du cycle de conférences Quartiers populaires, entre fictions et réalités en cliquant ici

Luttes contre les racismes et les discriminations liées à l’origine : cadres, enjeux et modes d’action

Pour l’ouverture de la Semaine départementale de lutte contre le racisme, l’antisémitisme et les discriminations liées à l’origine, le Comité opérationnel de lutte contre le racisme et l’antisémitisme (CORA), vous propose une soirée théâtre et conférence, le 30 janvier 2017 à Marseille.

Au programme :

À 18h30 : pièce de théâtre La marseillaise et caetera par le Collectif Manifeste Rien.
Un couple heureux et aimant vit, comme tout un chacun, baigné par les discours sécuritaires. Mais lorsque la Marseillaise est "copieusement sifflée" lors du match de foot France-Algérie, les repères identitaires de la famille basculent, des failles spatio-temporelles s’ouvrent et les mémoires refoulées resurgissent…

À 19h45  : conférence de l’historien Emmanuel Debono, autour des notions de racisme et de discrimination. Il reviendra avec son regard d’historien sur la lutte contre le racisme et l’antisémitisme, son évolution et les concepts à l’oeuvre aujourd’hui, avant d’ouvrir le débat sur quelques perspectives à réfléchir en commun...

Emmanuel Debono est historien (Institut Français de l’Education, ENS Lyon). Ses recherches portent sur les racismes et les antiracismes dans la France contemporaine. Docteur en histoire contemporaine (IEP, Paris), il est l’auteur de l’ouvrage Aux origines de l’antiracisme. La LICA, 1927-1940 (CNRS Éditions, 2012). Il représente en France l’USC Shoah Foundation. Il est également l’auteur du blog Au coeur de l’anti racisme.

Lundi 30 janvier 2017 à partir de 18h30
Les grands plateaux de la Friche Belle de Mai
41 Rue Jobin
13003 Marseille

Dans le cadre de la Semaine départementale de lutte contre le racisme, l’antisémitisme et les discriminations liées à l’origine, organisée sur l’ensemble du territoire départemental par la Préfecture des Bouches-du-Rhône et le Comité opérationnel de lutte contre le racisme et l’antisémitisme (CORA), du lundi 30 janvier au samedi 4 février 2017


Racisme, antisémitisme et discriminations au regard de la sociologie

Dans le cadre de la Semaine départementale de lutte contre le racisme, l’antisémitisme et les discriminations liées à l’origine, le Comité opérationnel de lutte contre le racisme et l’antisémitisme (CORA), vous propose une conférence du sociologue Fabrice Dhume, en partenariat avec Sciences Po Aix.

Fabrice Dhume abordera le racisme, l’antisémitisme, et les discriminations liées à l’origine du point de vue sociologique, notamment sous l’angle des rapports sociaux, pour ensuite pouvoir s’interroger sur les modalités d’action de lutte face à ces phénomènes.

Fabrice Dhume est enseignant-chercheur à l’Université Paris-Diderot et membre de l’unité de recherche Migrations et société (URMIS). Son dernier ouvrage Communautarisme. Enquête sur une chimère du nationalisme français, est paru aux éditions Demopolis en 2016.


Mardi 31 janvier 2017 à 18h15
IEP d’Aix-en-Provence
Amphi Bruno Etienne
25 Rue Gaston de Saporta
Aix-en-Provence

Dans le cadre de la Semaine départementale de lutte contre le racisme, l’antisémitisme et les discriminations liées à l’origine, organisée sur l’ensemble du territoire départemental par la Préfecture des Bouches-du-Rhône et le Comité opérationnel de lutte contre le racisme et l’antisémitisme (CORA), du lundi 30 janvier au samedi 4 février 2017.


Des quartiers au cinéma

 

Des quartiers au cinéma

Le cinéma a depuis toujours mis en scène les quartiers populaires quels que soient les genres. De nos jours, les fictions autant que les documentaires sont devenus l’un des seuls moyens d’approcher les réalités complexes des quartiers populaires.


Carole Milleliri est enseignante à l’Université Paris Ouest Nanterre - La Défense, rattachée à l’UFR de Philosophie Information - Communication, Langage - littérature - arts du spectacle (PHILLIA), rédactrice en chef du magazine bimestriel Clap ! et membre du comité de sélection courts métrages pour La Semaine de la Critique.

Publications : La France Black-Blanc-Beur en quête d’identité : l’américanité du cinéma de banlieue (in Anne Crémieux (dir.), Les minorités dans le cinéma américain, CinémAction, Condé-sur-Noireau & Paris : Editions Corlet-Télérama, 2012) ; Le cinéma de banlieue : un genre instable (in Geneviève Sellier (dir.), Cahiers de l’AFECCAV
n°3 - Sérialité : densités et singularité, 2011. 


Vincent Thabourey est coordinateur du réseau Cinémas du Sud (PACA) et critique de cinéma pour la Revue Positif. 

Publications : Marseille mise en scènes (éd. Espaces & Signes, 2016).


Vendredi 3 mars 2017 à 18h
Bibliothèque de l’Alcazar (salle de conférence)
58 cours Belsunce
13001 Marseille

Cette rencontre est la troisième conférence du cycle La Fabrique du regard #2 - Quartiers populaires, entre fictions et réalités, organisé par Approches Cultures & Territoires, en partenariat avec le musée d’histoire de Marseille et la bibliothèque de l’Alcazar.

Découvrez également notre dossier documentaire dédié, pour aller plus loin sur la thématique des représentations des quartiers populaires.

Écrire sur les quartiers populaires

 
Écrire sur les quartiers populaires

Qui seraient Les Misérables aujourd’hui ? Est-ce en littératures que nous avons les reflets les plus proches de la réalité ? Ou sont-elles autant de miroirs déformants ?


Serena Cello est doctorante à l’Université de Gênes en co-tutelle avec l’Université François Rabelais de Tours sur la littérature de banlieue comme engagement littéraire contemporain. 

Publications : La littérature de « banlieue » un regard sociologique contemporain (Presses Universitaires François Rabelais) ; Pour une narration des banlieues contemporaines (in Romans, 20-50 2015/1 n°59) ; Au-delà du roman beur : la littérature de banlieue (I Quaderni di Palazzo Serra, vol. 21, Dipartimento di Scienze della Comunicazione Linguistica e Culturale DI.S.C.LI.C, Università degli Studi di Genova, 2011).


Nadia Dhoukar est docteure en Lettres, spécialiste du polar. Sa thèse porte sur L’Étude du pouvoir de fascination du personnage principal dans le roman policier, à partir des personnages d’Arsène Lupin de Maurice Leblanc, de Jules Maigret de Georges Simenon, de Nestor Burma de Léo Malet (2004, Paris 3).


Vendredi 14 avril 2017 à 18h

Bibliothèque de l’Alcazar (salle de conférence)
58 cours Belsunce
13001 Marseille

Cette rencontre est la quatrième conférence du cycle La Fabrique du regard #2 - Quartiers populaires, entre fictions et réalités, organisé par Approches Cultures & Territoires, en partenariat avec le musée d’histoire de Marseille et la bibliothèque de l’Alcazar.

Découvrez également notre dossier documentaire dédié, pour aller plus loin sur la thématique des représentations des quartiers populaires.

Ecole et société : comment lever le malentendu ?

L’école et l’éducation constituent à la fois un enjeu politique et un terrain de conflits qu’il faut aborder clairement sans s’abriter derrière des faux fuyants ou des présupposés non explicites.

On peut y retrouver tous les choix qui dépendent de convictions philosophiques ou religieuses, d’idéologies (surtout lorsqu’elles prétendent ne pas en être), d’intérêts personnels ou de groupes, de situations sociales.

Transformer des usagers en clients, par exemple, n’est pas anodin : pouvons-nous être sereinement des consommateurs d’école ?

Table ronde animée par :

Laurent Mauneau (professeur des écoles et enseignant référent pour la scolarisation des élèves handicapés),
Michel Motré (ex inspecteur pédagogique régional en arts plastiques et ex-directeur de la délégation académique à la formation et à l’innovation pédagogique),
Michel Neumayer (ex professeur de colège et formateur d’adultes, membre du GFEN et du LIEN)
Jacques Tonnelle (ex professeur de mathématique et formateur à l’IUFM)


Jeudi 16 mars 2017 à 18h30
Salle du Clos Blancheton
Carnoux-en-Provence

+ d’infos sur le site du Cercle Progressiste Carnussien

On nous écrit de...

On nous écrit de...

Exposés et discussion avec les rédacteurs des revues de plusieurs quartiers à Marseille : et si nous laissions les habitants eux-mêmes nous parler de leurs quartiers et de ce qu’ils en pensent ?

Avec les rédacteurs de :

  • Fatche 2 !
    Fabrique Artisanale de Tchatche du 2ème. Média citoyen. Expérience participative.

Denis Merklen est sociologue et professeur des universités à l’Université Sorbonne Nouvelle. Chercheur associé au Laboratoire du changement social et politique (Université Paris Diderot - Paris 7) Publications : La politique dans les cités ou les quartiers comme cadre de la mobilisation (in Histoire des mouvements sociaux en France, La Découverte, 2014).


Mardi 16 mai 2017 à 18h

Musée d’histoire de Marseille (auditorium)
2, rue Henri Barbusse
13001 Marseille

Cette rencontre est la cinquième et dernière conférence du cycle La Fabrique du regard #2 - Quartiers populaires, entre fictions et réalités, organisé par Approches Cultures & Territoires, en partenariat avec le musée d’histoire de Marseille et la bibliothèque de l’Alcazar.

Découvrez également notre dossier documentaire dédié, pour aller plus loin sur la thématique des représentations des quartiers populaires.

Si tu veux comprendre Marseille, laisse-moi te montrer Alger...

Sur proposition de l’association d’habitants Les Labourdettes et dans le cadre des Dimanches de la Canebière,

L’architecte Halim Faïdi donnera une conférence sur le thème
Si tu veux comprendre Marseille, laisse-moi te raconter Alger le 28 mai à la Bibliothèque de l’Alcazar.

Une façon de tendre un miroir entre les deux rives de la Méditerranée, présentant ces deux villes comme en écho l’une de l’autre.

En parallèle, au pied des tours Labourdette qui font face à la bibliothèque, se trouvera l’installation photo-vidéo Si tu as compris Marseille tu verras Alger de Clémentine Henriot, urbaniste également et paysagiste, qui travaille à partir de témoignages des habitants du bâtiment.

"Si tu veux comprendre Marseille, laisse-moi te raconter Alger"
Une conférence de Halim Faïdi

Dimanche 28 mai 2017 à 15h

Grande salle de la Bibliothèque de l’Alcazar
Cours Belsunce
13001 Marseille

L’installation de Clémentine Henriot sera quant à elle présente de 11h à 15h et de 17h à 18h.

+ d’informations sur la page Facebook de l’événement

Délit de solidarité

Cette journée a été conçue pour répondre à l’urgence de s’informer, de se former et d’échanger face à la recrudescence de ce qui a été nommé le « délit de solidarité  ». Si pour certaines personnes l’entraide et la solidarité demeurent des éléments fondateurs de la vie en société, il devient chaque jour plus difficile de mettre ces principes en pratique. Les arrestations, procès et condamnations pour des actes de simple solidarité envers les étrangers se multiplient, en région PACA, en France comme en Europe alors même que les personnes en situation de migration sont plus que jamais précarisées et menacées. Il apparaît donc fondamental de remettre en perspective - historique, géographique et juridique - les phénomènes migratoires et leur traitement à plusieurs échelles afin de pouvoir échanger sur ces questions aujourd’hui au coeur du débat public. C’est pourquoi, avec l’intervention de chercheurs, d’experts et de membres de réseaux associatifs et militants, la journée s’articule autour de trois volets : l’analyse de la situation, la formation et la mise en réseau.

Inscrites sur le temps long de la fermeture progressive des frontières européennes, ces politiques sécuritaires ne sont pas nouvelles. Si auparavant elles visaient exclusivement à réprimer la mobilité des personnes étrangères, elles s’attaquent depuis quelques années aux personnes solidaires. Mais les conséquences d’une répression accrue se ressentent à tous les niveaux de notre société, comme l’augmentation des contrôles dans les transports en témoignent, contrôles relevant souvent d’un autre délit beaucoup moins condamné, le contrôle discriminatoire dit « au faciès ». Cette journée s’adresse donc à tous ceux que le sujet préoccupe et qui se sentent concernés de près ou de loin par cette situation.

Pourquoi le 6 juin ?
Le 6 juin est également la date du procès de citoyens italiens solidaires de personnes migrantes à Imperia. Cette date a malgré tout dû être privilégiée en raison des disponibilités réduites des nombreux intervenants. Elle a été choisie dans la continuité d’une mobilisation locale et nationale (réseau Délinquants Solidaires réunissant plus de 300 organisations) contre la criminalisation de la solidarité, et dans l’optique de sensibiliser et d’informer 15 jours avant les mobilisations des 19 et 26 juin, dates des procès en appel de Cédric Herrou et Pierre Alain Mannoni à Aix-en-Provence.


Source de l’image : http://solidariterefugies06.over-blog.com/


Journée d’étude "Délit de solidarité"

Mardi 6 juin 2017 de 10h à 18h

Université Saint Charles - Marseille
Amphithéâtre Lavoisier
3 Place Victor Hugo
13003 Marseille

Dans la continuation de cette journée d’étude, le film "Les rebelles de la vallée" sera projeté à 19h au Vidéodrome 2 (49 cours Julien, 13006 Marseille)

Entrée libre
Inscription obligatoire par mail à l’adresse suivante : delit.solidarite.mimed@gmail.com

Plus d’infos et programme disponibles sur ce lien

Afrotopia

Le Festival des idées : AFROTOPIA
Par Felwine Sarr

Penser, questionner, déconstruire et refaire le monde ! À la croisée des disciplines, le Festival invite artistes audacieux et libres penseurs d’Europe et d’Afrique pour un cycle d’ateliers, conférences et tables rondes.

En partenariat avec le Festival d’Avignon et le Festival Africa Fête.

Le titre de cette conférence est issu de l’essai publié en 2016 par Felwine Sarr. Pour en finir avec l’injonction du « développement » héritée du positivisme scientifique occidental, Afrotopia propose une nouvelle manière de regarder « l’Afrique en mouvement ».


AFROTOPIA
Une conférence de Felwine Sarr

Dimanche 9 juillet à 16h00

Au QG du Festival de Marseille - Théâtre des Bernardines
17, Boulevard Garibaldi
13001 Marseille

Entrée libre, réservation conseillée à ce lien ou par téléphone : 04 91 99 02 50

Mobiliser les minorités aux Etats-Unis

Mobiliser les minorités aux Etats-Unis
Conférence de Julien Talpin, chargé de recherche en sciences politiques

Pour protester contre les violences policières et l’injustice sociale et raciale, des associations ont vu le jour rassemblant celles et ceux qui veulent améliorer les conditions d’habitat, de travail, d’existence des résidents des quartiers populaires. Elles incarnent des contre-pouvoirs autonomes qui rappellent aux élus leurs promesses et promeuvent des politiques progressistes. 

Julien Talpin est chargé de recherche en sciences politiques au CNRS, co-rédacteur en chef de la revue Participations (disponible au sein du département Société)..


Samedi 22 Juillet 2017
17h - 19h

Bibliothèque de l’Alcazar
Salle de conférence
58 Cours Belsunce
13001 Marseille

Public : Adultes
Proposé par : le département Société

+ d’infos sur le site de la BMVR Alcazar

Marseille, Port d’Attaches

"Une plongée dans la mémoire sensible du Marseille populaire. Cet ouvrage propose une approche très singulière de la cité phocéenne, puisqu’il s’appuie, pour raconter l’histoire de la ville au siècle dernier, sur la mémoire populaire : récits personnels et intimes, photographies sorties d’albums de famille ou d’un simple tiroir, les voix et les images du peuple marseillais raniment un passé sensible, une mémoire vive.

Les thèmes qui ordonnent le livre (l’enfance, la mer, l’exil, les luttes sociales, le sport, la jeunesse, la famille…) donnent lieu à des récits inattendus, des histoires tendres, des souvenirs heureux ou douloureux… Des histoires de quartiers populaires. Des histoires d’écoliers, d’ouvriers, de dockers, de bistrots, de plages, de chaises sur la rue, de foot, de vélo, de cabanons, de calanques, de mariages, de départs, d’exils. Douleurs, passions, chagrins et plaisirs quotidiens se mêlent pour donner chair à l’histoire de cette ville tellement singulière, belle et violente, rude, insaisissable et attachante.

Illustré par une centaine de photos qu’on ne verra jamais dans les livres des photographes, trésors conservés au secret des mémoires qui provoquent immédiatement chez nous un incroyable sentiment de familiarité, ce livre ressuscite le Marseille d’hier, sans regret passéiste ni fascination nostalgique, mais avec le souci d’en restituer la saveur particulière, de donner à entendre et à voir l’histoire sensible de cette ville à part."

Le 22 septembre à la Maison de Quartier de la Cayolle, l’Observatoire des Quartiers Sud de Marseille propose une conférence-lecture sur le thème Une autre histoire marseillaise autour de l’ouvrage "Marseille, port d’attaches" de Robert Guédiguian et Gérard Leidet.


Une autre Histoire marseillaise :
 "Marseille Port d’Attaches"

Conférence - lecture en présence de Gérard Leidet, Françoise Fontanelli, Marie-Noëlle Hôpital, Bernard Régaudiat et Raymond Bizot. Textes de l’ouvrage lus par Marie-Noëlle Hôpital, assortis de projections de photos commentées issues de l’ouvrage.

Vendredi 22 septembre 2017 à 18h

Maison de quartier de La Cayolle
Allée des Pêcheurs
13009 Marseille
Bus 23 à partir du Rond Point du Prado – arrêt la Cayolle (dernier retour 21h21)


Entrée libre

Pour + d’infos, contactez l’Observatoire des Quartiers Sud de Marseille

Edwy Plenel : l’histoire et la mémoire dans notre relation au monde

« Le nous des exigences communes où s’imagine concrètement l’espérance, là où nous vivons, là où nous travaillons, là où nous habitons, dans tous ces lieux où nous faisons déjà route ensemble »

Comment l’histoire permet elle la construction des possibles dans une recherche collective qui nous inscrit dans un monde porteur d’idéal, d’engagement et d’émancipation ?

Pour la première conférence de la Biennale Histoire Mémoires des Immigrations et des Territoires en P.A.C.A, Edwy Plenel nous invite à arpenter le trajet d’un monde pluriel, multiple, créolisé, où dire et défendre un « nous » résonne comme un chant, un souffle libérateur et émancipateur.

Edwy Plenel est journaliste et essayiste, fondateur de Mediapart


INFOS PRATIQUES

BMVR Alcazar
58, Cours Belsunce
13001 Marseille

Jeudi 28 septembre à 18h

Conférence organisée par Approches Cultures et Territoires et Mémoires Vivantes dans le cadre de la 4# Biennale Histoire Mémoire des Immigrations et Territoires en PACA

Suivez les actus de la conférence sur la page Facebook de l’événement

Laurence de Cock : Enseignement de l’histoire : enjeux, ruptures et continuités

"Pourquoi et comment apprendre l’histoire ? Et surtout, quelle histoire ? La virulence des débats récurrents sur ce que les élèves apprennent à l’école est aujourd’hui autant le signe de la vigueur des courants réactionnaires que d’un profond désarroi autour de ces questions décisives. Refuser fermement le terrain du discours scolaire nostalgique et patriotique n’interdit pas de regarder en face l’ampleur des tensions qui traversent aujourd’hui un enseignement chargé de sens civique." (La fabrique scolaire de l’histoire, 2e édition, 2017)

Laurence de Cock est professeure d’histoire-géographie au lycée Joliot-Curie de Nanterre, docteure en sciences de l’éducation, chargée de cours en didactique de l’histoire et sociologie du curriculum à Paris-Diderot, membre du collectif Aggiornamento Histoire-Géo. Elle a créé avec Mathilde Larrère le blog Les Détricoteuses, chronique des tentatives d’instrumentalisation de l’histoire sous forme de conversations Whatsapp.

Publications récentes :
La fabrique scolaire de l’histoire, 2e édition (2017)
Paniques identitaires. Identité(s) et idéologie(s) au prisme des sciences sociales (2017)


INFOS PRATIQUES

Centre Social l’Agora
34, Rue de La Busserine
13014 Marseille

Mardi 17 octobre à 18h

Entrée libre, pas de réservations.

Conférence organisée par Approches Cultures et Territoires dans le cadre de la 4# Biennale Histoire Mémoire des Immigrations et Territoires en PACA

Suivez les actus de la conférence sur la page Facebook de l’événement

Le Dossier doc’ // Edwy Plenel

Le 28 septembre 2017, nous recevions à Marseille Edwy Plenel, journaliste, essayiste, fondateur de Mediapart, pour une conférence sur le thème : L’histoire et la mémoire dans notre relation au monde.

Approches Cultures & Territoires vous propose, suite à cette intervention riche en réflexions, de retrouver et prolonger celles-ci à travers un dossier documentaire. Le dossier contient la rediffusion vidéo de la conférence ainsi que l’enregistrement audio d’un entretien réalisé par ACT. Enfin, vous y trouverez des liens vers les multiples références évoquées lors de l’intervention d’Edwy Plenel.


Bonne découverte, et à bientôt pour un prochain dossier doc’ !

Pour découvrir les ressources :

Le Dossier doc’ - Edwy Plenel

Ce dossier est interactif. Cliquez sur les titres des références pour lire les articles, visionner les vidéos ou trouver les ouvrages.

Des lueurs pour les yeux. La Grande Fabrique de l’Imaginaire Dominant

Bonjour à tou.tes,
Nous avons le plaisir de vous inviter à notre spectacle/conférence gesticulée. C’est une sorte de spectacle politique, conférence gesticulée, du conte, du théâtre, un peu de récit de vie, de la réflexion et une pincée de poésie. Du savoir chaud et froid pour réfléchir ensemble à comment se construit un imaginaire raciste, sexiste, homophobe…et comment on essaye de s’en dépatouiller.
Entrée à prix libre.
Au plaisir de vous y voir !
Myriam et Marie


Imaginez un monde où le réel n’existe pas…
Non, imaginez un monde où tout le monde doit rendre réel ce qui n’existe pas.
Vous voyez ? Non ? Alors, commençons par le début.
C’est l’histoire d’une usine, une immense usine… Non.

C’est plutôt l’histoire de Billie, une personne extraordinaire…
Non, c’est pas ça non plus.

C’est d’abord l’histoire de deux personnes. Deux meufs qui sont pareilles ! Enfin, presque.

En tout cas, un jour, elles se racontent leurs souvenirs d’enfance :
 des histoires de Barbies, d’Indiana Jones… Non. Non, non.

C’est l’histoire de deux femmes qui décident de faire une conférence gesticulée ! Enfin, pas vraiment une conférence gesticulée… plutôt, un spectacle ! Enfin, pas vraiment un spectacle… Bref.

C’est surtout l’histoire d’une rencontre. Oui, c’est ça !

L’histoire d’une rencontre où se mêlent leurs souvenirs à toutes les deux, leurs expériences de vies, leurs prises de conscience, 
leurs coups de gueule, leurs surprises et des apports théoriques qui les ont fait grandir.

C’est aussi un peu de conte et de théâtre, pour pouvoir réfléchir ensemble à comment se construit un imaginaire dominant raciste,
 sexiste, homophobe, et comment on essaye de s’en dépatouiller !

Vous prenez le tout, y ajoutez une pincée de poésie et une cuillerée d’humour. Voilà, c’est prêt. Vous n’avez plus qu’à le servir avec une bonne tasse de thé…

Une création de Marie Carrere et Myriam Cheklab

Mise en scène : Pauline Christophe et Clara Guenoun

Montage son : Vianney Davienne

Jeudi 18 janvier 2018 à 20h30

Dar Lamifa
127, Rue d’Aubagne
13006 Marseille

+ d’infos sur le site de Dar Lamifa

+ d’infos sur Des lueurs pour les yeux

Communautarisme et disqualification politique

L’association ACT et la Librairie Transit ont le plaisir d’accueillir les sociologues Marwan Mohammed et Cesare Mattina pour une discussion autour de la notion de communautarisme.

Dans un premier temps, Marwan Mohammed évoquera les processus de délégitimation et de disqualification des minorités et des quartiers populaires à travers le terme de "communautarisme".
Nous discuterons ensuite avec Cesare Mattina la notion de cosmopolitisme et verrons comment le pouvoir politique construit et légitime des "communautés" gagnantes dans l’espace public marseillais.

Marwan Mohammed est sociologue, chargé de recherche au CNRS (Centre Maurice Halbwachs-Eris). Il a co-écrit avec Abdellali Hajjat l’ouvrage "Islamophobie. Comment les élites françaises fabriquent le "problème musulman"’ (2013, rééd. 2016). En savoir + : http://approches.fr/Islamophobie-Comment-les-elites

Cesare Mattina est maître de conférence en sociologie au Laboratoire Méditerranéen de Sociologie (LAMES-CNRS) et à l’Université d’Aix-Marseille. Il est notamment l’auteur de l’ouvrage "Clientélismes urbains. Le cas marseillais" (2016). En savoir + : http://approches.fr/Clientelismes-urbains-Le-cas


Lundi 5 février 2018 à 18h30

Local de Solidaires 13
29, Boulevard Longchamp
13001 Marseille

Entrée libre

Marseille et la Méditerranée, un mythe d’actualité ?

Nicolas Maisetti vient présenter son livre "Marseille, ville du monde. L’internationalisation d’une Métropole morcelée" qui interroge l’utilisation de la Méditerranée par les élus locaux pour "vendre" Marseille à l’extérieur et améliorer ainsi son attractivité, sa compétitivité, faire sa promotion pour les investisseurs, les touristes et les organisateurs d’événements culturels et touristiques. Mais est-ce que cela marche ? Quel impact pour Marseille ? A l’heure de Marseille 2018 année culturelle sous le signe de l’amour, nous pourrons nous questionner sur la place des Marseillais, des structures marseillaises dans ces politiques promotionnelles. Gyptis et Protis, un mythe d’actualité ?


Conférence-présentation de Nicolas Maisetti

Samedi 10 février à 17h00

Le Funiculaire
17, Rue Poggioli
13006 Marseille

+ d’infos sur la page de l’événement

Le Centre-Ville : Pour qui ? Pour quoi ?

Après un premier événement couronné de succès à la fin 2017, l’équipe de Marsactu vous invite de nouveau au Théâtre de l’Œuvre pour assister au débat Le centre-ville : pour qui ? Pour quoi ?. A l’heure ou la Mairie présente son plan "Ambition centre-ville", la question de la rénovation du cœur de la ville se pose de manière insistante. Quel centre-ville pour demain ? Quelles activités économiques, quel cadre de vie ? Pour et avec quels habitants ?

Un débat sera animé par les journalistes de Marsactu en présence d’habitants, de chercheurs, d’acteurs économiques et de Sabine Bernasconi, maire des 1er et 7ème arrondissements de Marseille. Ce débat sera suivi d’un temps d’échange avec le public.


Jeudi 15 février 2018 à 19h30

Théâtre de l’Oeuvre
1, rue Mission de France
13001 Marseille

Bar et petite restauration prévus sur place. Entrée gratuite, réservation conseillée  : reservation@theatre-oeuvre.com

Pour des raisons techniques, il ne sera plus possible de réserver après 18h30 le 15 février. Les dernières places disponibles seront à retirer à 19 h 30 au théâtre.


Une petite lecture pour préparer le débat : Ambition centre-ville : la métropole fait dans la dentelle (article de Violette Artaud, Marsactu, 14 décembre 2017)

Frontières et Altérités, les séminaires de l’URMIS en streaming

Les séminaires de l’Urmis Nice sont diffusés, dans la mesure du possible (et notamment, avec l’accord des intervenant-e-s) en streaming (direct vidéo) puis en différé sur la chaîne de l’université sur Canal U :

Retrouvez les conférences du séminaire Frontières et Altérités

Vous pouvez également télécharger les fichiers vidéo ou audio MP3, les diaporamas et les publications associées.

Sont déjà disponibles (au 1er mars 2018) :

- Séminaire du 12 janvier 2018 avec Hans Siebers, (Tilburg University), In search of the factors and mechanisms that erect ethnic boundaries , in institutional settings
- Séminaire du 2 février 2018 avec Olivier Clochard, (Migrinter), Régimes de confinement et gestion des migrations à Chypre

Découvrir les travaux de l’Unité de Recherche Migrations et Sociétés (Urmis - CNRS UMR 8245) sur le site internet du laboratoire

Nos ancêtres les Sarrasins comme autres nous-mêmes

Figure de l’altérité culturelle et géographique, le Sarrasin, avec lequel les européens ont pris contact dès le haut Moyen-Age, est l’objet à partir du XIXe siècle d’un récit historique national faisant de lui une « légende noire ». En marge de ce récit, un autre affirme pourtant positivement la mémoire d’une présence sarrasine ancienne. Le discours sur « l’héritage des Sarrasins » apparaît de manière récurrente en Provence, tandis que la « France du Nord » dénonce en retour une Provence « un peu arabe ». Entre assignation et revendications régionalistes, la figure de l’altérité sarrasine nous interroge sur la capacité d’une nation moderne à
penser la diversité et à l’intégrer dans le récit de sa constitution.

« Nos ancêtres les Sarrasins » comme autres nous-mêmes. Une altérité revendiquée dans le récit national français (XIXe-XXIe siècles)
Conférence de Karine Larissa-Basset, historienne, maître de conférences en histoire contemporaine au Laboratoire de Recherche Historique Rhône-Alpes (LARHRA), Université Grenoble Alpes.


Mardi 17 avril 2018 à 18h00

Musée d’Histoire de Marseille - Auditorium
2, rue Henri Barbusse
13001 Marseille

Entrée libre dans la limite des 200 places disponibles


LA FABRIQUE DU REGARD #3

Le Musée d’Histoire de Marseille, l’Espace régional de l’Alcazar et l’association Approches Cultures & Territoires (ACT) s’associent pour la troisième année consécutive pour proposer un cycle de conférences-débats en présence de chercheurs dont les travaux, tout en s’inscrivant dans une diversité historique, géographique et thématique, contribuent à transformer nos regards sur les enjeux régionaux actuels.

FIGURES DE L’ALTÉRITÉ
CONFÉRENCES 2018
Après avoir exploré les dynamiques entre l’histoire locale et globale (2016), posé un nouveau regard sur les quartiers populaires (2017), la réflexion portera sur la fabrique de l’altérité. Chaque contexte historique, politique et social génère son ou ses altérités. Si l’Autre évoque souvent l’idée du lointain, de l’étranger, il est également défini au travers de rapports sociaux ; il sera alors le pauvre, le riche, le paysan… Tour à tour ignoré et rejeté, mis en scène voire mystifié, l’Autre devient un instrument essentiel à la construction d’un récit collectif et d’une identité commune. Un miroir du « Nous », quand bien même déformant et kaléidoscopique, qui fascine autant qu’il dérange. Depuis la légende médiévale du Sarrasin jusqu’aux représentations produites dans les musées contemporains, ce cycle de cinq conférences mettra en lumière des ruptures autant qu’une certaine continuité dans les mécanismes de construction de l’altérité.

Découvrez le programme complet

La Fabrique du Regard #3 : Figures de l’altérité

Le Musée d’Histoire de Marseille, l’Espace régional de l’Alcazar et l’association Approches Cultures & Territoires (ACT) s’associent pour la troisième année consécutive pour proposer un cycle de conférences-débats en présence de chercheurs dont les travaux, tout en s’inscrivant dans une diversité historique, géographique et thématique, contribuent à transformer nos regards sur les enjeux régionaux actuels.

LA FABRIQUE DU REGARD #3
FIGURES DE L’ALTÉRITÉ

CONFÉRENCES 2018
Après avoir exploré les dynamiques entre l’histoire locale et globale (2016), posé un nouveau regard sur les quartiers populaires (2017), la réflexion portera sur la fabrique de l’altérité. Chaque contexte historique, politique et social génère son ou ses altérités. Si l’Autre évoque souvent l’idée du lointain, de l’étranger, il est également défini au travers de rapports sociaux ; il sera alors le pauvre, le riche, le paysan… Tour à tour ignoré et rejeté, mis en scène voire mystifié, l’Autre devient un instrument essentiel à la construction d’un récit collectif et d’une identité commune. Un miroir du « Nous », quand bien même déformant et kaléidoscopique, qui fascine autant qu’il dérange. Depuis la légende médiévale du Sarrasin jusqu’aux représentations produites dans les musées contemporains, ce cycle de cinq conférences mettra en lumière des ruptures autant qu’une certaine continuité dans les mécanismes de construction de l’altérité.


Visuel : Collection François Reichenbach (Mexique), copyright : MAAOA, Ville de Marseille.

 

MARDI 17 AVRIL 2018 - 18H, MHM

"Nos ancêtres les Sarrasins" comme autres nous-mêmes. Une altérité revendiquée dans le récit national français (XIXe-XXIe siècles)
Conférence de Karine Larissa-Basset, historienne, maître de conférences en histoire contemporaine au Laboratoire de Recherche Historique Rhône-Alpes (LARHRA), Université Grenoble Alpes.

VENDREDI 4 MAI 2018 - 18H, BMVR
L’étranger familier. Fabrique de l’altérité et économie de la différence dans le monde islamique médiéval
Conférence de Julien Loiseau, historien, professeur à Aix-Marseille Université et chercheur à l’Iremam, spécialiste de l’histoire du monde islamique médiéval.

MARDI 27 NOVEMBRE 2018 - 18H, MHM
Traite négrière et gens de couleur à Marseille au siècle des Lumières. "Commerce honteux et abominables préjugés"
Conférence de Gilbert Buti, historien, professeur émérite d’histoire moderne à l’Université d’Aix-Marseille et chercheur au CNRS - Laboratoire TELEMMe.

LUNDI 3 DECEMBRE 2018 - 18H, BMVR
Une histoire populaire de la France
Conférence de Gérard Noiriel, historien, directeur d’études à l’EHESS.

MARDI 11 DÉcembre 2018 - 18H, MHM
Exposer les Autres ? Héritages coloniaux et défis contemporains
Conférence de Benoît de l’Estoile, anthropologue, directeur de recherche au CNRS, professeur d’anthropologie à l’Ecole Normale Supérieure, Paris.

Découvrez le programme complet du cycle

Crimes racistes de 1973 : comprendre Marseille aujourd’hui ?

Il y a quelques semaines, soit 45 ans après les faits, une plaque commémorant l’attentat commis au consulat d’Algérie de Marseille en 1973 a été déposée en petit comité sur les lieux du crime. A cette date, la région marseillaise a été le théâtre d’une vague de crimes racistes. En quatre mois, on dénombre une cinquantaine d’agressions et une vingtaine de morts. Ces violences, mais également le traitement dont elles continuent à bénéficier, mettent encore en lumière le profond malaise que pose la question coloniale et postcoloniale en France.

A partir du travail d’archives et d’entretiens qu’a mené la sociologue Rachida Brahim (LAMES, Aix-Marseille université), nous reviendrons avec elle sur ces violences, sur leurs contextes et sur les questions qu’elles soulèvent au prisme de l’actualité.


Source photo : Marsactu

Samedi 7 avril 2018 à 17h00

Le Funiculaire
17, rue Poggioli
13006 Marseille

+ d’infos sur la page de l’événement

Conférence du cycle La Fabrique du Regard #3

 Nos ancêtres les Sarrasins comme autres nous-mêmes

17 avril 2018,
Marseille, ACT-BMVR-MHM
18 heure auditorium du Musée d’Histoire de Marseille

Figure de l’altérité culturelle et géographique, le Sarrasin, avec lequel les européens ont pris contact dès le haut Moyen-Age, est l’objet à partir du XIXe siècle d’un récit historique national faisant de lui une « légende noire ». En marge de ce récit, un autre affirme pourtant positivement la mémoire d’une présence sarrasine ancienne. Le discours sur « l’héritage des Sarrasins » apparaît de manière récurrente en Provence, tandis que la « France du Nord » dénonce en retour une Provence « un peu arabe ». Entre assignation et revendications régionalistes, la figure de l’altérité sarrasine nous interroge sur la capacité d’une nation moderne àpense r la diversité et à l’intégrer dans le récit de sa constitution.

« Nos ancêtres les Sarrasins » comme autres nous-mêmes. Une altérité revendiquée dans le récit national français (XIXe-XXIe siècles)

Conférence de Karine Larissa-Basset,
historienne, maître de conférences en histoire contemporaine au Laboratoire de Recherche Historique Rhône-Alpes (LARHRA),
Université Grenoble Alpes.

Première conférence de La Fabrique du Regard #3 :
Figures de l’altérité
Cycle de conférences,
Avril-Décembre 2018,
Marseille, ACT-BMVR-MHM

L’étranger familier. Fabrique de l’altérité et économie de la différence dans le monde islamique médiéval


Confier le pouvoir à des étrangers ? Peu d’idées pourraient nous paraître plus étranges que celle-là. C’est pourtant sur ce principe que, des siècles durant, les sociétés du monde islamique ont confié à des hommes qui leur étaient étrangers le soin de veiller sur leur destinée collective. La figure du mamelouk, loin d’être une anomalie, s’inscrivait dans une véritable économie de la différence, distribuant les rôles en fonction de l’origine des individus et des qualités qui y étaient attachées. C’est à l’aune de cette étrange familiarité de l’étranger que l’on examinera la fabrique de l’altérité dans le monde islamique médiéval.

L’étranger familier. Fabrique de l’altérité et économie de la différence dans le monde islamique médiéval
Conférence de Julien Loiseau, historien, professeur à Aix-Marseille Université (AMU) et chercheur à l’IREMAM, spécialiste de l’histoire du monde islamique médiéval.


Vendredi 4 mai 2018 à 18h00

BMVR Alcazar - Salle de conférences
58, Cours Belsunce
13001 Marseille

Entrée libre dans la limite des 300 places disponibles


LA FABRIQUE DU REGARD #3

Le Musée d’Histoire de Marseille, l’Espace régional de l’Alcazar et l’association Approches Cultures & Territoires (ACT) s’associent pour la troisième année consécutive pour proposer un cycle de conférences-débats en présence de chercheurs dont les travaux, tout en s’inscrivant dans une diversité historique, géographique et thématique, contribuent à transformer nos regards sur les enjeux régionaux actuels.

FIGURES DE L’ALTÉRITÉ
CONFÉRENCES 2018
Après avoir exploré les dynamiques entre l’histoire locale et globale (2016), posé un nouveau regard sur les quartiers populaires (2017), la réflexion portera sur la fabrique de l’altérité. Chaque contexte historique, politique et social génère son ou ses altérités. Si l’Autre évoque souvent l’idée du lointain, de l’étranger, il est également défini au travers de rapports sociaux ; il sera alors le pauvre, le riche, le paysan… Tour à tour ignoré et rejeté, mis en scène voire mystifié, l’Autre devient un instrument essentiel à la construction d’un récit collectif et d’une identité commune. Un miroir du « Nous », quand bien même déformant et kaléidoscopique, qui fascine autant qu’il dérange. Depuis la légende médiévale du Sarrasin jusqu’aux représentations produites dans les musées contemporains, ce cycle de cinq conférences mettra en lumière des ruptures autant qu’une certaine continuité dans les mécanismes de construction de l’altérité.

Découvrez le programme complet

Défaire la tyrannie du présent : temporalités émergentes et futurs inédits

 

Le manque de temps est l’une des pathologies de l’homme moderne. Elle s’aggrave sans cesse dans notre monde soumis à la tyrannie de l’urgence, saturé d’écrans chronométriques et exigeant toujours plus d’efficacité, de rapidité, de calculs et d’anticipations à court terme. Quant à notre rapport au temps historique, au passé et au futur, il a été entièrement bouleversé au cours des dernières décennies. Alors que dominaient jadis la foi dans le progrès et la certitude d’un avenir meilleur, nous vivons désormais le règne sans partage du présent perpétuel.

Dans une langue à la fois lumineuse et érudite, cet essai intense s’efforce, en s’appuyant notamment sur l’expérience rebelle des zapatistes du Chiapas, d’identifier des modalités émergentes du rapport au temps et à l’histoire – ce dont découlent aussi quelques propositions visant à arracher le savoir historique à l’étouffement présentiste. Sans en revenir au futur de la modernité, connu d’avance et garanti par les lois de l’histoire, il s’agit – et c’est un enjeu politique majeur de notre époque – de rouvrir le futur, de faire place au désir de ce qui n’est pas encore, sans l’enfermer dans aucune forme de planification.

Jérôme Baschet nous invite ainsi à repenser la temporalité révolutionnaire, loin des schémas convenus d’un Grand Soir toujours remis à plus tard ou d’un enfermement dans le pur instant de l’action immédiate. Il s’agit au contraire de poser les bases qui permettent de tenir ensemble incandescence du maintenant et souci de l’à-venir, agir présent et anticipation stratégique, sens de l’urgence et nécessité de la préparation.

Samedi 7 juillet 2018 à 19h
Casa Consolat

1 Rue Consolat
13001 Marseille

Le plan est ici.

Plus d’infos sur : https://www.facebook.com/events/231284674126403/

Rendez-vous d'ACT

La Fabrique du Regard #3 : Figures de l’altérité

Cycle de conférences, Avril-Décembre 2018, Marseille, ACT-BMVR-MHM à suivre

Attention Travail d’arabe

Exposition ACT-CIMADE, du 15 au 30 Octobre 2018, Centre social Frais Vallon, Marseille à suivre

ECOLE ET MIXITE SOCIALE : LE COLLECTIF DU PETIT BARD SUR LA PLACE MARSEILLAISE

Rencontre ACT-SQPM-Centre social Grand Saint-Antoine, 19 Octobre 2018, Marseille à suivre

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