Livres

La scolarisation des enfants tsiganes

L’auteur rappelle ici les grandes lignes de l’approche socio-ethnologique de ces populations et aborde, de façon pratique, la scolarisation des enfants tsiganes.
Cet ouvrage replace l’acte d’éduquer dans le contexte propre à ce milieu et souligne la corrélation entre la fréquentation scolaire et le niveau d’acculturation puis propose de mettre en place des outils adaptés à chaque groupe, préalablement défini en fonction du degré d’assimilation et du niveau d’acculturation atteint par les élèves tsiganes qui le composent.

Auteur : Delsouc Michel
Discipline(s) : domaines de l’école primaire
Niveau : école primaire
Éditeur(s) : Toulouse : CRDP de Midi-Pyrénées, 2007
89 p. 11,00 euros

Commander l’ouvrage par le cyberlibrairie du CNDP ou directement dans les librairies du réseau.

Histoire de l’Islam et des musulmans en France du Moyen-Âge à nos jours

La visée de ce livre n’est pas simplement de dérouler un récit, mais aussi de rassembler des savoirs parfois dispersés et de montrer ce qui a pu présider à la construction de tel ou tel événement historique et l’importance qui lui a été conféré du même coup.
Comme le dit en substance Jacques Le Goff, historien et préfacier de l’ouvrage, faisant référence à la période la plus contemporaine de notre époque et à ses immigrations provenants de pays de culture musulmane, il s’agit par cette étude d’aider à faire "passer le musulman de la situation d’Autre à celle de concitoyen à part entière".

Histoire de l’Islam et des musulmans en France du Moyen-Âge à nos jours.
Mohammed ARKOUN (dir.)

Albin Michel, 2006, 1217 p.

École et familles populaires : sociologie d’un différend

En l’espace d’un siècle d’école républicaine, le rapport des familles à l’école s’est profondément transformé. Le compromis historique de la première moitié du XXe siècle, celui d’un ordre scolaire accordé à un ordre social inégalitaire, maintenait les familles éloignées de l’école.
Le mode scolaire de socialisation et de reproduction qui s’est progressivement imposé avec la massification secondaire a infléchi le processus d’acculturation en accentuant le rapport de dépendance des familles populaires à l’école.
S’appuyant sur une cinquantaine d’entretiens réalisés auprès de parents de milieux populaires et issus de l’immigration, ce livre s’attache à montrer que les relations avec l’école ne se déroule pas nécessairement selon des règles, modalités et intérêts partagés. Les attentes peuvent diverger fortement, conforter les préjugés réciproques et engendrer un différend.

Présentation de l’ouvrage par l’auteur sur le site du centre Alain Savary

Présentation de l’auteur

Ecole et familles populaires. Sociologie d’un différend
Postface de Jean-Manuel de Queiroz
Presses Universitaires de Rennes (PUR)
222 pages, 16 €

 

 


Sommaire

GENEALOGIE D’UNE RELATION DE DEPENDANCE
Familles, classes et cultures populaires
Configuration socio-historiques des liens entre les familles
L’acculturation des familles populaires au monde scolaire
Ecole, familles : la division du travail éducatif
LE MODELE DU PARTENARIAT A L’EPREUVE DES RELATIONS FAMILLES POPULAIRES-ECOLE
L’impensé du partenariat
Les familles en faute
L’école à distance
LA SCOLARISATION PROLONGEE AU RISQUE DE LA DESORIENTATION
Destin familial et allongement des études
L’indétermination de l’orientation
Les "coûts" de l’investissement scolaire

Pays de malheur !

(...) Et parle de l’école, de la Cité, de l’avenir de la France avec peu d’optimisme certes, mais toujours avec cette volonté de comprendre évoqué plus haut. Et c’est ce livre lui-même qui nous aide à comprendre ce qui se joue là pour la République ; à travers une parole « politique, au sens noble du terme, au sens où elle contribue à élaborer une autre vision de ceux qui, dans leur vie quotidienne, vivent le stigmate social d’être « d’origine étrangère » (extraits de la postface de S.Beaud). Un enseignant, dans le contexte actuel, ne peut ignorer aujourd’hui cette parole. »

Lire la présentation du livre dans les cahiers pédagogiques

Pays de malheur !
Younes Amrani et Stéphane Beaud
La découverte / Poche - collection Essais (2006)

Culture post-coloniale 1961 - 2006

  

Présentation et sommaire sur le site de l’ACHAC

Extrait : Un racisme post-colonial de Said Bouamama et Pierre Tevanian sur le site LMSI (Les mots sont importants)

Culture post-coloniale 1961 - 2006
Autrement – collection Mémoires
288 Pages - 19.00 €


Apprentissage, diversité culturelle et didactique


 


Lire la suite de la note de lecture sur le site des Cahiers pédagogiques

Lire la présentation du livre sur le site de l’Association des Professeurs de Langues Vivantes

L’école et le défi ethnique

Écrit par des spécialistes français de la problématique de l’ethnicité dans le domaine scolaire, sans exclusive de chapelle, il offre au lecteur une approche cohérente de l’outillage intellectuel que désigne en sciences sociales le concept d’ethnicité et ses concepts connexes, ainsi qu’une vue précise des travaux universitaires qui ont déblayé la matière, et débouche sur les voies d’une action soucieuse de relever le défi de l’ethnicité à l’école.Les élèves ne quittent pas leurs identifications en entrant à l’école, les personnels non plus. Les relations scolaires peuvent activer les sentiments (et ressentiments) ethniques, ou les désamorcer. Les modes d’organisation, les façons de faire ont de l’importance. C’est ce dont témoignent chacune à leur façon les contributions de ce livre.


Présentation sur le site de l’OZP

Note de lecture sur le site Esprit critique

L’école et le défi ethnique. Education et intégration
Françoise Lorcerie, avec Françoise Alamartine, Françoise Barrou, Sabine Contrepois, Eric Debarbieux, Olivier Douville, Sylvie Ernst, Nacira Guénif, Stéphanie Morel, Joëlle Perroton, Christian Rinaudo, Jocelyne Streiff Fenart, Jean- Pierre Zirotti.
INRP / ESF éditeur - collection Actions Sociales / Confrontations
334 pages, 26 €

Enseigner le FLS par les textes littéraires aux élèves nouvellement arrivés en France

Destiné aux classes et dispositifs d’accueil des élèves nouvellement arrivés en France, ce manuel répond à la demande de nombreux professeurs en quête d’outils pour mettre rapidement et efficacement leurs élèves en activité : activités de lecture, d’écriture et d’acquisition de la langue française sous forme de fiches favorisant le travail en autonomie, ponctuées d’évaluations, et aboutissant à l’acquisition du niveau B1 du Cadre européen commun de référence pour les langues.

Auteurs : Faupin Élisabeth, Théron Catherine
Discipline : FLE français langue étrangère
Niveau : collège
Éditeur : CRDP de l’académie de Nice, 2007
150 pages - 18,90 €   

Commander l’ouvrage par le cyberlibrairie du CNDP ou directement dans les librairies du réseau.

Une aventure industrielle en Camargue. Histoire de l’établissement Solvay de Salin-de-Giraud


Commencée en 1895, l’histoire de l’établissement Solvay de Salin-de-Giraud relate une véritable aventure et cela à plusieurs titres. D’abord conçue pour fabriquer de la soude à partir du sel de Camargue et du calcaire provençal, l’usine s’est adaptée à l’évolution des marchés ; ses productions se sont diversifiées. Plus d’un siècle après sa construction, ce site industriel est un trésor du patrimoine provençal. Le visiteur qui pénètre en Camargue par le bac de Barcarin éprouve une sensation de surprise devant le tableau d’une cité d’un autre temps, faite de briques et agencée à proximité de l’usine. L’espace social a été façonné par l’industrie ; le bâti s’est organisé autour des besoins du système productif, de la maison du directeur jusqu’aux corons ouvriers en passant par les équipements collectifs - écoles, cercle, hôpital, arènes, etc. Aventure industrielle, aventure sociale, l’histoire de l’usine Solvay de Salin-de-Giraud constitue avant tout une aventure humaine. En effet, il a fallu aux hommes du courage et de la persévérance au quotidien pour travailler pendant plus d’un siècle dans la solitude d’un espace naturel fait de landes et de marais salants.

Une aventure industrielle en Camargue. Histoire de l’établissement Solvay à Salin-de-Giraud (1895 à nos jours)
Xavier Daumalin, Olivier Lambert et Philippe Mioche
Ref.2C Éditions, 2012
191 pages

Présentation sur le site de TELEMME.

Indochine de Provence. Le silence de la rizière

 

S’il est un récit oublié, c’est bien le témoignage encombrant mais bouleversant des 20.000 travailleurs indochinois en France entre 1939 et 1952. Longtemps, l’histoire a fait silence sur le visage de ces hommes – contraints de travailler au service de la France de Vichy après la signature de l’armistice –, qui rentrèrent chez eux après des années d’exil forcé, sans la moindre indemnisation.

Cet album-recueil, ouvert sur le récit de ces itinéraires d’exil et sur une parole qui commence à peine à circuler, établit un rapport sensible à l’histoire. Il interroge la mémoire, l’histoire, l’identité d’un département (le Vaucluse), façonné par les flux migratoires. Il pose les enjeux d’une éthique fondée sur la pensée critique revendiquée comme seule légitime pour traiter des mémoires douloureuses et oubliées du XXe siècle.

Indochine de Provence. Le silence de la rizière
Sous la direction d’Ève Duperray
Coéditions Actes Sud / Département de Vaucluse
Sortie le 10 octobre 2012
96 pages, 22€

Présentation sur le site d’Actes Sud

L’exposition "Indochine de Provence"

 

La France hostile : socio-histoire de la xénophobie en France, 1870-1914

L’étranger, à la fin du XIXe siècle, devient un enjeu politique lié à l’installation et à l’enracinement de la République. C’est aussi le moment où la xénophobie se structure comme un système de pensée et d’action. Un système dont les thèmes reviennent en force, depuis une vingtaine d’années, sur la scène politique française.

Quelles sont les origines des discours outranciers, violents, sur l’"identité nationale", la "préférence nationale" ? Pourquoi resurgissent-ils ainsi aujourd’hui ? Laurent Dornel donne ici à lire une histoire passionnante, attentive aux comportements comme aux discours, au social comme au politique


 

Lire également l’article de Laurent Dornel sur le site de la Revue d’histoire du XIXe siècle, 2002

La trempe

"Si t’as pas de fric, t’es pas d’ici" : on l’attendait sur l’immigration, Magyd Cherfi revient par la fracture sociale. En huit brefs récits vifs et tendres, mixant un sens du rythme festif et une acuité qui porte à la mélancolie, l’ex-parolier de Zebda fait un sort aux pièges de l’identité nationale et des horizons confisqués.

Les paradoxes et les débordements de l’amour maternel qui exclut et paralyse au lieu d’émanciper, la petite mort des illusions, les coups de boomerang du rock’n’roll engagé, la violence des rites d’initiation de terrain vague, les rêves de sensualité inassouvis, chaque texte est une tentative d’inventer la langue et le vocabulaire inédits de sentiments tus, trop longtemps retenus.
Et c’est à la seule force du verbe que Cherfi feinte et cogne et fait voler en éclats de littérature brute les impuissances entretenues et l’acharnement d’un destin qui toujours le renvoie "chez les défaits les sombres les aplatis les miens" - sans jamais plier, et sans geindre, jamais.

Lire un extrait du livre et la présentation des autres ouvrages de l’auteur sur le site des éditions ACTES SUD.

août 2007 / 11,5 x 21,7 / 160 pages
ISBN 978-2-7427-6904-9 / AS5015
prix indicatif : 15,00 €


De la question sociale à la question raciale ? Représenter la société française

Lire la suite de la présentation sur le site du CRESP (centre de recherche sur la santé, le social et le politique) - EHESS


Avec Stéphane Beaud, Véronique de Rudder, Michel Feher, Didier Fassin, Eric Fassin, Fabien Jobard, Pap Ndiaye, Gérard Noiriel, Pichel Pialoux, Emmanuelle Saada, François Vourc’h et Agnès van Zanten.

Paris, éditions La Découverte, 2006, 264 pages.
ISBN : 2-7071-4973-X. 20,00 €.

Prévenir la violence au collège à travers le dispositif « Parlons tabou »

Un livre qui peut être, sur la base d’une indispensable analyse de la situation et à partir de l’approche « identitaire », le point de départ d’actions très concrètes.

Lire le sommaire et des extraits du livre sur le site du CRDP d’Amiens


 


 

Auteurs
Vijé Franchi est psychologue et maître de conférences à l’Institut de psychologie de l’université de Paris-V-René-Descartes.
Gwenaëlle Colin est professeure de lettres au collège Jean-Jaurès à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine).

Référence
Vijé Franchi et Gwenaelle Colin SCEREN-CRDP Amiens, collection Repères pour agir, 2005.
La commande se fait par les librairies du réseau CNDP ou par correspondance.

L’inégalité raciste : l’universalité républicaine à l’épreuve

La voie entre ces deux écueils est donc étroite et suppose que le racisme en acte - ségrégations et discriminations - ne soit pas traité comme un problème à part, grave certes, mais sans rapport direct avec les autres processus inégalitaires. Elle exige d’inscrire la lutte contre le racisme dans une politique plus générale d’égalisation des chances qui maintienne le cap d’une perspective universaliste.

Lire la présentation détaillée de l’ouvrage et de des auteurs.

Lire également un article collectif paru dans les Cahiers du CERIEM, n°7, juin 2001


Le racisme, une introduction

Ce phénomène semble lié à la grande mutation des sociétés occidentales : fin de l’ère industrielle, crise des institutions et des systèmes politiques, fragmentation culturelle, rôle accru des médias. Enfin, la question de l’action antiraciste - mettant souvent en cause les analyses du racisme ainsi que les conceptions philosophiques et politiques de la vie collective - est ici examinée en relation aux mutations contemporaines.

Editions La Découverte / Poche - août 1998 - 7,47 €

Lire la présentation de l’auteur, ses travaux et publications sur le site du CADIS (centre d’analyse et d’intervention sociologiques)

Immigration, antisémitisme et racisme en France (XIXe-XXe siècle) - Discours publics, humiliations privées

L’analyse détaillée des discours publics sur ce sujet que nous livre l’auteur met en évidence les stéréotypes dont les immigrants ont été victimes pendant plus d’un siècle et le rôle que ces représentations négatives ont joué dans le développement de l’antisémitisme et du racisme.

Lire le résumé, la table des matières, la présentation de l’auteur et le chapitre 6
« RACAILLES ET METEQUES » en texte intégral sur le site du réseau scientifique TERRA


Paru le : 7 mars 2007 - Éditeur : Fayard, Paris - Reliure brochée
Description : 715 pages (220 x 140 cm) - ISBN : 2213630011 - EAN13 : 978-2213630014 - Prix : 29 €

Je t’écris de Mantes, ma jolie...

Curieux comme les sentiments d’amour et d’amitié s’égarent quand il s’agit de parler des quartiers. Nous ne sommes pas des chiffres, ni des statistiques, ni des catégories sociales, ni des issus-de-l’immigration. Nous sommes, c’est tout. On est là. On traverse cette société, la même que la vôtre. Parfois, c’est elle qui nous traverse, qui nous fend, nous casse. Déjà qu’on était un peu éparpillés. On voudrait que, parfois, elle nous répare aussi. En attendant, on vit. Et c’est marrant de vivre... "


Je t’écris de Mantes, ma jolie...
Chakib Lahssaini

Editions du Seuil
Biographies-Témoignages
186 pages
15 euros

Ecole et citoyenneté : un défi multiculturel

Alors même que l’on aspire à construire une citoyenneté européenne - supranationale par définition - la citoyenneté nationale est en crise. Dans la tourmente de la mondialisation et du néolibéralisme, la citoyenneté est confrontée aux revendications des communautés culturelles, voire ethnico-religieuses. Le modèle français républicain et laïc qui, dans sa prétention à l’universel, ignore les appartenances culturelles et religieuses pour ne reconnaître que l’égale dignité de l’homme et du citoyen, est mis à rude épreuve. Et l’on demande à l’École de freiner la dérive communautaire. Quelle éducation à quelle citoyenneté peut-elle assurer, pour quel projet de société ?
Pour répondre à ces questions, le présent ouvrage commence par situer l’École dans son cadre général, à savoir dans une nation qui doute d’elle-même, dans une construction européenne qui piétine, dans le contexte de la mondialisation et du néolibéralisme. Ensuite, il expose le modèle multiculturel dans sa version québécoise et le confronte à sa dérive, le communautarisme. Enfin, il présente le modèle brésilien qui porte l’interculturel et le métissage à un degré jamais atteint en Europe et en Amérique du Nord. Le livre se termine par une réflexion sur le rôle, la portée et les limites de l’École quant à l’éducation à la citoyenneté et dégage de nouvelles pistes pédagogiques.

Dirigé par YVES LENOIR (Sherbrooke, Québec), CONSTANTIN XYPAS et CHRISTIAN JAMET (UCO Angers), le présent ouvrage a été rédigé par une équipe internationale composée de F. AUDIGIER (Genève, Suisse), M. BARBOSA (Minho, Portugal), R. FLEURI (Florianopolis, Brésil), A. ACHDJIAN (Sherbrooke, Québec), M. MCANDREW (Montréal, Québec), H. DEL PUP (Toulouse), Ph. MAUBAN (Rouen), A. MOUGNIOTTE (Besançon), M. SACHOT (Strasbourg).

Sommaire

La citoyenneté et l’École républicaine au défi du multiculturalisme.
Citoyenneté et multiculturalisme, les termes du débat. La République, son École et la formation du citoyen. Confrontation des modèles français et nord-américain.

École et citoyenneté dans le modèle multiculturel. La citoyenneté dans un contexte multiculturel : la diaspora arménienne au Québec. Éducation interculturelle ou éducation à la citoyenneté ?

École et citoyenneté dans le modèle interculturel. L’interculturel métissé au Brésil. La lente progression de l’interculturel au Portugal.

La nation au défi de la citoyenneté européenne. La citoyenneté européenne : un concept à (ré)inventer ? La nation en Europe serait-elle en crise ?

L’éducation du citoyen au défi de l’École. Rôle et portée de l’École dans l’apprentissage de la citoyenneté. L’éducation à la citoyenneté aux prises avec la forme scolaire. L’éducation à la citoyenneté sous l’éclairage de l’approche par compétences. La fonction politique de l’École au défi des jeunes issus de l’immigration.

Le site de l’éditeur

Disponible dans les bibliothèques de Marseille

Dictionnaire de la colonisation française


Présentation sur le site de l’éditeur

Le dictionnaire propose ainsi 700 notices permettant de rechercher directement une information, de passer d’un thème à un autre, en fonction de la multiplicité des facettes du fait colonial.
Il propose également quelque 220 biographies qui font revivre les acteurs de la colonisation (militaires, politiques, laïcs et religieux, entrepreneurs et savants…) et ceux des sociétés colonisées (animateurs des résistances, des réponses culturelles, des mouvements de libération…).

648 pages, plus un atlas en couleur de 16 pages, 26 euros

Liberté, égalité, communauté ? L’Etat français contre le communautarisme

Mais où est la menace ? Ou plutôt : qui constitue la menace ? Car, après tout, la menace doit bien avoir un visage. Sans que cela ne soit une réponse implicite à cette question, remarquons que la force obscure porte désormais un nom, depuis que les politiques publiques ont identifié, dans le “communautarisme”, un nouvel objet d’action.


“Communautarisme”… ? Mais qu’est-ce donc que cette idée aux contours flous, qui s’est imposée telle une évidence en moins de dix années ?
Que nous dit ce mot de l’état de la société française, et de la façon dont celle-ci se pense ? Que produit, aussi, cette catégorie improbable qui s’impose comme un nouveau champ de « lutte » pour l’Etat ?

Présentation sur le site de l’éditeur

Téléchargement de l’introduction du livre sur le site de l’ISCRA

Comores Zanzibar

Sur chacun des sites, l’écrivain et le photographe, ont recueilli témoignages, souvenirs et impressions, de façon à reconstituer de manière littéraire, documentaire et sonore ce qui ne se transmet encore souvent que par les souvenirs de la parole. La richesse de cette culture commune est perceptible dans les îles de l’océan Indien.


Diaporama sur le site du photographe

Comores Zanzibar
Salim Hatubou (textes) et Jean-Pierre Vallorani (photos)
Préfaces de Ken Loach et d’Alain Mabanckou
Traduction en anglais par Eva Rogo-Lévénez
Edition Françoise Truffaut
132 pages, 29 €

La roue ou la noria des saisonniers agricoles

« Le Gourbi », bidonville rural des Bouches-du-Rhône ; El Ejido, en Espagne, cette « Californie européenne » dont les trente mille hectares de serres sont visibles, dit-on, depuis la lune ; Huelva, toujours en Andalousie, où sont cultivées les fraises saturées de pesticides dont les distributeurs ont un jour décidé de faire, sur les étals, le « symbole du printemps »...
En quelques étapes, le beau livre combatif de Yohanne Lamoulère et Patrick Herman permet de mettre des visages et des voix sur « ces silhouettes qui peuplent les rangées de tomates et de poivrons et qui, avec leurs bras, leurs jambes, leur tête et tout le reste, nous ressemblent assez après tout ». Mais il offre aussi une description minutieuse et passionnante du fonctionnement de ces zones qui restent habituellement dans l’angle mort.
Mona Chollet, le Monde diplomatique, mai 2007


La roue ou la noria des saisonniers agricoles
Photographies de Yohanne Lamoulère, textes de Patrick Herman.
88 pages
Editions Khiasma Sud
18 euros

Dictionnaire des inégalités scolaires

Une équipe d’experts reconnus, menée par Jean-Michel Barreau, sociologue, coordinateur de cette entreprise, a participé à la rédaction de ce dictionnaire. Pour n’en évoquer que quelques-uns, citons Jean-Pierre Astolfi, Christian Baudelot, Roger Establet, Marie-Duru-Bellat, Bernard Lahire, Jacques Pain, Philippe Perrenoud, Pierre Périer, ...

L’école de la République a pour principe et fonction l’égalité entre les enfants. Egalité des chances, égalité de traitement, égalité des moyens… Pourtant, force est de constater que de plus en plus aux inégalités sociales s’ajoutent des inégalités scolaires.


Premier ouvrage encyclopédique sur ce mal qui gangrène l’école, ce Dictionnaire des inégalités scolaires montre de façon synthétique toutes les facettes : sociologiques, psychologiques, philosophique, politiques. Les meilleurs spécialistes participent et expliquent les fondements et la réalité de cette inégalité scolaire.
D’Absentéisme à ZEP, ce dictionnaire fait en 80 entrées clairement développées le tour des notions concernées par les inégalités.
Pour tous ceux pour qui la notion d’égalité gravée au fronton de l’école de la République a un sens ce livre est un outil indispensable.

Voir le site de l’’éditeur

La nouvelle question scolaire. Les bénéfices de la démocratisation

Un vent mauvais souffle sur l’école. Un certain pessimisme idéologique se conjugue aux amertumes et aux nostalgies pour accabler les politiques de démocratisation scolaire : elles auraient fait baisser le niveau général des élèves, condamné les plus méritants à ne pas se voir récompensés de leurs efforts, distribué des diplômes dont la valeur se déprécie, exposé au déclassement un nombre croissant de jeunes qualifiés…
Reprenant le bilan de ces politiques à une échelle internationale et historique rarement envisagée, Éric Maurin démonte méthodiquement chacun de ces mythes. Non seulement l’expansion scolaire a « payé », mais sa poursuite s’avère décisive pour faire face au nouveau monde économique qui s’annonce.
Puisant dans les expériences scandinaves, britanniques, américaines, chiliennes, australiennes…, ce livre permet de repenser en profondeur les relations entre éducation et économie, à contre-courant des interprétations sociologiques et des humeurs politiques aujourd’hui dominantes.

Lire la présentation de Diane Angermüller

Lire la présentation de Luc Goupil

Racisme, antisémitisme et "communautarisme" ? L’école à l’épreuve des faits

L’école est-elle submergée par le racisme et l’antisémitisme ? Est-elle la proie et la victime de "dérives communautaristes" ? Entre l’interprétation des statistiques ministérielles et les fictions catastrophistes de l’après-11 septembre 2001, l’école publique fait l’objet d’une attention inquiète. (…)
Pour la première fois en France, une étude armée par les méthodes des sciences sociales traite de ce qui se passe à l’école en fait de racisme. (…)
Se penchant sur les faits et sur leur construction, en croisant les interprétations, cet ouvrage donne à voir la complexité et l’ambivalence des processus à l’œuvre. Car les faits de racisme à l’école parlent aussi du fonctionnement de l’école. Et la possibilité d’agir contre le racisme à l’école dépend aussi de la capacité à transformer les rapports sociaux et éducatifs au sein de celle-ci.


Télécharger la préface et l’introduction depuis le site de l’ISCRA (pdf, 629 ko)

Lire la présentation sur le site de l’éditeur

À quoi sert « l’identité nationale »

La question de « l’identité nationale » a été remise au centre de l’actualité politique par Nicolas Sarkozy, pendant la campagne électorale des présidentielles. Devenu chef de l’État, celui-ci a créé un « ministère de l’Immigration et de l’Identité nationale », ce qui est un fait sans précédent dans l’histoire de la République française. (...). Gérard Noiriel explique les raisons de ce mouvement. Il montre que la logique identitaire, née au XIXe siècle, a depuis constamment alimenté les discours nationalistes. Il rappelle que, au cours des années 1980, c’est Jean-Marie Le Pen qui a popularisé, dans l’espace public, l’expression « identité nationale » pour stigmatiser les immigrés. Analysant de façon minutieuse les usages de cette formule dans le discours du candidat Sarkozy, il donne des éléments pour éclairer les nouvelles stratégies aujourd’hui à l’œuvre dans le champ politique.


Présentation de l’ouvrage sur le site de l’éditeur

Entretien audio avec Gérard Noiriel dans l’émission Là-bas si j’y suis (Daniel Mermet, France inter). 

Historien, directeur d’études à l’EHESS, Gérard NOIRIEL est membre fondateur du Comité de vigilance sur les usages de l’histoire (CVUH).

Bibliographie, conférences et articles en ligne de l’auteur sur le site d’ACT.

L’Islam imaginaire. La construction médiatique de l’islamophobie en France, 1975-2005

Cet ouvrage analyse de manière rigoureuse et implacable, en trois étapes, trente ans d’archives de télévision française. Certains l’estimeront partisan, mais c’est aussi la qualité du livre d’assumer une posture intellectuelle de rupture avec un discours dominant fabriqué par de soi-disant experts qui entretiennent toutes les confusions possibles entre les questions sociales et les conflits internationaux.

Le mythe naît avec la révolution iranienne de 1979, qui vient opportunément recouvrir les changements structurels de la société française, en particulier la place de l’immigration, et le nouvel ordre du monde unilatéralement dominé par les Etats-Unis. La guerre civile en Algérie, le conflit israélo-palestinien, l’Irak et les attentats du 11-Septembre deviennent autant de champs de bataille, avec pour enjeu la création de toutes pièces d’un nouvel affrontement islam-Occident comme grille d’interprétation du monde.

Thomas Deltombe s’attache également à démontrer méthodiquement les connivences médiatiques et politiques dans la fabrication de cet islam ennemi imaginaire – c’est la dimension la plus stimulante et téméraire de l’ouvrage.

Marina Da Silva, Le Monde Diplomatique, novembre 2005

Voir présentation et sommaire sur le site d’Algéria-Watch

L’école face aux parents. Analyse d’une pratique de médiation

Entre les parents et l’école, le malentendu s’est installé. Chaque partenaire se méfie de l’autre et développe même parfois des stratégies d’évitement ou de pris de contrôle. (…) Pour sortir de ce face à face, on fait de plus en plus appel à des " médiateurs ", personnes-ressources dont la mission est de rapprocher les établissements scolaires des parents d’élèves, de rechercher des solutions pour sortir des impasses et dépasser les conflits. (…)
Mais les choses ne se passent pas toujours ainsi et de nombreux problèmes surgissent : c’est l’école qui sollicite les médiateurs et fixe leurs objectifs, en face des parents qui, une fois de plus, subissent cette relation.
Par ailleurs, en affectant à des personnes spécifiques la charge du lien avec les familles, l’école ne se décharge-t-elle pas d’une de ses missions ? Quand le recrutement des médiateurs se fait sur une base " culturelle ", ne risque-t-on pas de renforcer les clivages ethniques ?

Cet ouvrage analyse des cas concrets et pose les problèmes sans langue de bois. Il n’élude aucune des difficultés auxquelles nous devons faire face. Il permet d’entrer vraiment dans une question décisive qui concerne tout autant les enseignants, les parents, les travailleurs sociaux que les responsables associatifs ou politiques.

Lire la présentation de l’ouvrage et le sommaire sur le site de l’université de Genève

Lexik des cités

Ils sont dix (quatre garçons et six filles âgés de 19 à 25 ans) à avoir répondu à un appel d’offres de la préfecture et du conseil général de l’Essonne en 2004 pour lutter contre la violence dans les cités. Leur projet ? Elaborer le premier lexique du langage parlé par les jeunes des cités. Durant trois ans donc, le collectif, encadré par des professeurs de français et une experte en sociolinguistique, a recueilli plusieurs centaines de mots. De l’argot évidemment, du verlan beaucoup, et bon nombre d’emprunts aux langues maghrébines.


Lire la suite de la présentation et des interviews sur le site du mensuel Regards


Lexik des cités
Editions Fleuve Noir
366 pages, 19,90 euros

Grandir en Banlieue. Parcours et devenir de jeunes Français d’origine maghrébine

Les émeutes urbaines de l’automne 2005 ont de nouveau fait surgir sur la scène publique les “jeunes de banlieue”. À intervalles réguliers, ils apparaissent comme une figure emblématique des problèmes sociaux de notre société (insécurité, exclusion, délinquance, immigration). Si le débat politique tend à les désigner comme responsables, l’analyse sociologique révèle pourquoi leurs parcours sont symptomatiques des transformations de la société française depuis vingt ans (augmentation du chômage, de la précarisation des conditions de travail, de la ségrégation résidentielle).
Cette enquête sociologique nous conduit au cœur des trajectoires de ces jeunes, loin de former une population homogène, et à poser la question de leur devenir. À partir de leurs expériences de l’exclusion et des discriminations, l’auteur nous livre une grille d’analyse des manières dont ces jeunes prennent place dans la société française. Si nous considérons qu’il est grand temps de produire un autre regard sur la réalité de ces jeunes, allons à leur rencontre, suivons leurs pas à travers le quartier de leur enfance et leur insertion dans la vie sociale.


Lire le sommaire sur le site du CIEMI, centre d’information et d’études sur les migrations internationales

Grandir en Banlieue, Parcours et devenir de jeunes Français d’origine maghrébine
Emmanuelle Santelli
Collection Planète Migrations, CIEMI
320 pages

18 €

Une discrimination positive à la française : ethnicité et territoire dans les politiques de la ville

Réflexions autour des politiques de la ville telles qu’elles se sont développées en France depuis 1981. Analyse la discrimination positive territoriale, la lutte contre les discriminations raciales et le soutien public aux associations ethniques de migrants et de leurs descendants.

Lire la quatrième de couverture sur le site de la Procure

Une discrimination positive à la française
ethnicité et territoire dans les politiques de la ville

Préface de Dominique Schnapper
La Découverte, Paris, collection Alternatives sociales
Septembre 2007
225 pages
21,50 €

MediaDiv, répertoire des médias des diversités

Le programme Mediam’Rad de l’Institut Panos publie MediaDiv, un répertoire complet des médias des diversités en France. Un ouvrage qui fait office de première dans le genre et présente pas moins de 487 espaces d’expression.
Cette publication permettra au grand public de découvrir des journaux, des radios, des télévisions ou des sites internet dont bien souvent il ignorait l’existence. Elle offre surtout la possibilité aux professionnels des médias de se mettre en relation plus facilement.


Lire la présentation sur le site de l’institut

L’Institut PANOS Paris, créé en 1986, est une organisation non gouvernementale spécialisée dans l’appui au pluralisme médiatique.

 

Marseille Porte Sud. Un siècle d’histoire coloniale et d’immigration

Marseille, ville du Sud et des suds, liée depuis des siècles à ces voyageurs et commerçants qui ont construit le destin de la cité phocéenne, voit, au début du XXe siècle, arriver sur ses quais des hommes et des femmes venus des quatre coins du monde : de l’Extrême Orient, du Maghreb, du Levant, des Caraïbes et d’Afrique noire. Toutes les identités se croisent dans cette "capitale de l’empire colonial" qui va être le relais entre la métropole et les outre-mers pendant plusieurs décennies. C’est par centaines de milliers qu’ils arrivent pour travailler ou combattre, s’installer en tant que réfugiés, rapatriés ou militants, s’intégrer ou fonder un foyer, faire étape avant de partir pour les Amériques.

Illustrée par une iconographie extrêmement riche, cet ouvrage nous fait parcourir un siècle d’histoire, du port colonial au carrefour de l’Orient (1905-1913), de La Canebière aux tranchées (1914-1919), de l’apothéose impériale à la porte du Sud (1920-1938), de la défaite à la libération par l’Outre-mer. Le livre évoque ensuite la chronique d’une fin d’empire (1946-1962), puis la période des émigrations et des crispations (1963-1975), celle du temps des diasporas jusqu’à celui du métissage (1976-1995) pour terminer par les nouvelles générations. 

Marseille Porte Sud

Un siècle d’histoire coloniale et d’immigration
Blanchard Pascal, Boëtsch Gilles
Paris, La Découverte, Marseille, Jeanne Laffite, 2005
239 p., 45 €


 

Sud-Ouest, porte des outre-mers. Histoire coloniale et immigration des suds du Midi à l’Aquitaine

Le Sud-Ouest, de Bordeaux à Nîmes, de Toulouse à La Rochelle, de Montpellier à Biarritz est lié depuis des siècles à ces voyageurs, travailleurs, artistes, soldats et commerçants qui ont construit le destin de ces régions. A partir du début du XXème siècle, cette présence est marquée par l’arrivée dans les villes, les campagnes et sur les quais, d’hommes et de femmes venus des quatre coins du monde : de l’Extrëme-Orient, du Maghreb, du Levant, des Caraïbes et de l’Afrique noire.
Dans le regard des populations, cette présence oscille en premanence entre désir et passion, entre fascination et exclusion. Toutes les identités se croisent, toutes les contradictions prennent forme, tous les rêves s’annoncent dans ce Sud-ouest, porte des outre-mers, qui va être le relais entre la métropole et les suds pendant plusieurs décennies. C’est par centaines de milliers qu’ils arrivent pour travailler ou combattre, s’installer en tant que réfugiés, rapatriés ou militants, s’intégrer ou fonder un foyer, faire étape avant de partir pour les Antilles ou l’Afrique...

Télécharger l’introduction de l’ouvrage (15 pages, pdf) sur le site de l’ISCRA

Avec Nicolas BANCEL, Eric DEROO, Didier LAPEYRONNIE, Sandrine LEMAIRE, Christelle LOZERE, Olivier NOËL, Laure TEULIERES, Patrick VEGLIA, Mohamed ZENDJEBIL, Farid ABDELOUAHAB et les contributions de Salah AMOKRANE, Gilles BOËTSCH, Sylvie CHALAYE, Antoine CHAMPEAUX, Stanislas FRIENKEL, Marie-Christine JAILLET, Armelle MABON, Rachid MENDJELI, Michel PIERRE, Alain RUSCIO et Cheikh SOW.

Sud-Ouest, porte des outre-mers
Histoire coloniale et immigration des suds du Midi à l’Aquitaine
Pascal Blanchard
Milan, Hors-Collection
ISBN : 2-7459-2401-X
240 p, 38 €

Paroles sans papiers

" Pourquoi en faire une bande dessinée ? Parce que c’est un langage qui permet de retranscrire la réalité, de montrer avec précision la dureté et l’injustice que subissent les sans-papiers. Mais c’est aussi un mode d’expression artistique : par la puissance ou la finesse de leur travail, les illustrateurs traduisent le destin tragique de neuf personnes dont l’ouvrage retrace le parcours.
Porté par de grands noms de la bande dessinée et par de jeunes auteurs d’avenir, ce livre donne voix aux revendications de ceux qui vivent dans la peur et le désarroi. "

Les témoignages qui ont servi de point de départ à ce live ont été recueillis par la CIMADE, et RESF.

Illustrateurs : Alfred, Bruno, Gipi, Jérôme Jouvray, Kokor, Lorenzo Mattotti, Cyril Pedrosa, Frederik Peeters et Pierre Place.

Editions Delcourt - Ouvrage dirigé par Alfred et David Chauvel
octobre 2007 - 72 pages - prix : 20,00 €
ISBN : 978-2-7560-1085-4

 

La tyrannie du national : le droit d’asile en Europe (1793-1993)

LA TYRANNIE DU NATIONAL s’inscrit pleinement dans la continuité et la dynamique des travaux menés par Gérard Noiriel. Nommé enseignant Longwy il centre sa thèse d’histoire économique et sociale sur le monde de la sidérurgie lorraine, montrant en quoi le présent (la crise de la sidérurgie et ses effets sur ceux qui, jusque là, en vivaient) est « surdéterminé » par histoire. (Longwy immigrés et prolétaires, (1880-1980) Paris PUF, 1984).
A partir de cette « monographie » qui contenait, en pointillé, une rupture avec l’historiographie traditionnelle du monde ouvrier, il entreprend une histoire du « groupe ouvrier » dans son ensemble, intégrant l’immigration qui en constituait jusque là le point aveugle et adoptant une démarche « constructiviste ». (Les ouvriers dans la société française (XIXe-XXe siècle), Paris Seuil, 1986). Point aveugle, immigration était pensée comme un fait extérieur, marginal, venu se greffer sur une histoire ou une identité nationale achevée dès la fin du XVIIIe siècle. Dans Le Creuset français, immigration devient constitutive de la société française, et accède ainsi au statut d’objet légitime de la recherche. Recomposant le champ de histoire de immigration, Noiriel analyse celle-ci comme étroitement liée l’urbanisation, l’industrialisation et la « démocratisation » de la France. (Le Creuset français. Histoire de l’immigration, (XIXe-XXe siècles), Paris Seuil, 1988).

Note de lecture de Marie-Hélène Lechien (Politix, 1991) présentée sur le site Persée

Etat, nation et immigration. Vers une histoire du pouvoir

Gérard Noiriel est un historien indispensable pour tous ceux qui ne se reconnaissent ni dans l’empirisme à tout crin d’une certaine recherche historique, ni dans le seul ciel des idées d’autres écoles, pour tous ceux qui refusent de choisir entre théorie et pratique.
Le recueil d’une quinzaine d’articles qu’il publie retrace son parcours de chercheur au cours des vingt dernières années. Au-delà du bilan personnel, l’auteur travaille à assurer le lien entre les générations d’historiens, alors même que la profession a profondément changé, surtout en histoire contemporaine. Ce livre témoigne également d’une certaine idée du savoir historique, qui se construit dans le débat avec les autres historiens. …
Les articles sont ainsi répartis en trois parties, chacune correspondant à un des grands chantiers historiques auxquels a participé l’auteur  : la première partie est ainsi consacrée au débat sur la "crise" de l’histoire sociale, la seconde reprend l’analyse des grandes mutations qui ont affecté les sociétés contemporaines (révolution industrielle et révolution politique) et la troisième partie porte sur la question du pouvoir.

Note de lecture de Sandrine Saule sur le site Actes de l’histoire de l’immigration

Atlas de l’immigration en France : exclusion, intégration...

Cet Atlas, selon son auteur, a pour objectif de fournir « des outils et des instruments d’analyse permettant d’éclairer ce présent, en le replaçant dans sa profondeur historique ».

Son ambition est de donner « une image nouvelle du phénomène de l’immigration » en présentant les vagues successives d’immigration et en essayant de répondre aux questions suivantes : Qui se fait naturaliser ? Quelles sont les formes de métissage ? Y-a-t-il une mobilité sociale et géographique des immigrants ?

Note de lecture de Kamel Kateb, revue Population, année 2002, Volume 57, n°6

Là où vont nos pères

Un homme arrive dans une étrange contrée et tente de s’habituer à la vie et aux mœurs bizarres des habitants de ce pays. Il a laissé derrière lui femme et enfants pour leur assurer une vie meilleure...
Shaun Tan, dessinateur australien né en 1974, traite ici du thème de l’immigration sous une forme métaphorique, convoquant une imagerie fantasmagorique. En résulte une histoire universelle, car tout un chacun pourra s’identifier au parcours de cet homme, à travers les yeux duquel le lecteur vit l’expérience tantôt douloureuse, tantôt enthousiasmante de l’adaptation à une autre culture.
Cette bande dessinée vient de recevoir le prix du Meilleur Album au Festival d’Angoulême 2008.

Un entretien avec l’auteur sur le site du9, l’autre bande dessinée

Présentation sur le site de l’éditeur

Dossier pédagogique en téléchargement sur le site de la Fondation Education et Développement.

Echec scolaire : travailler avec les familles

L’ampleur du phénomène de l’échec scolaire dans notre pays trahit la réalité d’un processus éducatif fondamentalement en crise : c’est l’institution en tant que telle, et ceux qui la représentent, qui est remise en cause par les jeunes et leurs familles.

Et, contrairement à ce que laisse entendre le discours dominant, les parents ne sont pas réellement démissionnaires. Mais, constamment incriminés, ils se braquent sur des positions dures ou des stratégies d’évitement.
Les professionnels des services sociaux, bien placés pour observer ces phénomènes, en constatent tous les jours les effets. Connaissant les familles et les enfants les plus fragiles, ils disposent d’un matériel empirique paradoxalement peu ou mal exploité.

Interview de l’auteur sur le site de l’éditeur

Présentation de l’auteur


Sommaire

Avant-propos : Une révolte sans parole (octobre 2005)
Introduction : « Voici votre monde »
Un champ de recherche en plein développement
Des parents à l’épreuve du collège
Les parents « éloignés »
Les parents « impliqués »
Le service social scolaire
Bref historique
Accueillir les parents : une priorité
Le partenariat
Le rapport à la loi
Orientations pour l’action
Conclusion
Bibliographie
Annexes

L’Atlantique noir : modernité et double conscience

The Black Atlantic est devenu l’un des travaux les plus influents parmi les études sur les populations d’origine africaine issues de la traite esclavagiste et dans le cadre du système colonial. L’Atlantique noir s’entend comme formation culturelle transnationale, lieu d’échanges et de liens au sein duquel se construisent et se dé-construisent sans cesse les cultures noires. L’Atlantique noir prend la forme de la diaspora en tant qu’espace de mobilité, de fluidité et d’hybridité, et non pas sous l’angle « classique » d’une conscience communautaire et d’une mémoire de la terre des origines. C’est une critique puissante à l’égard des lectures dominantes de la modernité occidentale qui ont, soit ignoré, soit méprisé le rôle de l’Atlantique noir. Au contraire, considéré comme « unité d’analyse unique et complexe » depuis le système esclavagiste, l’Atlantique noir est selon Gilroy l’espace public mondial au sein duquel naissent des formes de contre-cultures hybrides constitutives de la modernité.

Rencontre filmée avec l’auteur sur le site des AAR

Présentation de l’ouvrage sur le site de l’éditeur

L’Atlantique noir ; modernité et double conscience
Amsterdam collection Histoires Atlantiques
Parution : 16 Avril 2010
333 pages, 21.00 €

L’enracinement. Enquête sur le vieillissement des immigrés en France

Dans cet ouvrage, Claudine Attias-Donfut, directeur des recherches sur le vieillissement à la CNAV, et son équipe livrent les résultats de la première grande enquête réalisée en France sur le vieillissement des immigrés de 45 à 70 ans.
L’enquête, conduite par la Cnav, invite à porter un regard nouveau sur la vie en France des immigrés venus de toutes les parties du monde. Elle décrit le vieillissement de ces hommes et ces femmes qui, un jour, ont quitté leur pays pour tenter l’aventure migratoire et sont désormais installés de longue date en France.
L’immigration est un processus évolutif, dont les tenants et les aboutissants ne sapprécient vraiment que dans la durée, avec le recul du temps. Et cest bien le temps qui garantit la profondeur dun enracinement qui se réalise par la constitution d’une famille, l’acquisition dun logement, une carrière professionnelle, des réseaux sociaux, l’obtention d’une retraite.
À partir d’une grande enquête sur le passage à la retraite des immigrés et sur leur parcours de vie, cet ouvrage aborde l’essentiel de ces thèmes et bien dautres encore (tels la santé, les solidarités entre générations, l’appartenance religieuse, l’envoi d’argent au pays ).
La richesse de l’appareil statistique soutient en permanence les analyses qui convergent vers une conclusion majeure : les immigrés manifestent un profond attachement à la France. Ils aspirent généralement à y vieillir, quitte à faire des va-et-vient avec leur pays d’origine. Ce double ancrage fait d’eux des agents potentiels de communication entre les générations et les peuples.


Claudine ATTIAS-DONFUT est sociologue, directrice de recherche à la Cnav. Cet ouvrage est le fruit dune collaboration avec des spécialistes venus de différentes disciplines : Philippe DAVEAU (historien), Rémi GALLOU (socio-démographe), Alain ROZENKIER (sociologue) et François-Charles WOLFF (professeur de sciences économiques)

 
 Communiqué de presse de la CNAV

Présentation et sommaire sur le site de l’éditeur

Liberté, égalité, discriminations. L’" identité nationale " au regard de l’histoire

La France souffre-t-elle d’un excès de repentances et de guerres mémorielles ?
A-t-on le droit de choisir ses immigrés par origine géographique ?
À ces questions qu’il a lui-même posées, le nouveau président de la République, Nicolas Sarkozy, a répondu oui, au nom de " l’identité nationale ".
L’enquête historique permet de répondre autrement : ces questions, tantôt anciennes, tantôt nouvelles, toujours controversées, s’inscrivent dans un passé qui les éclaire différemment.
Ainsi la République française - à la différence des Etats-Unis ou du Royaume-Uni - n’a jamais pratiqué de discriminations dans sa politique d’immigration. À deux moments cependant - en 1945 et en 1978-80 - elle a été au bord de choisir des " politiques de préférence " explicitement ethniques.

Interview de l’auteur sur le site littéraire du NouvelObs.com

 Présentation du livre sur le site du Réseau Education sans frontières (RESF)

Mémoires et histoire à l’Ecole de la République. Quels enjeux ?

Ce livre fait le point sur les évolutions des rapports entre ces mémoires et l’histoire à l’école depuis le 19ème siècle et permet d’en saisir les enjeux les plus récents dans le contexte d’une redéfinition des liens entre mémoires et histoire dans l’ensemble de la société française : comment l’institution scolaire doit-elle se situer face aux lois et aux revendications mémorielles qui se multiplient ? Les programmes ont-il à prendre en compte (et jusqu’à quel point) les mémoires multiples ?
Ce livre répond dès lors aussi, sans aucun doute, à une demande de la part de nombreux enseignants confrontés, lorsqu’ils ont à traiter de questions sensibles, « chaudes » politiquement, aux conséquences concrètes de ces tensions (…)
 

Présentation et sommaire sur le site de l’éditeur

Note de lecture de Sébastien Schick sur le site du CVUH (Comité de vigilance face aux usages publics de l’Histoire)

L’École des ouvriers. Comment les enfants d’ouvriers obtiennent des boulots d’ouvriers

Le rejet du travail scolaire par les « gars » et le sentiment qu’ils « en savent plus » trouvent un écho dans le sentiment très répandu dans la classe ouvrière que la pratique vaut mieux que la théorie : « Un brin de zèle vaut une bibliothèque de diplômes », annonce un grand placard placé dans l’atelier. L’aptitude pratique vient toujours en premier et a statut de condition préalable à toute autre forme de savoir. Alors que la culture petite-bourgeoise considère les diplômes comme un moyen de moduler vers le haut la gamme des choix offerts à un individu, du point de vue de la classe ouvrière, si le savoir ne se justifie pas, il faut le rejeter.
Au travers d’une enquête (classique de la sociologie du monde ouvrier) menée dans un collège anglais fréquenté essentiellement par des enfants d’ouvriers, le sociologue Paul Willis analyse comment ils en viennent à accepter, après leurs parents, des positions relativement dominées dans le monde du travail. De l’école à l’usine, ce livre rend compte de la façon dont, en désorganisant l’encadrement scolaire, en s’opposant aux « fayots », ils privilégient la sortie du système scolaire, confirmant le fait que l’école ne leur promet aucun avenir professionnel en dehors du travail manuel.

Présentation sur le site de l’éditeur

L’École des ouvriers
Comment les enfants d’ouvriers obtiennent des boulots d’ouvriers
Paul Willis
Editions Agone collection L’ordre des choses
Préface de Sylvain Laurens & Julian Mischi
Traduction de l’anglais par Bernard Hœpffner
Parution : 15/09/2011
456 pages, 25 euros

Rock la Casbah

« Si Rachid Taha nous botte autant, c’est parce qu’il conjugue conscience politique aigüe et érudition avec un parcours musical atypique, singulier et révolutionnaire.
À ce titre, la lecture de Rock la Casbah, autobiographie écrite avec Dominique Lacout, est à l’image du parcours et de la carrière de Rachid Taha : atypique, singulière, révolutionnaire. »

Suite de l’article sur le site du journal Le Soir (Belgique)


Interview et lecture d’un extrait (audio) à l’occasion du Salon du Livre

Le site musical de Rachid Taha

La mécanique raciste

Tout le monde ou presque en France est antiraciste. Et pourtant les discriminations racistes se perpétuent, de génération en génération, dans des proportions massives... et une remarquable indifférence. (…) loin d’être naturel, le racisme est une production culturelle, et loin d’être une pathologie individuelle, qui ne concernerait que quelques extrémistes, il traverse toute la société, sous des formes plus ou moins distinguées, adaptées à tous les univers sociaux et à toutes les sensibilités politiques.
(...) La mécanique raciste remonte à la racine du problème et en mesure tout l’enjeu : non pas l’intégration, le vivre-ensemble et autres mascottes de l’antiracisme d’Etat, mais ni plus ni moins que l’égalité de traitement.
 

Introduction et table des matières en ligne sur le site Les mots sont importants

La mécanique raciste
Pierre Tévanian
Editions Dilecta
128 pages
10 euros

Les filles voilées parlent

Pour la première fois, un livre aborde la question du foulard en donnant aux femmes qui le portent le statut de sujets et non d’objets.
Les filles voilées parlent offre en effet un espace de parole conséquent à quarante-quatre femmes musulmanes voilées vivant en France, de tous âges et de tous profils, en les laissant parler de ce qu’elles veulent, comme elles le veulent, et sur le registre qu’elles veulent.
Le résultat est impressionnant, aussi bien par la manière dont il démolit les idées reçues sur « la » femme voilée que par le tableau sombre qu’il donne de la stigmatisation, des discriminations et des violences qui sont faites, en France, à des femmes qui dérogent à la norme vestimentaire dominante.

Présentation de la démarche
sur le site Les mots sont importants

Interview filmée des auteurs sur le site Rue89

Contribution critique de Mona Chollet sur le site Périphéries

Le mythe national - l’histoire de France revisitée

Sur quelle vision l’histoire doit-elle reposer ? Celle d’une France gauloise, continuée par les rois, accomplie définitivement avec la République ? Ou celle d’une France métissée, faite de diversités culturelles et ethniques, ouverte sur l’avenir ?
Pour repenser l’histoire de France, il faut d’abord décortiquer, à travers les anciens manuels scolaires, le schéma du « roman national » de la Troisième République, ce récit linéaire et continu d’une France pré-incarnée dans la Gaule légitime, en occultant victimes et vaincus, les pouvoirs et les conquêtes qui ont non seulement créé la France, mais encore la « plus grande France », c’est-à-dire un empire colonial.
Les recherches portant sur l’histoire de Vichy, de la colonisation, de l’immigration, de la guerre d’Algérie, tout comme les débats autour des lois mémorielles ont provoqué d’incontestables avancées.
Mais ont-ils vraiment révisé le mythe hérité de l’avant-dernier siècle, ou n’en ont-ils égratigné que quelques pans ?


Présentation et préface sur le site de la LDH Toulon

La reconnaissance à l’épreuve. Explorations socio-anthropologiques

La « reconnaissance » est à l’ordre du jour de débats tant scientifiques que politiques. La philosophie politique, sous l’impulsion notamment de C. Taylor, M. Walzer, A. Honneth, N. Fraser, fait une place importante à ce concept pour penser la manière dont les sociétés contemporaines « tiennent ensemble », alors qu’elles sont marquées par la pluralité des identités, la montée en puissance de l’individu et de la subjectivité. L’ouvrage propose moins une théorie de la reconnaissance qu’une méthode d’exploration de la reconnaissance comme figure morale et politique des sociétés contemporaines.
 

Présentation
sur le site de l’éditeur

Sommaire à télécharger

La reconnaissance à l’épreuve.
Explorations socio-anthropologiques
Alain Battegay, Jean-Paul Payet (éds)
Presses universitaires du Septentrion
collection Le regard sociologique
320 pages, format 16x24, avril 2008
ISBN : 978-2-7574-0039-5
24,00 €

Solidarité & Kallisté, que sont nos cités devenues ?

L’ACELEM présente "Solidarité, Kallisté, que sont nos cités devenues ?", travail sur la restitution de la collecte de mémoire des habitants des cités voisines de la Solidarité et de Kallisté (en cours de réhabilitation et de rénovation) dans le 15ème arrondissement de Marseille par trois artistes : Salim Hatubou, écrivain, Soly M’Bae, auteur-compositeur, et Jean-Pierre Vallorani, photographe.

Mercredi 14 décembre 2011 à 17h30
Salle polyvalente de la Solidarité
13015 Marseille
Tél : 04.91.96.21.64


Site de l’ACELEM, Association Culturelle d’Espaces Lecture et d’Ecriture en Méditerranée

Diaporama sur le site du photographe

La première restitution publique a eu lieu le 22 juin 2011.

 

La voix des acteurs faibles. De l’indignité à la reconnaissance

Face aux institutions, les individus socialement disqualifiés sont habituellement perçus dans une vision schizophrénique, comme des « dominés » disposant tout au plus de tactiques de résistance ou comme des « sujets » d’une modernité pourtant bien peu incarnée. Leur voix est illusoire ou prophétique. Or, les institutions de nos sociétés post-modernes brouillent les pistes : elles affirment s’adapter aux nouveaux credo de l’individu, de la subjectivité et de l’éthique. Mais que signifie une relation de reconnaissance d’individus qui n’ont pas de légitimité à prendre la parole ? De quelles voies ceux-ci disposent-ils pour prendre voix ?
En proposant le concept d’« acteur faible », cet ouvrage entend ouvrir une réflexion nouvelle permettant de penser les conditions d’autonomie des individus pris dans des relations asymétriques. Constituer des causes, délier les langues, rendre les voix audibles : trois processus sont ainsi examinés, à la lumière d’études de terrain (travail social, école, logement, centres sociaux, prison…) qui éclairent le jeu complexe des luttes de reconnaissance, des politiques institutionnelles et des dispositifs de prise de parole.
Présentation sur le site de l’éditeur

Présentation et programme des journées d’étude Institutions : la voix des acteurs faibles organisées par l’université de Genève et l’université de Savoie les 12 et 13 octobre 2006.

La voix des acteurs faibles
De l’indignité à la reconnaissance
Sous la direction de Jean-Paul Payet, Frédérique Giuliani et Denis Laforgue
Presses Universitaires de Rennes
Collection « Le sens social »
ISBN 978-2-7535-0634-3
17 €

Face aux violences et aux discriminations : accompagner les femmes issues des immigrations

 

Ce guide méthodologique est destiné aux acteurs associatifs et institutionnels qui œuvrent dans le champ de la lutte contre les discriminations et contre les violences.

Conçu à partir d’une recherche-action innovante ayant mobilisée plus de 20 associations, il est uniquement diffusé dans le cadre d’action de sensibilisation et/ou de formation visant à son appropriation par les acteurs de terrain.

Il articule les problématiques de diversité culturelle et de lutte contre les discriminations pour mieux promouvoir la citoyenneté des femmes issues des immigrations, et a pour objectifs de :
- sensibiliser et qualifier les acteurs de terrain, afin d’améliorer leur mission d’accueil et d’accompagnement des femmes issues des immigrations ;
- optimiser le rôle des associations en tant qu’actrice du développement local et favoriser la dynamique partenariale au niveau local et national.

Présentation et sommaire sur le site de l’ADRIC.

 

Quartiers populaires : l’école et les familles

La question des relations entre les familles et l’école est une question d’actualité dans les quartiers populaires. Analysant ces relations et les élargissant aux relations avec les animateurs des actions de " soutien scolaire ", ce livre montre qu’elles ne peuvent être réduites aux seules questions de la scolarité des enfants. Elles engagent plus profondément une confrontation entre deux logiques divergentes : à un pôle, les logiques scolaires, qui s’inscrivent dans le mode de socialisation dominant dans notre société, le mode scolaire de socialisation ; à l’autre pôle, les logiques socialisatrices des familles populaires, logiques dominées et non légitimes. L’étude de cette confrontation est conduite à travers l’analyse des représentations réciproques, des pratiques socialisatrices des familles, de leurs attentes et de leurs pratiques à l’égard de l’école, des actions mises en œuvre en direction des familles et des résistances de ces dernières aux logiques scolaires.

Présentation et table des matières sur le site de l’Université de Genève

Présentation et commande de l’ouvrage sur le site de l’éditeur

Quartiers populaires. L’école et les familles
1998
294 pages, 15.5 X 24 cm
ISBN13 : 978-2729705923
ISBN10 : 2729705929
Sodis : F245928
22.87 €

Action sociale et immigration en France. Repères pour l’intervention

" Les immigrés " et leurs descendants sont couramment perçus comme des groupes " à risque ", vulnérables, parce qu’en définitive illégitimement installés en France. Dans ce contexte, l’intervention sociale et éducative auprès de populations, hétérogènes de par leur mode d’inclusion et la diversité qu’elles incarnent, n’est ni simple ni neutre. Les professionnels sont confrontés aux limites du droit appliqué aux étrangers, aux diverses discriminations dont sont victimes les migrants ou leurs enfants.Les professionnels sont confrontés aux limites du droit appliqué aux étrangers, aux diverses discriminations dont sont victimes les migrants ou leurs enfants.
(...)
Pour répondre un besoin urgent de repères, l’auteur analyse un certain nombre de facteurs, souvent mal connus :

  • l’histoire des situations migratoires en France ;
  • les modes de gestion des flux de ressortissants étrangers par les pouvoirs publics français et européens ;
  • l’organisation de leur « intégration » définie par les institutions ;
  • les problèmes sociaux — spécifiques ou non — des migrants.

Présentation et sommaire sur le site de l’éditeur

Dunod, collection Action sociale / Métiers et pratiques
ISBN 978-2-10-051833-3
22,00 €

Je fais un rêve

" L’histoire est la longue et tragique illustration du fait que les groupes privilégiés cèdent rarement leurs privilèges sans y être contraints. Il arrive que des individus soient touchés par la lumière de la morale et renoncent d’eux même à leurs attitudes injustes, mais mes groupes ont rarement autant de moralité que les individus. Nous avons douloureusement appris que la liberté n’est jamais accordée de bon gré par l’oppresseur ; elle doit être exigée par l’opprimé. Franchement, je ne me suis jamais engagé dans un mouvement d’action directe à un moment jugé « opportun », d’après le calendrier de ceux qui n’ont pas indûment subi les maux de la ségrégation. "
 
Présentation et commande (12 €) sur le site de l’éditeur
 
Le collectif Les Mots sont importants (LMSI) propose en texte intégral Pourquoi nous ne pouvons pas attendre, lettre de la geôle de Birmingham (1963)

Discriminer pour mieux régner. Enquête sur la diversité dans les partis politiques français

La politique affiche désormais l’image d’une France multicolore. Des municipalités jusqu’au sommet de l’Etat, il est aujourd’hui de bon ton de communiquer sur le mode Black-Blanc-Beur. La diversité est devenue un label sensé séduire les citoyens des "communautés" arabes, africaines, asiatiques, antillaises... Comment comprendre alors la permanence des discriminations ?
Fruit d’une enquête inédite auprès de militants, élus et de responsables politiques de tous bords, ce livre s’attache à expliquer le paradoxe de la diversité "à la française".
 
Sommaire et introduction du livre sur le site des éditions de l’Atelier

Interview des auteurs sur le site Oumma.com

Vincent Geisser est chercheur au CNRS et El Yamine Soum doctorant à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS).

Loger les immigrés - La SONACOTRA 1956-2006

Qui ne connaît les foyers Sonacotra ? Ils sont en effet devenus emblématiques de l’immigration de travail en France. Mais que sait-on vraiment de ces foyers présentés comme lieux de toutes les différences ? Cet ouvrage propose, à partir d’entretiens, d’enquêtes de terrains et d’archives, une sociologie historique de la Société nationale de construction pour les travailleurs jusqu’à nos jours où la Sonacotra est devenue Adoma. (…)
Dans les années 1970 ce modèle paternaliste et raciste va entrer en crise et être remis en cause par ce qui restera la plus longue mobilisation politique des étrangers en France au XXe siècle. Depuis les années 1990, les foyers, stigmatisés par la presse et dans l’opinion, ont été intégrés dans la politique de lutte contre l’exclusion et d’accueil des demandeurs d’asile. L’archipel des foyers n’a pourtant pas disparu et reste un lieu central de la vie des immigrés en France.

Résumé, table des matières et introduction en texte intégral sur le site du réseau TERRA

 Loger les immigrés - La SONACOTRA 1956-2006
Marc BERNARDOT
Paru le 10 octobre 2008
Éditions Du Croquant
352 pages
Prix : 22 €

Jeanne de la Zone

Le livre s’ouvre sur le récit d’une enfance rêvée et pourtant bien réelle. Nous sommes en 1900. Jeanne habite avec ses parents une bicoque de la Zone derrière les fortifications de Paris. Elle mène la vie de toutes les filles pauvres de son temps. Mais elle existe par elle-même, se bat et met le monde en questions.
Suit une partie documentaire : une ballade dans les mots pour aller à la rencontre du monde d’avant et le mettre en questions. « Chiffonnier, est-ce bien un vrai métier ? Une grand-mère d’Aubervilliers racontait à sa petite-fille des histoires de " méchants bohémiens qui la prendraient et la vendraient aux chiffonniers de la Zone " si elle n’était pas sage. »
Enfin, cent ans après, dans le quotidien d’une famille de la banlieue parisienne, la mémoire de Jeanne se transmet.

Présentation sur le site des éditions de l’Atelier

Frédérique Jacquet est archiviste, conservateur du patrimoine et auteure de Douce banlieue (avec Gérard Mordillat), paru en 2005 aux Éditions de l’Atelier.
Etienne Davodeau est auteur de bande dessinée. Son livre le plus connu, Les mauvaises gens, a reçu le Grand Prix de la critique, le Prix du scénario et celui du public au festival d’Angoulême.

Jeanne de la Zone
Etienne Davodeau, Frédérique Jacquet
éditions de l’Atelier
108 pages
18 €

Enfants d’ici, parents d’ailleurs

 

Support
Livre

Résumé
Histoire de l’immigration en France illustrée par le récit d’un enfant d’aujourd’hui. Vie quotidienne, mémoire et histoire : les récits sont ponctués de repères historiques et économiques. Découpage en 5 grands cycles de l’immigration.

Descriptif technique
143 pages illustrées

Auteur
Carole Saturno

Editeur
Gallimard jeunesse

Date
2005

Public
Ecoliers, collégiens, lycéens

Disciplines
Langue française ; Histoire-géographie ; Education civique ; Vivre ensemble ; Education à l’image.

Accès
CDDP 13 (Centre départemental de documentation pédagogique des Bouches du Rhône) PYTHEAS 19 rue des Gardians BP 10405 13312 Marseille Cedex 14 Tél : 04 91 67 90 56 Fax : 04 91 67 55 00 Mail : cddp13@crdp-aix-marseille.fr Contact : Sabine Dosière (prêt)
Librairies (achat) : 14,90 €

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Enfants d’ici, parents d’ailleurs. Histoire et mémoire de l’exode rural et de l’immigration

Plus d’un Français sur trois compte dans son arbre généalogique un ancêtre d’origine étrangère. Et la majorité des citadins ont des racines paysannes. Juifs, Russes, Arméniens, Polonais, Italiens, Espagnols, Portugais, Algériens, Marocains, Tunisiens, Turcs, Yougoslaves, Maliens, Chinois... mais aussi Bretons, Auvergnats, Savoyards : ils ont quitté leur pays ou leur région pour fuir une guerre, une dictature, un génocide ou la misère, dans l’espoir d’une vie meilleure. Dans les usines ou dans les mines, sur les champs de bataille, dans les campagnes et dans les villes, ils ont contribué à l’expansion économique, aux combats pour la démocratie, à l’enrichissement de notre culture. Leur histoire est notre histoire.

Riche en illustrations et en photos, ce beau livre mêle récits d’enfants, témoignages, repères historiques, géographiques, économiques ou culturels, sur l’exode rural et l’immigration de 1850 à nos jours. À partager en famille ou en classe, il suscite les questionnements et invite au dialogue pour mieux connaître et comprendre cette aventure collective méconnue : ici, là-bas, hier et aujourd’hui. Entre mémoire et histoire.

Présentation sur le site de l’éditeur

À partir de 9 ans


144 pages, 14,90 €
25 septembre 2008

Prix Presse des Jeunes / catégorie junior
Prix Amerigo Vespucci Jeunesse
Prix Sorcières 2007

L’oiseau de Mona

Sur la double page de garde, les minuscules dessins au crayon noir de Sandra Poirot Cherif croquent une ribambelle d’enfants heureux de vivre. Ils promènent leur chien ou leur poupée, font du patin, de la patinette ou du vélo, jouent au foot, dansent, boudent ou rigolent. Au milieu d’eux, il y a une petite fille en couleur, c’est Mona avec sa copine. Au dessus d’elles flottent un ballon soleil… et un oiseau noir. C’est une petite fille ordinaire…ou presque, car :
"J’ai un oiseau noir.
Il me suit partout.
Quoique je fasse il est là.
Parfois il est petit et discret.
Parfois il est très gros,
il crie très fort !
Et je ne peux plus réfléchir à rien…"

Les illustrations de Sandra Poirot Chérif, tantôt au crayon noir pour les commentaires de Mona, tantôt en couleurs acryliques et collages pour le fil de l’histoire accompagnent à merveille son texte. Sans didactisme, sans misérabilisme, par sa délicatesse et sa sensibilité, l’album peut toucher et faire réfléchir les jeunes lecteurs au sort des enfants sans papiers.

Album à partir de 5 ans
Rue du monde
13,50 €
Une partie des droits et des ventes de cet album sera reversée à l’association Réseau éducation sans frontières (RESF).

Classer / Dominer. Qui sont les « autres » ?

« L’idéologie dominante nous enjoint de tolérer l’Autre. Les textes de Christine Delphy nous montrent que celui qui n’est pas un Autre, c’est l’homme, et l’homme blanc. C’est sur la base du sexe, de la religion, de la couleur de peau et de la classe que se fait la construction sociale de l’altérité. L’Autre c’est la femme, le pédé, l’Arabe, l’indigène, le pauvre. La république libérale tolère, c’est-à-dire qu’elle tend la main, prenant bien garde à laisser le toléré-dominé suspendu au vide. »



Antisexisme ou antiracisme ? Un faux dilemme

Extrait du livre sur le site du collectif Les mots sont importants

Présentation de l’ouvrage sur le site de l’éditeur
Classer / Dominer. Qui sont les « autres » ?
Christine Delphy, La Fabrique, octobre 2008
232 pages, 12 €

L’histoire universelle de Marseille

" À présent que la ville elle-même est en voie de désintégration, comment est-il possible de partir du local pour atteindre à l’universel ? Cette analyse des rapports contradictoires d’une ville avec l’État-nation puis avec la mondialisation veut contribuer à poser la question. "
Treize années de recherches documentaires et d’écriture pour aboutir aux 700 pages de "L’histoire universelle de Marseille", sorti aux éditions Agone. On retrouve dans le livre l’histoire de l’an 1000 à l’an 2000 de la ville avec une implication très forte de l’auteur dans les aspects politiques, urbanistiques, sociaux et culturels.

Les 7 émissions en ligne (format mp4) sur le site de Radio Grenouille

  1. L’urbanisme et la désintegration de la ville
  2. Les échanges maritimes à l’ère de la mondialisation
  3. La normalisation culturelle de Marseille, la question linguistique, ou comment le français a effacé la langue d’Oc
  4. L’immigration et la ville frontière
  5. Le mouvement ouvrier à Marseille
  6. Marseille et le négoce
  7. Marseille, de la débrouille à la délinquance

Histoire universelle de Marseille
De l’an mil à l’an deux mille
Alèssi Dell’Umbria, Agone, septembre 2006

Présentation, prologue et sommaire de l’ouvrage sur le site de l’éditeur

L’intraitable beauté du monde : adresse à Barack Obama

Toute l’œuvre d’Édouard Glissant a appelé de ses vœux un événement comme celui qui vient de se produire aux Etats-Unis : Barack Obama est l’incarnation de ce qu’il nomme depuis trente ans la « créolisation » du monde.
Dans cette lettre ouverte écrite un an après Quand les murs tombent. L’identité nationale hors-la-loi ?, Édouard Glissant et Patrick Chamoiseau s’adressent au 44e président des États-Unis, premier Africain-américain à accéder à la Maison Blanche, et appellent à une réflexion entre poétique et politique sur ce que pourrait être demain l’action d’Obama, président de la première puissance mondiale.

Présentation du livre et des auteurs sur le site de l’éditeur

Entretien vidéo avec les auteurs
sur le site de la Maison des Sciences de l’Homme

L’intraitable beauté du monde : adresse à Barack Obama
Edouard Glissant et Patrick Chamoiseau
Galaade éditions
64 pages
8 €

 

La République impériale. Politique et racisme d’Etat

Au tournant du XIXe siècle, les républicains favorables aux conquêtes coloniales ont réussi là où leurs prédécesseurs avaient échoué. Entre 1871 et 1913, les possessions françaises en outre-mer sont passées de moins d’un million de kilomètres carrés à treize millions. Quant aux « indigènes », leur nombre a progressé de sept à soixante-dix millions en 1938. Extraordinaire expansion. (…) Comment diriger un empire aussi vaste ? De quels instruments politiques, administratifs, juridiques – le droit colonial par exemple – et scientifiques la métropole a-t-elle besoin pour remplir les missions nouvelles qui sont les siennes désormais ? Quelles orientations – assimilation ou association – mettre en œuvre dans les territoires de la « Plus Grande France » ?
Telles sont quelques-unes des questions auxquelles cet ouvrage entend répondre. (…) De là le surgissement inédit d’une véritable République impériale dotée de structures diverses, qui vivent par et pour les colonies, et d’un espace vital impérial jugé indispensable au développement de la métropole et à la vie de ses habitants.

Présentation et table des matières sur le site du RESF

Présentation sur le site de l’éditeur

Date de Parution : 11/02/2009
Fayard, collection Essais
408 pages, 23 €

Il me sera difficile de venir te voir

" On est contre, on se le dit, on se le répète.
 On en parle, on s’emporte, on s’émeut, on conteste : on ne peut pas laisser faire.
 On scrute l’avenir.
 On se dit, alors  ?
 On est toujours là, on veut le débat, on se le redit, on refuse de s’installer dans l’attente.
 On se dit, quoi  !
 On parle, on discourt, on s’indigne, on proteste.
 On se dit, alors, quoi : on est écrivain, on va écrire…
 … un message : «  Alors, on fait quoi  ?  »
 C’est le début des Correspondances. "
Né d’une initiative lancée par deux auteurs, Nicole Caligaris et Éric Pessan, à l’automne 2007, en réaction à la politique d’immigration pratiquée en France, ce recueil présente treize correspondances littéraires entre auteurs d’horizons et d’origines divers.

Présentation complète sur le site de l’éditeur

Auteurs : Jean-Baptiste Adjibi, Kangni Alem, Gustave Akakpo, Arno Bertina, François Bon, Nicole Caligaris, Patrick Chatelier, Sonia Chiambretto, Marie Cosnay, Mourad Djebel, Abdelkader Djemai, Eugène Ébodé, Christophe Fourvel, Brigitte Giraud, Mohamed Hmoudane, Driss Jaydane, Pierre Le Pillouër, Claude Mouchard, Pierre Ménard, Samira Negrouche, Nimrod, Éric Pessan, Nathalie Quintane, Raharimanana, Aristide Tarnagda, Sayouba Traoré

Les droits d’auteurs sont versés au Réseau éducation sans frontières.

Histoire, théâtre et politique

" On sait d’expérience que les démonstrations produites par les sciences de l’homme et de la société ont très peu d’impact sur les gens. On peut mobiliser toutes les études pour démontrer la « stupidité » du racisme, on ne parviendra pas pour autant à convaincre quiconque d’abandonner ses préjugés. Pour être efficace, il faut que la raison rencontre l’émotion. Ce qui est prouvé dans la recherche doit être éprouvé par le public.
Ce sont des auteurs de théâtre, principalement Diderot et Brecht, qui ont poussé le plus loin la réflexion sur cette dialectique de l’intellect et du sentiment.
Ils ont plaidé pour un théâtre politique dont la fonction n’est pas de parler à la place des citoyens mais de leur fournir des armes pour mieux résister aux médias et au pouvoir d’État.
Depuis l’affaire Dreyfus, les intellectuels ont joué pleinement leur rôle dans la vie publique lorsque les artistes et les savants sont parvenus à travailler et à agir ensemble. Ceux qui s’interrogent aujourd’hui sur la crise du théâtre public gagneraient à réfléchir sur ce constat. "


Présentation et sur le site de l’éditeur

Bibliographie, articles et conférences de Gérard NOIRIEL

Histoire, théâtre et politique
Contre-feux / Agone
192 pages
15.00 euros

Roms et tsiganes

« La méconnaissance dont ils font l’objet est à la hauteur de leur visibilité dans l’espace politico-médiatique. C’est dire. Car les populations tsiganes ne laissent pas indifférents, particulièrement à proximité des lieux où ils s’installent. Qu’ils soient stigmatisés ou admirés, ce sont le plus souvent les fantasmes qui font office de relation à leur endroit. Ce ne sont pourtant pas les travaux de sciences sociales qui manquent en la matière, à commencer par ceux de Jean-Pierre Liégeois, enseignant à l’université Paris-Descartes et directeur du Centre de recherche tsiganes de 1979 à 2003. Conformément à la collection qui l’accueille, celui-ci nous offre ici un aperçu des travaux en la matière, mais aussi et surtout des fortes contradictions dans lesquelles sont prises les politiques publiques à l’égard des Tsiganes. »

Présentation et table des matières sur le site d’éditeur

Note de lecture sur le site liens-socio

 

Roms et Tsiganes
Jean-Pierre Liégeois
La Découverte collection « Repères »
125 pages, 9,50 €

Squats. Un autre point de vue sur les migrants

Les discriminations et la pénurie de logements sociaux ou bon marché se cumulent pour exclure les migrants du logement ordinaire et entraînent le développement de l’habitat précaire : hébergement, hôtels meublés et squats. Même si les conditions de vie dans ces derniers sont peu sécurisantes, le squat se révèle un lieu de luttes et de mobilisations collectives. Les migrants s’y organisent et s’entraident. L’expulsion du squat des “1000 de Cachan”, l’incendie de l’hôtel Opéra à Paris ont marqué les consciences : la violence policière, la détresse des familles, les conditions de vie dans l’insalubrité, étaient révélées à l’opinion publique. Cet ouvrage retrace l’histoire du logement des immigrés en France, raconte également le quotidien des squats à travers le récit de leurs parcours individuels et leurs luttes collectives, les images apportent enfin un éclairage sur la vie dans les squats, les mouvements de sans-papiers et de mal logés en France. En utilisant analyse, récit de squatters et photographie, ce livre interroge la condition de migrant aujourd’hui.

Visualisation de quelques pages du livre sur le site des éditions Alternatives

Présentation de l’ouvrage sur le site Photojournalisme.fr

Site de l’éditeur

Les Riaux : de l’industrie à l’art

 

Titre : Les Riaux : de l’industrie à l’art

Support : imprimé

Resumé : Reconversion d’un ancien site industriel à l’Estaque en une fonderie d’art. Concilier les stigmates d’un passé industriel avec la vocation première du lieu : l’accès à l’imaginaire et à la créativité.

Thèmes : art-urbanisme-patrimoine industriel

Lieux : 16ème (Estaque, Les Riaux)

Descriptif technique : 74 p

Auteur(s) : Eric TITONE

Editeur(s) : Ecole nationale d’architecture de Marseille-Luminy

Date : 2002

Localisation : Ecole nationale d’architecture de Marseille-Luminy

Accès : Consultation sur place

Enjeux politiques de l’histoire coloniale

Notre patrimoine historique "national" doit-il inclure l’histoire de la colonisation et de l’esclavage colonial ? La réponse positive, de bon sens, ne fait pas l’unanimité : soit parce que parler sans tabou du domaine colonial serait "faire repentance", soit parce que l’ignorance ou la negligence entretenues depuis plusieurs generations font qu’il ne vient même pas à l’esprit de beaucoup de nos concitoyens que notre culture nationale heritée n’est pas seulement hexagonale. La culture française (que d’aucuns veulent appeler "identité nationale") resulte de tous les héritages mêlés dans un passe complexe et cosmopolite où le fait colonial a joué et continue par ricochet de jouer un rôle important.

Présentation et sommaire sur le site des éditions Agone

Enjeux politiques de l’histoire coloniale
Agone, Collection Passé et Présent
192 pages, 14 euros
22 mai 2009

Présentation de la collection Passé & Présent réalisée en collaboration avec le Comité de vigilance face aux usages publics de l’histoire (CVUH).

Projet d’habitation à l’Estaque

 

Titre : Projet d’habitation à l’Estaque

Support : imprimé

Resumé : Aujourd’hui les réglements d’urbanisme et les soucis d’économie génèrent des habitations de qualité douteuse. Ce projet développe un habitat qui se confronte au site et le qualifie. Le mémoire retrace chronologiquement le processus de conception du projet. L’idée de la grotte creusée dans la montagne et tournée vers la mer illustre l’intention du projet. C’est dans une pensée constructive que la voûte en plan est retournée pour s’adosser à la montagne et prolonge les forces dans des murs refends. Le projet met en place un dispositif de génie civil dans la lignée des ouvrages qui caractérisent le site. La lumière est étudiée à l’aide de maquettes prises en photos dans la deuxième partie du mémoire

Thèmes : projet d’urbanisme

Lieux : 16ème (Estaque)

Descriptif technique : 109 p

Auteur(s) : Olivier CALVARESE

Editeur(s) : Ecole nationale d’architecture de Marseille-Luminy

Localisation : Ecole nationale d’architecture de Marseille-Luminy

Accès : Consultation sur place

Un hôtel de luxe à l’Estaque

 

Titre : Un hôtel de luxe à l’Estaque

Support : imprimé

Resumé : Le choix d’un hôtel de luxe à l’Estaque à Marseille (16ème arrondissement) sur un site mondialement connu a conduit à garder tout au long du projet comme ligne de conduite le respect de la beauté d’un site resté vierge si ce n’est la présence d’un fortin relativement bien conservé, tout en y intégrant un programme comprenant deux restaurants, deux bars, un centre de bien-être et trente chambres traitées grand luxe avec ce que cela implique sur les notions de confort, de choix et d’ambiances d’intimité.

Thèmes : hébergement touristique-urbanisme

Lieux : 16ème (Estaque)

Descriptif technique : 30 p, ill., Plans

Auteur(s) : Olivia PARREL

Editeur(s) : Ecole nationale d’architecture de Marseille-Luminy

Date : 2007

Localisation : Ecole nationale d’architecture de Marseille-Luminy

Accès : Consultation sur place

Immigrés de force, les travailleurs indochinois en France 1939-1952

" Après soixante-dix années de silence, voici révélée une page enfouie de l’histoire coloniale française en Indochine : l’utilisation, dans des conditions parfois proches de l’esclavage, d’une main-d’oeuvre « indigène » en métropole. Pierre Daum est parti à la recherche d’acteurs encore vivants de cet épisode si peu « positif » de notre passé colonial, afin de recueillir leurs témoignages. "

Présentation et préface sur le site de la LDH Toulon

Présentation sur le site de l’éditeur

 

Immigrés de force, les travailleurs indochinois en France 1939-1952
Pierre Daum
Solin / Actes Sud
mai 2009

Prévenir les souffrances d’école. Pratique du Soutien au Soutien

Élèves intenables, classes difficiles, enseignants en souffrance : les réalités sont là et, même s’il faut éviter de sombrer dans un catastrophisme qui ferait le jeu de tous les fatalismes, on ne peut rester insensible à des phénomènes qui se banalisent. Pour y faire face, à côté des nécessaires évolutions institutionnelles, Jacques Lévine a imaginé, voilà plus de trente ans, la formule du « Soutien au Soutien ».
 Il s’agit de rencontres entre éducateurs qui acceptent de « déposer ce qui leur fait problème et de chercher ensemble des remèdes ». Au-delà d’une simple « analyse de pratiques », ce travail débouche sur l’ouverture à une parole qui permet de penser « l’autrement que prévu » et donne les moyens aux adultes d’entendre ce qui se passe vraiment avec leurs élèves. « Penser les souffrances d’école pour les dépasser » est possible… Cet ouvrage le montre à merveille à partir de nombreux exemples.

Mais on trouvera aussi dans ce livre un énoncé particulièrement clair des principes, des repères, des méthodes et des conditions de réussite d’une formule qui devrait se développer. Elle permet, en effet, aux enseignants, rééducateurs ou psychologues d’inventer ensemble les moyens pour que les enfants et les adolescents déstructurés retrouvent une place à l’École et de la signification à leurs apprentissages.

Présentation et bon de commande sur le site des éditions

Site de l’AGSAS, association des groupes de soutien au soutien, fondée par Jacques Lévine

Les Rroms, une nation en devenir

Minorité transnationale répartie sur le territoire de plusieurs États européens, les Rroms font régulièrement la une de l’actualité en raison de la stigmatisation dont ils sont victimes. Cependant, au-delà de leur apport culturel ils sont mal connus.
Cet ouvrage permet de découvrir l’histoire de ce peuple sans État qui revendique une existence et des droits. Après avoir abordé la situation et l’histoire de cette communauté en Roumanie, République tchèque et France, l’auteur décrit la vie de cette communauté à travers ses associations et mouvements politiques qui se sont structurés à l’échelle européenne.

Si l’histoire de la nation rrom n’a pas été à ce jour écrite, cet ouvrage est un des premiers à synthétiser le parcours de ce peuple parti d’Inde au 11ème siècle, qui a tout d’abord connu l’esclavage, puis au 20ème siècle une tentative d’extermination par les nazis (Samudaripen). Enfin, l’ouvrage interroge, à l’heure du danger d’ethnicisation des sociétés européennes, une autre conception du vivre-ensemble des peuples qui ne soit pas fondée sur les liens du sang mais sur des communautés de destin, respectueuses de ses minorités.

Présentation du livre sur le site des éditions

Lire également Les Rroms et les organisations évangéliques : entre culte religieux et stratégie « politique » ?
Article de Morgan Garo, revue Hérodote n°119, 2005

L’Europe et l’islam. Quinze siècles d’histoire

Voici l’histoire d’une relation tumultueuse sans laquelle il est impossible de comprendre notre temps. La conquête arabe, la décomposition de Byzance, les croisades, l’Espagne maure et la Reconquista, les échanges et les conflits du XVIIIe siècle, l’Empire ottoman, la colonisation européenne et la décolonisation : depuis 630, lorsque les armées de Constantinople et de Médine se disputèrent le contrôle de la Syrie-Palestine, les contacts entre l’Europe et le monde musulman n’ont cessé. Leur importance, leur richesse, leur variété, si manifestes pour celui qui connaît l’histoire, ne sont pourtant pas si évidentes pour tous.
Pour les comprendre, il ne s’agit pas d’opposer les deux « civilisations » rivales que seraient, selon Samuel Huntington, Islam et Europe, mais d’explorer les relations multiples entre Génois et Tunisiens, Constantinopolitains et Alexandrins ou encore Catalans et Maghrébins, bref, entre tous les individus et les groupes qui ont forgé ce que nous appelons désormais l’Europe et le monde musulman, dont les racines s’enfoncent profondément dans un héritage religieux, culturel et intellectuel commun.

Note de lecture sur le site La vie des idées

Présentation sur le site de l’éditeur

L’ Europe et l’Islam
Quinze siècles d’histoire
Henry Laurens, John Tolan et Gilles Veinstein
Editions Odile Jacob, février 2009
480 pages, 27 €

Quartiers populaires, quartiers politiques

Pour les classes populaires, le quartier est devenu le terrain des nouvelles solidarités et identités. De nouveaux conflits y prennent forme. Le quartier est aussi l’espace de l’action publique et de ses institutions, qu’elles soient étatiques ou non : école, police, associations, politiques sociales, partis politiques, groupes religieux s’y activent. Et du coup, ici aussi, se localisent les formes variées de l’action collective, de la protestation à la négociation, de la révolte à la participation créatrice à tout un ensemble de politiques sociales, urbaines ou culturelles.
Le positionnement même des catégories populaires au sein de la société en est bouleversé. Changement de sociabilité, changement du sens de la politique, changement dans les processus d’individuation, Denis Merklen, sociologue, nous propose de comprendre ce complexe de phénomènes qui a transmué les « travailleurs » en « habitants » ou en « pauvres ».

Interview sur le site de la Maison des Sciences de l’Homme

Note de lecture sur le site Liens-Socio

Quartiers populaires, quartiers politiques
Denis Merklen
Editions La Dispute, 2009
305 p., 24 €

Nos enfants demain. Pour une société multiculturelle

« Je voudrais vous parler d’eux, de ces migrants et de leurs enfants, vous rapporter leur poésie, leurs rêves, mais aussi leurs difficultés, leurs raideurs et leurs tentatives pour se transformer et s’adapter. Je voudrais vous parler d’eux parce qu’ils sont sources de vie et de connaissances pour nous tous. Demain plus encore qu’aujourd’hui, tous les enfants, tous nos enfants auront à grandir et à se construire dans un monde qui bouge. Tous seront confrontés à la diversité des langues et à la pluralité des cultures. Tous seront des enfants nomades et des enfants métis. »

Marie-Rose Moro est psychiatre pour enfants et adolescents, psychanalyste et enseigne à l’Université.Elle est également l’auteur de Aimer ses enfants ici et ailleurs. Histoires transculturelles (Odile Jacob).

Entretien vidéo avec l’auteur

Présentation sur le site de l’éditeur

Nos enfants demain. Pour une société multiculturelle
Marie-Rose Moro
Eidtions Odile Jacob, janvier 2010
256 pages, 21 €

Cette France-là, volume 1

Ouvrage collectif de contre-expertise, Cette France-là mobilise les savoirs et savoir-faire des sciences sociales, du journalisme et du travail associatif pour dresser un état des lieux annuel de la politique d’immigration choisie par le chef de l’État. (...)

La première partie de l’ouvrage, « Récits 1 », rapporte 80 histoires de personnes ayant fait l’objet d’une mesure d’éloignement — leur parcours jusqu’à l’expulsion, ou parfois la régularisation, à moins que l’incertitude de leur sort ne se prolonge encore. (...)
« Descriptions » s’efforce d’inventorier l’important dispositif affecté à l’accomplissement de la rupture annoncée, depuis le projet présidentiel consigné dans la lettre de mission de Nicolas Sarkozy à Brice Hortefeux jusqu’aux collaborations apportées par certains segments de la société civile, en passant par les contributions des préfectures, de la police, de la justice, des ministères du Travail et de l’Éducation nationale, ou encore des élus locaux.
« Récits 2 » s’attache au travail accompli par 21 préfets : c’est que le renforcement de l’autorité préfectorale constitue un trait distinctif du changement voulu par le Président, et l’on peut ici en mesurer les effets dans la pratique.
Enfin, les « Interrogations » de la quatrième partie soumettent à la question la nouvelle politique française d’immigration. Il s’agit d’évaluer sa cohérence, par rapport aux logiques dont elle se réclame et aux ambitions dont elle est investie.

Présentation détaillée, sommaire et extraits sur le site de l’association

Cette France-là
Ouvrage collectif
La Découverte, mars 2009
448 pages, 14 €

Les sentiments de justice à et sur l’école

" Comment, alors, expliquer que les sentiments d’injustice soient si prégnants, si fréquents, à l’école en particulier ? Ce livre apporte des réponses, venues de disciplines différentes et de recherches récentes. L’une est que la force même du besoin de justice se traduit par la négation d’injustices réelles ou par le fait d’en rendre les victimes responsables. Une autre est que tous les acteurs n’ont pas les mêmes représentations de ce qui est juste. Par exemple, les enseignants se soucient surtout d’impartialité, tandis que les élèves se soucient davantage d’être traités avec « respect ». En fait, autre leçon des recherches présentées ici, les élèves, comme leurs enseignants, mobilisent une combinaison de plusieurs critères pour juger de la justice d’une situation. Le mérite ne suffit pas, d’autant que tous les acteurs de l’école sont bien conscients que ce critère est souvent bafoué dans la pratique. "

Présentation et table des matières sur le site de l’éditeur

Note de lecture sur le site des Cahiers pédagogiques



Les Sentiments de justice à et sur l’école
Marie Duru-Bellat et Denis Meuret
De Boeck, collection Pédagogies en développement, 2009
280 pages, 32 €

Marseille quart Nord : chronique marseillaise

 

Titre : Marseille quart Nord : chronique marseillaise

Support : livre

Resumé : A travers le récit de son enfance, l’auteur évoque la vie dans les quartiers nord de Marseille sur fond d’immigration et de problèmes de logement. Une galerie de personnages vivants et pittoresques fait revivre la ville dans les années 1950 avec ses problèmes, ses fêtes, sa mentalité, ses conflits sociaux, ses solidarités et sa puissance industrielle.

Thèmes : immigration-urbanisme-vie de quartier-industrialisation

Lieux : 15ème-16ème

Descriptif technique : 288 p

Auteur(s) : Benito PELEGRIN

Editeur(s) : Sulliver

Date : 2009

Localisation : Bibliothèque municipale Alcazar

Accès : Consultation sur place

Formes urbaines et identité : englober les extérieurs dans une identité ancienne à l’Estaque

 

Titre : Formes urbaines et identité : englober les extérieurs dans une identité ancienne à l’Estaque

Support : imprimé

Resumé : La région nord de la ville de Marseille, à savoir l’ensemble des noyaux villageois, constitue l’avenir pour le développement urbain, économique et social de la ville. Néanmoins, l’urbanisation proposée par le GPV risque de détruire l’identité formelle du village de l’Estaque. Le travail proposé consiste en une démarque réconciliant les intérêts économiques de la ville, des nouveaux arrivants et ceux des habitants. L’objectif dans ce projet est en premier lieu de mettre à notre disposition les instruments et les moyens issus du croisement des disciplines telles que l’urbanisme et l’architecture afin d’inscrire le village dans un processus de développement durable. Dans une démarche d’architecte oeuvrant sur l’espace public, ce travail consiste en une intervention mettant en application les principes du projet urbain et vise à combler les manques du village en matière d’équipements publics ainsi que d’habitats.

Thèmes : urbanisme-architecture-habitat-quartier

Lieux : 16ème (Estaque)

Descriptif technique : 86 p

Auteur(s) : Cherif KHELIFA

Editeur(s) : Ecole nationale d’architecture de Marseille-Luminy

Localisation : Ecole nationale d’architecture de Marseille-Luminy

Accès : Consultation sur place

L’abattoir public : un équipement du XIX°siècle

Titre : L’abattoir public : un équipement du XIXème siècle

Support : imprimé

Resumé : Reconversion des abattoirs de Saint-Louis en un établissement culturel à l’échelle de la ville intégrant un musée d’archéologie industrielle, le relais de la cité des sciences et techniques de La Villette pour la région et une structure d’enseignement lié aux tehcnologies nouvelles.

Thèmes : patrimoine industriel-équipement culturel

Lieux : 16ème (Estaque, Saint-Louis)

Descriptif technique : 215 p

Auteur(s) : N. SOUILAH-EDIB

Editeur(s) : Ecole nationale d’architecture de Marseille-Luminy

Date : 1986

Localisation : Ecole nationale d’architecture de Marseille-Luminy

Accès : Consultation sur place

Villa Estaco : un point d’attache pour les artistes, un centre d’art pour Marseille

 

Titre : Villa Estaco : un point d’attache pour les artistes, un centre d’art pour Marseille

Support : imprimé

Resumé : Le programme du centre d’art s’accompagne d’un programme de restructuration et de création d’espaces publics aux abords de l’édifice culturel.

Thèmes : équipements culturels-lieux publics

Lieux : 16ème (Estaque)

Descriptif technique : 151 p

Auteur(s) : Lionel BORLA

Editeur(s) : Ecole nationale d’architecture de Marseille-Luminy

Date : 1998

Localisation : Ecole nationale d’architecture de Marseille-Luminy

Accès : Consultation sur place

Un parc de la Méditerranée entre l’Estaque et Saint-Henri

 

Titre : Un parc de la Méditerranée entre l’Estaque et Saint-Henri

Support : imprimé

Thèmes : urbanisme-espaces naturels

Lieux : 16ème (Estaque, Saint Henri)

Descriptif technique : 36 p

Auteur(s) : Claire LE BOURHIS

Editeur(s) : Ecole nationale d’architecture de Marseille-Luminy

Date : 2000

Localisation : Ecole nationale d’architecture de Marseille-Luminy

Accès : Consultation sur place

Un espace de passions au coeur de Marseille : les arènes de Marseille, une fabrique d’événements

 

Titre : Un espace de passions au coeur de Marseille : les arènes de Marseille, une fabrique d’événements

Support : imprimé

Resumé : Le projet, proposé sur le site des friches industrielles des usines Metaleurop et Atochem, articulé autour des thématiques développées par le GPU, Grand projet urbain, permet d’établir des liens entre Marseille et l’Estaque, de provoquer une interaction entre le massif de la Nerthe et le littoral. Pour cela, deux équipements complémentaires fonctionnent à deux échelles différentes : régionale pris en charge par les arènes de Marseille et locale prise en charge par la fabrique d’événements. L’arène de Marseille, d’une capacité de 20000 places est un équipement polyvalent apte à accueillir différents types d’événements : spectacles artistiques, taurins, événements sportifs. La fabrique d’événements est un lieu ouvert au public en permanence, un lieu de création artistique d’un nouveau type exposant le processus de création en même temps que l’oeuvre elle-même.

Thèmes : équipements culturels-urbanisme

Lieux : 16ème (Estaque)

Descriptif technique : 3 vol (64 p. + 77 p. + 41 p.) : ill., plans ; 22 x 22 cm+ 1 cédérom

Auteur(s) : Miroslava MIHAYLOVA/ Olivia STANCIU

Editeur(s) : Ecole nationale d’architecture de Marseille-Luminy

Date : 2005

Localisation : Ecole nationale d’architecture de Marseille-Luminy

Accès : Consultation sur place

Parole d’humanité ! Marseilles

 

Titre : Parole d’humanité ! Marseilles

Support : livre

Resumé : Portrait de deux "tribus" marseillaises : celle, maghrebo-gitane de Bassens, une cité de transit...depuis 30 ans, dans les quartiers nord et celle des comoriens, les plus nombreux parmi les récents arrivants de ce flux qui irrigue Marseille depuis 25 siècles.Témoignages et photographies illustrent l’énergie démocratique des comités de quartier et associations qui se nourrissent d’une longue tradition villageoise ou d’une lutte contre leur abandon par la société civile.

Thèmes : immigration-vie de quartier

Lieux : 15ème (Cité Bassens, Les Arnavaux)

Descriptif technique : 62 p

Auteur(s) : Joe DALE TATE NEVAQUAYA / photographe : Richard RAY WHTHMAN

Editeur(s) : DRAC PACA

Date : 1995

Localisation : Musée d’histoire de Marseille

Accès : Consultation sur place

Le quai de la Lave : aménagements et logements sociaux

 

Titre : Le quai de la Lave : aménagements et logements sociaux

Support : imprimé

Resumé : Projet d’aménagement du littoral ouest du village de l’Estaque aujourd’hui inclus dans l’agglomération marseillaise (16ème arrondissement) : réalisation de logements sociaux sur le principe d’une cité ouverte sur l’extérieur, permettant aux populations extérieures de profiter d’espaces paysagers (cabanons et jardins) et de la plage. Le centre commercial central est précédé d’une esplanade couvrant un parking.

Thèmes : urbanisme-aménagement du littoral

Lieux : 16ème (Estaque)

Descriptif technique : 59 p

Auteur(s) : Georges ALBERT

Editeur(s) : Ecole nationale d’architecture de Marseille-Luminy

Date : 1998

Localisation : Ecole nationale d’architecture de Marseille-Luminy

Accès : Consultation sur place

L’envol à Marseille : un parc ornithologique

 

Titre : L’envol à Marseille : un parc ornithologique

Support : imprimé

Resumé : L’Envol, un parc ornithologique à Marseille, spécialisé dans les espèces de perroquets est implanté dans l’ancienne carrière du Vallon, dans les quartiers ouest de la ville, près de l’Estaque (16ème arrondissement). Le visiteur découvre un parc aux fonctions : pédagogique (reconnaître un type de paysage et y associer les espèces animales correspondantes), culturelle (approfondir ses connaissances sur la faune, la flore et les moeurs des populations locales) et scientifique (reproduire des espèces animales en voie de disparition en vue de les réintroduire dans leur milieu d’origine). L’architecture met en valeur son contenu et répond aux contraintes techniques, et à la création d’ambiances pour le spectateur et les hôtes des lieux.

Thèmes : urbanisme-espace naturel-structure scientifique

Lieux : 16ème (Estaque)

Auteur(s) : Murielle DIBON

Editeur(s) : Ecole nationale d’architecture de Marseille-Luminy

Date : 2000

Localisation : Ecole nationale d’architecture de Marseille-Luminy

Accès : Consultation sur place

Un centre d’art contemporain à l’Estaque

 

Titre : Un centre d’art contemporain à l’Estaque

Support : imprimé

Resumé : Projet d’un centre d’art contemporain dans les quartiers nord de Marseille à l’Estaque (16ème arrondissement), dans le cadre de la politique de la ville basée sur le rééquilibrage de ces quartiers. Le centre d’art a pour but de permettre à de jeunes artistes non encore reconnus de créer librement dans une structure adaptée à leurs besoins. Une recherche plastique sur la volumétrie, les matériaux et l’éclairage est réalisée pour les espaces d’exposition et les ateliers. Des espaces sont réservés pour les débats avec le public, la diffusion des publications et de la documentation. Le projet s’intègre au site naturel entre mer, colline et végétation.

Thèmes : urbanisme-art contemporain-lieu d’artiste

Lieux : 16ème (Estaque)

Descriptif technique : 69 p

Auteur(s) : Aude BOUSQUET

Editeur(s) : Ecole nationale d’architecture de Marseille-Luminy

Date : 1999

Localisation : Ecole nationale d’architecture de Marseille-Luminy

Accès : Consultation sur place

Sur les traces de nos pas

 

Titre : Sur les traces de nos pas

Support : livre

Resumé : Pour écrire l’histoire des quartiers Nord de Marseille, l’auteure aborde l’urbanisation et l’industrialisation du XIXe alors que l’Estaque formait un territoire encore semi-rural. Les gens sont venus aussi bien de la campagne française que de tout le pourtour de la Méditerranée, des gens chassés de chez eux par la misère ou par la guerre et qui trouvent là un ancrage, c’est-à-dire d’abord du travail, et qui se logent comme ils peuvent, et qui font leur trou et n’auront plus envie d’en bouger de longtemps : Italiens, Espagnols, Algériens venus pour trouver du travail, Arméniens fuyant le génocide, Espagnol - de nouveau - fuyant le régime de Franco, Gitans venus s’installer là parce qu’ils n’ont plus de place ailleurs, Pieds-noirs dans la phase de décolonisation... Images, portraits, parcours et récits forment l’essentiel de ce travail ethnographique sur la culture ouvrière.

Thèmes : industrialisation-immigration-urbanisation-vie quotidienne

Lieux : 16ème (Estaque)

Descriptif technique : 265 p - ill. en noir et en coul.

Auteur(s) : Lucienne BRUN

Editeur(s) : Consolat Mirabeau

Date : 2008

Localisation : Disponible à la bibliothèque de l’Alcazar

Accès : Consultation sur place

Estaque paroles d’argile

 

Titre : Estaque paroles d’argile

Support : Livre

Resumé : Portrait de l’Estaque telle que l’ont connue ceux qui y ont travaillé, un lieu vivant de l’activité humaine organisée autour de la pêche, des tuileries, de la cimenterie, de la chimie, mais aussi aujourd’hui un village "en péril"

Thèmes : Histoire

Lieux : Estaque (16ème arrondissement de Marseille)

Auteur(s) : Michel ETIEVENT

Editeur(s) : Association A la rencontre du livre

Date : 1986

Public : Adultes

Localisation : Fonds Provence bibliothèque de Saint André

Accès : Prêt

Représentation du Bassin de Séon (mémoire de DEA)

 

Titre : Représentation du Bassin de Séon (mémoire de DEA)

Support : Livre

Resumé : Mutation des lieux et des paysages de Saint André à l’Estaque

Thèmes : Société, urbanisme

Lieux : Bassin de Séon (16ème arrondissement de Marseille)

Auteur(s) : Sylvain POIRIER

Date : 1992

Public : Adultes

Localisation : Fonds Provence Bibliothèque de saint André

Accès : Prêt

Sur le chemin de la Madrague Ville : de pas à pas, de mots à mots...

 

Titre : Sur le chemin de la Madrague Ville : de pas à pas, de mots à mots...

Support : Livre

Resumé : Histoire du Chemin de la Madrague Ville à travers le témoignage de onze personnes étroitement liées à ce territoire.

Thèmes : Histoire, témoignages

Lieux : Chemin de la Madrague Ville

Auteur(s) : Textes et propos recueillis par Nora MEKMOUCHE

Editeur(s) : Association Cris écrits

Date : 2007

Public : Adultes

Localisation : Fonds Provence Bibliothèque de Saint André

Accès : Prêt

Un, deux, trois, Savine

 

Titre : Un, deux, trois, Savine

Support : Livre

Resumé : Quelquefois drôles, souvent dramatiques, toujours émouvants, les témoignages de douze femmes qui donnent une éclairage "de l’intérieur" sur le quotidien de la Savine, grande cité des quartiers Nord de Marseille...

Thèmes : Témoignages

Lieux : La Savine 15ème arrondissement de Marseille

Auteur(s) : Dominique Lombardi

Editeur(s) : Editions de l’Aube

Date : 1994

Public : Adultes

Localisation : Fonds Provence de la bibliothèque de saint André

Accès : Prêt

L’Eclipse

 

Titre : L’Eclipse

Support : Livre

Resumé : Textes de femmes de la cité de la Savine recueillis par le sociologue Jacques Broda

Thèmes : Témoignages

Lieux : La Savine 15ème arrondissement Marseille

Auteur(s) : Collectif

Editeur(s) : Le temps des Cerises

Date : 2005

Public : Adultes

Localisation : Fonds Provence Bibliothèque de Saint André

Accès : Prêt

... école de filles de Saint André

 

Titre : ... école de filles de Saint André

Support : Livre + CD

Resumé : Témoignages des anciennes élèves de l’école primaire de filles de Saint André. 107 femmes témoignent sur l’épopée du quartier pour constriure des archives scolaires.

Thèmes : Témoignages

Lieux : Saint-André - Marseille 16ème

Auteur(s) : Ouvrage collectif sous la direction de Christine BRETON

Editeur(s) : La Galerie de la Mer, Collection Habiter

Date : 2005

Public : Tout public

Localisation : Bibliothèque de Saint-André, fonds Provence

Accès : Prêt, Consultation sur place

Vivre au Plan d’Aou

 

Titre : Vivre au Plan d’Aou

Support : imprimé

Resumé : Chronique de la vie quotidienne des enfants de l’Espace Lecture du Plan d’Aou à Marseille.

Thèmes : Culture et lieu de vie

Lieux : Plan d’Aou-Marseille 15ème.

Auteur(s) : Espace Lecture du Plan d’Aou.

Editeur(s) : ACELEM

Date : 1999

Public : Tout public

Localisation : Espace Lecture du Plan d’Aou.

Accès : Consultation sur place

Des nouvelles de ma cité

 

Titre : Des nouvelles de ma cité.

Support : Livre.

Resumé : Les habitants de La Savine ont écrit des nouvelles sur leur cité en empruntant à différents genres littéraires. Les textes sont accompagnés de photographies prises par les enfants.

Thèmes : Culture et lieu de vie

Lieux : La Savine-Marseille 15ème

Auteur(s) : Espace Lecture La Savine.

Editeur(s) : ACELEM

Date : 2002

Public : Tout public

Localisation : Espace Lecture La Savine.

Accès : Consultation sur place

Des photos et des mots pour ma cité

 

Titre : Des photos et des mots pour ma cité.

Support : imprimé

Resumé : Réalisé par un groupe d’adultes en alphabétisation, ce recueil de témoignages évoque la vie du groupe dans la cité de la Solidarité.

Thèmes : Vie de quartier-alphabétisation

Lieux : La Solidarité-Marseille 15ème

Descriptif technique : Album avec reliure spirale. Textes, photos et dessins au fusain.

Auteur(s) : Espace Lecture de La Solidarité

Editeur(s) : ACELEM

Date : 2003

Public : Tout public.

Localisation : Espace Lecture de La Solidarité.

Accès : Consultation sur place

Ceci-dit ... Paroles de l’Estaque

 

Titre : Ceci dit ... Paroles de l’Estaque

Support : Livre

Resumé : Extraits de transcriptions de tchatchades à l’Estaque et aux alentours depuis 1996

Thèmes : Vie du quartier : culture, langue, habitants...

Lieux : L’Estaque Marseille 16ème

Auteur(s) : Collectif

Editeur(s) : Compte d’auteurs

Date : 2008

Public : Tout public

et pourquoi pas moi

 

Titre : et pourquoi pas moi

Support : Livre

Resumé : Séverin fait partie de ces familles de Calabrais émigrées à Marseille. Vie et histoire de sa famille particulièrement à l’Estaque. Entre 1870 et 1988

Thèmes : Témoignages

Lieux : Marseille 16ème

Auteur(s) : Séverin MONTARELLO

Editeur(s) : Non précisé

Date : 1994

Public : Tout public

ESTAQUE PAROLES D’ARGILE. Portrait à plusieurs voix

 

Titre : ESTAQUE PAROLES D’ARGILE. Portrait à plusieurs voix

Support : Livre

Resumé : Des jeunes, des élèves, des anciens témoignent sur leur quartier. Ce recueil se veut un grand livre d’histoire vivante.

Thèmes : Témoignages

Lieux : Estaque Marseille 16ème

Auteur(s) : Michel ETIEVENT, Association A LA RENCONTRE DU LIVRE

Editeur(s) : CRDP Marseille

Date : 1986

Public : Tout public

L’ESTAQUE AU TEMPS DES PEINTRES 1870-1914

 

Titre : L’ESTAQUE AU TEMPS DES PEINTRES 1870-1914

Support : Livre

Resumé : Cadre et vie des habitants de l’Estaque pendant la période où sont venus les grands peintres 1870/1914. Il fait la place aux artistes qui ont fait la célébrité de l’Estaque.

Thèmes : L’Estaque par les peintres

Lieux : Estaque Marseille 16ème

Auteur(s) : PACQUAM Marseille

Editeur(s) : Association collège quartier

Date : 1995

Public : Tout public

Enfants de l’Estaque

 

Titre : Enfants de l’Estaque

Support : Livre

Resumé : Recueil d’informations diverses et variées sur le quartier de l’Estaque : les bâteaux, la pêches et les pêcheurs, les usines, le quartier en lui même, les deux écoles primaires, la composition sociale et ethnique du quartier.

Thèmes : Vie de quartier

Lieux : l’Estaque Marseille 16ème

Auteur(s) : Ville de Marseille, Ministère de la Culture

Editeur(s) : I’MEDIAS

Date : 1997

Public : Tout public

Sur le chemin de la Madrague Ville. De pas à pas, de mots à mots...

 

Titre : Sur le cheminde la Madrague Ville. De pas à pas, de mots à mots...

Support : Livre

Resumé : Histoire d’un territoire en mutation par le recueil de témoignages des habitants et des travailleurs de ce quartier.

Thèmes : Témoignages

Lieux : Marseille 15ème

Auteur(s) : Nora MEKMOUCHE, Kamel KHELIF

Editeur(s) : Association Cris écrits

Date : 2007

Public : Tout public

MEMOIRES DES CRENEAUX. Chronique d’une démolition annoncée

 

Titre : MEMOIRES DES CRENEAUX Chronique d’une démolition annoncée

Support : Livre

Resumé : Histoire individuelle et collective des habitants de ce quartier. Leur cité faisant partie des projets de rénovation urbaine. Les habitants seront déplacés ou relogés.

Thèmes : Témoignages

Lieux : Marseille 15ème

Auteur(s) : Zoubida DJELLOULI, Sabrina HOUT, Samiha DRISS

Editeur(s) : Association Cris écrits

Date : 2008

Public : Tout public

PORTRAITS D’UN OUBLI. Le bidonville de Lorette

 

Titre : PORTRAITS D’UN OUBLI. Le bidonville de Lorette

Support : Livre

Resumé : Témoignages de certains habitants de ce bidonville rasé de la carte en juin 1995

Thèmes : Témoignages

Lieux : Marseille 16ème Saint-André

Auteur(s) : Nora MEKMOUCHE et Samiha DRISS

Editeur(s) : Association Cris écrits

Date : 2007

Public : Tout public

DOLEANCES ET AUTRES MOTS

 

Titre : DOLEANCES ET AUTRES MOTS

Support : Livre

Resumé : Abécédaire, doléances de jeunes de 15 à 25 ans du lycée Antonin Artaud et du lycée Saint-Exupéry

Thèmes : Témoignages de jeunes

Lieux : Marseille 14ème et 15ème

Auteur(s) : Nora MEKMOUCHE et Nouma BORDJ

Editeur(s) : Association Cris écrits

Date : 2007

Public : Tout public

L’Ecole de la deuxième chance : le projet d’école de la deuxième chance de Marseille à la lumière des expériences internationales

 

Titre : L’Ecole de la deuxième chance : le projet d’école de la deuxième chance de Marseille à la lumière des expériences internationales

Support : Livre

Resumé : Partout en Europe, des jeunes gens et des jeunes filles sortent de l’école sans aucun diplôme. C’est pour montrer qu’il est possible de réinsérer ces jeunes à un niveau satisfaisant, par une école spécialement adaptée, que le projet pilote d’école de la deuxième chance a été lancé par l’Union Européenne. Cet ouvrage reprend les actes de la conférence internationale qui a réuni à Marseille les meilleurs spécialistes mondiaux de ces problèmes pour fonder la démarche.

Thèmes : Education

Lieux : Saint Louis

Auteur(s) : Institut de la Méditerranée

Editeur(s) : L’Aube

Date : 1997

Public : Adultes

Localisation : Bibliothèque de Saint André (Fonds Provence)

Accès : Prêt

Les églises paroissiales des quartiers nord de Marseille au XIXème siècle

 

Titre : Les églises paroissiales des quartiers nord de Marseille au XIXème siècle

Support : Livre

Resumé : Inventaire et histoire des édifices cultuels catholiques, arméniens et bouddhiques situées dans les 15e et 16e arrondissements de Marseille.

Thèmes : Histoire édifices religieux

Lieux : 15ème et 16ème arrondissements de Marseille

Descriptif technique : Mémoire de maîtrise (ill. en noir et blanc)

Auteur(s) : Sophie CHENEVOY

Date : 1997

Public : Adultes

Localisation : Bibliothèque de Saint André (Fonds Provence)

Accès : Prêt

Sentes et sentiers

 

Titre : Sentes et sentiers

Support : Livre

Resumé : Par accord entre la ville de Marseille et l’Etat, un Grand Projet Urbain d’aménagement et de développement économique s’élabore sur les 15ème et 16ème arrondissements de Marseille qui inclut les trois cités du Plan d’Aou, la Castellane et la Bricarde, le quartier de la Viste et de la Savine, la ZAC de Saumaty Séon et de Saint André, les noyaux villageois. L’objectif de l’étude est de ne pas perdre la "trace" des pratiques, d’organiser les sentes, sentiers, traverses... et de formaliser un plan programme.

Thèmes : Urbanisme, aménagement du territoire

Lieux : 15ème et 16ème arrondissements

Editeur(s) : EPAREB

Date : 1996

Public : Adultes

Localisation : Bibliothèque de Saint André (Fonds Provence)

Accès : Prêt

Et la magie opéra

 

Titre : Et la magie opéra

Support : Livre

Resumé : Pendant des semaines, les élèves du Lycée Professionnel de la Cabucelle dans le 15ème arrondissement vont sillonner Marseille,immortalisant quelques deux mille perspectives. De ce voyage vers l’autre, de ces horizons architecturaux, culturels et sociétaux, les lycéens en reviennent avec, dans leurs bagages, le souvenir des rencontres, de celles qui changent le regard porté sur le monde, porté sur soi-même.

Thèmes : Photographie, témoignages

Lieux : Différents lieux de Marseille

Auteur(s) : Ouvrage collectif

Editeur(s) : Images plurielles

Date : 2008

Public : Adolescents et adultes.

Localisation : Bibliothèque de Saint André (Fonds Provence)

Accès : Prêt

Patrimoine XXème en Provence Alpes Cote d’Azur

 

Titre : Patrimoine XXème en Provence Alpes Cote d’Azur

Support : Imprimé (feuillets, livret, plaquettes)

Resumé : Coffret édité à l’occasion des journées du patrimoine de 2000 consacrées à l’architecture du XXème siècle (contient une fiche sur l’église Saint Louis dans le 15ème arrondissement).

Thèmes : Architecture

Lieux : Saint Louis

Auteur(s) : Ouvrage collectif

Editeur(s) : DRAC PACA

Date : 2000

Usage : Adultes

Localisation : Bibliothèque de Saint André (Fonds Provence)

Accès : Prêt

Regard sur les quartiers Saint André et Saint Henri (rapport de stage d’approche à la question sociale)

 

Titre : Regard sur les quartiers Saint André et Saint Henri (rapport de stage d’approche à la question sociale)

Support : Livre

Resumé : Etat des lieux (démographie, économie...) et propositions d’actions

Thèmes : Société

Lieux : Saint André et Saint Henri

Auteur(s) : Travail collectif sous la direction de Monsieur Joël ZAFFRAN, formateur

Public : Adultes

Localisation : Bibliothèque de Saint André

Accès : Prêt

La Nerthe et Notre Dame de la Galline

 

Titre : La Nerthe et Notre Dame de la Galline

Support : Livre

Resumé : Une vieille paroisse du terroir marseillais, une antique Madone et son pittoresque pélerinage.

Thèmes : Religion

Lieux : La Nerthe et Notre Dame de la Galline

Auteur(s) : Michel LARINI

Editeur(s) : Office Régional de la Culture

Date : 1981

Public : Adultes

Localisation : Bibliothèque de Saint André (Fonds provence)

Accès : Prêt

Le massacre des Italiens, Aigues-Mortes, 17 août 1893

Le 17 août 1893, dans les marais salants d’Aigues-Mortes où la récolte du sel rassemblait des centaines de travailleurs français et italiens, s’est déroulé le plus sanglant « pogrom » de l’histoire française contemporaine : des émeutes entre ouvriers ont provoqué la mort d’au moins 8 d’entre eux et fait plus de 50 blessés tous des Italiens massacrés par des Français. En dépit des preuves accablantes réunies contre eux, les assassins furent tous acquittés. Cet événement a placé la France au ban des nations européennes et l’a conduite à deux doigts d’une guerre avec l’Italie. Finalement, afin de préserver la paix, les deux gouvernements ont préféré enterrer l’affaire.

Présentation sur le site de l’éditeur

Entretien audio avec Gérard NOIRIEL, émission Tout arrive, France Culture, 8 janvier 2010

Pogrom aux salines, article dans Sud-Ouest, 10 janvier 2010

Présentation, conférences en ligne et bibliographie de l’auteur

Le Massacre des Italiens
Gérard Noiriel
Parution le 06/01/2010
312 pages, 20 €

Au front des classes

" Voici un très grand petit livre, une pure merveille, un livre qui ne dit pas ce qu’il faut faire, mais un livre qui raconte des récits. Vingt-deux récits qui disent la classe au quotidien, qui disent le savant bricolage du maître au travail. Bricolage, parce tout est à réinventer chaque fois dans le jaillissement de la vie et savant, parce qu’un terrible travail réflexif est toujours au fondement de ce qui apparaît comme des intuitions fulgurantes.
Après le pot de tipp-ex qui s’écrase au tableau en giclant, le timide et amusé « qu’avez-vous voulu effacer ? », après la bagarre et les coups de poing en classe l’attentionné « c’est dur d’être en première accueil ? », ou après les « dégage salope » et les « pousse ta graisse » de la montée en classe, l’habile commande aux deux plus vociférantes de « trouver et jouer cinq situations et cinq manières différentes de demander le passage » pour travailler les phrases incitatives et les registres de langue, tout ça et le reste ne sont pas que des trucs et ficelles nés de l’expérience.
« Comment prendre tant de vie au sérieux ? » dit-elle dans le premier récit, celui d’une rentrée des classes où il devrait être question d’asseoir son autorité. « J’écoute, je regarde. Pendant ce premier moment, la qualité de ma présence aux inquiétudes, aux paroles, aux silences me semblent importante. » Ce qui fait que « ça marche », c’est sans doute d’abord cela, une éthique et une posture professionnelles exigeantes pour soi-même, une qualité de présence, d’attention, d’écoute, de respect aux personnes et à ce qui les habite, à ce qui les travaille, à leurs conditions de vie et leurs positions sociales, de filles, de filles d’immigrés, chômeurs, ouvriers, d’habitants de quartiers populaires... "

Présentation et bon de commande sur le site de CGé

Recension du livre lors de sa première parution en 2006

Ce petit livre de 150 pages, préfacé par Philippe Meirieu et Odette et Michel Neumayer et postfacé par Virginio Baio, comporte une vingtaine de récits qui disent comment l’auteur a vécu la classe au quotidien. Ils ont été choisis parmi les articles écrits par Noëlle De Smet entre 1980 et 2004 dans Echec à l’Echec, devenu TRACeS de ChanGements.

Langue(s) et immigration(s) : société, école, travail

Les nouvelles orientations sociopolitiques en matière d’intégration des immigrants et de lutte contre la discrimination et ses manifestations en France et au Québec renforcent le rôle déterminant de la « maîtrise » du français pour une intégration réussie en milieu social, éducatif et professionnel. La langue y est présentée comme un instrument de la cohésion sociale, mais dans le nouveau pays d’élection, elle peut devenir un facteur de discrimination qui prend racine dans les différences culturelles et linguistiques entre les groupes migrants ou immigrants et les milieux d’accueil.
Les enjeux d’une intégration réussie des immigrants en pays d’accueil interpellent à la fois les politiques linguistiques et leurs conceptions de l’intégration, les dispositifs institutionnels mis en oeuvre pour l’accueil et l’intégration des nouveaux arrivants, le milieu professionnel et les formations linguistiques qui sont proposées aux travailleurs sociaux, les questions linguistiques et culturelles liées aux processus identitaires.

Présentation et table des matières sur le site de l’ACEDLE

Présentation et bon de commande sur le site de l’éditeur

 

La fabrique scolaire de l’histoire

Depuis la Révolution française, l’enseignement de l’histoire est associé à la construction d’une « identité nationale ». En prenant la forme d’un récit ethnocentré, l’histoire scolaire devait permettre l’intégration de tous les futurs citoyens de la République, quelles que soient leurs identités originelles, dans un ensemble politique unique.
Aujourd’hui, alors que la période est favorable à la reconnaissance des « identités plurielles », les exclus du roman national réclament l’ajustement des programmes scolaires et critiquent la fabrique scolaire de l’histoire vue comme un instrument de domination.
Le moment est propice pour interroger la manière dont l’histoire scolaire est fabriquée. De fait, l’enseignement de histoire à l’école est le produit d’une chaîne de responsabilités dont il nous faut interroger chacun des maillons : pourquoi et comment apprendre l’histoire, et quelle histoire ? Car c’est une politique du passé qui s’exprime à travers ce montage. Une politique où la question d’une histoire commune et donc de l’universalité est en jeu.

Présentation et table des matières sur le site des éditions AGONE

Conférence-débat avec Laurence De Cock et Emmanuelle Picard le vendredi 13 novembre 2009 à Marseille



La Fabrique scolaire de l’histoire
Ouvrage collectif sous la direction de Laurence De Cock & Emmanuelle Picard
Préface de Suzanne Citron
AGONE collection Passé & Présent
240 pages, 16 euros
À paraître le 25/09/2009

Petit guide pour lutter contre les préjugés sur les migrants

« Ils vont nous envahir, ils prennent notre travail, ils ont tous les droits ».
Nous entendons souvent ces idées préconçues sur les migrants, auxquelles il nous est pourtant difficile de répondre. Ce guide, par une argumentation brève et des chiffres précis , tente d’apporter quelques éléments de réponse pour faire face à de tels préjugés.
Cette publication, sera prochainement accompagnée d’un outil destiné à sensibiliser un public jeune.

Guide en téléchargement (16 pages) sur le site de la CIMADE

Cette publication a été réalisée dans le cadre de la campagne « Assez d’humiliation ! »

Pourquoi moi ? L’expérience des discriminations

Qu’il s’agisse d’inégalités de traitement en fonction du sexe, de la race, de la sexualité, de la religion, de l’origine, des handicaps, de la santé… les discriminations sont aujourd’hui perçues et combattues comme la figure centrale des injustices. S’il est indispensable de les décrire et de les mesurer, il faut aussi que l’on sache mieux comment elles sont vécues par celles et ceux qui les subissent. L’écart est grand, en effet, entre les inégalités objectives et la manière dont les personnes les ressentent et, surtout, dont elles les tiennent pour justes ou injustes.

Pourquoi moi ? s’efforce de rendre compte de ce vécu plus divers qu’il n’y paraît. De l’« expérience totale » qui fait de la discrimination le cœur de l’identité et du rapport au monde des individus à la distanciation que d’autres parviennent à installer grâce à un ensemble de stratégies et de tactiques, se déploie un espace de discriminations vécues de façon plus ou moins intense.

Ces expériences sont déterminées par le jeu complexe des conditions sociales. Ainsi les plus discriminés ne sont pas nécessairement ceux qui éprouvent les sentiments d’inégalité les plus aigus. La comparaison entre l’école et l’hôpital montre que les discriminations sont perçues de façon très différente dans ces institutions pour lesquelles la diversité des cultures et des personnes ne constitue pas le même enjeu.

Les discriminations et les luttes qu’elles entraînent révèlent de profondes transformations de notre vie sociale et de nos subjectivités ; non seulement elles dévoilent des injustices intolérables, mais elles montrent comment les individus essaient de se construire comme les sujets de leur liberté et de leur identité quand l’ordre social perd de son unité et de son ancienne légitimité.


Pourquoi moi ?
L’expérience des discriminations

François Dubet, Olivier Cousin, Éric Macé, Sandrine Rui
Seuil, février 2013
384 pages, 23€

Présentation sur le site de l’éditeur.

Critique sur le site du journal Le Monde.

À l’épreuve du doute, de la violence et de la solidarité

Après avoir milité en faveur de l’indépendance de l’Algérie, D. Carrière, fidèle à ses engagements, s’y installe avec sa famille et prend la direction d’une opération de résorption du bidonville d’Oran. Il participe à de nombreux projets de développement et concourt à la création d’une coopérative algérienne d’études et de réalisations, dont il se verra confié la direction. À cette époque, il vit l’enthousiasme, les tâtonnements et les déceptions qui conduiront avec bien des vicissitudes l’Algérie sur les chemins contrastés de la liberté et du développement.

En février 1970, alors que sourd un grave différend entre la France et l’Algérie, il est arrêté avec d’autres par la Sécurité Militaire. Détenu à Alger, il est interrogé durant quelques jours, puis empêché pendant un temps de rejoindre les siens en France. Cette mésaventure permet à l’auteur d’expliquer les raisons de son attachement à l’Algérie.
De retour en France fin 1971, son expérience en matière de transferts de technologie et de coopération ainsi que son regard singulier sur le rôle des immigrés, attirent l’attention. Il participera à la création en 1976 de l’association Echanges Méditerranée qu’il animera jusqu’en 1985. C’est dans ce cadre que sera mis en œuvre en 1980 le premier accord français de coopération internationale décentralisée, signé entre Marseille, Alger et leurs régions. Cette initiative a inspiré depuis bien d’autres accords en Méditerranée et ailleurs.

La route de l’auteur a croisé celles d’êtres d’exception qui l’ont associé à leurs réflexions et à leurs travaux comme Robert et Denise Barrat, Henri Curiel, Paul-Marc Henry, Gaston Defferre, F.Ben Cheikh, Mohamed Behidj, Aboubakr Belkaïd, Abdelmalek Sayad,…Connus ou inconnus, ce livre est aussi l’occasion de leur rendre hommage.
Pour se consacrer à l’action publique et associative au service de la politique sociale en France, l’auteur espacera à partir de 1985 ses contacts avec l’Algérie. Comme il l’a fait dans ses ouvrages précédents, Daniel Carrière nous fait part de ses doutes et de ses espoirs. Il poursuit sa recherche visant à comprendre pourquoi des hommes et des femmes s’engagent sur les chemins de la tolérance, de la justice et de la paix.


À l’épreuve du doute, de la violence et de la solidarité
Itinéraires méditerranéens entre la France et l’Algérie

Daniel Carrière
290 pages, 20 €

Présentation et extraits sur le site Le Publieur.

Vivons ensemble

Depuis toujours, les humains se déplacent, migrent, se mélangent. Aujourd’hui, en France, les étrangers, les immigrés, les sans-papiers, les réfugiés vivent avec nous. Leur présence soulève de multiples questions, mais aussi engendre des représentations caricaturales, des peurs…
Cet ouvrage fait l’état des lieux en France, définit les termes, explique les raisons des différentes migrations, questionne la place attribuée aux immigrés dans la société, dessine des relations humaines ambiguës, faites de brassage et de rejet, d’incompréhension et d’enrichissement.
Dans le climat de confusion de ces dernières années, un livre indispensable pour donner des clés et clarifier les termes du sujet : de la connaissance naît la compréhension.
Avec des chiffres, des dessins, des définitions, des exemples concrets… et des questions aussi diverses que : Comment compte-t-on les immigrés ? Avons-nous besoin d’immigrés ? La France accueille-t-elle beaucoup d’étrangers ? Depuis quand mange-t-on du couscous en France ? Qu’est-ce qu’un couple ou un mariage mixtes ?…

À partir de 10 ans

Site de l’éditeur


Vivons ensemble
Mustapha Harzoune et Samia Messaoudi
Albin Michel, septembre 2012
288 pages, 19,90 €

Les classes et quartiers populaires. Paupérisation, ethnicisation, et discrimination

" Auteur de nombreux ouvrages, Saïd Bouamama revient dans son dernier livre sur vingt ans d’observation et de - recherche concernant les rapports entre la paupérisation des quartiers populaires, leur ethnicisation et les idéologies libérales qui en tirent profit. Le sociologue dissèque le culturalisme, présenté souvent comme la seule explication des problèmes des quartiers populaires : leurs habitants ne s’en sortiraient pas du fait d’une religion, d’une culture ou d’un mode de vie différents. Saïd Bouamama dénonce cette posture stigmatisante qui évacue les causes socio-économiques du contexte difficile dans lequel évoluent certains territoires. "

Présentation de l’ouvrage sur le site de l’éditeur

Interview de l’auteur sur le site du journal L’Humanité

Présentation et articles sur le site d’ACT

Les Classes et quartiers populaires.
Paupérisation, ethnicisation, et discrimination
Saïd BOUAMAMA
Éditions du Cygne, octobre 2009
199 pages, 22 €

Marseille la violente. Criminalité, industrialisation et société (1851-1914)

Fondé sur une enquête menée dans les sources judiciaires, cet ouvrage propose une étude des violences interpersonnelles (délits et crimes) dans la société marseillaise entre 1851 et 1914. Durant ce demi-siècle, Marseille est une ville en profondes mutations. La croissance économique est soutenue, principalement animée par le négoce et les industries de transformation. L’immigration, toujours plus intense, renforce le cosmopolitisme d’une population qui triple en une soixantaine d’années. La ville, enfin, s’étend au gré de l’industrialisation, et prend progressivement son visage actuel, aux 111 quartiers bigarrés. En croisant une approche statistique et des études de cas, Céline Regnard-Drouot pose la question des conséquences sociales et culturelles d’une telle croissance. Ce faisant, elle s’interroge sur les liens entre industrialisation, immigration, urbanisation et violence.
Alors que la question des violences urbaines est plus que jamais d’actualité et que le débat sur la civilisation des moeurs anime l’historiographie, à travers une étude urbaine pionnière, ce livre entend contribuer aux réflexions sur la place de la violence dans les sociétés contemporaines à travers une plongée dans le quotidien de la société marseillaise.

Présentation, sommaire et introduction sur le site de l’éditeur

Marseille la violente
Criminalité, industrialisation et société (1851-1914)
Céline Regnard-Drouot
Presses Universitaires de Rennes (PUR), novembre 2009
368 pages, 22 €

Petites histoires populaires, Marseille Nord

" Ce livre rassemble une sélection de textes écrits lors d’ateliers d’écriture menés à Marseille et plus particulièrement dans les quartiers Nord entre 2002 et 2008. (...) Ils révèlent de manière imagée, affective et parfois incisive des réalités que les participants désiraient transcender ou tout simplement sublimer : « Rentrer par la grande porte et surtout éviter les caves. » (Jean du quartier de Mourepiane). Il nous semblait important de les rendre lisibles afin de valoriser les personnes et briser cette image négative et stéréotypée des quartiers Nord. En effet, l’intérêt d’un tel ouvrage repose sur ce qu’il entend défendre : en offrant leur propre vision qui contraste avec les représentations caricaturales communément véhiculées, ces textes montrent qu’il est possible d’échapper à la stigmatisation. "

Présentation
sur le site de l’éditeur

Petites histoires populaires, Marseille Nord
Samiha Driss
Cris écrits
Parution le 30/09/2009
72 pages, 8 €

Une politisation feutrée. Les hauts fonctionnaires et l’immigration en France

De l’indépendance algérienne à l’accession au pouvoir de François Mitterrand, cet ouvrage revient sur une séquence historique fondamentale pour comprendre l’actualité des débats publics autour de l’immigration. Pour ce faire, il propose au lecteur d’adopter, le temps d’un livre, le point de vue de ces hauts fonctionnaires qui n’ont pas eu nécessairement à « croiser » des travailleurs étrangers pour prescrire un cadre législatif, refuser le financement de logements sociaux, signer des accords de circulation avec des pays d’émigration. Cette enquête s’attache à décrire la contribution de ces « grands commis » mais aussi de ces fonctionnaires plus anonymes à des décisions qui ont marqué tout à la fois l’histoire des politiques d’immigration et l’histoire du militantisme de solidarité en faveur des travailleurs étrangers.

Présentation sur le site de l’éditeur

Premier chapitre et table des matières sur le site de l’éditeur

Enregistrement audio d’une conférence donnée par Sylvain LAURENS et Choukri HMED à l’occasion de la parution de L’invention de l’immigration, revue AGONE n°40

Une politisation feutrée. Les hauts fonctionnaires et l’immigration en France
Sylvain Laurens
Belin, novembre 2009
352 pages, 24 €

Une violence éminemment contemporaine. Essais sur la ville, la petite-bourgeoisie intellectuelle et l’effacement des classes populaires

" Synthèse de quarante ans d’observation des réalités urbaines, ce livre examine les transformations provoquées par un mode de gestion politique des villes laissant, au détriment du « droit à la ville », la part belle aux appétits économiques. (...) « Crise des banlieues », « crise du logement », « SDF » : autant de symptômes dont le traitement social (et aujourd’hui sécuritaire) est voué à l’échec faute de reconnaître le conflit d’intérêts fondamental opposant la majorité des usagers de la ville et les spéculateurs. Enfin, ce livre dévoile la manière dont les multiples innovations (qui visent à donner l’illusion qu’on peut réconcilier magiquement les contraires) exercent une violence symbolique ne faisant que redoubler celle, bien réelle, qui s’exerce sur des citadins de plus en plus nombreux à être dépossédés de leurs villes. "

Présentation sur le site de l’éditeur

Une violence éminemment contemporaine
Essais sur la ville, la petite-bourgeoisie intellectuelle et l’effacement des classes populaires
Agone collection Contre-feux
Parution : 17/03/2010
256 pages, 18 euros

Les Grecs, les Arabes et nous. Enquête sur l’islamophobie savante

" La peur des Arabes et de l’islam est entrée dans la science. On règle à présent ses comptes avec l’Islam en se disant sans « dette » : « nous » serions donc supposés ne rien devoir, ou presque, au savoir arabo-musulman. L’Occident est chrétien, proclame-t-on, et aussi pur que possible. (...)
Il est donc question ici des sciences et de la philosophie arabo-islamiques, des enjeux idéologiques liés à l’étude de la langue arabe, de ce que « latin » et « grec » veulent dire au Moyen Age et à la Renaissance, de la place du judaïsme et de Byzance dans la transmission des savoirs vers l’Europe occidentale, du nouveau catholicisme de Benoît XVI, de l’idée de « civilisation » chez les historiens après Braudel, des nouveaux modes de validation des savoirs à l’époque d’Internet, ou de la manière dont on enseigne aujourd’hui l’histoire de l’Islam dans les lycées et collèges. Il est question dans ce livre des métamorphoses de l’islamophobie. Pour en venir à une vue plus juste, y compris historiquement, de ce que nous sommes : des Grecs, bien sûr, mais des Arabes aussi, entre autres. "

Présentation sur le site de l’éditeur

Notice bibliographique de Max Lejbowicz dans les Cahiers de recherches médiévales

Les Grecs, les Arabes et nous
Enquête sur l’islamophobie savante.
Philippe Büttgen, Alain de Libera, Marwan Rashed, Irène Rosier-Catach (dir.)
Fayard, septembre 2009
372 pages, 24 €

 

Les enfants de la République : L’intégration des jeunes de 1789 à nos jours

L’ouvrage d’Yvan Jablonka conte une étonnante histoire, celle de ces personnages que l’on dit souvent sans histoires, oubliés de l’histoire ou indignes de faire partie des livres d’histoire, à savoir les enfants abandonnés, les vagabonds, les jeunes criminels ou les orphelins, selon une terminologie qui varie au fil du temps. Il s’agit de figures inquiétantes et dangereuses, parfois violentes, que la République a en quelque sorte pris en main et a voulu "éduquer" au sens fort du terme, comme s’il s’agissait d’un morceau de "cire malléable" pour reprendre l’expression de l’auteur. Le lecteur se trouve ainsi confronté à ces multiples identités, de l’enfant battu au voleur, du mineur abandonné à l’enfant naturel sans droits, comme ressuscités de l’oubli par l’historien, grâce à un lourd travail archivistique.

Note de lecture sur le site Nonfiction

Chronique sur le site des Clionautes
Les enfants de la République : L’intégration des jeunes de 1789 à nos jours
Ivan Jablonka
Seuil, "L’univers historique"
348 pages , 22 €

Le nouvel ordre éducatif local. Mixité, disparités, luttes locales

L’école apparaît aujourd’hui comme l’un des symboles les plus puissants de la crise du modèle républicain et de la transformation en profondeur des services publics. Si certains appréhendent ces processus du point de vue des logiques supranationales, cet ouvrage procède à partir de l’échelle locale. L’accumulation de politiques menées depuis le début des années 1980 (zones d’éducation prioritaires, autonomie pédagogique, déconcentration, décentralisation, territorialisation) a en effet contribué en France à l’émergence d’un nouvel ordre éducatif local.
Quelles sont les modalités et les significations de ce déplacement ? Quelles sont ses implications politiques et idéologiques ? Quelles en sont les conséquences sur l’expérience des acteurs éducatifs, des enseignants, des élus locaux, des personnels d’encadrement, des militants associatifs, des élèves et des familles ?
Ces questions sont abordées ici à partir de plusieurs entrées : la mixité sociale à l’école, les disparités territoriales d’éducation, les mobilisations éducatives locales, la décentralisation éducative.

Présentation et table des matières sur le site de l’éditeur


Le nouvel ordre éducatif local
Choukri Ben Ayed
PUF collection Éducation et société, mars 2009
19 €

Table des matières

  • Introduction générale
  • Chapitre premier. — L’État, l’école et le territoire
  • Comment le territoire s’est imposé comme une catégorie incontournable
  • Sociologie et question territoriale
  • Une sociologie urbaine de l’éducation ?
  • Chapitre II. — Les fausses évidences de la mixité sociale
  • La mixité sociale entre problème urbain et problème scolaire
  • La mixité sociale dans les débats publics et les rapports officiels
  • Le débat sur la mixité sociale ouvre la boîte de Pandore
  • Chapitre III. — Solidarités ouvrières et réussite scolaire dans la Loire
  • Comment objectiver les inégalités sociospatiales d’éducation ?
  • La Loire dans l’espace des départements français
  • Mixité forcée et solidarités locales
  • La Loire : un point de fixation sociologique
  • Chapitre IV. — Des luttes locales aux luttes sociales
  • Éducation, mobilisations et relations au public
  • Une école au chevet du quartier : ethnographie d’un espace urbain déshérité
  • Engagement public et accès à l’éducation : une lutte pour l’égalité
  • Éducation, égalité et reconnaissance : tentative de confrontation
  • Chapitre V. — Le territoire ou le consensus introuvable
  • Politiques éducatives territoriales et contrôle étatique
  • Du régionalisme fonctionnel au régionalisme politique : le cas de Rhône-Alpes
  • Conflits de légitimité, variations temporelles et idéologiques
  • Conclusion générale
  • Bibliographie

 

Zone Education Prioritaire

" Caméras de vidéosurveillance, sifflets, sirènes, cours A et C, passerelle : tout porte à croire que Sonia Chiambretto situe l’action de sa pièce de théâtre Zone éducation prioritaire dans une prison. Le décor bien sûr, mais aussi le règlement, la collectivité et les contraintes de sécurité.
Sauf qu’il s’agit du lycée Victor Hugo à Marseille, ZEP implantée dans « des zones prioritaires avec des gens prioritaires sans priorités », et que les personnages ne sont pas des détenus mais des adolescents d’aujourd’hui.
Aux préoccupations sous influence télévisée : musique, cinéma, amour, stars, guerre… Car si Kate, Bone and Co slament la langue française et le franglais « grave de chez grave », cela ne les empêche pas de réagir à l’actualité. "

Présentation du texte et de l’auteur sur le site de l’éditeur

Critique dans le bimensuel Zibeline n°27 (page 63)

Sonia CHIAMBRETTO
Zone Education Prioritaire
Le Théâtre d’Actes Sud-Papiers, janvier 2010
72 pages, 12 €

Les nouvelles frontières de la société française

Au cours des dernières décennies, les frontières du territoire français se sont refermées pour celles et ceux, désormais indésirables, en provenance des pays non communautaires, qu’ils soient travailleurs, étudiants, demandeurs d’asile, enfants ou conjoints d’étrangers. Mais parallèlement à ce phénomène d’autant plus manifeste qu’il est devenu objet de surenchère politique, d’autres frontières moins visibles se sont constituées à l’intérieur de l’espace national. Raciales, ethniques ou religieuses, elles définissent des lignes de partage que la reconnaissance tardive des discriminations et la montée de revendications minoritaires ne permettent plus d’ignorer. Longtemps pensées séparément, les unes à travers la « question immigrée », les autres en termes de « racialisation », ces frontières extérieures et intérieures sont étroitement liées, tant dans les histoires familiales que dans les discours publics. Résultat de quatre années d’enquêtes menées par une équipe de sociologues, anthropologues, historiens, politistes, juristes, psychiatres et psychanalystes, cet ouvrage met au jour les transformations contemporaines des identités et des altérités dans la société française.

Description de l’ouvrage, introduction, table des matières et présentation des contributeurs sur le site de l’éditeur


Les nouvelles frontières de la société française
La Découverte, Hors collection Sciences Humaines
Parution : février 2010
600 pages, 28 €

Avec les contributions de M. Avanza, S. Beaud, S. Hadj Belgacem, G. Bletran, B. Bosa, M. Bernardot, C. Cournil, I. Coutant, F. Enjolras, E. Fassin, N. Fischer, L. Gaignard, A. Hajjat, E. d’Halluin, C. Kobelinsky, S. Le Courant, C. Makaremi, F. Masure, L. Mathieu, O. Noël, G. Noiriel, M. Recio, R. Rechtman, A. Tandé, J. Valluy.

De l’ouvrier immigré au travailleur sans papiers. Les étrangers dans la modernisation du salariat

La mondialisation et la construction de l’Europe des Vingt-sept ont profondément fait évoluer le monde du travail et la place qu’y tiennent les étrangers. Les pays d’accueil, faute d’avoir su affronter le problème de l’intégration des nouveaux arrivants et de leur descendance, ont désormais le souci d’organiser la précarité de la main-d’oeuvre non nationale en vue de l’empêcher de s’installer durablement.
Des concepts sont ainsi apparus, pour légitimer ou pour rendre compte de ce nouvel enjeu : on parle aujourd’hui de "circulation migratoire", et de "migrations temporaires". Le détachement de salariés ou les contrats saisonniers vont jusqu’à faire disparaître la figure même de l’immigré. Parallèlement, la présence persistante de sans-papiers, officiellement combattue, est tolérée pratiquement, non seulement au sein de secteurs à forte densité de main-d’oeuvre, mais aussi dans des activités comme la prostitution ou les services domestiques.

Présentation sur le site de l’éditeur

De l’ouvrier immigré au travailleur sans papiers. Les étrangers dans la modernisation du salariat
Editions Karthala
janvier 2010
336 pages, 28 €

L’Afrique des banlieues françaises

Ce livre engage un débat nécessaire à la fois sur l’interprétation des manifestations politiques, sociales, culturelles dans les banlieues françaises paupérisées depuis les émeutes de 2005, et sur les controverses publiques qu’elles ont amenées et continuent d’amener dans le pays, mobilisant des concepts et des thèmes dont les chercheurs africains et « africanistes » sont familiers : afrocentrisme, discrimination positive, post-colonialisme, racisme, diaspora ou encore « Afriques hors d’Afrique ». C’est dans ce sens-ci qu’on doit entendre le titre de cet ouvrage, cherchant à comprendre les multiples formes et sens de la « présence africaine » hors du continent africain, en particulier en France aujourd’hui. Deux types de textes sont rassemblés dans cet ouvrage, et correspondent à deux configurations de débat.


L’Afrique des Banlieues Françaises
Ouvrage collectif sous la direction de Michel Agier et Rémy Bazenguissa Ganga
Editions Paari, collection Germod, avril 2012
192 pages, 20 €

Présentation de l’ouvrage sur le site du Café littéraire.

Les mots sont importants

« Des sondages faussement neutres et vraiment orientés, des éditoriaux agressifs et donneurs de leçon, des bavures médiatiques, des indignations publiques à géométrie variable (suivant que vous serez puissant ou misérable, blanc ou noir, catho-laïque ou musulman), des inventions lexicales faussement bienveillantes (comme la mixité ou la diversité) ou franchement malveillantes (comme le communautarisme et la repentance), des évolutions idéologiques inquiétantes (la lepénisation, le sarkozysme, l’islamophobie et ses déclinaisons faussement « laïques-et-féministes »), et enfin la radicalisation et la « décomplexion » du racisme, du sexisme et du mépris de classe : tels sont les principaux sujets qu’aborde ce recueil qui résume en trente textes dix années de critique sociale. ».

Présentation et introduction sur le site lmsi.net

Présentation sur le site de l’éditeur

Sylvie Tissot et Pierre Tevanian
Libertalia
mars 2010
296 pages, 13 €

Accélération. Une critique sociale du temps

L’auteur livre dans cet ouvrage une théorie de l’accélération sociale, susceptible de penser ensemble l’accélération technique (celle des transports, de la communication, etc.), l’accélération du changement social (des styles de vie, des structures familiales, des affiliations politiques et religieuses) et l’accélération du rythme de vie, qui se manifeste par une expérience de stress et de manque de temps.

La modernité tardive, à partir des années 1970, connaît une formidable poussée d’accélération dans ces trois dimensions. Au point qu’elle en vient à menacer le projet même de la modernité : dissolution des attentes et des identités, sentiment d’impuissance, « détemporalisation » de l’histoire et de la vie, etc. L’auteur montre que la désynchronisation des évolutions socioéconomiques et la dissolution de l’action politique font peser une grave menace sur la possibilité même du progrès social.

Présentation et table des matières sur le site de l’éditeur

Présentation et extrait sur le site de la revue Mouvements

Accélération. Une critique sociale du temps
Hartmut Rosa
La Découverte
avril 2010
480 pages, 27,50 €

Cette France-là n°2

« La République ne tolèrera pas que la crise serve de prétexte au rejet, à la discrimination ou à la haine raciale. Le Gouvernement que je dirige condamne avec une entière fermeté toute démarche visant à faire des immigrés, légaux ou illégaux, les boucs émissaires de difficultés économiques dont ils sont si souvent les premières victimes. »

En réponse à l’envoi du premier volume de cette France-là, François Fillon se voulait rassurant dans un courrier reçu le 20 mars 2009. Le deuxième volume de ces annales de la politique d’immigration menée sous la présidence de Nicolas Sarkozy s’emploie à confronter l’engagement du premier ministre aux actes de son gouvernement. Or les résultats de l’enquête sont inquiétants. Car si le chef de l’État a d’abord tenté de faire face à la récession annoncée en promettant une moralisation du capitalisme financier et l’avènement d’une croissance « verte » qui n’oublierait pas l’emploi, son incapacité à tenir de telles promesses l’a bientôt convaincu de revenir sur ses terrains d’élection : la lutte contre l’immigration « subie » et le traitement des troubles identitaires censément éprouvés par les Français.
Deuxième ministre de l’immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du développement solidaire, Éric Besson a sans doute soutenu que la maîtrise des flux migratoires et l’exaltation de l’identité nationale étaient les meilleurs remparts contre la xénophobie. Reste que son zèle a révélé l’absence de projet économique, social et écologique qu’il avait vocation à masquer. La défaite de la majorité présidentielle aux élections régionales annonce-t-elle un changement de cap ? À défaut d’alternative, elle risque plutôt de se traduire par une fuite en avant.

Présentation sur le site de l’association

Cette France-là, volume 2, 01/07/2008 - 30/06/2009
Anne-Isabelle Barthélémy, Catherine Benoît, Vincent Berthe, Carolina Boe, Jérôme Boillat, Rémi Carayol, Julie Chansel, Emmanuelle Cosse, Grégory Curot, Estelle d’Halluin, Éric Fassin, Michel Feher, Christine Ferret, Valentin Hecker, Caroline Izambert, Sabrina Kassa, Gaëlle Krikorian, Pauline Langlois, Christophe Le Drean, Philippe Mangeot, Maja Neskovic, Michaël Neuman, Mathieu Potte-Bonneville, Marion Rousset, Isabelle Saint-Saëns, Manuela Salcedo, Antonin Sopena, Judith Soussan & Aurélie Windels.
Parution le 8 avril 2010
432 pages, 18 euros

Mémoire(s) de charbon. Regards croisés

" Les images, les mots… il fallait aussi un décor à même de donner toute sa dimension à cette rencontre, à cette quête d’humanité dans ses expressions à la fois les plus simples et les plus intenses. La mine de charbon s’est alors affirmée comme un terrain d’étude particulièrement prometteur. Espace rude où les hommes jouent au quotidien leur vie dans un huit clos fait de bruits et de sueurs, espace fantastique où la solidarité entre les hommes déchire le voile des ténèbres, la mine, depuis la nuit des temps, rassemble et assemble. (...)
Enfin, ce regard croisé ne pouvait se concevoir que dans l’exploration de différents territoires, dans un va-et-vient entre deux bassins miniers pour mieux saisir l’universalité d’une culture, de ses pratiques, de sa « geste »... Le choix s’est porté sur des lieux emblématiques de cette activité en Europe : d’un côté, Gardanne, en France, où les mines se sont tues depuis quelques années mais demeurent encore vivaces dans la mémoire collective et de l’autre Valea Jiului, en Roumanie, où elles rythment toujours le destin de toute une région et de ses habitants. "

Présentation et extraits sur le site de l’éditeur

Relever les défis de l’Éducation Nouvelle. 45 parcours d’avenir

L’Éducation nouvelle est-elle toujours d’actualité  ? Est-elle pertinente face aux défis liés à la nécessaire évolution des systèmes éducatifs et de formation, aux mutations dans le monde du savoir et de la création, aux changements actuels dans la vie sociale et citoyenne  ?
La réponse donnée dans ce livre est résolument optimiste  ! 45 témoins démontrent, à travers leurs parcours, qu’une action émancipatrice est possible. Des défis semblent parfois impossibles à relever, pourtant ils le sont. Simplement parce que des hommes et des femmes se réunissent, s’engagent, prennent l’éducation au sérieux, en tous lieux.
Les témoignages et analyses (...) sont impressionnants. Parce qu’ils montrent les valeurs d’égalité, de dignité et de coopération inscrites dans leurs actes  : refus des conceptions élitistes  ; recherches de situations éducatives porteuses d’une culture de paix  ; création d’école intégrative. Parce qu’ils démontrent qu’il est, plus que jamais, urgent d’agir, mais aussi que des outils existent.

Présentation sur le site du LIEN

Site et appel à soutien du GFEN, Groupe Français d’Education Nouvelle

La foi des mécréants, préface de l’ouvrage par Philippe Meirieu en texte intégral sur son blog

Relever les défis de l’Éducation Nouvelle. 45 parcours d’avenir
Ouvrage collectif coordonné par Odette & Michel Neumayer et Etienne Vellas
Chronique Sociale "l’essentiel", 2009
271 p, 16,90 €

Sous un même toit. Un groupe d’habitat social : "Clovis Hugues", Marseille, 1935-2009

Créé en 1932, le groupe Clovis Hugues est l’un des premiers groupes HBM - Habitation à Bon Marché - de Marseille, devenu aujourd’hui logement HLM. Quatre générations s’y sont succédé au gré des événements et émotions qui ont jalonné les soixante-dix dernières années (...)
Fruit d’un travail d’enquête mené durant deux ans par l’association Récits, ce livre raconte une histoire au cœur de la France contemporaine, celle du logement social et des quartiers populaires urbains. Il retrace les évolutions de la ville, des mentalités et du monde ouvrier au fil du XXe siècle.

Présentation et table des matières sur le site de l’éditeur

Sous un même toit
Un groupe d’habitat social : "Clovis Hugues", Marseille, 1935-2009
REF.2C collection "Paroles et Histoire"
Marie d’Hombres & Blandine Scherer
Photographies d’Algo / Dessins de Dek
Octobre 2010
256 pages, 15 euros

Les Frontières de la République

Ce livre étudie les tensions entre administrations et immigrés dans la France de l’entre-deux-guerres confrontée au défi de l’immigration de masse. Mon principal sujet étant les dynamiques d’inclusion et d’exclusion dans les démocraties, j’ai choisi de m’intéresser à la IIIe République. Les politiques migratoires de l’époque ont peut-être préparé le terrain aux lois discriminatoires de Vichy ; mais je mets l’accent sur les aléas historiques de leurs origines plutôt que sur leur caractère censément inévitable. Cette dimension imprévisible de l’histoire doit nous faire réfléchir. Il semble en effet plus important que jamais de prendre conscience de la fragilité des libertés.
S’appuyant sur des sources délaissées, Mary D. Lewis retrace les origines de la politique française en matière d’immigration autant qu’elle donne une chronique de la vie des migrants. Les immigrés ne sont jamais totalement « intégrés », jamais totalement « exclus », et encore moins soumis au principe d’égalité. Dans les années 1930 comme aujourd’hui, leur place dans la société française ne repose pas sur la mise en application de textes où les individus seraient des abstractions. Ainsi interroge-t-elle avant tout la précarité de leurs droits et la diversité des cas, d’une personne à l’autre, d’une ville à l’autre.

Présentation complète sur le site de l’éditeur.

Les Frontières de la République
Immigration et limites de l’universalisme en France (1918-1940)
Mary Lewis, Agone collection Contre-feux
Traduit de l’anglais par Françoise Jaouën
20 pages photographies et cartes en noir et blanc
448 pages, 25 euros

Comores-Mayotte : Une histoire néocoloniale

En 1975, lors de la décolonisation du Territoire des Comores, la France viole la règle internationale du respect des frontières en arrachant Mayotte à cet archipel. « Conformément à la volonté des Mahorais », n’auront de cesse de répéter les chantres de « Mayotte la Française ». Une « volonté » assise sur les intérêts de quelques familles métisses de notables, qui ont tiré toutes les ficelles, et sur la crainte d’un « épouvantail » monté de toutes pièces par Paris – qui a su diviser les îles en créant rivalités et rancoeur.
Condamnée plus de vingt fois par l’ONU, cette situation reste illégale. Les Comoriens des trois autres îles, chez eux à Mayotte en droit international, en sont expulsés par des gendarmes français. Mayotte : territoire d’outre-mer ou territoire occupé ? Quel intérêt la France y trouve-t-elle ? Après s’être autoproclamée héraut international du droit face à la force dans les prémices de la guerre d’Irak, peut-elle continuer à s’enfermer dans ses contradictions néocoloniales ?

Présentation sur le site de l’éditeur

Comores-Mayotte : Une histoire néocoloniale
Pierre Caminade
Agone / Dossiers noirs
Réédition le 28/10/2010
224 pages, 12 euros

 

Ecole démocratique. Vers un renoncement politique ?

Jamais l’école n’a été autant au cœur du débat public : les réformes se succèdent et suscitent doutes et controverses. Leur manque de cohérence globale et leur caractère souvent précipité donnent le sentiment d’une situation confuse, d’une perte de repères quant au sens et aux finalités de l’éducation. Comment analyser et comprendre les changements éducatifs en train de se faire ? Quelles sont leurs implications idéologiques et politiques ?
Statut de l’école maternelle, traitement de la difficulté scolaire, violence à l’école, éducation prioritaire, suppression de la carte scolaire, soutien scolaire privé, les auteurs analysent les réformes menées actuellement et en démontrent le dénominateur commun : une vision mythologique et passéiste d’une certaine orthodoxie pédagogique alliée à un libéralisme éducatif. Ce nouvel ordre éducatif, en s’alignant sur un modèle emprunté à l’économie marchande – compétitivité, concurrence, libre choix du consommateur – met à mal les idéaux de justice, de solidarité et d’égalité auxquels une grande partie de la communauté éducative est attachée.
L’ouvrage se conclut par des propositions d’actions possibles pour créer les conditions d’une véritable école démocratique.

Présentation et sommaire sur le site de l’éditeur


Ecole démocratique. Vers un renoncement politique ?
Choukri Ben Ayed
Armand Colin, octobre 2010
208 pages, 18,50 €

Cet ouvrage, dirigé par Choukri BEN AYED, préfacé par Bernard CHARLOT et postfacé par Christian BAUDELOT et Roger ESTABLET, réunit les contributions d’Élisabeth BAUTIER, Choukri BEN AYED, Bernard BIER, Stéphane BONNERY, François BOUILLON, Sylvain BROCCOLICHI, Bertrand GEAY, Dominique GLASMAN, Benjamin MOIGNARD, Nathalie MONS, Jean-Yves ROCHEX, Rémi SINTHON, Agnès VAN ZANTEN, Michel WARREN.

Elèves Nouvellement Arrivés en France. Réalités et perspectives en classe

Dans le contexte délicat de la question de l’immigration en France, les Élèves nouvellement arrivés en France (ENA), ou parlant d’autres langues que le français à la maison, constituent un enjeu pour notre société. Pourtant, pour un certain nombre de raisons historiques et sociologiques, un vide subsiste dans la formation des maîtres et des professeurs de langues (maternelles ou étrangères) sur les questions de l’hétérogénéité ethnique, culturelle et linguistique des apprenants, notamment en ce qui concerne le rôle positif joué par les langues maternelles des élèves, que ceux-ci viennent d’arriver en France ou non.
Cet ouvrage, ancré dans une réflexion sociolinguistique et didactique, rend compte de plusieurs années d’approche ethnographique du terrain de l’École. Les analyses de discours des différents partenaires (textes officiels de l’Éducation nationale, enseignants, IEN, IA, directeurs, principaux, élèves, ENA, parents) ainsi que l’étude quantitative de certaines pratiques de classe, permettent d’objectiver la situation et de renouveler le regard en apportant des réponses concrètes et réalistes, notamment autour de projets proposés et déjà testés dans les classes. Deux pratiques innovantes qui utilisent les langues des élèves comme une ressource sont développées dans cet ouvrage.

Présentation sur le site de l’éditeur

Elèves Nouvellement Arrivés en France. Réalités et perspectives en classe
Nathalie Auger
Editions des Archives Contemporaines
octobre 2010
162 pages, 21 €

L’ordre scolaire négocié. Parents, élèves, professeurs dans les contextes difficiles

L’Ecole et les quartiers populaires portent les signes d’une crise où d’anciens modèles d’intégration et formes sociales de relations se décomposent, que ce soit dans la famille ou dans l’univers de la classe. L’entrecroisement de ces processus fait émerger des contextes de scolarisation et de socialisation moins stables, moins prévisibles et plus conflictuels (en ZEP et ailleurs). Ils forment le périmètre d’analyse de cet ouvrage en donnant à voir, de façon condensée, les « scènes scolaires » où l’affaiblissement des normes et références communes ouvre des espaces d’interactions et des voies de négociation d’un nouvel ordre scolaire.
La recherche d’équilibres ou d’accords toujours fragiles mobilise parents, élèves et professeurs, plus directement sollicités dans la négociation de leur rôle et de leur identité. L’engagement de soi représente alors une ressource et un risque pouvant déboucher sur des épreuves tant professionnelles que personnelles : celles, notamment, de parents ne parvenant pas à endosser le rôle attendu par l’école (ou leur enfant) ; celles d’élèves dont la scolarité chaotique nourrit le sentiment de relégation comme les attitudes de résistance ; celles, encore, de professeurs débutants en proie au doute pour fonder une autorité en perte de légitimité.
S’appuyant sur plusieurs enquêtes effectuées ces dernières années, ce livre privilégie les perspectives des différents acteurs envisagées séparément mais en vue de les insérer dans un modèle d’analyse de configuration où le sens se construit relationnellement, au croisement des logiques d’action et des expériences des uns et des autres, des uns avec les autres.

Présentation, introduction et table des matières sur le site de l’éditeur

L’ordre scolaire négocié. Parents, élèves, professeurs dans les contextes difficiles.
Pierre PERIER
Presses universitaires de Rennes
Parution le 26 novembre 2010
188 pages, 16 €

Parcours de villes : Marseille

 

Titre : Parcours de villes : Marseille.

Support : Brochure

Resumé : Parcours urbains dans les quartiers du Bassin de Séon et du Panier : itinéraires, renseignements pratiques, témoignages d’habitants.

Thèmes : Patrimoine Marseille

Lieux : Le Bassin de Séon ; le Panier.

Editeur : Patrimoine et citoyenneté Maroc-Marseille

Date : 1999

Une sociologie politique de et dans la lutte contre les discriminations

Fruit de travaux pionniers sur la question des discriminations et d’une recherche au long cours, cet ouvrage analyse les conditions difficiles d’émergence du problème public des discriminations ethno-raciales en France puis les obstacles dans la conduite d’une politique effective de prévention et de lutte contre les discriminations dans le domaine de l’emploi entre 1991 et 2006. L’auteur construit un regard critique sur une politique publique hésitante tout en proposant des cadres d’analyse utiles à l’action et dessine des perspectives pour un autre possible possible. Les principaux terrains de recherche mobilisés dans cet ouvrage concernent le dispositif public des Missions Locales en direction des jeunes de 16 à 25 ans et le dispositif d’Apprentissage mais le propos s’adresse plus largement à tous ceux et celles qui souhaitent sincèrement combattre cette plaie au coeur de l’idéal égalitaire.

Présentation sur le site de l’ISCRA

Présentation, bibliographie et articles d’Olivier NOËL

Une sociologie politique de et dans la lutte contre les discriminations : au coeur de l’action publique en France (1991-2006)
Olivier NOËL
éditions universitaires européennes, 2010
432 pages

Collège et Quartier, vers la Réussite Scolaire

 

Titre : Collège et Quartier, vers la Réussite Scolaire : Pacquam, une expérience à Marseille 

Support : Livre

Resumé : Des enseignants du collège de l’Estaque à Marseille ont crée la première association Collège-Quartier (qui est ensuite devenu PACQUAM), il y a vingt-cinq ans. Cet ouvrage se propose de livrer leurs expériences.

Lieux : L’Estaque

Auteur(s) : LEVREAU (Didier)

Editeur(s) : Cris Ecrits 

Date : 2009

Localisation : Alcazar (magasin)

Accès : Consultation sur place

De l’oralité. Essai sur l’égalité des intelligences

De l’oralité entreprend de soumettre la thèse du handicap socioculturel, aujourd’hui ultime garant idéologique des inégalités scolaires, à une critique aussi radicale que celle qui mit à mal l’idéologie des dons.
Qu’en est-il du fonctionnement de la pensée humaine lorsqu’elle ne bénéficie pas des puissances de l’écrit : pensée « orale » du sauvage, de l’enfant, et de leur quintessence, l’enfant d’immigré ? À l’encontre d’une tradition prégnante qui prête à l’oralité les traits inversés des compétences lettrées, l’auteur rappelle ce que la linguistique moderne nous apprend de quelques principes universels qui gouvernent le fonctionnement de l’esprit humain. Et il convoque les travaux les plus récents de l’anthropologie qui, comme ceux de la psychologie de l’enfant post-piagétienne, viennent valider les observations des linguistes.
Sa portée ainsi élucidée, la formule énigmatique et provocante de Joseph Jacotot soutenant « l’égalité des intelligences » fournit à l’ouvrage une conclusion appropriée.

Interview de l’auteur sur le site du GRDS, septembre 2009

Captation vidéo d’un séminaire de l’EHESS, février 2010

De l’oralité : essai sur l’égalité des intelligences
TERRAIL Jean-Pierre
La Dispute Coll. L’enjeu scolaire
Septembre 2009
281 pages, 21 €

Des lieux à histoire : Marseille, Quartiers nord

 

Titre : Des lieux à histoire, Marseille, quartiers nord 

Support : Livre

Resumé : Recherche effectuée pour le compte du Ministère de l’Urbanisme et du Logement

Auteur(s) : DONZEL, André

Editeur(s) : C.R.E.S

Date : 1988

Localisation : Musée d’Histoire de Marseille

Accès : Consultation sur place

bassens : Chronique d’une Cité particulière

 

Titre Bassens : chronique d’une Cité particulière

Support : Livre

Resumé : Collecte de témoignages des habitants de la Cité de Bassens, ceux que l’on appelle communément "la première génération". Ils racontent l’histoire de leur cité. Travail mené avec l’Association Transverscité, qui regroupe des sociologues, anthropologues et des journalistes.

Lieux : Cité de Bassens

Auteur(s) : Collectif (Association Made + témoignages), préface de Rania BELKHAMSA

Editeur(s) : l’Association Made

Date : 2008

Localisation : Association Made (Marseille en Action pour le Développement et l’Echange) Maison de Bassens Bât E 39 - 13015 Marseille site : madeinbassens.fr Tel : 06 12 40 23 20

Le port autonome de Marseille : les dockers : histoires des hommes

 

Titre : Le port autonome de Marseille : les dockers : histoire des hommes

Support : Livre

Resumé : Présente les rapports entre les différents acteurs du port de Marseille : les marins, les négociants et les dockers. Pilier du parti de l’ordre au XIXème siècle et considéré comme classe dangereuse au XXème siècle, le petit peuple des quais s’est toujours révélé indispensable pour effectuer tout le travail de transbordement, de manipulation et de tri. 

Thèmes : Port autonome de Marseille

Auteur(s) : DOMENICHO (Jean) ; GUILLON (Jean-Marie) 

Editeur(s) : Editions Jeanne Laffitte

Localisation : Alcazar, Bibliothèque des Archives municipales, Bonneveine, la Grognarde, Le Merlan, Saint-André

Accès : Prêt - Consultation sur place

Souvenir de la fête champêtre au Château des Aygalades, 5 juillet 1896

 

Titre : Souvenir de la fête champêtre au Château des Aygalades, 5 juillet 1896

Support : Livre

Resumé : Descriptif d’un jour de fête : la fête du Gutenberg au château des Aygalades. Domaine aujourd’hui détruit, où se trouve une autoroute.

Editeur : La cité des Arts de la Rue

Date : 2008 (réimpression)

L’Estaque, mon village au temps des pite-mouffe

 

Titre : L’Estaque, mon village, au temps des pite-mouffe

Support : Livre

Resumé : Petits métiers de Marseille

Auteur(s) : DAMONTE, Laurent

Editeur(s) : P.TACUSSEL

Date : 1993

Localisation : Alcazar, Bibliothèque des Archives municipales, Bonneveine, La Grognarde, Le Merlan, Le Panier, Musée d’Histoire de Marseille, Saint-André

Accès : Prêt -Consultation sur place

Bè, ça alors ! : petites histoires avèque l’assent de l’Estaque

 

Titre : Bè, ça alors ! : petites histoires avèque l’assent de l’Estaque

Support : Livre

Auteur : Jean-Marie PICIMBON

Editeur : La Licorne

Date : 2001

Localisation : Alcazar

Accès : Prêt - Consultation sur place

D’Arenc à Saint-Louis : parmi les usines et les cheminées

 

Titre : D’Arenc à Saint-Louis : parmi les usines et les cheminées.

Support : Livre

Resumé : Descriptif des premiers quartiers "Nord" de Marseille : Arenc, les Crottes, Oddo, la Cabucelle, la Madrague ville et Saint-Louis. Approche topographique et historique (culturelle et industrielle) de ces quartiers.

Lieux : Quartiers "Nord" de Marseille : Arenc, les Crottes, Oddo, la Cabucelle, la Madrague ville et Saint Louis.

Auteur : J. B DESCHAMPS

Editeur : Le Comité du Vieux Marseille

Date : 1984

Moine des cités : de Wall Street aux quartiers-Nord de Marseille:récit

 

Titre : Moine des cités : de Wall Street aux quartiers-Nord de Marseille : récit

Support : Livre

Resumé : En 1989, à 28 ans, l’auteur quitte sa lucrative carrière de banquier international pour fonder une petite fraternité dans la banlieue de Marseille. Il explique son choix et relate sa transformation, témoignant de son parcours spirituel et de son quotidien fait de rencontres.

Lieux : Quartiers-Nord

Auteur(s) : QUINSON, Henry

Editeur(s) : Editions de la loupe

Date : 2009

Localisation : Alcazar, Bonneveine, Le Merlan, Saint-André 

Accès : Prêt

Sur les Traces de nos pas

 

Titre : Sur les Traces de nos pas

Support : Livre

Resumé : Mémoire du quartier né entre Saint-André et Saint-Louis

Lieux : 15ème et 16ème arrondissements, Quartiers Saint-André et Saint-Louis

Auteur(s) : Lucienne BRUN

Editeur(s) : Publications Consolat Mirabeau

Date : 2008

Localisation : BMVR, Bibliothèque des Archives municipales, Musée d’Histoire Naturelle, Bibliothèque Saint-André

Accès : Prêt - Consultation sur place

La Terre de Marseille : tuiles, briques et carreaux

 

Titre : La Terre de Marseille : tuiles, briques et carreaux 

Support : Livre

Editeur(s) : Marseille, Chambre de commerce et d’industrie 

Date : 1989

Localisation : Bibliothèque des Archives municipales, BMVR, Musée d’histoire naturelle

Accès : Prêt - Consultation sur place

Entre mer et collines : un avenir se dessine, l’histoire du nord de Marseille

Titre : Entre mer et collines : un avenir se dessine, l’histoire du nord de Marseille.

Support : Livre

Lieux : 15ème et 16ème arrondissements

Auteur(s) : Henri, CARVIN

Editeur(s) : Mairie de Marseille, Direction de l’animation et de la culture

Date : 1994

Localisation : BMVR

Accès : Prêt

Arnavant : 40 liens dans la Cité : histoire d’une zone d’activité à Marseille

 

Titre : Arnavant : 40 liens dans la Cité : histoire d’une zone d’activité à Marseille.

Support : Livre

Thèmes : histoire - patrimoine - zones industrielles

Descriptif technique : 1 vol. (111 p.) : ill. en noir et en coul., couv. ill. en coul. ; 27 cm

Auteur(s) : Bassoni Marc, Lambert Olivier, Mioche Philippe

Editeur(s) : Mirabeau : RF.2C

Date : 2009

Localisation : Bibliothèque municipale de Alcazar, Bibliothèque de l’Université de Provence, Maison Méditerranéenne des Sciences de l’Homme

Accès : Prêt - Consultation sur place

Mode de vie et espaces sociaux : processus d’urbanisation et différenciation sociale dans deux zones urbaines de Marseille

 

Titre : Mode de vie et espace sociaux : processus d’urbanisation et différenciation sociale dans deux zones urbaines de Marseille

Support : Livre

Resumé : Analyse intensive de deux zones urbaines, représentatives de phases successives du développement de Marseille, qui permet de mettre en évidence l’effet de différenciation sociale des politiques urbaines. Être ouvrier à l’Estaque ou à Ste-Marguerite n’a pas la même signification.

Thèmes : Sociologie urbaine - conditions sociales

Lieux : Quartiers de L’Estaque (16ème arrondissement) et de Sainte-Marguerite (9ème arrondissement)

Descriptif technique : 223p. : couv. ill. ; 23cm

Auteur(s) : Marc,MAURICE ; Dominique DELOMENIE

Editeur(s) : Paris La Haye : Mouton (coll. La Recherche urbaine)

Date : 1976

Localisation : Bibliothèque municipale de l’Alcazar, Bibliothèque des Archives municipales, Ecoles des Beaux-Arts et d’Architecture, Musée d’Histoire de Marseille

Accès : Prêt - Consultation sur place

La République défigurée : l’état des droits de l’homme en France

" Ce qui est défiguré, c’est ce qui fait de la République bien plus qu’une simple étiquette constitutionnelle, c’est la République « laïque, démocratique et sociale » qu’institue l’article 1er de la Constitution. Celle qui permet le respect égal de tous les citoyens.
Ce qui défigure la République, c’est, de lois antiétrangers en chasse aux sans-papiers, la dérive vers une véritable xénophobie d’Etat. C’est l’ethnicisation croissante du politique, le président de la République lui-même se défaussant sur des groupes ethniques responsables de l’insécurité qu’il met en scène. C’est le démantèlement des droits sociaux qui accentue la précarité, la fragmentation sociale et l’accroissement des inégalités. C’est, enfin, l’exacerbation d’un système monarchique qui étouffe les débats politiques réellement contradictoires et mine la séparation des pouvoirs. "

Présentation et bon de commande sur le site de la LDH

La République défigurée : l’état des droits de l’homme en France
Editions La Découverte
Parution le 28 avril 2011
126 pages, 12 €

 

Table des matières

• Introduction : Qu’est-ce que la République ?, par Jean-Pierre Dubois
• La Ve République, une monocratie populiste,par Dominique Rousseau
• La persistance des inégalités,par Françoise Dumont et Dominiue Guibert
• La fragmentation sociale,par Robert Castel
• L’ethnicisation des rapports sociaux,par Malik Salemkour
• Xénophobie d’État,par Michel Tubiana
• Chronologie de l’année 2010, par Gilles Manceron et François Nadiras

Quartiers nord-Comores

Ils s’appellent Djadawi, Toiharati, Moinecha, Toifilou... Ils ont entre 12 et 15 ans et fréquentent le même collège, au coeur d’une cité comorienne des quartiers nord de Marseille. "Français de papiers" mais Mahorais de coeur, comme ils aiment à se définir, souvent arrivés depuis peu à Marseille, ils ont du mal à se couler dans le moule scolaire de la métropole.
L’enseignement y est un sport de combat, une lutte constante contre les préjugés et les malentendus. Le chemin est long et sinueux avant de parvenir à établir le dialogue. Et l’on comprend qu’au-delà du témoignage, ce livre est aussi une réflexion sur le langage, la langue (officielle, orale, poétique...).
Reste pourtant un constat alarmant sur l’incapacité de l’éducation nationale à proposer des solutions innovantes dans ces établissements qu’elle a récemment labellisés "ambition réussite". Aux certitudes des pédagogues professionnels, l’auteure oppose le doute et les questionnements d’une femme de terrain : comment respecter les programmes officiels dans un tel contexte ? Comment former au mieux les bons élèves tout en devant alphabétiser leurs voisins dans une même classe ?

Présentation sur le site de l’éditeur

Critique du livre parue dans le journal Le Monde

Quartiers nord-Comores
Elisée Lacascade
L’Harmattan
98 pages, 11 €

 

Midi rouge, ombres et lumières 3 : Résistance et Libération

Les français pendant la guerre constituent-ils une masse amorphe entre deux minorités : fascisante d’un côté et résistante de l’autre ?
L’étude de la période 1940-1944, dans la région de Marseille, bat en brèche ces stéréotypes. Elle met en évidence, d’une part, le quadrillage impressionnant de la « zone libre » et la répression à tous niveaux menés par le régime de Vichy, sans que celui-ci arrive vraiment à s’implanter. Et, d’autre part, la précocité et l’importance de la Résistance à Marseille qui peut être considérée, en 1940, comme la première capitale de celle-ci.

Présentation de l’ouvrage sur le site de l’éditeur

Conférence le jeudi 5 mai 2011 aux Milles

Résistance et Occupation (1940-1944)
Midi rouge, ombres et lumières. 3
Syllepse collection "Histoire : enjeux et débats"
Parution : Avril 2011
752 pages, 25 €

Les discriminations racistes : une arme de division massive

Après avoir été longtemps niées les discriminations racistes semblent sortir du silence assourdissant qui caractérisait cette question sociale essentielle : des études tentent de les mesurer, des discours politiques volontaristes sont prononcés, une haute autorité est mise en place, etc. Pourtant à y regarder de plus près le changement n’est en grande partie que d’apparence. (...)
L’occultation du caractère systémique des discriminations racistes, de leurs bases matérielles et de leurs fonctionnalités sociales dépolitise la question et technicise les réponses. En témoigne l’émergence de « nouveaux discours » d’accompagnement qui ne sont que de nouveaux masques idéologiques de la domination : égalité des chances, promotion d’une élite méritante, mixité sociale, cohésion sociale, etc.
De la marche pour l’égalité en 1983 aux sans-papiers aujourd’hui, de multiples combats ont mis en avant la fonction sociale de l’inégalité raciste de traitement : organiser une concurrence ethnique entre forces de travail pour maximiser les profits. Mener ces combats efficacement suppose de s’attaquer aux racines de l’inégalité.

Sommaire, table des matières et préface de Christine Delphy sur le site de la revue Les Figures de la Domination

Présentation sur le site de l’éditeur

Bibliographie et articles de l’auteur

Les discriminations racistes : une arme de division massive
Saïd Bouamama avec une préface de Christine Delphy
L’Harmattan, janvier 2011
214 pages, 19 €

 

Orientation scolaire et discrimination. De l’(in)égalité de traitement selon "l’origine"

Si, de longue date, les sciences sociales se sont penchées sur les inégalités dites " sociales " pour expliquer les différences de trajectoires, que savons-nous à ce jour de l’influence de " l’origine " dans l’orientation et les parcours des élèves ? Cette question, au cœur de la problématique de cet ouvrage, a été peu abordée en tant que telle par les chercheurs et peine encore à être identifiée au sein des travaux statistiques.
Le mérite de cette revue de littérature, qui regroupe un corpus de plus de 450 textes scientifiques publiés entre 1964 et 2010, est de donner une visibilité à ce sujet peu traité, en évaluant l’état des savoirs et des recherches sur la question. Cette publication est d’autant plus précieuse qu’elle intervient au moment où la question des discriminations à raison de l’origine parvient à enfin s’inscrire à l’agenda des politiques publiques françaises.

Présentation et bon de commande sur le site de la documentation française

Orientation scolaire et discrimination. De l’(in)égalité de traitement selon "l’origine"
Fabrice Dhume, Suzana Dukic, Séverine Chauvel, Philippe Perrot
Revue de littérature pour la HALDE et l’ACSé
Mai 2011
288 pages, 18 €

 

Italiens, 150 ans d’émigration en France et ailleurs

Rocco FEMIA, journaliste, éditeur et directeur de la revue RADICI, présentera le livre « Italiens 150 ans d’émigration en France et ailleurs » (EDITALIE édition), dans le cycle des manifestations de l’Institut Culturel Italien de Marseille pour le 150° anniversaire de l’unité d’Italie.
Un voyage de 400 pages pour parcourir presque deux siècles d’histoire des Italiens émigrés, de l’Italia all’estero, des Ritalies de France et de Navarre. Depuis les provinces de la péninsule – Vénétie, Frioul, Trentin, Émilie, Sicile, etc. –, marquées chacune à sa manière par les allers-retours migratoires ou les départs définitifs ; jusqu’aux terres d’accueil françaises et au-delà, puisqu’on parle aussi des Italiens au Luxembourg, en Belgique, dans la Tunisie coloniale ou outre-Atlantique.

 

Jeudi 26 mai 2011 à 18h00

 Institut Culturel Italien de Marseille

6, rue Fernand Pauriol

13392 MARSEILLE CEDEX 05

Tél. 04 91 48 51 94

 

Organisé par Institut Culturel Italien et le Consulat Général d’Italie de Marseille.
En partenariat avec : le COM.IT.ES de Marseille, la Chambre de Commerce Italienne pour la France à Marseille et l’Association Approches Culture(s) et Territoires

Education et frontières sociales. Un grand bricolage

« La notion de frontière se révèle ainsi essentielle à la compréhension des groupes sociaux et au décryptage de l’espace social. D’une part les frontières délimitent les contours des différents groupes (certains, par exemple »les jeunes des cités« sont identifiés à l’endroit où ils habitent) et établissent la séparation avec les autres. D’autre part, les frontières ouvrent des espaces d’échange et de rencontre pour que les groupes communiquent entre eux, comme lorsque dans les fêtes ou sur les terrains de jeu participent des individus que tout sépare par ailleurs.

Ainsi repérée, cette notion constitue un outil particulièrement pertinent pour réfléchir sur les formes et les modalités des rapports sociaux entre des groupes appartenant à des sociétés touchées par des processus plus ou moins forts de recomposition du social, et de précarisation. »

Compte-rendu sur le site liensocio/lectures

Présentation de l’ouvrage
sur le site de l’éditeur

Education et frontières sociales. Un grand bricolage
Monique de Saint-Martin, Mihaï-Dinu Gheorghiu (dir.)
Michalon
Février 2010
288 pages, 20 €

Des photos et des mots pour ma cité

Titre : Des photos et des mots pour ma cité

Résumé  : Les habitants de La Savine ont écrit des nouvelles sur leur cité en empruntant à différents genres littéraires. Les textes sont accompagnés de photographies prises par les enfants.

Support : Imprimé

Thèmes : Vie de quartier - alphabétisation

Lieux : La Solidarité - 15ème arrondissement de Marseille

Auteur : Collectif

Editeur : ACELEM

Date : 2003

Descriptif technique : Album avec reliure spirale. Textes, photos et dessins au fusain.

Public : Tout public

Localisation : Espace Lecture de La Solidarité

Accès : Consultation sur place

Les insurrections singulières

"Il faut apprendre et il faut manger. Alors l’école, alors l’usine. Et finalement quel que soit le travail, c’est quelque part toujours la même chose. Faut y aller. Faut faire. Faut rentrer chez soi puis recommencer. Les revendications salariales, syndicales, c’est juste pour rendre les choses un peu plus humaines. Mais est-ce que c’est humain pour un môme d’être enfermé toute la sainte journée et pour un homme, est-ce que c’est humain ? Et répéter les mêmes gestes de plus en plus vite, de mieux en mieux ? C’est ça, vivre ?"
"Il n’y a qu’à l’usine, quand on a commencé à parler de lutte, de la façon dont on nous traitait, que j’ai commencé à sentir le plus. [...] J’ai senti la colère. Et l’envie de justice."

Derrière l’actualité politique et sociale, la mondialisation et la décentralisation, en accompagnant pas à pas son personnage sans jamais lui lâcher la main, ni quitter l’espoir des yeux, Jeanne Benameur prend le temps d’observer les gens et la société dans laquelle ils s’inscrivent, les relations familiales, les amours fragiles, les amitiés porteuses d’espoir. A travers les errances de l’adolescent mal grandi qu’elle met en scène, avec son refus "de faire l’imposteur" et de "ravaler la fureur", c’est la défense de la dignité, l’urgence de prendre vie et gens à bras-le-corps, qu’elle défend.

Note de lecture sur le sie Encres vagabondes

Présentation sur le site de l’éditeur

Les Insurrections singulières
Jeanne Benameur
Actes Sud Littérature
208 pages, 18 €

 

Pédagogie et révolution. Questions de classe et (re)lectures pédagogiques 

Cantonné à la seule question des moyens ou englué dans l’artificielle querelle opposant réac-publicains et pédagogistes, le débat autour de l’école est aujourd’hui dans l’impasse.
Proposer une relecture des « classiques » de la pédagogie et questionner leur actualité à la lumière des enjeux présents est une manière de réactiver cette inspiration révolutionnaire qui guidait les éducateurs d’hier. De Francisco Ferrer à Jacques Rancière, en passant par Célestin Freinet, Paulo Freire ou Ivan Illich, ce recueil de chroniques publiées dans la revue N’Autre école esquisse le bilan d’un siècle de pratiques et de luttes pour une éducation réellement émancipatrice.
Ce parcours pédagogique emprunte également des chemins oubliés ou plus inattendus : l’apport du syndicalisme révolutionnaire, de Fernand Pelloutier à Albert Thierry ou l’œuvre éducative de la révolution libertaire espagnole. Car, si la postérité a conservé la trace de quelques-unes des figures convoquées ici, elle ne doit pas nous faire oublier que le combat pour une école de la liberté et de l’égalité fut toujours une pratique collective et sociale. Dans le domaine de la pédagogie, comme dans celui de l’action militante, ceux qui savent de quoi ils parlent sont ceux qui font…
Montaigne l’affirmait : « Éduquer, ce n’est pas emplir un vase, c’est allumer un feu »… il est temps de souffler sur les braises !

Présentation et introduction sur le site de l’éditeur

Sommaire

Introduction
Versune pédagogie socialement critique…
Un mythe qui a la vie dure : l’école de Ferry selon Jean Foucambert
Aux sources du syndicalisme : ni curés, ni patrons, ni État
« Instruire pour révolter », Pelloutier ou la pédagogie d’action directe
Albert Thierry, l’homme en proie aux enfants
Francisco Ferrer : une école pour la Sociale ?
Espagne 1936 : l’école fait sa révolution
Korczak : l’autre insurrection de Varsovie
« Une société sans école ? » Ivan Illich
La pédagogie des opprimés de Paulo Freire
Bourdieu et l’école
Jacques Rancière : l’école ou la démocratie ?
Freinet... jusqu’où ?

La culture en questions

La collection La culture en question constitue un corpus de plusieurs ouvrages portant sur les enjeux reformulés d’une politique culturelle : l’éducation artistique, la démocratisation culturelle, la bataille de l’imaginaire à travers la mondialisation et le noueau rôle joué par Internet, les cultures urbaines et le rapport des populations immigrées à l’art, les espaces alternatifs, les industries culturelles, etc.

Ces essais sont non seulement destinés aux décideurs des politiques culturelles mais aussi à un public plus large qui porte un intérêt à la place de l’art et de la culture dans notre société.

Présentation sur le site de l’éditeur

  

  

Serge SAADA - Et si on partageait la culture ? - 2011

Jean HURSTEL - Une nouvelle utopie culturelle en marche ? - 2009

Serge REGOUD - Vers la fin de la télévision publique ? - 2008

Marc LE GLATIN - Internet : un séisme dans la culture ? - 2007

Jean-Claude WALLACH - La culture, pour qui ? - 2006

Jean-Gabriel CARASSO - Nos enfants ont-ils droit à l’art et à la culture ? - 2006

 

L’Histoire des Hommes

Quelle idée les jeunes lecteurs peuvent-ils avoir du monde quand tout ce qui leur parvient n’est qu’une succession d’informations éclatées, non hiérarchisées ?
L’histoire des hommes leur offre une vision globale de l’histoire avec des repères chronologiques et géographiques simples et claires, leur fait comprendre que cette histoire ne peut se résumer à celle des puissants et leur montre quand et comment sont nées les inégalités entre les hommes.
Un récit vivant à la portée des 10-13 ans.

L’histoire des hommes a été publié pour la première fois en 1996. En 2011, à la demande de l’auteure Suzanne Citron, il est mis à disposition en téléchargement sur le site du collectif Aggiornamento.

 

La concurrence mémorielle

« Ce que personne ne sait et qui ne laisse pas de trace n’existe pas » expliquait Italo Svevo. Si chez certains le temps suffit pour qu’un événement tombe dans l’oubli et qu’on vienne à penser qu’il n’a jamais existé. Pour d’autres, au contraire, le souvenir est resté vivace, entretenu par un groupe ou une communauté d’individus, souvent organisés en associations, et prêts à tout pour faire connaître et reconnaître un massacre, un attentat, un génocide, une catastrophe naturelle… Confrontés les uns aux autres, ces souvenirs suscitent parfois une compétition malheureuse, parfois volontaire, souvent inconsciente, qui s’alimente d’un univers sur-médiatisé où les images récentes et plus anciennes se multiplient et se télescopent. 

La concurrence des mémoires défie les imaginaires nationaux et remet en question le droit des États à dicter ce qui leur semble bon pour la Nation. Souvent considérée comme un effet secondaire lié à des problèmes plus fondamentaux, la concurrence mémorielle est en réalité un enjeu structurant et déterminant pour la cohésion sociale de nos sociétés. 

Présentation et sommaire sur le site de l’éditeur

Note de lecture et entretien sur le site du café pédagogique

La concurrence mémorielle
Sous la direction de Geoffrey Grandjean et Jérôme Jamin
Parution : 02/11/2011
256 pages, 25 €

 

Politiques de l’exception - Réfugiés, sinistrés, sans-papiers

Réfugiés, déplacés, sinistrés, tolérés, demandeurs d’asile ou migrants clandestins : ces noms pèsent lourd, étonnent, effraient ou scandalisent. Leur sont associés des effets juridiques, des images médiatiques, des postures morales qui créent la fausse évidence des figures de la victime, de la souffrance et de la vulnérabilité d’une part ; du coupable, du ressentiment et de l’indésirable d’autre part.
Ces deux figures semblent autoriser un traitement à part, « exceptionnel », des personnes qu’elles désignent. A chaque nouvelle catastrophe dite « naturelle » ou chaque nouvelle guerre, à chaque exode ou passage de frontière interdit, une administration spécifique et un pouvoir direct les gouvernent, sans médiation politique, superposant l’assistance et le contrôle.
Les textes réunis dans ce volume décrivent les formes de la mise à l’écart et du rejet des étrangers et autres indésirables − de l’Europe à l’Afrique du nord et au Proche Orient, de l’Afghanistan à l’Amérique latine. Ils mettent également en évidence les conflits, tensions et révoltes dont ces situations d’exception sont le lieu.

Politiques de l’exception - Réfugiés, sinistrés, sans-papiers
Éditions Téraèdre coll. Le sujet dans la cité, janvier 2012

Présentation et sommaire sur le site du Réseau Terra

À quoi sert la rénovation urbaine ?

À quoi sert la rénovation urbaine ? À résoudre le problème des banlieues en y instaurant une mixité sociale à la faveur d’une transformation de leur paysage urbain. Mais si les mutations de celui-ci sont impressionnantes, on ne peut pas dire qu’il en aille de même pour la composition sociale des cités ni que les problèmes des banlieues – le chômage, l’échec scolaire, la délinquance – soient en cours de résolution. Faut-il voir alors dans cette politique un exercice illusoire ? Les témoignages des acteurs et des observateurs rassemblés dans cet ouvrage dégagent plutôt un mélange de satisfaction et d’inquiétude. Comme si la rénovation avait permis de faire pénétrer la ville dans le quartier mais qu’il restait à faire en sorte que ses habitants puissent pénétrer la ville.

Jacques Donzelot, maître de conférences en science politique à l’Université Paris Ouest Nanterre La Défense, est directeur du CEDOV (Centre d’études, d’observation et de documentation sur les villes) et du CEPS (Centre d’études des politiques sociales).

Présentation et table des matières sur le site des Presses universitaires de France.

La Guerre d’Algérie expliquée à tous


La guerre d’Algérie fut le grand épisode traumatique de l’histoire de la France des Trente Glorieuses. Et les blessures ouvertes alors ne sont pas encore refermées, comme en témoignent les polémiques mémorielles récurrentes qu’elle continue de soulever.


Né à Constantine en Algérie, l’historien Benjamin Stora raconte ici cette guerre longtemps restée « sans nom », ses épisodes majeurs (des massacres du Constantinois à la politique de la « terre brûlée » de l’OAS, en passant par le putsch des généraux et la répression des immigrés en métropole) et ses acteurs principaux, français comme algériens. Il restitue cette histoire dans toute sa complexité et rend compte des acquis et des débats de la recherche historique la plus récente, en racontant par exemple comment la guerre fut vécue du côté algérien. Enfin, il revient sur les séquelles politiques et mémorielles de cette guerre de huit ans des deux côtés de la Méditerranée.


Benjamin Stora, professeur des universités, est l’auteur de nombreux ouvrages sur la guerre d’Algérie.



À paraître le 1er mars 2012 (8€)
Voir le livre sur le site de l’éditeur

 


 

La laïcité falsifiée

Classiquement considérée comme un des principaux marqueurs de la gauche, la laïcité aurait-elle viréà droite, voire à l’extrême droite ? La question se pose depuis le « débat sur la laïcité » de l’UMP, les effets de manche de la droite populaire et les références répétées de Marine Le Pen à la séparation de la religion et de l’État. De nombreuses personnalités, de gauche et au-delà, dénoncent cette dérive sans véritablement réussir à la réfuter. Protester contre la « stigmatisation » des musulmans - qui est souvent le vrai motif de cette nouvelle posture « laïque »- est bien sûr nécessaire. Mais en rester là se révèle totalement insuffisant, car cette « nouvelle laïcité » de droite se pare de valeurs partagées comme la démocratie, l’égalité des sexes et la liberté d’expression. Il est donc urgent d’analyser, point par point, comment la laïcité peut être ainsi falsifiée et pourquoi on fait dire aussi facilement à la loi de Séparation de 1905 le contraire de ce qu’elle a réellement dit. C’est ce que fait Jean Baubérot dans cet essai enlevé, où, en historien et sociologue, il démonte avec minutie et rigueur les mécanismes de la « nouvelle laïcité ». Il montre que, pour promouvoir la laïcité, il faut oser mettre en cause les structures dominantes de la société elle-même. Et il propose enfin un « programme républicain pour refonder la laïcité » et une libération des cléricalismes d’aujourd’hui, grâceà la recherche d’un art de vivre : la « laïcité intérieure ».

Voir le livre sur le site de l’éditeur.

Jean Baubérot est professeur émérite de la chaire Histoire et Sociologie de la laïcité à l’EPHE. Il a fondé le Groupe Sociétés, Religions, laïcités (CNRS-EPHE).

 

Chocolat, clown nègre. L’histoire oubliée du premier artiste noir de la scène française

Esclave noir cubain ayant fui en Europe, le clown Chocolat fut le premier artiste noir à susciter l’engouement populaire et à être célébré comme un monument national. Son succès, obtenu grâce au duo qu’il formait avec Footit, fut interrompu de façon brutale avec l’affaire Dreyfus. À travers son parcours, une histoire du devenir des affranchis et une étude des stéréotypes raciaux à la Belle Époque.

Chocolat, clown nègre. L’histoire oublié du premier artiste noir de la scène française, Bayard, 330 p., 21€

Gérard Noiriel est historien et auteur de Le massacre des Italiens (Fayard, 2010), Immigration, antisémitisme et racisme en France, XIXe-XXe siècles. Discours publics, humiliations privées (Fayard, 2007). Il a écrit la pièce Chocolat, clown nègre.

Lire une critique du livre sur LeMonde.fr.

Manuel d’histoire critique

Les Amis du Monde Diplomatique et La Marseillaise vous invitent à la présentation du Manuel d’histoire critique du Monde diplomatique par son rédacteur en chef, Benoît Bréville, le jeudi 6 novembre 2014 à 19h lors d’un bistrot-citoyen organisé par la Maison de la Région.

« La chose fut comprise avant même Hérodote : l’histoire est une arme au tranchant effilé : qui la forge l’a pour soi, et malheur aux vaincus. Son récit habite les peuples, appelle la légende. Il divise ou rassemble. Se raconte et se transmet. Se déforme et se révise. Il passionne. Et les marchands en ont fait un marché. Un produit haut en couleurs, mais sans relief ni profondeur. Un produit sans problème mais pas sans profit. » B. Bréville

Les Français se passionnent pour l’histoire. Mais laquelle ? Les médias en proposent une version superficielle et conservatrice, où foisonnent les images d’Epinal et les grands hommes. Dans les manuels scolaires, chiffres, dates et traités défilent comme les noms d’un annuaire.

Le Monde diplomatique a conçu un contre-manuel accessible, critique et exigeant. Une équipe d’universitaires, de journalistes et de professeurs d’histoire-géographie y retrace l’évolution du monde de la révolution industrielle à nos jours : grands événements, transformations sociales, débats intellectuels, découvertes scientifiques…

Ce contre-manuel ne se contente pas d’énoncer des faits : il les explique, les compare, les met en perspective. Il souligne les résistances et les jeux d’influence. Le propos s’adosse à une cartographie originale ainsi qu’à une iconographie qui privilégie le travail des artistes plutôt que des images convenues.

Parce que le passé est une construction qui varie suivant les pays et les configurations politiques, Le Monde diplomatique a également sélectionné de nombreux extraits de manuels scolaires étrangers (chinois, algérien, israélien, etc.).

Cet ouvrage s’adresse aux enseignants, aux lycéens, aux étudiants. Et surtout à tous ceux qui veulent que l’histoire ne soit pas le musée de l’ordre, mais la science du changement.

Le manuel d’histoire critique est découpé en dix chapitres couvrant
la période comprise entre 1830 et… le monde qui vient. Chaque partie est introduite par l’énoncé - et la réfutation - d’une idée reçue : « les soldats de 1941-1918 étaient tous unis dans les tranchées », « la crise de 1929 a porté Adolf Hitler au pouvoir » etc.
En 75 textes et 180 pages l’ouvrage traite l’intégralité du programme des premières et terminales.

Voir l’article de Benoît Bréville « Pour remettre l’histoire à l’endroit » paru dans Le Monde diplomatique de septembre 2014.


Jeudi 6 novembre 2014 à 19h
Maison de la Région
61, la Canebière - Marseille 1er

Entrée libre dans la limite des places disponibles

Immigration algérienne et guerre d’indépendance

 

L’histoire de l’immigration algérienne en France s’inscrit dans le contexte de la colonisation, dès le milieu du XIXe siècle. Les immigrés algériens ne sont alors ni citoyens français ni étrangers. Ils sont avant tout des « indigènes » soumis à l’ordre colonial, des « sujets français de droit local », avant d’être pendant la guerre d’indépendance désignés comme des « Français musulmans d’Algérie ».

La structuration et l’enracinement de cette communauté s’inscrivent dans ce paradoxe : les immigrés algériens arrivent en métropole qui mène « cette guerre sans nom » contre leur patrie. Le conflit colonial de 1954 à 1962 va donc s’imprimer durablement dans l’opinion française, laissant sa trace dans les représentations de cette immigration jusqu’à aujourd’hui.

Ce petit ouvrage montre que, contrairement aux idées reçues, l’histoire de l’immigration algérienne en France n’est pas récente, mais sa particularité au regard des autres migrations est de doubler pendant la période de la guerre d’indépendance. Il présente les étapes et les modalités d’une histoire encore peu connue.

Peggy Derder est historienne et responsable du département Éducation de la Cité nationale de l’histoire de l’immigration.

Immigration algérienne et guerre d’indépendance
Peggy Derder
Collection Le point sur l’immigration en France - Cité nationale de l’Histoire de l’Immigration
Documentation française
72 pages, 8 euros

Présentation du livre sur le site de la Documentation française.

Ni valise ni cercueil, les Pieds-noirs restés en Algérie après l’indépendance

Le 5 juillet 1962, l’Algérie devient indépendante. Six cent mille Pieds-noirs ont déjà pris le chemin de l’exil, mais quatre cent mille restent. Au premier janvier 1963, plus de deux cent mille Européens et Juifs ne sont toujours pas partis, tentant le pari de l’Algérie algérienne. Ceux-là, qui les connaît ? Depuis un demi-siècle, les seules voix audibles sont celles des Rapatriés de 1962. Et parmi eux, qui entend-on le plus souvent ? Les plus nostalgiques de l’Algérie française, ceux qui affirment qu’ils sont “tous partis”, et qu’ils n’avaient le choix qu’entre “la valise ou le cercueil”. Or, ces affirmations sont fausses. La seule présence, attestée par les archives, de ces deux cent mille Pieds-noirs présents en Algérie en 1963, le prouve amplement.

Pierre Daum est journaliste et auteur de Immigrés de force, les travailleurs indochinois en France (1939-1952) (Actes Sud, 2009).

Présentation du livre sur le site nivalise-nicercueil.com.

Captures

Depuis quelques décennies, le contrôle des frontières et de l’accès à la citoyenneté a été considérablement renforcé en Europe et ailleurs. Alors même que se poursuit et s’accélère un puissant processus de globalisation, les mobilités humaines sont pour partie entravées. Cet ouvrage propose d’interpréter, à la lumière des anciennes guerres de capture d’esclaves, les dispositifs antimigratoires et d’analyser l’émergence de la figure du « sans-papiers » ou du « clandestin » qui n’est en fait qu’un étranger privé de ses droits. Ce modèle permet de résoudre la double contradiction apparente, d’une part entre les besoins avérés de main-d’œuvre des pays occidentaux et ces politiques et, d’autre part, entre les fondements humanistes des démocraties et le recours à l’internement et à l’expulsion de civils.

Captures
Marc Bernardot
Éditions du Croquant, novembre 2012
192 pages, 11€ (ebook 8€)

Présentation du livre sur Atheles.org


Marc Bernardot est professeur de sociologie à l’université du Havre. Il est membre du laboratoire CIRTAI (UMR IDEES) et co-anime l’équipe éditoriale du réseau TERRA. Spécialiste de sociologie historique de l’État et de l’espace, il travaille actuellement sur la privatisation des politiques antimigratoires. Il est l’auteur de nombreux articles et de deux ouvrages de référence sur les institutions de gestion des migrations en France, Camps d’étrangers et Loger les immigrés. La Sonacotra 1956–2006, publiés aux éditions du Croquant en 2008. 

Mémoire du territoire - Marseille Littoral Nord

Dans le cadre du projet « Mémoires des Territoires », Approches Cultures et Territoires a mené un travail de recensement et de collecte des ressources culturelles et pédagogiques de et sur le territoire des 15e et 16e arrondissement de Marseille.


Le résultat en est ce catalogue qui recense près de 120 ressources, leurs auteurs et leurs localisations.



Catalogue de ressources culturelles et pédagogiques
Mémoire du territoire - Marseille Littoral Nord (15e-16e)

Approches Cultures et Territoires


La version papier est disponible auprès d’Approches Cultures et Territoires.

Télécharger le catalogue (PDF).

Catalogue Marseille littoral Nord by Approches Cultures & Territoires

Lier pédagogie et sociologie. Aider l’élève à s’aventurer culturellement

Un grand nombre d’enfants arrive à l’école dans un univers qui leur est étranger par ses valeurs, ses codes, son fonctionnement, ses exigences.

Les accueillir en tenant compte de leur culture, non pour les y enfermer, mais pour les rassurer, les accompagner dans un éveil progressif au patrimoine que l’école doit transmettre, est une nécessité équitable. Pour vivre avec eux le choc culturel qui les ébranle, un dialogue compréhensif, mais sans complaisance, qui peut aller jusqu’au conflit, s’impose.

S’ouvrir à la sociologie pour le pédagogue permet de ne pas (plus) être «  indifférent aux différences  » sociales, de tisser des liens entre le dehors et le dedans de l’école, de prendre en compte les particularités socioculturelles des élèves sans construire un particularisme, sans renoncer aux conquêtes culturelles.

La prise de conscience du poids du capital culturel dans la réussite à l’école, peut libérer l’imaginaire pédagogique pour rendre l’enseignement moins scolaire, plus ouvert, plus créatif, afin de donner une chance à tous les élèves de devenir des critiques et des héritiers.

En incitant le pédagogue à nouer le dialogue avec la sociologie, ce livre participe à relever un défi, celui d’aider l’élève à s’aventurer culturellement sans se perdre socialement.


Lier pédagogie et sociologie. Aider l’élève à s’aventurer culturellement
Collectif Artemis
Chronique sociale, 2014
12,90 €

Présentation sur le site de l’éditeur

Sens politique du travail

 

Le travail a-t-il un sens politique ? La conscience ou l’engagement politique se forgent-ils au travail ? Loin d’être anodines, ces questions méritent d’être réexaminées. Les travaux sur la socialisation politique se sont en effet déconnectés des recherches sur les transformations des conditions de travail. 

D’où l’intérêt de cet ouvrage consacré aux sens politiques du travail, aux différentes formes de politisation dans des situations et des secteurs professionnels contrastés. Dans une perspective résolument internationale et par un dialogue constant entre la sociologie et la science politique, il montre, d’une part, comment le milieu professionnel modèle les rapports à la vie politique. Il présente, d’autre part, l’articulation des différentes dimensions du travail et du « hors travail ». Au final, l’ouvrage offre un regard plus fin sur ce qu’on considère trop rapidement comme des processus de dépolitisation, de volatilité ou d’individualisation croissante des opinions politiques. Le travail continue à configurer le sens que les individus donnent à la politique, voire à façonner des sociabilités porteuses d’action collective.

Sens politiques du travail
Ouvrage dirigé par Yvan Sainsaulieu et Muriel Surdez de l’Université de Fribourg
Armand Colin/Recherches, 320 p.

Voir l’ouvrage et le sommaire sur le site de l’éditeur

 

Du point de vue de l’ethnicité. Pratiques française

Depuis une vingtaine d’années, les discussions tantôt politiques, tantôt scientifiques autour du « modèle républicain français d’intégration » témoignent implicitement d’un malaise face à cette question, tout en l’occultant dans la pratique. Finalement, ce qui pose problème aujourd’hui n’est pas tant le principe d’égalité des droits que la difficulté contemporaine à l’assurer dans la réalité. Crise économique, chômage, ségrégation urbaine associée à une répartition territoriale des inégalités sociales, ou encore la manière dont la xénophobie se banalise dans le discours politique sont quelques-uns des facteurs qui ont fait apparaître des pratiques et discours discriminatoires où « la culture d’origine » est souvent surinvestie et appréhendée de manière négative. Aussi la question de l’« ethnicité » réduite à sa dimension politique étatico-nationale a-t-elle pour effet de limiter la compréhension des réalités quotidiennes associées aux situations hiérarchisées dans lesquelles se jouent des relations interethniques.

Plutôt que de s’intéresser aux prétendus « problèmes » que pose l’immigration, anthropologues, géographes, sociologues, mais aussi un juriste, une psychosociologue, un documentariste et un économiste ont choisi dans cet ouvrage d’interroger les enjeux auxquels ceux-ci renvoient. Au fond, il s’agit de considérer que la « différence » des populations nommées « immigrées », « deuxième génération », « gens du voyage », existe peu en tant que telle, qu’elle est le résultat de rapports sociaux sociologiquement et historiquement construits entre différents acteurs, et inscrits à un moment donné.

Du point de vue de l’ethnicité. Pratiques françaises
Armand Colin/Recherches, 2012, 348 pages, 25€

Chantal Crenn est maître de conférences en anthropologie à l’Université Michel-de-Montaigne Bordeaux III et chercheuse à l’UMI 3189 ESS-CNRS-Bamako/Dakar/Ouagadougou/Marseille.

Laurence Kotobi est maître de conférences en anthropologie au Département d’Ethnologie et d’Anthropologie sociale de l’Université Bordeaux-Segalen et chercheure à l’UMR 5185-ADES-CNRS/Université Bordeaux-Segalen.

Avec les contributions d’Hélène Bertheleu, Bernard Chérubini, Henri Courau, Dominique Crozat, Denys Cuche, Angélina Etiemble, Mohamad Fazani, Zahia Kessar, Gaëlla Loiseau, Abdourahmane Ndiaye, Dragoss Ouedraogo, Yves Raibaud, Claire Schiff et Maryse Tripier.

Présentation du livre sur le site de l’éditeur.

Ceux qui passent

 

Très médiatisées, la fermeture du camp de Sangatte en 2002 et la destruction de la « jungle » de Calais en 2009 n’ont rien changé. Guidés par l’espoir d’une vie meilleure, des centaines de migrants essaient toujours de passer de France en Angleterre. La journaliste Haydée Sabéran les sort de l’ombre dans un livre poignant, « Ceux qui passent »

Haydée Sabéran est journaliste. Elle est correspondante du journal Libération à Lille.

Ceux qui passent
Haydée Sabéran
Carnets nord, mars 2012
304 pages, 20€

Présentation du livre sur le site de l’éditeur.

Restitution d’une rencontre-débat autour du livre sur interdits.net.

Dictionnaire de l’immigration en France

 

Ce dictionnaire est un recueil critique de mots et de concepts que le droit, le discours politique, le propos ordinaire véhiculent pour nommer et qualifier des personnes et des groupes n’appartenant pas à l’ordre national, ou n’étant pas perçus comme lui appartenant naturellement.

Il y a peu de domaines de la vie sociale, économique, politique et culturelle où les mots employés vont de soi. Le débat public sur l’immigration et les immigrés, quelle que soit leur nationalité, est celui qui, sans aucun doute, permet toutes les approximations et les inexactitudes. Cet ouvrage se veut être un répertoire rigoureux de mots à enjeux, ceux qui soulèvent des difficultés de définition et des problèmes de compréhension. 

Smaïn Laâcher est chercher à l’EHESS. Il est l’auteur notamment de Après Sangatte (La Dispute, 2002) et Le Peuple des clandestins (Calmann-Lévy, 2007).

Dictionnaire de l’immigration en France
Sous la direction de Smaïn Laacher
Larousse, Collection à présent, avril 2012
448 pages, 26,50€

Présentation de l’ouvrage sur le site de l’éditeur (pdf).

Interview de Smaïn Laâcher sur le site d’El Watan.

Les humiliations de l’exil. Les pathologies de la honte chez les enfants migrants

"Francine Rosenbaum nous donne à travers les récits de son travail, élaboré depuis de nombreuses années, la certitude que nous ne pouvons agir avec les enfants et leurs familles qu’à partir de leurs attachements multiples à des langues, des lieux, des ancêtres, des manières de faire... Les différentes parties du livre sont largement illustrées de prises en charge très détaillées, dont les récits captivants illustrent les concepts théoriques tel que la construction d’un génogramme, technique qu’elle maîtrise avec brio. Parmi les concepts analysés, elle nous parle de multiculturalité dans l’exercice de son travail thérapeutique autour du langage et de la communication, en tant que « passeur de la pensée à la parole ». Son travail de thérapeute s’épanouit dans sa capacité à traduire les données malheureuses qui bloquent la situation en une nouvelle proposition qui est le résultat de ce singulier travail de tissage entre les hétérogènes."

Les humiliations de l’exil. Les pathologies de la honte chez les enfants migrants
Francine Rosenbaum
Éditions Fabert, janvier 2010
23,50€

Présentation sur le site de l’éditeur.

Compte rendu sur le site du Temps.

Identité française

 

La plupart des discours sur l’« identité française » retentissent d’accents alarmistes. On évoque une crise des valeurs, un risque de déclin. On parle de démographie, d’immigration, de difficultés de coexistence entre les religions. Le plus souvent avec des arrière-pensées politiques.

En période d’incertitudes, ne peut-on aborder autrement la question de ce qui fait la spécificité de notre pays ? C’est ce que tente cet ouvrage. Quelles sont nos atouts et nos faiblesses ? Quelle est l’essence même de l’esprit français, de nos valeurs et de nos traditions en matière économique, politique, sociale ? Qu’est-ce qui peut nous permettre de nous adapter au monde qui vient ? Comment faire de notre exception une force pour l’avenir ? Grand connaisseur de la vie internationale, Jacques Andréani jette un regard enrichi par son expérience extérieure sur ce qu’être français veut dire. Pour lui, « c’est par sa conception non ethnique de la nation, par sa propagation de la foi en l’égalité, par sa pratique de la laïcité, par son œuvre en faveur de l’unité de l’Europe que la France a ouvert des voies vers un monde moins divisé et plus harmonieux. Les Français ne doivent pas l’oublier. Les chemins que la France a ouverts, ce n’est pas à elle de les refermer ».

Identité française
Jacques Andréani
Odile Jacob, mars 2012
320 pages, 23,20€

Diplomate, Jacques Andréani a notamment dirigé la délégation française à la conférence d’Helsinki. Il a été ambassadeur de France en Égypte, en Italie et à Washington.

Présentation sur le site de l’éditeur.

La construction du social. Souffrance, travail et catégorisation des usagers dans l’action publique

 

La notion de "construction sociale" est à la mode dans les différentes sciences sociales mais, dans la plupart des textes où elle est employée, la notion de "construction sociale" n’est ni développée ni explicitée, comme si elle allait de soi, alors même qu’elle semble comprise différemment d’un auteur à l’autre. 

Cet ouvrage propose tout d’abord une typologie des approches constructivistes. Celle-ci est ensuite appliquée à l’étude des risques psychosociaux au travail : définition de la situation et de la pénibilité du travail, carrière et étiquetage dans l’organisation des personnes "stressées" ou en "souffrance", institutionnalisation des catégories cliniques comme le stress, le hum out ou le syndrome de fatigue chronique. La construction du mal-être au travail dans les métiers en contact avec un public (infirmières, policiers travailleurs sociaux, machinistes receveurs, etc.) est mise en connexion avec le travail de catégorisation des usagers ou des clients par les street level bureaucrats. 

La construction du social
Souffrance, travail et catégorisation des usagers dans l’action publique

Marc Loriol
Presses universitaires de Rennes, 2012
216 pages, 16€

Marc Loriol est sociologue au CNRS. Il a travaillé sur les métiers de service de la fonction publique (médecins, infirmières, aides-soignantes, travailleurs sociaux, conducteurs de bus, policiers, diplomates) avec une interrogation sur le rapport au métier, la gestion collective des risques psychosociaux et le travail relationnel.

Présentation de l’ouvrage sur le site des PUR.

 

La tradition de l’intégration. Une ethnologie des Roms Gabori dans les années 2000

 

Entre exotisme et misérabilisme, les discours sur les Roms de Roumanie alternent inlassablement depuis une vingtaine d’années. Par une plongée dans l’intimité des Gabori de Transylvanie, ce livre invite à un nouveau regard. Martin Olivera y donne à voir l’inventivité socioculturelle rom dans son épaisseur et son dynamisme quotidien. Au fil des portraits, des anecdotes et des descriptions, on saisit comment l’affirmation identitaire gabor est fondamentalement liée à l’intégration de ces Roms, à l’histoire régionale et à l’environnement humain, de même que cette idée originale motive au quotidien leur intégration locale.

Au-delà des Roms, cet ouvrage permet finalement de saisir la manière dont "les hommes vivent en société et produisent de la société pour vivre", selon la formule de Maurice Godelier. Et cela même dans un pays ayant connu nombre de difficultés au cours de l’interminable "transition post-communiste".

Martin OLIVERA est ethnologue, docteur de l’Université Paris Ouest. Spécialiste de la Roumanie, il est membre de l’Observatoire européen Urba-rom et formateur en Seine-Saint-Denis. Il a notamment publié "Roms de Roumanie : la diversité méconnue" ("Etudes Tsiganes, n° 38, 2009) et "Roms en (bidon)villes" (Éditions Rue d’Ulm, 2011).

La tradition de l’intégration. Une ethnologie des Roms Gabori dans les années 2000
Martin Olivera
Pétra, février 2012
506 pages, 32€

Présentation du livre sur le site de l’éditeur.

 

Mardi 22 mai
Formation d’ACT avec Martin Olivera : Roms en (bidon)villes : quelle place pour les migrants précaires aujourd’hui ?
 

Le ventre de Marseille. Commerçants de Noailles

 

Noailles est un voyage. Il commence dans la rue et se poursuit bien loin chez Ali, Noor, Blaise, Murat, Empereur ou Tamky. Chaque boutique vous plonge dans des histoires ancestrales ou des lieux exotiques, à la rencontre de soins du corps, de plaisirs de bouche ou d’instruments domestiques.

Carnet dans une main, stylo dans l’autre et appareil photo en bandoulière, Marie d’Hombres, Blandine Scherer et Anna Puig-Rosado sont entrées dans les commerces pour regarder, parler et découvrir. Au fil des rencontres, la rue s’est animée de voix, de mots et de choses, révélant à chaque fois un monde inédit et un art du bricolage éternel, que ce soit à travers la confection d’infusions ou la préparation de plats, l’application d’onguents ou la pose de cheveux.

Cet ouvrage, composé de témoignages de commerçants et d’images prises sur le vif, se veut une photographie, un instantané : la rue d’Aubagne et ses consoeurs du quartier Noailles, en 2011.

Le ventre de Marseille. Commerçants de Noailles
Éditions Gaussen, mars 2012
208 pages, 19,50€

Présentation du livre sur le site de l’éditeur.

Atlas des Tsiganes. Les dessous de la question rom

Sur les Tsiganes, les raccourcis vont bon train. Pour preuve, politiques et médias français ont récemment montré du doigt les Roms, stigmatisant et amalgamant les gens du voyage français et les migrants roms roumains. L’histoire et la diversité des Tsiganes est ignorée. Que sait-on de leur internement en France avant (et après !) l’occupation allemande et de leur génocide partout en Europe ? Qui sait que les Français d’origine tsigane ont en France un statut administratif bien particulier, avec un carnet de circulation permettant de contrôler leurs déplacements et une mise sous condition de leur droit de vote ? Cet atlas nous emmène en Europe à la découverte de ces différentes familles. Ils sont Roms, Gitans, Sintis, Travellers, gens du voyage… Migrants, nomades ou sédentaires. En Roumanie, en Hongrie ou en France, ils se heurtent plus ou moins violemment aux problèmes d’emploi, de santé, de logement ou de scolarisation. Leur point commun : être catalogué comme une catégorie ethnique ignorant leur richesse et leur diversité.

Atlas des Tsiganes. Les dessous de la question rom, Paris,
Samuel Delépine
Editions Autrement, 2012

Sommaire et note de lecture sur le site liensocio.

Présentation et illustrations sur le-cartographe.net.

La parentalité dans tous ses états. Pour une démarche interculturelle avec les familles et les professionnels

 

Ce guide s’adresse aux acteurs socio-éducatifs qui interviennent dans le processus de socialisation et d’éducation des enfants et des jeunes. Riche d’apports multi-référentiels, il propose des clés d’analyse et des démarches opérationnelles. 

Quelle que soient les situations rencontrées, il fournit des éléments de compréhension pour agir plus efficacement dans le soutien de la fonction parentale, la protection de l’intérêt de l’enfant et le développement d’une éducation non-violente.

Avec ce guide, l’ADRIC souhaite apporter aux professionnels un ensemble de savoir permettant de : 
- repérer les problématiques spécifiques aux différents modes de parentalité et leur évolution actuelle ;
- mieux comprendre les situations-problèmes récurrentes concernant la parentalité et les relations parents/professionnels ; 
- tenir compte des différentes dimensions (historique, socio-économique, culturelle, politique) de ces situations dans l’intérêt de l’enfant ; 
- identifier les situations propres aux parents migrants ou issus des immigrations dans la diversité de leurs trajectoires migratoires ; 
- saisir la dimension genrée de ces situations et son implication dans l’évolution de l’exercice de la fonction parentale pour agir dans le sens de l’égalité des sexes ; 
- mutualiser les savoirs et les savoir-faire pour une meilleure relation entre parents et professionnels, et entre professionnels.

La parentalité dans tous ses états
Pour une démarche interculturelle avec les familles et les professionnels

Sous la direction scientifique de Jacqueline Costa-Lascoux
ADRIC, mai 2012

Présentation sur le site de l’ADRIC.

Mineurs venus d’ailleurs

Lors d’une exposition temporaire de septembre à décembre 2013, le Musée des Gueules rouges (Tourves, 83) s’est intéressé à la thématique de l’immigration à la mine.

À travers Mineurs venus d’ailleurs, exposition historique et ethnographique, le musée a proposé aux visiteurs une plongée inédite dans le quotidien de ces Gueules rouges expatriées. En effet, l’histoire de l’immigration résonne dans celle des exploitations minières de bauxite.


Mineurs venus d’ailleurs
Catalogue de l’exposition du Musée des Gueules rouges
Œuvre de Christian Nironi, textes de Frédérique Guétat-Liviani, recherches historique d’Ève Bouzeret
Éditions Pleine Page, 10 €

Présentation sur le site de l’éditeur.

Le site du Musée des Gueules rouges de Tourves (Var).

Contrôles au faciès : comment en finir ?

 

Une personne supposée d’origine maghrébine a huit fois plus de chances de subir un contrôle d’identité qu’une personne à la peau blanche. Ce contrôle au faciès, encouragé par la politique en matière d’immigration et le discours sécuritaire, est générateur de tensions entre les citoyens et leur police, et inefficace en termes de lutte contre la délinquance. Surtout, il est contraire à des principes constitutionnels, comme en témoigne la multiplication des recours en justice pour discrimination. 

Comment en finir avec cette situation ? Comment contrer la politique du chiffre et les pressions du pouvoir sur les forces de l’ordre ? Comment renouer avec une politique de sécurité républicaine ? Ce livre répond à ces questions et met en avant une solution expérimentée avec succès dans d’autres pays : l’attestation de contrôle d’identité, permettant de lutter contre les contrôles abusifs.

Présentation de l’ouvrage sur le site de l’éditeur.

Laurianne Deniaud est secrétaire nationale du Parti socialiste en charge de la vie associative et vice-présidente de la Fédération Léo-Lagrange. Elle a notamment travaillé sur les questions liées à la politique de la ville.

Thierry Marchal-Beck est président des Jeunes Socialistes. Il est diplômé de l’Institut d’études politiques de Lille et de l’université Paris-Ouest La Défense en recherche en histoire.

Dictionnaire des dominations

 

Depuis que les relations de domination existent, les dominés se sont insurgés pour les abolir et les dominants se sont évertués à les justifier. Le combat du vocabulaire, des théories explicatives de la réalité, des grilles de lectures des faits sociaux, fait ainsi partie des luttes sociales. La déconstruction des mots, concepts et argumentaires qui accompagnent les dominations est une nécessité pour abolir celles-ci. Le présent glossaire se veut être une modeste contribution aux combats contre les dominations de sexe, de race et de classe qui caractérisent notre société en s’articulant de manière systémique.

Dictionnaire des dominations
Collectif Manouchian
Éditions Syllepse, avril 2012
15€

Présentation sur le site de l’éditeur.

Le collectif Manouchian qui anime le site Les Figures de la domination ne se définit pas comme un collectif de chercheurs mais comme un regroupement de militants ayant eu par leurs trajectoires accès à des savoirs et connaissances qu’ils souhaitent mettre au service de la lutte contre les dominations. Il n’y a pas pour les membres de ce collectif de connaissances qui ne soient situées, ni de subjectivité qui pourrait se prétendre au-dessus de la mêlée des affrontements sociaux. Tant que subsiste la domination, il n’existe pas de tierce position qui ne se situe soit du côté des dominants, soit du côté des dominés. Les luttes sociales se menant également dans la sphère des idées, chacun est inévitablement sommé de choisir son camp ; ainsi, le fait de refuser de choisir un camp, ou de se prétendre extérieur aux batailles en cours est en soi un positionnement, un choix.

Réussite éducative : une expérimentation sociale à Romans-sur-Isère

 

Cette étude s’appuie sur l’analyse de la réalité d’un quartier dont la population est l’un des plus pauvres de notre pays, pour montrer concrètement comment un territoire peut assurer la fonction d’éducateur à travers l’intervention de différents acteurs aux qualifications diverses. Voici mise en évidence les vertus de la cohérence éducative, la construction d’une dynamique générale de la motivation appuyée sur l’estime de soi et une continuité de l’action pédagogique.

Cet ouvrage est le fruit d’une recherche, menée de 2008 à 2011 par Hervé Cellier avec la collaboration de Philippe Pourtier, qui porte sur le Projet de réussite éducative de la commune de Romans-sur-Isère.

L’intervention du chercheur permet de contredire le discours qui, se fondant sur une évaluation sans doute insuffisante, en général, des dispositifs, conclut hâtivement au peu d’efficacité des ZEP et des REP, comme si toutes les situations étaient, de fait, identiques.

Loin des généralisations intéressées et démobilisatrices, tous ceux pour lesquels l’éducation, le droit à l’éducation pour tous, est une ardente obligation de la République trouveront ici, dans la mise en évidence des vertus de la cohérence éducative, de la construction d’une dynamique générale de la motivation appuyée sur l’estime de soi, et d’une continuité de l’action pédagogique inspirée par le souci du "care" éducatif, les raisons d’un optimisme raisonné.

Réussite éducative : une expérimentation sociale à Romans-sur-Isère
Hervé Cellier et Philippe Pourtier
L’Harmattan, avril 2012 (17,10€)

Présentation du livre sur le site de l’éditeur.

Sur le même sujet :
Comparaison des scores de réussite aux évaluations scolaires d’une zone urbaine sensible à l’autre : Boîte noire
par Hervé Cellier, à lire sur le site AREF 2010

 

Les frontières de l"identité nationale". L’injonction à l’assimilation en France métropolitaine et coloniale

 

Comment un État-nation trace-t-il les frontières de ce qu’il perçoit comme son « identité » ? Pourquoi et comment, pour y parvenir, cherche-t-il constamment à définir son extériorité au travers d’un Autre jugé « inassimilable » ? En revenant sur les origines historiques de l’injonction à l’assimilation dans la procédure de naturalisation, ce livre cherche d’abord à montrer que ces « frontières » sont mouvantes. Celles-ci sont en effet le fruit de facteurs multiples, liés au contexte social et politique aussi bien qu’aux glissements des significations et des usages du concept même d’« assimilation » (des colonies vers la métropole, du discours politique vers le juridique...). 

Mais, outre cette dimension historique, ce livre novateur analyse la manière dont l’administration mesure l’« assimilation » des candidats. Grâce à une enquête minutieuse en préfecture qui aura duré deux ans (2006-2007), l’auteur met ainsi en lumière l’invention des critères d’assimilation et les usages administratifs qui en sont faits, également déterminés par la concurrence de logiques administratives distinctes, les pratiques des agents subalternes et la « naturalisabilité » des candidats. 

La « vérité objective » de la naturalisation est particulièrement bien révélée par les cas de refus de naturalisation pour « défaut d’assimilation », qui concernent aujourd’hui principalement des femmes et/ou des musulmans. Ces refus soulèvent ainsi les questions du hijab, de la polygamie et de l’« islamisme », qui constituent à l’heure actuelle autant de frontières à la prétendue « identité nationale ».

Les frontières de l"identité nationale"
L’injonction à l’assimilation en France métropolitaine et coloniale

Abdellali Hajjat
La Découverte, 344 pages, 25€

Présentation sur le site de l’éditeur.

À écouter :
Entretien avec Abdellali Hajjat dans l’émission Les oreilles loin du front.

OQTF. Obligation de quitter le territoire français

 

«  Sans-papiers  »  : une image figée de familles réfugiées dans une illégalité trouble, des termes aux consonances étrangères, des abréviations administratives indéchiffrables, voilà tout ce que l’on sait d’eux la plupart du temps. Immigrés, clandestins ou sans-papiers, les fragments de leur vie s’éparpillent sous la pression de photos spectaculaires et de mots pesants  : boat people, files d’attente, travailleurs illégaux, logements insalubres, manifestants, slogans, policiers, menottes, avions, charters...

Paradoxe d’une réalité millénaire, devenue depuis peu phénomène de société, à force d’images et de mots trop vus et entendus, ils cessent d’être des hommes, des femmes, des enfants, pour devenir des clichés, des abstractions qui ne nous touchent plus.

Ce livre, qui mêle témoignages et photographies, pose des questions simples : qui sont-ils ? Quelle est leur histoire  ? Comment sont-ils parvenus jusqu’ici  ? Comment vivent-ils à côté de chez nous ? Où cela va-t-il les mener  ?

OQTF. Obligation de quitter le territoire français
Guillaume Ribot (photographies) et Vincent Karle (textes)
Le Bec en l’air, juin 2012
128 pages, 28,00€

Présentation et extraits sur le site du photographe.

Site de l’éditeur.

 

L’invention de la diversité

 

« Liberté, égalité, diversité » : les fondements de la République française doivent-ils être reconsidérés au nom de la modernité ? Au-delà de sa dimension apparemment consensuelle, la diversité interroge les tensions entre politique d’égalité et politique de l’identité, république indivisible et société de la reconnaissance. Entre universalisme et multiculturalisme, s’agit-il d’un nouveau paradigme occultant ou repensant les rapports de pouvoir et la question ethno-raciale ? 

Ce livre répond à ce questionnement en se fondant sur une lecture critique des rapports institutionnels, des accords collectifs, des chartes et des déclarations sur la diversité. Il s’appuie également sur une enquête qualitative auprès de plus de cent soixante responsables de différents champs de l’espace public - politique, institutionnel, professionnel, syndical, associatif, religieux et universitaire. 

À l’issue de cette recherche, l’invention de la diversité peut être qualifiée de politique parce qu’elle incarne non seulement l’avènement d’un sujet légitime de politique publique, mais aussi et avant tout celui d’un principe de justice. À l’instar de la promotion de la parité, celle de la diversité contribue en effet à conditionner le principe d’égalité à son utilité au nom d’un libéralisme vertueux. Sacrifier l’égalité à la valorisation de la différence ne revient-il pas, en définitive, à rendre politiquement correcte une forme larvée de sexisme et de racisme « bienveillants » ? 

Emission avec Réjane Sénac-Slawinski, chargée de recherche au CNRS, à l’occasion de la parution de son ouvrage aux PUF
À écouter sur le site de France Culture.

L’invention de la diversité
Réjane Senac
PUF, collection Le Lien social - janvier 2012
336 pages - 28,50€

Présentation du livre sur le site de l’éditeur.

 

 

Sans-papiers et préfets. La culture du résultat en portraits

 

La politique d’immigration, comme toute politique, vise à dépasser les situations particulières au moyen d’une règle générale. La culture du résultat, aujourd’hui mise en avant pour justifier sa rationalité, redouble ce passage en abstraction : la politique du chiffre que revendique Nicolas Sarkozy, et que mettent en œuvre ses ministres successifs, se donne en effet des quotas d’expulsions définis a priori, indépendamment des réalités humaines dont elle traite. Sans doute nos gouvernants prétendent-ils humaniser leur politique en plaçant la logique du chiffre, non sans contradiction, sous le signe du « cas par cas » : ainsi, l’évaluation des situations est laissée à la discrétion des préfets.

Si une telle individualisation ne fait que renforcer un sentiment d’arbitraire, et si les sans-papiers restent broyés dans la machine administrative, cette politique n’en a pas moins un visage, ou plutôt deux, en miroir : le cas par cas renvoie face à face des figures singulières de préfets et de sans‑papiers. Alors que l’État réduit les immigrés à un problème, ce livre s’attache à donner chair à des « cas » en restituant leurs histoires propres. Pour autant, la bureaucratie n’est pas qu’une froide abstraction ; les préfets lui donnent leur visage, et leur nom. Sans doute les portraits de ces hauts fonctionnaires sont-ils moins divers que ceux des sans-papiers ; mais ils ne peuvent s’effacer derrière la logique d’État : le « cas par cas » interdit de les voir comme de simples exécutants.

Aux sans-papiers, objets d’une mécanique politique, cet ouvrage rend donc leur qualité de sujets. Aux préfets, qui sont au premier chef les acteurs de cette politique, il rappelle aussi leur responsabilité personnelle devant l’histoire.

Sans-papiers & préfets. la culture du résultat en portraits
Cette France-là, La Découverte, Paris, mars 2012

Présentation de l’ouvrage sur le site de l’éditeur.

La domination scolaire. Sociologie de l’enseignement professionnel et de son public

 

Le système éducatif a connu des transformations très profondes ces trente dernières années, en lien notamment avec les politiques visant à mener 80 % d’une classe d’âge au niveau du baccalauréat mais aussi avec les transformations du système productif. Les promesses de démocratisation scolaire ont fait long feu. Non seulement la majorité des enfants appartenant aux classes populaires continue d’être orientée, au sortir du collège, vers l’enseignement professionnel, mais ces réformes n’ont en rien remis en cause la division entre filières générales et professionnelles, renforçant au contraire la domination symbolique des premières sur les secondes.

L’enseignement professionnel constitue ainsi un cas privilégié pour étudier l’évolution de l’emprise des hiérarchies scolaires, ainsi que les modalités selon lesquelles les jeunes d’origine populaire s’approprient leurs destins scolaires et sociaux. Comment s’opèrent leur orientation scolaire et leur socialisation aux rôles subalternes qu’ils seront amenés à jouer dans la division sociale du travail ? Comment s’y prennent-ils pour aménager leur condition présente ? Quels clivages internes aux classes populaires l’étude de l’enseignement professionnel permet-elle de révéler ?

Ugo Palheta est maître de conférences à l’université Lille 3, docteur en sociologie de l’Institut d’études politiques de Paris, chercheur associé au Groupe de recherches et d’études sociologiques du Centre-Ouest (université de Poitiers) et à l’Observatoire sociologique du changement (CNRS/Sciences Po Paris). 
Ugo Palheta était l’invité d’ACT le 17 janvier 2012 : Apprendre le travail.

La domination scolaire. Sociologie de l’enseignement professionnel et de son public
Ugo Palheta
PUF, collection Le lien social. Août 2012
374 pages, 27€

Présentation sur le site de l’éditeur

Nous... la Cité

 

Quand quatre jeunes de banlieue se prennent d’écrire leur quotidien avec un de leurs éducateurs , ça envoie du lourd. Entre provocations policières, soirées à tchatcher dans les halls d’immeuble, jugements et appels, embrouilles à la con, boulots foireux, visites en prison, heures d’ennui et éclats de rire, c’est le quotidien d’un quartier populaire comme tant d’autres qui est raconté. 

Le quotidien d’une France qui peut exploser à tout moment, qui ne veut pas être un exemple ni un modèle, qui témoigne de la vie, mais aussi de la mort. Un quotidien où l’on enrage plus souvent qu’à son tour, mais où l’on trouve encore la force d’en rire. Un quotidien où des professionnels se démènent pour sauver ce qui peut l’être encore. Où l’on se demande même, par moments, si l’on n’aurait pas plus intérêt à ce que tout pète. Un quotidien que les médias ignorent, que les jeunes taisent parce que trop criant d’être aussi banal que brutal. Un quotidien où la solidarité est à l’oeuvre, où les choses se vivent et s’éprouvent plus qu’elles ne se disent - sauf quand on se décide à prendre son stylo et àécrire, entre rires et larmes, la cité. 

Car c’est sans doute des mots que viendront les solutions. La découverte de l’écriture et du pouvoir de ces foutus mots. Face à des flics. Face à des juges. Face à soi-même.

Nous... la Cité
Rachid Ben Bella, Sylvain Erambert, Riadh Lakhéchène, Alexandre Philibert et Joseph Ponthus

La Découverte, Hors collection Zones
Septembre 2012
250 pages, 15€

Les bonnes feuilles sur le site de Rue89.

 

Lire les sans-papiers, littérature jeunesse et engagement

 

La littérature jeunesse s’est, depuis quelques années, largement emparée et inspirée du thème des sans-papiers. Comment les auteurs et les éditeurs abordent-ils ce sujet sensible, au confluent du politique et du social ? Peuvent-ils, doivent-ils rester « neutres » ? S’en tenir au seul aspect humanitaire ? Ou, au contraire, ce sujet suppose-t-il nécessairement un engagement, pour éveiller leurs jeunes lecteurs aux réalités politiques ? Ces questions interrogent tout autant les professionnels de l’éducation ou du livre, que les parents ou les militants.

Près d’une centaine de titres (albums, fictions, bandes dessinées, documentaires, etc.) parus entre 1989 et 2012 sont recensés et présentés par l’auteure en fin d’ouvrage.

Lire les sans-papiers, littérature jeunesse et engagement
Claire Hugon

N’autre école, septembre 2012
190 pages, 10€ (+ 2,30€ de port)

Présentation sur le site de la CNT-FTE

Les Littorales 2012 : Entre fictions et réalité

 

La grande Histoire est en marche, rapide, franche et incisive. Dans l’immédiateté, de près ou de loin nous la vivons, la regardons…De fait, sciemment ou pas, la littérature s’empare d’une époque dans laquelle elle se meut, les personnages et faits réels inspirent de nombreux auteurs. Quand ils scrutent volontiers les petits et grands évènements du quotidien, ils donnent à entendre des portraits sensibles d’habitants, des points de vue décalés, des voix discrètes et fortes à la fois. Entre vies réelles et vies rêvées, en coulisse, des voix anonymes critiquent le monde et apportent leurs pierres à l’édifice des récits collectifs…

Les Littorales
5 jours de rencontres littéraires, lectures, projections, spectacles et ateliers jeunesse.
Les lieux : Cinéma Alhambra, La Cité, Maison de la Région, Daki Ling, Centre de La Vieille Charité.

Tous publics : entrées libres / Ateliers sur réservations au 04 96 12 43 42.

Présentation et programme sur le site de Libraires à Marseille.

En présence des écrivains et artistes :
Tarek Abdallah / Arno Bertina / Serge Bramly / Belinda Cannone / Marc Cholodenko / Elisabeth Claverie / Sylvain Coissard / Aurélien Débat / Bintou Dembélé / Sara Deux / Mourad Djebel / François Dominique /Arthur Dreyfus / Percival Everett / Raphaël France- Kulman / Jean Baptiste Gendarme/ Hippolyte Girardot / Ilya Green / Bruno Heitz / Imane Humaydane / Philippe Jaenada / Nathalie Kuperman / Sonia Kronlund / Bruno Le Dantec / Jean-Paul Mari / Namir Abdel Messeeh / Stephane Michaka / Julie Moulier/ Mana Neyestani / Elsa Osorio / Emmanuelle Pireyre / Oliver Rohe / Sonia Ristic / Tom Schamp / Danzy Senna / Fabien Soret / Clémentine Sourdais / Jean-Philippe Stassen / Fadwa Suleiman / Wassyla Tamzali / Mahmoud Traoré / Didier Tronchet / Hyam Yared / XXI / Décapage / Georges, Petit Petit Petit Magazine.

Espace librairies
Les libraires proposent des espaces dédiés à la littérature, la bande dessinée, la jeunesse, les arts, les sciences humaines. Retrouvez les auteurs invités autour de leurs livres, un zoom sur le Prix du polar SNCf , et une bibliographie sélective « entre fictions et réalités ».

Retrouvez aux Littorales - Marseille 2012 : l’Odeur du temps / Maupetit Actes sud / Histoire de l’œil / la Réserve à Bulles / la Boîte à Histoires / le Lièvre de Mars / l’Arbre / Saint-Paul Silöe / À l’Encre bleue / l’Atinoir / Prado Paradis.

Retrouvez également en signature René Barral, Malika Moine, Lucien Vassal,Vincent Desombre, Marie Neuser, Richard Carta, Isabelle Negre-François, Antonin Louchard, Mathilde Giordano, Corinne Dreyfuss et Amélie Jackowski…

Le Rejet français de l’islam. Une souffrance républicaine

 

Depuis plus de vingt ans, les polémiques autour de la présence visible de l’islam en France n’ont cessé de s’amplifier : foulard à l’école, port de la « burqa », mise en cause de la laïcité… La société française nourrie d’universalisme républicain ne comprend pas pourquoi les enfants de l’immigration, au lieu de s’assimiler au sein d’une société sécularisée, y ont introduit une religion vigoureuse qui aspire désormais à se faire reconnaître.

Cet état de fait semble tellement incroyable que, pour beaucoup, il ne peut s’agir que d’un projet politique manipulé. Le rejet de l’islam, qui se manifeste en France comme partout en Europe, est le résultat de cette perception. Et si on faisait l’hypothèse inverse ? Que ce « retour du religieux » surgit bien du cœur de notre société en mal de repères ? Et qu’il n’est nullement incompatible avec la modernité démocratique, qu’il peut même contribuer à renforcer ?

 

Le rejet français de l’islam. Une souffrance républicaine
Henri Goldman
Janvier 2012, PUF
200 pages, 14,50€

<a data-cke-saved-href="http://www.puf.com/Autres_Collectio..." href="http://www.puf.com/Autres_Collectio..." islam’="" target="_blank"><strong>Présentation du livre sur le site de l’éditeur.</strong></a></p> <p> <a data-cke-saved-href="http://www.rfi.fr/emission/20120415..." href="http://www.rfi.fr/emission/20120415..." target="_blank"><strong>Écouter l’interview d’Henri Goldman sur RFI.</strong></a></p><p></p>

Sur les traces des bâtisseurs

À la fin de la Première Guerre mondiale, un jeune immigré piémontais, Jean Spada, charie les cailloux du Paillon dans son charreton. Dans les années 1960, il se retrouve à la tête d’une des plus grandes entreprises niçoises du bâtiment...

À travers l’histoire de cette entreprise sont abordés de façon insolite les conditions de travail, le développement des syndicats, la force de l’immigration, l’évolution des techniques et la transformation du paysage de la Côte d’Azur tout au long du siècle dernier.

C’est aussi l’histoire d’artistes installés dans les anciens locaux de cette entreprise et qui deviennent, parfois malgré eux, les acteurs de la réhabilitation d’un patrimoine industriel en friche culturelle.

C’est un recueil d’anecdotes et de souvenirs de femmes et d’hommes qui se croisent en un même endroit, la halle Spada, et qui nous racontent un certain XXe siècle à Nice.

Sur les traces des bâtisseurs
Regards d’artistes / Mémoire ouvrière / Halle Spada

L’Entrepont
Serre Éditeur, novembre 2011
18€

Site du projet et points de vente de l’ouvrage.

Le mythe de l’islamisation. Essai sur une obsession collective


Depuis le milieu des années 2000, un mot s’est immiscé dans le débat : islamisation. Les musulmans, dont la population s’accroîtrait dangereusement, chercheraient à submerger numériquement et culturellement l’Europe. L’imaginaire du complot déborde ainsi peu à peu le cadre de l’islamophobie ordinaire. Si cette perception paranoïaque était restée l’apanage d’une poignée d’extrémistes, elle ne ferait pas question, mais elle envahit aujourd’hui l’espace public, imprègne les discours de politiciens écoutés et les analyses d’auteurs réputés sérieux.

Cet essai s’attelle à déconstruire ce qui n’est autre qu’un mythe et interroge l’obsession collective qu’il recèle. Il montre ainsi que la « bombe démographique musulmane » qui serait prête à éclater sur le triple front de la natalité, de l’immigration et de la conversion relève du fantasme. Quant au regain de ferveur spirituelle et au renouveau identitaire des musulmans, ils n’ont pas la signification conquérante ni même politique que suggère l’épouvantail de l’« islamisme ». Cette réfutation en règle permet enfin de comprendre pourquoi l’Europe et la France en particulier ont tant besoin de l’« ennemi musulman ».

Le mythe de l’islamisation. Essai sur ne obsession collective
Raphaël Liogier
Seuil, octobre 2012
224 pages, 16€

Raphaël Liogier est professeur à l’Institut d’études politiques d’Aix-en-Provence, où il dirige l’Observatoire du religieux. Il a notamment publié Une laïcité « légitime » (Entrelacs, 2006) et Souci de soi, conscience du monde (Armand Colin, 2012).

Présentation du livre sur le site de l’éditeur

Entretien avec l’auteur

 

Le 17 octobre des Algériens

 

À cinq mois de la fin de la guerre d’Algérie, le 17 octobre 1961, Paris a connu le plus grand massacre de gens du peuple depuis la Semaine sanglante de 1871. Des dizaines de milliers d’Algériens manifestant sans armes ont été violemment réprimés par des policiers aux ordres du préfet Maurice Papon, faisant peut-être deux cents morts. Et pendant une trentaine d’années, ce drame a été« oublié ». Pourtant, dès l’époque, des femmes et hommes courageux ont tenté de le faire connaître. En témoigne le texte inédit que Marcel et Paulette Péju devaient faire paraître à l’été 1962 et publié ici pour la première fois. Nourri de nombreux témoignages d’Algériens recueillis à chaud, sa lecture ne laisse pas indemne. 

Il est complété par La triple occultation d’un massacre de Gilles Manceron, qui jette une lumière neuve sur cet événement. Papon était appuyé dans le gouvernement par ceux qui désapprouvaient les choix du général de Gaulle dans les négociations en cours pour l’indépendance de l’Algérie. Il a préparé et orchestré la violence de la répression en donnant aux policiers une sorte de permis de tuer. Gilles Manceron éclaire également les raisons de la longue occultation du massacre : sa dissimulation par ses organisateurs au sein de l’État français ; l’effacement de sa mémoire au profit de celle de Charonne en février 1962 ; et le silence des premiers gouvernants de l’Algérie indépendante, car les organisateurs de la manifestation étaient devenus leurs opposants. 

Ce livre explique la logique implacable d’un événement qui correspond aux derniers feux de la folie coloniale, paroxysme d’une période où la France s’est écartée des principes hérités des plus grands moments de son histoire.

Le 17 octobre des Algériens 
suivi de La triple occultation d’un massacre
Marcel et Paulette Péju
La Découverte, octobre 2011
204 pages, 14,20€

Présentation de l’ouvrage sur le site de l’éditeur.

Les féministes blanches et l’empire

 

Depuis la loi dite « sur le voile à l’école » de réelles fractures sont apparues entre les différentes composantes du mouvement féministe pour aboutir à des clivages profonds en termes de mots d’ordre, d’actions et de mobilisations. Dans le même temps, l’offensive raciste s’est affermie, greffant à sa rhétorique la question des « droits des femmes ». Il est de plus en plus courant d’analyser ce virage en terme d’« instrumentalisation du féminisme à des fins racistes ». Ce livre entend précisément interroger et discuter cet énoncé.

L’idée qu’un mouvement social, une politique d’émancipation, puissent être simplement utilisés, ou récupérés par l’ordre existant pour renforcer son discours rencontre bien des limites. Comment expliquer que la réaction ait pu soudainement se parer de vertus « féministes », elle qui a toujours été si hostile aux mouvements féministes, elle qui est si prompte à défendre le patriarcat ? Pour comprendre ce tournant, il faut envisager la chose non comme une simple « récupération » ou « instrumentalisation » mais plutôt comme une convergence d’intérêt, comme une affinité entre les objectifs, à court ou moyen terme, de larges franges du féminisme et du pouvoir raciste et impérialiste, à des moments historiques précis.

C’est dans cette perspective que les auteur-e-s de ce court essai entreprennent une généalogie des stratégies féministes : non pas une histoire détaillée, mais plutôt un coup de projecteur sur des situations historiques où la question raciale et/ou coloniale s’est trouvée au cœur du discours des féministes. Les suffragettes et « la mission civilisatrice », le féminisme de la deuxième vague et, plus près de nous, l’épisode de la loi sur le voile à l’école ou encore celui de la solidarité internationale, constituent ces « moments » dont l’étude met à jour les logiques qui ont conduit certaines féministes à promouvoir leurs objectifs aux dépens des colonisé-e-s et descendant-e-s de colonisé-e-s.

Le livre propose une discussion stratégique sur le féminisme et le racisme, un récit des occasions perdues et de certaines faiblesses héritées que les mouvements progressistes doivent comprendre et dépasser pour inventer des futurs émancipateurs.

Les féministes blanches et l’empire
Félix Boggio Éwanjé-Épée et Stella Magliani-Belkacem
La Fabrique Éditions, octobre 2012
144 pages, 12€

Présentation sur le site de l’éditeur.

Une critique de la position des auteurs sur l’homosexualité, à lire sur Streetpress.com.

Terrains d’écrivains

 

Ce livre présente des regards croisés, des jeux de miroirs qui réfléchissent l’anthropologie à l’épreuve de la littérature – et inversement. Car ce qui fait l’anthropologie, c’est d’abord le terrain, et, à l’autre bout de la production du savoir, l’écriture. Or il est aujourd’hui de bon ton de revenir sur ce mélange des genres, et d’aller faire croire que tout ne serait plus que littérature et, en premier chef, l’ethnologie, commodément tenue pour un livre ouvert ordonnant en catégories bien lisses les rugosités du monde. Adieu voyages, tout a été dit.

Afin de tester cette hypothèse du tout littéraire, douze chercheurs en sciences sociales se sont rendus sur les terrains variés de douze écrivains, abordant ces figures du panthéon littéraire en collègues. Dans le désordre, Montaigne, Pouchkine, Flaubert, Camus, Céline, George Sand, Virginia Woolf, Montherlant, Lamartine, Nerval, Rimbaud et Rudyard Kipling ont été successivement sollicités.

À visiter ainsi l’atelier d’écriture de chacun d’eux, on découvre en effet une expérience du monde – des mondes –, une façon de s’exposer face aux choses et aux personnes, un souci de l’observation, du questionnement, de la documentation, une volonté en somme, si modeste soit-elle, de conduire une enquête – en Orient, en Éthiopie, en terre cosaque, dans le Berry rural, dans la société victorienne at home ou dans l’Empire des Indes.

Le matériau ainsi assemblé par les écrivains témoigne de ce qui souvent disparaît chez les ethnologues : la composante personnelle de l’enquête, la part du hasard, les frustrations ou les avanies dans les rencontres. En sorte que l’élaboration de l’œuvre littéraire, par-delà tout talent d’écriture, paraît bien procéder de la transmutation de ce matériau avec la volonté de traduire, dans sa complexité, sa vérité et son émotion, l’expérience vécue du dépaysement.

Les éclairages croisés mis en place dans ces études jettent donc une lumière singulière sur les processus de l’enquête. Ni l’anthropologie, ni la littérature ne peuvent s’en passer, mais au contraire sont tributaires, de bien des façons, de ses aléas. 

Recentrant la focale sur les écrivains ramenés à l’ordinaire de l’expérience humaine, cet ouvrage met finalement en question la pratique des ethnologues et des écrivains et, au-delà, les reconstructions des théoriciens de l’ethnographie et de l’écriture littéraire. Un exercice réflexif qui nourrit de façon inédite et féconde la difficile question de notre relation à ce que l’on appelle, faute de mieux, « le réel ».

Terrains d’écrivains. Littérature et ethnographie
Sous la direction d’Alban Bensa et de François Pouillon. Ont participé à cet ouvrage : Bernard Traimond, Wladimir Bérélowitch, Rose-Marie Lagrave, Dominique Casajus, Clémentine Gutron, Jackie Assayag, Renée Champion, Emmanuel Terray, Corinne Cauvin Verner et Michèle Sellès Lefranc.
Anacharsis, novembre 2012
416 pages, 25€

Présentation sur le site de l’éditeur.

Éducation populaire : une utopie d’avenir

 

Voici l’une des utopies parmi les plus exaltantes issue des Lumières et notamment de Condorcet, renforcée par le mouvement ouvrier et le Front populaire et adoubée à la Libération. L’histoire d’un rêve devenu réalité : donner, par des pratiques culturelles au sens large – expressions orales, arts, théâtre, danse… –, aux individus, quelles que soient leur classe et leur éducation, les moyens de se réaliser ensemb le et de s’initier à la vie.

Ce livre retrace, grâce notamment au travail de Franck Lepage, l’épopée de ces magnifi ques utopistes d’hier et d’aujourd’hui. S’il a d’abord pour vocation de transmettre toutes ces expériences encore méconnues, il veut également donner courage et force à tous ceux qui ne se résignent pas à ce que les pratiques culturelles et artistiques soient réduites à la production d’objets marchands ou de signes de distinction pour une élite. Autrement dit, à tous ceux qui veulent, comme l’écrit Roland Gori, « réaffi rmer l’humanité dans l’homme ».

Éducation populaire, une utopie d’avenir
Ouvrage collectif coordonné par l’équipe de Cassandre/Horschamp, 
Les liens qui libèrent, novembre 2012
204 pages, 19,90€

Présentation sur le site de l’éditeur.

Au 143 rue Félix Pyat

 

Situé à proximité du centre-ville de Marseille, le parc Bellevue a été construit en 1957 dans une logique de progrès social et de modernisation de l’habitat urbain.

Les années passent, les populations se succèdent et la copropriété devient synonyme de ghetto et d’exclusion. Au cours des années 1990, ce vaste ensemble d’immeubles accueillant alors près de 5000 habitants est qualifié de cité la plus insalubre d’Europe, plaque tournante de tous les trafics dans la ville phocéenne. Un plan de sauvegarde est lancé et les réhabilitations se succèdent ; le 143 change de visage mais sa réputation demeure.

Pourtant, l’évolution du parc Bellevue ne se résume pas à une succession de faits-divers ayant défrayé la chronique et illustrant le mal-être des grands ensembles. Si l’on prend la peine de sonder les murs et d’écouter les gens, c’est une histoire dense et captivante qui se dévoile.

À l’issue d’un travail d’enquête mené sur le terrain pendant plusieurs mois, Marie d’Hombres et Blandine Scherer nous livrent un récit singulier et exemplaire qui permet de dépasser les clichés, d’aborder les questions de l’habitat populaire et de la réhabilitation urbaine dans leur complexité.

"Au 143" a obtenu le prix des Marseillais 2012, attribué par le jury du carré des écrivains organisé par le comité du vieux Marseille.

Au 143 rue Félix Pyat
Parc Bellevue, histoire d’une copropriété à Marseille 1957-2011

Texte écrits et réunis par Marie D’Hombres et Blandine Scherer
Projet réalisé par l’association Récits
Ref.2C éditions, juillet 2012
15€

Présentation du livre à la Maison Pour Tous Felix Pyat
Mardi 11 décembre 2012 à 18h30
Lecture théâtrale par la compagnie des Brasquignoles, rencontre avec les auteures, apéritif.

Le livre sur le site de l’association Récits

Retour à Saint-Laurent-des-Arabes

 

Dans Retour à Saint-Laurent-des-Arabes, Daniel Blancou nous emmène entre Avignon et Bagnols-sur-Cèze, juste après 68. La mère de l’auteur y est nommée institutrice dans un endroit assez particulier appelé cité d’accueil de Saint-Maurice-L’Ardoise, sur la commune de Saint-Laurent-des-Arbres. C’est son tout premier poste. Le lieu n’est autre qu’un site contrôlé depuis longtemps par l’armée. Chargé d’histoire, il a d’abord servi de camp d’internement pour les réfugiés espagnols en France après la Retirada.

Puis, pendant la guerre, l’occupant nazi y incarcère des prisonniers polonais ou russes avant d’y être enfermés à leur tour, la paix revenue. Ensuite l’armée utilise le site comme lieu de préparation pour les soldats partant en Indochine. Pendant la guerre d’Algérie y sont assignés à résidence des membres du FLN et de l’OAS… 

En 1962, l’afflux de population quittant l’Algérie pour la France dépasse les prévisions des autorités. Un camp est construit dans le Larzac pour les Harkis mais devant l’impossibilité d’y loger tout le monde, une partie d’entre eux est détournée vers ce camp militaire du sud est de la France à Saint-Maurice-l’Ardoise.

Retour à Saint-Laurent-des-Arabes
Daniel Blancou, 
Delcourt, mars 2012
14,95€

Présentation sur le site de l’éditeur

Présentation sur le blog Samarra

Conversation sur la naissance des inégalités

Les inégalités n’ont pas toujours existé. Plus encore, leur apparition est loin d’avoir partout suivi le même chemin que celui emprunté par l’Europe et les Proche et Moyen-Orient, le plus souvent résumé par le modèle de la « révolution néolithique ».
Montrant la volonté de la collection « Passé & Présent » d’élargir son champ chronologique (jusqu’aux périodes les plus anciennes) et au-delà de l’histoire proprement dite (ici, la « préhistoire » et l’ethnologie), cet ouvrage de vulgarisation insiste sur l’importance d’une approche universelle de l’évolution des sociétés dites « primitives ».
S’appuyant sur les très nombreux exemples de sociétés étudiées par les ethnologues et les voyageurs alors qu’elles étaient encore vivantes, il montre le cas de sociétés durablement égalitaires ainsi que la variété des chemins empruntés vers l’inégalité.

Présentation sur le site de l’éditeur

Une rencontre-débat est programmée à Marseille le mardi 21 mai 2013 à 18h30 à la Cité des Associations par les éditions AGONE et ACT.


Conversation sur la naissance des inégalités
Agone collection Passé Présent
Christophe Darmangeat
Parution : 15/02/2013
164 pages, 13 euros

Premier hiver

Auteur de livres et de bandes dessinées, Kamel Khelif signe un album magnifique, "Premier hiver", qui aborde une histoire méconnue des quartiers Nord, celle du bidonville de Sainte-Marthe. Enfant, il a vécu dans ce quartier "sans fondation, ni mémoire". Il en donne à voir.


Premier hiver
Album de Kamel Khelif
Éditions Grandir, 2012
44pages, 17€ (dès 9 ans)

Interview de Kamel Khelif sur Marsactu.

Présentation sur le site de l’éditeur.

Les devoirs à la maison, mobilisation et désorientation des familles populaires

Le rapport à l’école des familles populaires s’est profondément transformé au cours de ces dernières décennies : gagnées par la montée de la préoccupation scolaire, elles se sont profondément restructurées autour des enjeux scolaires. Ce livre se propose d’éclairer un aspect singulier et encore méconnu de leur investissement pour l’école : leur mobilisation autour des devoirs et des enjeux d’apprentissage.

S’appuyant sur une enquête ethnographique conduite auprès de familles populaires, Séverine Kakpo analyse la manière dont leur foyer se transforme en institution de sous-traitance scolaire mais aussi en institution pédagogique autonome puisque les parents sont bien souvent prescripteurs de travail « en plus ». Si ces familles offrent, sur le plan social, tous les gages de conformité aux attentes de l’école, l’enquête montre toutefois que beaucoup font l’expérience d’une profonde désorientation face aux méandres du cur-riculum scolaire contemporain. Certaines développent en outre des formes actives de résistance pédagogique. Ouvrant la « boîte noire » des pédagogies familiales, l’ouvrage analyse la manière dont les parents réinterprètent le curriculum et met en évidence l’existence de dissonances entre codes scolaires et codes familiaux.


Les devoirs à la maison, mobilisation et désorientation des familles populaires
Séverine Kakpo
PUF coll. Éducation & Société, décembre 2012
224 pages, 21 €

Présentation sur le site de l’éditeur.

Les Bas-fonds

De la cour des Miracles aux territoires contemporains de la misère ou de la pègre, l’existence des « bas-fonds » revient régulièrement hanter nos imaginaires.

Gueux, mendiants, misérables, prostituées, criminels, grands délinquants, détenus, peuplent de leurs figures hideuses, à la fois réelles et fantasmées, l’envers ? pour ne pas dire le « Milieu » ? de nos sociétés. Ils en constituent le repoussoir, la part maudite, mais aussi l’une des lignes de fuite symbolique et sociale.

Quoique centré sur la France des XIXe et XXe siècle, cet ouvrage n’hésite pas pour autant à puiser ses références dans la société médiévale finissante, dans l’underworld victorien, les trottoirs de Hambourg ou les ports coloniaux… Dominique Kalifa élabore ainsi une sociologie comparée extrêmement précise et documentée de cet imaginaire, propre à susciter fantasmes et divagations. Pas à pas, il met ainsi au jour ses constituants (ses décors, ses figures et ses intrigues), ses procédés de fabrication (via le journalisme, la littérature, le cinéma...), mais aussi et surtout les ressorts d’une fascination : souvent dénoncée comme malsaine, celle-ci s’avère pourtant souvent un puissant régulateur des sensibilités et des aspirations sociales.


Les Bas-fonds
Dominique Kalifa
Seuil - L’Univers historique, janvier 2013
416 pages, 25€

Dominique Kalifa est professeur à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et auteur d’une dizaine d’ouvrages consacrés à l’histoire du crime, des transgressions et de la culture de masse.

Présentation sur le site de l’éditeur.

Le politique, l’artiste et le gestionnaire. (Re)configurations locales et (dé)politisation de la culture

Cet ouvrage éclaire l’évolution des rapports entre culture et politique depuis le début des années 1960. Il retrace pour ce faire les changements intervenus dans les systèmes de relation constitutifs des politiques locales de la culture. Les collaborations entre agents des champs politique, bureaucratique et culturel pour la promotion de l’intervention culturelle publique ont doté cette politique de structures et de logiques spécifiques qui l’ont progressivement rendue autonome par rapport aux investissements politiques qui en étaient à l’origine. Au fur et à mesure de cette institutionnalisation, un partage des rôles s’est tant bien que mal instauré, confiant la définition des grandes orientations aux élus et réservant celle des programmes aux acteurs culturels. Dans le même mouvement, la mise en avant de finalités proprement culturelles (et notamment la sempiternelle « démocratisation de la culture ») a permis de formuler sinon des objectifs clairs, au moins des compromis relativement stables. Ce double modus vivendi a été remis en cause depuis le milieu des années 1990. Les contraintes budgétaires ont notamment réduit l’initiative des acteurs culturels et, parfois, déplacé le centre de gravité des arbitrages culturels du côté des élus. Il est peu à peu devenu pensable que les politiques de la culture poursuivent d’autres fins que principalement culturelles, et soient mises au service du développement économique. L’histoire retracée dans cet ouvrage à l’échelon local révèle ainsi une évolution beaucoup plus générale : la remise en cause concomitante des spécificités des politiques culturelles et de l’autonomie du champ culturel.


Le politique, l’artiste et le gestionnaire.
(Re)configurations locales et (dé)politisation de la culture

Vincent Dubois avec Clément Bastien, Audrey Freyermuth et Kévin Matz
Éditions du Croquant, 2012
22 €

Présentation sur le site de l’éditeur.

Le genre de l’immigration et de la naturalisation. L’exemple de Marseille (1918-1940)

Alors que les femmes ont toujours constitué une part importante des flux d’immigration en France, la dimension sexuée du phénomène a été très peu étudiée par les historiens. L’entre-deux-guerres, période exceptionnelle d’immigration, méritait qu’on s’y intéresse. Comment représente-t-on les hommes et les femmes immigrants ? L’immigration des femmes est-elle envisagée différemment de celle des hommes ? La France a-t-elle besoin d’une immigration féminine ? Le genre de l’étranger joue-t-il sur son droit au séjour et au travail ? L’accès à la nationalité française est-il équivalent pour les hommes et les femmes étrangers ?


Par l’étude de milliers de dossiers et de sources diverses et originales, l’auteure, qui travaille avec bonheur les jeux d’échelles – du national au local à travers l’exemple marseillais –, analyse avec finesse des représentations, des politiques, des parcours et des pratiques administratives. Remarquable contribution au savoir sur les migrations dans une perspective genrée, ce livre démontre plus largement qu’une analyse intégrant le genre est incontournable pour mieux comprendre la construction des États-nations et des citoyennetés.


Le genre de l’immigration et de la naturalisation. L’exemple de Marseille (1918-1940)
Linda Guerry

ENS Éditions, 2013
310 pages, 27,55€

Présentation de l’ouvrage sur le site d’ENS Éditions.

Enseigner pour émanciper, émanciper pour apprendre

En matière éducative, on trouve facilement mais séparément des discours philosophiques, des analyses scientifiques et des outils pour l’action... Or, voilà que Jacques Cornet et Noëlle De Smet nous proposent un ouvrage où ces trois discours sont étroitement et remarquablement tressés.

Avec une cohérence exemplaire, les auteurs nous offrent, en effet, un véritable « manuel » de pédagogie pour une éducation authentiquement émancipatrice. Ils expliquent précisément ce que veut dire « émanciper » et comment il est possible, dans une classe, de travailler de manière coopérative afin que chaque élève puisse apprendre, se dégager de toute forme de fatalité et se construire comme « sujet libre ».

Chacune des thématiques de ce livre est introduite par une situation concrète, précisément décrite et analysée. Le lecteur est ainsi plongé dans l’école, face à de « vrais » élèves, confronté aux choix décisifs que l’enseignant doit faire pour dépasser un conflit, trouver un moyen de mobiliser les élèves sur des savoirs complexes, organiser des activités d’apprentissage efficaces... À partir de là sont mobilisées des données issues aussi bien des recherches universitaires que des propositions des pédagogues. Et c’est ainsi que le lecteur construit, en cheminant avec les auteurs, de vrais savoirs professionnels nouveaux.

Ce livre devient alors un outil de formation individuelle et collective, aussi bien pour la formation initiale que continue. Un outil pour que les enseignants s’émancipent eux-mêmes par leur travail commun et contribuent ainsi, de mieux en mieux et de plus en plus, à l’émancipation de leurs élèves.


Enseigner pour émanciper, émanciper pour apprendre
Jacques Cornet et Noëlle De Smet
ESF Éditeur, 2013
288 pages, 23,35€

Présentation de l’ouvrage sur le site de l’éditeur.

Noirs d’encre. Colonialisme, immigration et identité au cœur de la littérature afro-française

Dans cet ouvrage original à plus d’un titre, Dominic Thomas explore les bouleversements qui ont résulté de la domination coloniale et postcoloniale, et les impacts sur les sociétés et populations africaines de la dissolution partielle des structures d’États-nations modernes en faveur de mécanismes supranationaux. L’auteur s’appuie sur une étude comparatiste d’oeuvres littéraires et donne à voir les circonscriptions transnationales issues du colonialisme et de l’immigration. Ainsi que l’émergence d’une littérature « afro-française », qui rafle les prix littéraires internationaux et fait connaître la langue, plus profondément sans doute que ne le peuvent les institutions de la francophonie.
En mobilisant les apports de différentes disciplines (anthropologie, sociologie, études francophones, Gender Studies, études sur les diasporas, études postcoloniales), Noirs d’encre souligne l’importance pour la société française de valoriser une nouvelle histoire de France qui ferait clairement comprendre que les diasporas noires se trouvent au coeur de l’ouverture de la France au monde, au coeur même de sa modernité.

Noirs d’encre. Colonialisme, immigration et identité au cœur de la littérature afro-française
Dominic Thomas
La Découverte, 2013
23,50 €


Présentation du livre sur le site de l’éditeur.

La guerre aux pauvres commence à l’école

Les ministres de l’Éducation se succèdent, l’idée demeure : il serait urgent d’introduire à l’école un enseignement de morale. Non parce qu’il faudrait former, comme on en défendit longtemps l’idée, de bons patriotes prêts à tout pour sacrifier à la nation, mais parce qu’il faudrait contenir, discipliner, vaincre un ennemi intérieur, une classe dangereuse qui ne partagerait pas les « valeurs de la République ».
Qui sont ces réfractaires ? Pourquoi vouloir leur enseigner la morale ? Et d’abord quelle morale ? Pourquoi faudrait-il surtout qu’elle soit « laïque » ?
Ruwen Ogien, dans ce nouvel ouvrage incisif et décapant, s’attaque à bien des idées reçues, révèle les lignes de force et les insuffisances d’une ambition profondément conservatrice : substituer à l’analyse des problèmes de notre temps en termes de justice sociale leur compréhension en tant que conflits de valeurs.
Ouvrage de philosophie, ouvrage d’intervention. Capital pour aborder, sans préjugés ni précipitation, cette grande question de la morale à l’école.

Entretien avec l’auteur sur le site Questions de classe(s)

Emission avec Ruwen Ogien et Jean Baubérot sur Rue des écoles / France culture


La guerre aux pauvres commence à l’école
Ruwen Ogien
Grasset, mars 2013
336 pages, 13,78 €

Présentation de l’ouvrage sur Evene.fr

Les mots indispensables pour parler du racisme

De "Abolition de l’esclavage" à "Zoos humains", en passant par "Alien", "Blagues", "Extrême droite", "Faciès", "Métissage", "QI", "Sport", "Y’a bon Banania"… Un abécédaire en 60 mots sur le racisme, à la confluence de plusieurs genres : encyclopédie thématique, livre remue-méninges, guide de l’antiraciste, outil pédagogique.

Le choix des mots (les indispensables, les inattendus, les positifs) permet une réelle prise de conscience de l’ampleur du sujet et sa compréhension en profondeur.

Présentation et extraits sur le site de l’éditeur


Les mots indispensables pour parler du racisme
Alexandre Messager, éditions Syros, 2013
162 pages, 12 €
Pour collégiens et lycéens.

Politiques du spectateur. Les enjeux du théâtre politique aujourd’hui

Face au monde, ses crises et son devenir, un théâtre s’invente. Il réagit, dénonce, explique, illustre, propose : ce théâtre est politique. À ce titre, il s’inscrit dans une longue histoire, bien souvent déconsidérée : celle d’un théâtre qui prend acte des batailles de son temps. Mais ce théâtre d’aujourd’hui n’est pas homogène, il défend des orientations politiques dissemblables et fait en particulier de la place accordée au spectateur le lieu d’enjeux différents. En effet, la politique au théâtre se découvre aussi, de façon décisive, dans le rapport que le spectacle entend entretenir avec son spectateur. 


Présentation sur le site de l’éditeur

Présentation et articles d’Olivier Neveux sur le site d’ACT


Politiques du spectateur. Les enjeux du théâtre politique aujourd’hui
Olivier Neveux
La Découverte coll. Cahiers Libres, mai 2013
280 pages, 22,50 €

Roms et Tsiganes, une culture européenne

Présentes dans toute l’Europe depuis des siècles, et en Provence depuis le XVe siècle, les cultures roms et tsiganes, expression de la plus importante minorité européenne, représentent un patrimoine commun historique complexe et vivant.

Pour l’année Capitale européenne de la culture, Marseille-Provence 2013 a souhaité contribuer à l’émergence sur la scène européenne d’une culture qui fait partie du patrimoine commun.


Roms et Tsiganes, une culture européenne
Une brochure de Marseille-Provence 2013
Textes de Jean-Pierre Liégeois
42 pages

Atlas des migrants en Europe. Géographie critique des politiques migratoires

Chaque année, des milliers de candidats à l’exil fuient leur pays en guerre ou en crise pour rejoindre l’Europe, certains à bord d’embarcations de fortune surchargées et défaillantes. Des centaines d’entre eux n’y parviendront jamais et y laisseront leur vie, par noyade ou épuisement.
Face au prétendu « danger » que représentent ces migrants selon nombre de dirigeants, la militarisation des frontières européennes, notamment au sud et à l’est, et le renforcement des contrôles apparaissent aujourd’hui comme les seuls mots d’ordre. Et, en ce début de XXIe siècle, traversé par une crise économique de grande ampleur, la situation ne semble pas près de s’améliorer.
La nouvelle édition de l’Atlas des migrants en Europe propose une évaluation critique des politiques européennes d’asile et d’immigration établies depuis les années 1980 : délivrance problématique des visas « Schengen », délocalisation des contrôles frontaliers dans les pays voisins (Libye, Turquie ou Ukraine), opérations de l’agence européenne Frontex pour intercepter les « indésirables », construction de murs comme en Grèce, multiplication des formes d’enfermement des étrangers, organisation régulière de « charters » pour les expulsions… autant de dispositifs qui dressent toujours plus d’obstacles à l’immigration dans le territoire de l’Union.
Fruits d’un long travail de terrain auprès des migrants et des populations maintenues en centre de rétention, les cartes, textes, graphiques et photographies inédits ici rassemblés permettent de saisir et comprendre des réalités complexes et peu connues du grand public.


Atlas des migrants en Europe. Géographie critique des politiques migratoires
Migreurop, Armand Colin, 2012
18,52 €

Présentation sur le site de l’éditeur.

Site du réseau Migreurop.

Gueule d’hexagone

À quoi ressemble la France d’aujourd’hui ? Qui sont ces habitants ? Comment se connecte-t-elle au village mondial ? Quel chemin a-t-elle parcouru depuis cinquante ans ?

Telles étaient quelques-unes des questions que se posaient les douze auteurs de Gueules d’hexagone avant de commencer leur travail. Pour ce projet étendu à six territoires français – Sarcelles, Fos-sur-Mer, Charmes, Marseille, Plozévet et Saint-Paul-sur-Ubaye – six binômes, associant chacun un écrivain et un photographe, furent constitués et une méthode de travail spécialement conçue. Objectifs : renouer avec l’enquête de terrain au long cours, raconter dans chaque lieu une histoire éclairante, associer les habitants aux différentes étapes des reportages.

Présentation, textes et diaporamas sur le site du projet


Gueules d’hexagone
Collectif Argos
Éditions Intervalles, 2012
32 €

Faire participer les habitants ? Citoyenneté et pouvoir d’agir dans les quartiers populaires

Veut-on vraiment que les habitants des quartiers populaires participent ? Deux analyses s’affrontent, en théorie comme en pratique, sur la participation des habitants aux politiques de la ville. La première pointe les dérives de « l’injonction participative », cette demande unilatérale et méprisante faite aux pauvres de se comporter en citoyens, sans leur donner la possibilité de débattre sur le fonctionnement des institutions. La seconde voit au contraire dans la participation un levier pour leur émancipation sociale et politique, et l’amélioration de l’action publique. Le croisement de plusieurs perspectives d’analyse et terrains d’enquête permet de dépasser cette vision binaire et de rendre compte de la manière dont les problèmes sociaux, économiques et urbains sont débattus dans l’espace public. L’ethnographie de la participation aide à mieux comprendre la manière dont les habitants prennent part, ou non, à la définition et à l’évaluation des politiques publiques qui les concernent. Cet ouvrage montre que l’apathie des habitants des quartiers d’habitat social n’est qu’apparente, ou plutôt qu’elle se développe dans des contextes d’interaction particuliers. Sous certaines conditions, au contraire, de nouvelles formes de contre-pouvoir, engendrées par l’activité délibérative des « artisans de la participation », émergent dans les milieux populaires.


Faire participer les habitants ? Citoyenneté et pouvoir d’agir dans les quartiers populaires
Marion Carrel
ENS coll. Gouvernement en question(s)
Mai 2013, 19 €

Présentation, sommaire et préface sur le site de l’éditeur.

L’école aux colonies, les colonies à l’école

Qu’est-ce que l’étude de l’école – des programmes, des manuels scolaires, des divers publics scolaires – nous dit des colonies et de la colonisation française ? Que nous apprend-elle sur l’éducation des « indigènes » ? Comment les manuels scolaires présentent-ils les colonies et les colonisés ? Miroir de la société, l’école en situation coloniale nous renseigne sur les mécanismes d’imitation, d’acculturation ou encore de distinction des différentes populations.
Le livre aborde également la question de l’enseignement actuel de la période coloniale et des espaces de la colonisation. Comment cette histoire est-elle construite dans le champ scolaire ? Avec quels types de discours ? Qu’est-ce qui est dit et qu’est-ce qui est tu ? À la rencontre de ces deux approches, l’étude de l’école en situation coloniale apparaît comme un moyen efficace de mieux comprendre aujourd’hui ce que fut la colonisation et permet un enseignement plus incarné.


L’école aux colonies, les colonies à l’école
Gilles Boyer, Pascal Clerc et Michelle Zancarini-Fournel (dir.)
ENS hors Collection, juin 2013
17,10 €

Présentation sur le site de l’éditeur.

1870-1871 : autour de la commune de Marseille

Que reste-t-il dans la mémoire militante ou citoyenne de la Commune de Marseille ? Fruit d’un travail collectif, cet ouvrage propose une sélection de textes rédigés à l’occasion du colloque qui s’est tenu au Palais du Pharo à Marseille, le 30 novembre 2011. Historiens, enseignants et militants associatifs ont croisé leurs regards, leurs analyses et leurs interrogations sur l’événement marseillais, ses multiples rebonds en Provence et ailleurs, ainsi que sur les aléas mémoriels de la Commune de Marseille. L’ouvrage revisite au plus près des trajectoires militantes ce temps fort de l’histoire de la République sociale et de celle du mouvement ouvrier dans le Midi là où, comme ailleurs et dans d’autres temps, « il n’est de e d’hommes et de femmes... ».

1870-1871 Autour de la commune de Marseille
Gérard Leidet et Colette Drogoz (dir.)
Éditions Syllepse/PROMEMO, mars 2013
244 pages, 15 €


Présentation et sommaire sur le site de l’éditeur.

Les Métamorphoses de la distinction. Inégalités culturelles dans la France d’aujourd’hui

Dans ce livre, trente ans après l’ouvrage fondateur de Pierre Bourdieu, Philippe Coulangeon rappelle que les frontières symboliques entre les classes sociales sont toujours présentes. Alors que les classes sociales sont reléguées dans les programmes du secondaire en sciences économiques et sociales, il n’est pas inutile de rappeler une fois encore, que « tout ne se vaut pas » au pays des hiérarchies culturelles…
La thèse de l’homogénéisation des styles de vie, pour tenace qu’elle soit dans les représentations médiatiques, n’en est pas moins fausse au regard des données empiriques. Les enquêtes sur les pratiques culturelles des Français (...) ne cessent de réaffirmer les importants clivages sociaux dans l’ordre de la culture et des loisirs. Clivages qui prennent des formes toujours aussi spectaculaires tant au niveau de la fréquence des pratiques culturelles (il n’y a pas de démocratisation quantitative), qu’au niveau des modalités et du contenu des pratiques (pas plus que de démocratisation qualitative).
Cependant, Philippe Coulangeon fait ressortir de ce constat initial de maintien des inégalités, une tendance nouvelle à la primeur des pratiques culturelles « visibles ». Il montre que les pratiques culturelles jusqu’alors considérées comme les plus légitimes et discriminantes (la lecture notamment) perdent de « leur profit de distinction ». Aujourd’hui « la culture paraît d’autant plus « classante » qu’elle se manifeste dans des pratiques particulièrement visibles ».


Les métamorphoses de la distinction
Philippe Coulangeon
Grasset, coll. Mondes vécus
Mars 2011, 15,30€

Présentation sur le site de l’éditeur.

Entretien avec l’auteur dans le revue Contretemps.

Comment parler du racisme aux enfants

Parler du racisme aux enfants, c’est rappeler de douloureux moments de l’histoire comme l’esclavage, l’antisémitisme ou l’apartheid, mais c’est aussi donner des clés de compréhension pour bien vivre ensemble aujourd’hui.

Pour en finir avec le racisme, nous devons comprendre que la plupart de nos connaissances sont basées sur des préjugés.

Composé de 15 fiches illustrées, ce livre permet de s’interroger sur nos propres perceptions de l’Autre.


Comment parler du racisme aux enfants
Rokhaya Diallo, préface de Lilian Thuram
Éditions Le baron perché, 112 pages
Mai 2013, 16 €

Gitans, Tsiganes, Roms... Idées reçues sur le monde du Voyage

Gitans, Tsiganes, Roms, ces mots désignent-ils toujours les mêmes personnes ou, au contraire, des familles aux expériences humaines différentes et que l’on regroupe sous des termes larges et un peu flous ? Présents en Europe, mais aussi en Amérique, « ces gens-là » ont toujours attiré le regard de leurs contemporains et l’attention, quand ce n’est pas la suspicion, des pouvoirs publics.
Beaucoup d’idées reçues circulent à leur propos, témoignant à la fois de la peur et de la fascination, et bien souvent de l’ignorance : « Les Gitans viennent de l’Inde », « Les Gitans vivent dans des camps », « Les Roms sont des Gitans nomades venus de l’Est », « Ils n’envoient pas leurs enfants à l’école », mais aussi « Les Gitanes savent lire les lignes de la main », « Les Gitans ont la musique dans le sang », etc.
On loue leur sens de la famille et leur culture. Mais on leur interdit l’entrée de nos villages et le stationnement dans nos villes. Cet ouvrage est une invitation à ouvrir les yeux… et les esprits !


Présentation, sommaire et extrait sur le site de l’éditeur.

Autochtone imaginaire, étranger imaginé. Retours sur la xénophobie ambiante

« Cet essai, construit en étoile est composé de textes (…) qui, à défaut de s’enchaîner les uns aux autres, se répondent et communiquent par différents “passages”, selon la méthode mise en œuvre par Walter Benjamin dans son Paris capitale du XIXe siècle.
Il s’agit (…) de problématiser une question destinée à nous reconduire à notre objet, à son cœur – pourquoi la question de l’étranger tend-t-elle à devenir, sous nos latitudes, l’obsession des pouvoirs contemporains ? Au travers de cette question, qui n’en est une pour nous qu’autant que les méfaits des sorcières en étaient une pour un certain XVIe siècle, n’est-ce pas plutôt la question du pouvoir et la question des discours qui se trouvent posées ? ». A.B.


Autochtone imaginaire, étranger imaginé
Retours sur la xénophobie ambiante

Alain Brossat
302 pages, 17 €

Présentation sur le site de l’éditeur.

Interview d’Alain Brossat dans Les Inrockuptibles.

Xénophobie business. À quoi servent les contrôles migratoires ?

Depuis le début des années 2000, l’UE pratique, dans sa politique de voisinage, la sujétion de pays qui sont à sa frontière extérieure pour qu’ils collaborent à la surveillance de ses frontières. D’un côté, les pays européens perpétuent un rapport de domination avec les voisins de l’Europe. De l’autre, pour ces pays voisins, l‘immigration devient un levier de négociation, voire une source de revenus. Ce nouveau lien de subordination se décline aussi de façon bilatérale, Espagne-Sénégal, Italie-Libye… l’UE en use par exemple avec les pays des Balkans. (...)

Ce négoce fonctionne avec à peu près tous les pays de la frontière. Jusqu’ici le Maroc, qui est devenu un pays d’immigration alors qu’avant, c’était juste un pays par lequel transitaient les Africains vers l’Espagne et le reste de l’Europe, a résisté à ce chantage à la réadmission, il a su faire monter les enchères. Comme l’UE a besoin de sa collaboration, il a ainsi pu accéder à un statut qu’on appelle « statut avancé » qui lui permet d’émarger à des budgets européens, notamment en matière commerciale. En échange, le Maroc a accepté de mettre ses flics à disposition de l’Europe pour empêcher les migrants de franchir ses frontières…


Xénophobie business. À quoi servent les contrôles migratoires ?
Claire Rodier, La Découverte, 2013

Présentation, table des matières et extraits sur le site de l’éditeur

Interview de l’auteur sur Siné mensuel, juillet 2013

L’école face aux marchés scolaires. Sociologie d’une politique publique d’éducation

Qu’entend-on par « marchés scolaires » ? Comment fonctionnent-ils au jour le jour et quel est l’impact de cette politique sur l’efficacité et l’équité de l’école ?
Les trois auteurs, sociologues de l’éducation et spécialistes des politiques éducatives, utilisent les résultats des recherches internationales pour répondre à ces questions. Explicitant une triple forme des marchés scolaires (marchés « privés », quasi-marchés et marchés plus officieux), ils étudient ces marchés en action en mettant en évidence l’importance des contextes locaux et des interactions sur la durée. Ils analysent aussi les motifs et les conséquences des choix des parents et des interdépendances compétitives entre établissements, ainsi que les principaux modes de régulation de leur action.


L’école face aux marchés scolaires. Sociologie d’une politique publique d’éducation
Georges Félouzis, Christian Maroy et Agnès Van Zanten
PUF collection "Education et société" , août 2013
228 pages, 19.50 €

Présentation complète sur le site de l’éditeur

Interview sur le site du Café pédagogique

Emission radio avec Agnès Van Zanten sur France Culture

Mémoire du camp des Milles 1939-1942

Après trente ans de combat contre l’oubli et un vaste projet de réhabilitation, le Site-Mémorial du Camp des Milles ouvre ses portes en 2012 comme haut lieu d’éducation citoyenne et de culture. Seul camp français d’internement et de déportation encore intact, porteur de traces lisibles de ce passé, le camp des Milles vit passer plus de 10 000 personnes d’une quarantaine de nationalités de 1939 à fin 1942. Lié à l’une des périodes les plus sombres de notre histoire, cet ancien site industriel est un élément majeur de la mémoire et de la culture européennes.

Ouvert sous la Troisième République en septembre 1939 dans une tuilerie entre Aix-en-Provence et Marseille, le camp des Milles est dans un premier temps un camp d’internement pour les ressortissants allemands et autrichiens résidant dans le midi de la France. La plupart sont des antinazis, juifs pour beaucoup, qui ont fui le Reich allemand dès 1933. Nombre d’entre eux sont des intellectuels : Lion Feuchtwanger, Walter Hasenclever, Franz Hessel… ou des artistes : Hans Bellmer, Max Ernst, Ferdinand Springer… À l’automne 1940, sous le régime de Vichy, le camp des Milles devient un camp d’internement et de transit pour tous les étrangers, notamment une grande partie de l’intelligentsia européenne et les anciens des Brigades internationales d’Espagne transférés des camps du Sud-Ouest. En août-septembre 1942, dans le cadre de l’extermination nazie et avant même l’occupation de la zone libre par les Allemands, plus de 2 000 hommes, femmes et enfants juifs sont déportés par le gouvernement de Vichy du camp des Milles vers Auschwitz via Drancy.

Mémoire du camp des Milles 1939-1942
Photographies : Yves Jeanmougin
Textes : Robert Mencherini, Angelika Gausmann, Olivier Lalieu, Atelier Novembre
Préface d’Alain Chouraqui

240 pages, 360 illustrations n & b et couleur, 29€
Métamorphoses / Le Bec en l’air (2013)


Présentation sur le site de l’éditeur.

Des capuches et des hommes. Trajectoires de « jeunes de banlieue »

À travers des entretiens avec trois « jeunes de banlieue », Radouane, Tarik et Eliott, Fabien Truong esquisse le portrait d’une jeunesse aux trajectoires ambivalentes. Le rapport aux pères, la vie dans le quartier, les études, les tentations du vol ou du deal, la relation aux filles, les rêves de famille et de pavillon loin des barres d’immeubles, la religion – improbable alliée de la République – vers laquelle on se tourne quand on sort de la délinquance, sont autant de nœuds dont les entrelacements déterminent ce que devenir un homme dans la banlieue française veut dire.

Alors que les émeutes et les faits divers embrasant les quartiers de relégation urbaine contribuent à confiner ces espaces dans la périphérie physique et mentale des villes, les polémiques qui s’ensuivent ne font que masquer la pauvreté du discours sur le problème de la délinquance juvénile, car, si l’on excepte les postures du mépris et du déni qui consistent à dire que ces jeunes sont soit partout soit nulle part, que reste-t-il dans le débat public ?

Ce livre est une enquête ethnographique, écrit à rebours d’une pensée ambiante qui ne se conjugue qu’au présent, d’une société qui interdit toute prise de parole effective de ces jeunes hommes encapuchés, et du fatalisme et du pessimisme de rigueur.


Des capuches et des hommes
Trajectoires de ’jeunes de banlieue’

Fabien Truong
Septembre 2013, 248 p., 19.00 €

Présentation sur le site de l’éditeur.

Islamophobie. Comment les élites françaises fabriquent le « problème musulman »

Alors que l’hostilité à l’encontre des musulmans se traduit presque quotidiennement par des discours stigmatisants, des pratiques discriminatoires ou des agressions physiques, le livre d’Abdellali Hajjat et Marwan Mohammed, Islamophobie, constitue une oeuvre salutaire : il explique comment l’islam a peu à peu été construit comme un « problème » et comment l’islamophobie est devenue l’arme favorite d’un racisme qui ne dit pas son nom.

Ce livre présente ainsi au grand public, pour la première fois, un bilan critique des recherches menées, en France et à l’étranger, sur ce phénomène. Faisant le point sur les débats autour du concept même d’islamophobie, il offre une description rigoureuse des discours et actes islamophobes, en les inscrivant dans l’histoire longue du racisme colonial et dans leur articulation avec l’antisémitisme.

En insistant sur l’importance des stratégies des acteurs, les auteurs décortiquent le processus d’altérisation des « musulmans » qui, expliquant la réalité sociale par le facteur religieux, se diffuse dans les médias et ailleurs. Ils analysent enfin la réception du discours islamophobe par les musulmans et les formes de contestation de l’islamophobie par l’action collective et la mobilisation du droit antidiscrimination.


Islamophobie
Comment les élites françaises fabriquent le « problème musulman »

Abdellali Hajjat et Marwan Mohammed
Éditions La Découverte, septembre 2013
190 p., 21 €

Présentation sur le site de l’éditeur.

Lire l’introduction du livre sur le site Les mots sont importants.

La laïcité n’est pas ce que vous croyez

La laïcité fait débat en France. Et c’est toujours sous le sceau de la polémique qu’elle fait irruption dans l’actualité, avec un net regain depuis la première affaire du voile, en 1989. Si le mot est devenu sacré, au point d’être une référence obligée, l’idée est au cœur d’un grand malentendu. En témoigne la manière dont l’extrême droite a pu s’en emparer durant la campagne électorale pour se donner un semblant de respectabilité républicaine. En faisant de la lutte contre le développement des religions et leur présence dans l’espace public la raison d’être de la laïcité, n’a-t-on pas fait preuve d’hypocrisie et ouvert la porte à de telles manipulations ? Comment faire face aux questions posées ? Quel est l’enjeu du combat laïque aujourd’hui ?

En rappelant la longue histoire de la laïcité, et en démêlant ses enjeux actuels, Pierre Dharréville entend participer au salutaire effort de clarification. Pour lui, loin d’être une règle d’exclusion frappant d’obscénité toute spiritualité, la laïcité est un principe politique émancipateur qui veut voir exercer le pouvoir par le peuple dans son entier, à l’abri de toute tutelle et de toute confiscation. Le peuple composé d’hommes et de femmes égaux en droits quelle que soit leur genre, leur revenu imposable, comme leur religion s’ils en ont une. En effet, garantie du vivre ensemble, la laïcité met en musique les valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité. C’est en cela qu’elle porte une vocation universelle, à mille lieues du fameux choc des civilisations qui se met en scène à l’échelle de nos quartiers comme à l’échelle de la planète ; à mille lieues des intégrismes qui revendiquent un pouvoir soumis aux chefs religieux comme de la domination exercée sur les peuples par les marchés financiers.


La laïcité n’est pas ce que vous croyez
Pierre Dharéville, éditions de l’Atelier, septembre 2013
144 pages, 16 €

Présentation sur le site de l’éditeur.

Tous peuvent réussir ! Partir des élèves dont on attend rien

À l’heure où la démocratisation de l’école semble en panne, ce livre redonne espoir et ouvre des chemins. Des enseignants membres du mouvement ATD Quart Monde y analysent comment leur refus de l’exclusion et leur connaissance des milieux de la grande pauvreté ont permis à leurs élèves de s’engager collectivement sur la voie d’un apprentissage émancipateur.
Comment ne laisser personne sur le bord du chemin tout en assurant la progression de tous ? Régis Félix, principal de collège à la retraite, et Christian Deligne, professeur des écoles, viendront débattre des conditions qui rendent possible la réussite de tous les enfants.

Mardi 19 novembre 2013 à 18h00
Antenne du Conseil régional Provence-Alpes-Côte d’Azur
17, place de la Liberté - Toulon

Mercredi 20 novembre 2013 à 14h30
École supérieure du professorat et de l’éducation (ex-IUFM)
63, la Canebière - Marseille 1er


Cette rencontre est organisée à l’occasion de la parution de l’ouvrage Tous peuvent réussir ! Partir des élèves dont on n’attend rien publié en 2013 aux éditions Quart Monde/éditions Chronique sociale (207 pages,16,90 €).

Une histoire du rap en France

Lorsque rap et hip-hop apparaissent en France au tournant des années 1980, nombreux sont ceux qui n’y voient qu’un phénomène éphémère. Trente ans plus tard, ce genre musical est non seulement bien vivant, mais il fait durablement partie des industries musicales, et la scène rap française est même l’une des plus visibles au niveau international.

Comment le rap est-il né en France et comment s’est-t-il développé ? Qui a tiré profit de la commercialisation de ses chansons ? Pourquoi ce genre musical est-il si étroitement associé aux banlieues ? Qui sont les artistes qui l’ont promu, et en s’appuyant sur quelles ressources ? Pourquoi continue-t-il régulièrement à déchaîner les passions ?

Émaillé de nombreux entretiens réalisés auprès de rappeurs, de DJ, d’animateurs, de professionnels de l’industrie du disque... ce livre décrit comment l’émergence et l’inscription durable du rap en France ont été possibles. En s’intéressant aux artistes, mais aussi aux amateurs, en circulant des MJC des quartiers populaires aux bancs de l’Assemblée nationale, en observant les plateaux de télévision et les radios locales, Karim Hammou montre comment s’est imposée en France une nouvelle spécialité artistique, fondée sur une forme d’interprétation originale, ni parlée ni chantée : rappée.


Une histoire du rap en France
Karim Hammou
La Découverte, 2012
9,99 €

Voir le livre sur le site de l’éditeur.

Familles en mouvement. Migrations et parentalité en Méditerranée

Si les études portant sur le genre et la migration ont donné lieu à de nouvelles perspectives d’analyse, rares sont les recherches qui interrogent la façon dont, en situation de mobilité, se pense la relation de maternité/paternité. Cet ouvrage contribue ainsi à enrichir cette approche en s’intéressant à la transformation des rapports sociaux de sexe induits par les migrations dans l’exercice de la parentalité. Il offre un regard inédit et innovant sur les façons différenciées d’être père ou mère et questionne la relation souvent implicite entre proximité physique et unité familiale.

Table des matières et bon de commande sur le site du Laboratoire méditerranéen de Sociologie.


Familles en mouvement
Constance de Gourcy, Francesca Arena et Yvonne Knibiehler (dir),
Presses universitaires de Provence, coll. Penser le genre
octobre 2013
238 pages, 19 €

La Banlieue du « 20 heures ». Ethnographie de la production d’un lieu commun journalistique

Plongés dans un collectif de travail régi par des logiques économiques (audience, productivité), le poids des sources légitimes et des modèles professionnels importés de l’audiovisuel commercial, les journalistes de France 2 fabriquent et perpétuent les lieux communs sur les habitants des quartiers populaires pour satisfaire dans l’urgence la commande de reportages prédéfinis par leur hiérarchie. À partir d’une enquête menée au plus près des pratiques quotidiennes des journalistes, ce livre propose une explication sociologique à la permanence des représentations réductrices véhiculées par certains contenus médiatiques.
Sociologue, maître de conférences à l’université de Bourgogne et membre du Ciméos, Jérôme Berthaut est chercheur associé au laboratoire « Migrations et société » (URMIS-CNRS). Ses recherches croisent sociologie des médias et sociologie de l’immigration.

La thèse de doctorat dont ce livre est une version remaniée a reçu le Prix de la recherche 2012 de l’Inathèque (INA).


La Banlieue du « 20 heures ». Ethnographie de la production d’un lieu commun journalistique
Jérôme Berthaut
Agone, octobre 2013
432 pages, 23 €

Présentation sur le site de l’éditeur.

Présentation sur le site d’ACRIMED.

Méditerranée : une histoire à partager

L’élaboration d’un ensemble de ressources par un groupe de quinze historiens et pédagogues de huit pays du Nord, du Sud et de l’Est de la Méditerranée, initiée par Marseille-Provence 2013, Capitale européenne de la culture avec le soutien du Ministère de l’Éducation nationale et de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, est arrivée à son terme.
Le projet Méditerranée : une histoire à partager propose une approche nouvelle élaborée à partir d’un point de vue méditerranéen qui permet de rendre compte d’une histoire vue à parts égales entre rives Nord, Sud et Est. Elle tient compte de l’évolution récente de la
discipline historique devenue une histoire mondiale et connectée.
 
L’ouvrage et la plateforme numérique seront présentés par le groupe d’historiens aux ministères de l’Éducation nationale et aux institutions intergouvernementales ainsi qu’à plusieurs académies régionales, universités et ONG des dix-sept pays représentés dans les travaux.
 
La conférence sera l’occasion de lancer la mise en œuvre du projet dans les processus nationaux et régionaux de formation et d’enseignement de l’histoire.
 
Elle démarrera le lundi 2 à 15h par la conférence de présentation (non-publique) et se terminera le lendemain à 13h.
 
Mardi 3 décembre 2013 à partir de 9h30
Villa Méditerranée
Esplanade du J4
Marseille 2e
 
Inscription à lancement@mp2013.fr.

Télécharger le programme.

L’évolution de la médiation, les défis actuels et le rôle de Romed

Ce livre présente l’histoire et les enjeux du métier de médiateur à travers les différents États. Bien qu’elle ne dispose pas d’un véritable statut dans tous les pays, cette profession se structure et se développe.

Le programme de formation de médiateurs roms lancé en 2011 présente des caractéristiques qui en font un projet unique.


Ce document a pour objectif de contextualiser, d’évaluer et de valoriser les actions. Il est conçu comme un instrument de pilotage pour les animateurs du programme, comme un manuel permettant aux acteurs – formateurs, médiateurs, employeurs, … - de situer leur démarche dans un ensemble, comme un outil à la décision pour les responsables politiques, comme un moyen de diffuser ce programme à un plus large public.

L’évolution de la médiation, les défis actuels et le rôle de Romed
Jean-Pierre Liégeois
Éditions du Conseil de l’Europe
105 pages, 12 €

Migrants/étrangers en situation précaire. Soins et accompagnement

La violence, la torture, l’exil et l’émigration provoquent chez l’être humain des traumatismes importants, dont le traitement suppose relation, reconnaissance et réparation. Or dans un contexte de crise de l’hospitalité et du droit d’asile en France et en Europe, l’exclusion et la précarité aggravent l’état de santé des exilés, migrants/étrangers en situation précaire. Ces multiples facteurs de vulnérabilité, au pays d’origine puis en pays d’accueil, favorisent la survenue et la sévérité de la maladie.

Conçu par l’équipe du COMEDE à partir de l’expérience quotidienne, des intervenants salariés et bénévoles de l’association, ce Guide tente, de proposer des réponses aux problèmes de santé les plus fréquents, des personnes concernées. Face à une demande souvent associée de soutien, de soins, d’accès aux soins et de conseil juridique, la connaissance des aspects, médicaux, psychologiques, sociaux et administratifs de leur parcours est, déterminante dans les soins et l’accompagnement proposés.


Destiné à favoriser une approche pluri-disciplinaire, ce guide est composé, de cinq parties principales — repères, droits et soutien, accès aux soins, soins, et prévention, documents — dont les informations théoriques et pratiques sont, complémentaires.

Migrants/étrangers en situation précaire.
Soins et accompagnement

Guide pratique pour les professionnels
373 pages, COMEDE, 2013

Télécharger sur le site du COMEDE.

Melting classes. Voyage à l’école de l’interculturalité

Ce livre se présente comme un voyage. Un voyage dont on revient différent parce qu’on a rencontré, on a appris à regarder le monde avec d’autres lunettes.
C’est un parcours en cinq étapes au pays de l’interculturalité. Après un préambule au cœur des écoles de devoirs qui est comme une invitation au voyage, voici des outils pour comprendre les différences de cultures et de classes sociales à l’école ; ce sont les bagages nécessaires au voyage.
Puis, on progresse dans les trois étapes de la démarche interculturelle grâce à une mosaïque de récits de pratiques en provenance de l’école et du monde associatif. Au fil des pages, au creux des apprentissages, en classe et ailleurs, on voit comment se décentrer, comprendre et négocier.
Enfin, le parcours débouche sur des expériences de formation d’enseignants à l’interculturalité.


Melting classes. Voyage à l’école de l’interculturalité
Sous la coordination de Annick Bonnefond
Éditions Couleur livres, 2013
16€

Voir et commander sur le site de CGé.

Jeunes français et italiens face à l’immigration. Les deux facettes d’un même préjugé

Cet ouvrage présente les résultats d’une étude menée dans deux pays, la France et l’Italie, considérés comme deux cas évocateurs concernant la « question migratoire » en Europe. L’enquête vise à identifier les représentations de l’immigré et les attitudes envers les questions soulevées par l’immigration chez la population adolescente de France et d’Italie (1 200 lycéens).


Jeunes français et italiens face à l’immigration. Les deux facettes d’un même préjugé
Alessandro Bergamaschi
L’Harmattan, décembre 2013
20,90 €

Présentation sur le site de l’éditeur.

Nouveaux regards

Nouveaux regards Identités Parcours & Mémoire présente une rétrospective de douze années de productions artistiques engagées avec le soutien d’un programme original, destiné aux artistes de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Des créations contemporaines et des projets innovants ont ainsi pu voir le jour. Par l’expression artistique sous toutes ses formes, par l’implication des publics amateurs et populaires, par la mise en lumière des parcours migratoires, ils ont valorisé la mémoire des origines culturelles, suscité un sentiment d’appartenance à la collectivité et aidé à la construction d’une nouvelle citoyenneté.


Les œuvres soutenues par Identités Parcours & Mémoire sont des condensés d’histoires vécues qui réconcilient les acteurs avec leur parcours. Elles renouent le fil rompu entre passé et futur, entre là-bas et ici, et agissent comme révélateur d’une mémoire commune, socle des transmissions intergénérationnelles.

Nouveaux regards
Éditions Le Bec en l’Air
Teknicité, Culture & Développement, entretiens menés par Anne-Lise Thomasson, portraits photographiques de Frédéric Lecloux
176 pages, 29 €

Présentation sur le site de l’éditeur.

Le site d’Identités Parcours & Mémoire.

Les langues au coeur de l’éducation. Principes, pratiques, propositions

La prise en compte par l’École de la pluralité et de la variation linguistiques est d’importance centrale ; non seulement pour l’accès aux connaissances, le développement des compétences, l’ouverture à la diversité des cultures, mais aussi en vue de la construction identitaire des jeunes et du vivre ensemble en société. C’est pourquoi, dans le cadre des enseignements et des dispositifs institutionnels existants, il importe de dégager les voies d’une éducation langagière plus intégrée, plus cohérente, plus explicite et aussi plus inclusive.
À partir avant tout de la situation française, mais en tenant compte de l’expérience d’autres contextes, cet ouvrage de référence affirme des principes, présente des orientations, expose des analyses et identifie des pratiques qui justifient et illustrent une mise en relation plus forte de tous les enseignements sur la base des dimensions langagières que tous ont en partage. Il examine l’existant, inventorie des ressources pédagogiques plurielles, aborde les questions relatives à l’organisation des curriculums et à la formation des enseignants. Il y est avant tout question des rapports et des convergences possibles entre la langue majeure de scolarisation, les langues régionales, les langues étrangères et les langues de la migration.
Une vingtaine de membres de l’ADEB (Association pour le développement de l’enseignement bi-/plurilingue) ont participé à l’élaboration de cet ensemble, dont les différentes parties ont été coordonnées, sous la direction de Daniel Coste, par Nathalie Auger, Marisa Cavalli, Mariella Causa, Jean Duverger, Pierre Escudé, Cécile Goï, Emmanuelle Huver, Sofia Stratilaki, Sylvie Wharton. La postface est due à Jean-Claude Beacco.

Site de l’éditeur


Les langues au coeur de l’éducation
Principes, pratiques, propositions
Ouvrage collectif sous la direction de Daniel Coste
EME éditions - ADEB, mai 2013
285 pages, 27 €

Le décrochage scolaire. Enjeux, acteurs et politiques de lutte contre la déscolarisation

Alors que le champ politique utilise plus facilement les termes de décrocheur et d’absentéiste, la communauté scientifique appréhende le décrochage comme un processus de déscolarisation porté par des facteurs scolaires, sociaux, familiaux et relationnels. Ce décalage amène à interroger l’expérience scolaire et sociale des décrocheurs, le contenu des dispositifs de lutte contre le décrochage, la teneur des politiques d’orientation scolaire et d’insertion professionnelle.

L’ouvrage réunit les contribution de Thierry Berthet et Joël Zaffran (direction), François Dubet, Dominique Glasman, Pierre-Yves Bernard, Véronique Simon, Gérard Boudesseul, Mathias Millet, Daniel Thin, André Lecigne et Olivier Cosnefroy.

Introduction et table des matières sur le site de l’éditeur


Le décrochage scolaire
Enjeux, acteurs et politiques de lutte contre la déscolarisation
Thierry Berthet et Joël Zaffran (dir.)
Presses universitaires de Rennes (coll. Le sens social)
190 pages, 16 €


Les religions face à l’intolérance. Vaincre la politique de la peur

Il n’y a pas si longtemps, Européens et Américains s’enorgueillissaient de leur attitude éclairée, faite de tolérance et de compréhension, à l’égard des religions. Aujourd’hui, il semble que les choses aient changé, singulièrement à propos de l’islam. De nombreux pays d’Europe ont éprouvé le besoin de légiférer le port du foulard islamique. En France, depuis 2004, les filles n’ont pas le droit de porter le foulard à l’école. Au Kosovo, où la population musulmane est importante, la même interdiction prévaut. Dans certaines régions d’Allemagne, de Hollande, d’Espagne et de Belgique, les enseignantes dans l’exercice de leur fonction ne sont pas autorisées à porter le voile, alors que les religieuses et les prêtres ont la permission d’enseigner en habit. Cinq arguments sont au cœur de tous les débats sur l’interdiction de la burqa, Tous reposent sur des contradictions qui favorisent, tacitement, les pratiques majoritaires et sont discriminatoires à l’égard des minorités. Au terme d’une analyse exemplaire de clarté et de rigueur, ce livre nous invite à dépasser la peur des religions et à interroger nos propres préjugés - même lorsqu’ils empruntent les habits flatteurs de l’exception française.


Les religions face à l’intolérance. Vaincre la politique de la peur
Martha C. Nussbaum
Climats, 2013
361 pages, 23 €

Présentation sur le site de l’éditeur.

Fiche de lecture sur La vie des idées.

Couples d’ici, parents d’ailleurs

L’étude passe en revue les facteurs biographiques, culturels et sociaux marquant le choix conjugal des descendants d’immigrés d’origine maghrébine, turque et sahélienne. Basée sur une centaine d’entretiens approfondis, elle est complétée par une exploitation statistique de l’enquête « Trajectoires et Origines » (INED, INSEE, 2008) afin de faire ressortir les spécificités et les différences de cette population par rapport à la population majoritaire. Dans les familles d’origine, l’alliance matrimoniale demeure un enjeu identitaire fort et explique la préférence pour l’endogamie. Leurs descendants héritent de cette norme, mais la réinterprètent en fonction des valeurs de la société majoritaire. Pour comprendre comment ils se positionnent par rapport aux différentes options conjugales, une typologie de l’entre-soi conjugal a été élaborée : l’entre-soi déterminé, négocié ou émancipé.


Couples d’ici, parents d’ailleurs - Parcours de descendants d’immigrés
Beate Collet et Emmanuelle Santelli
PUF, mai 2012

Présentation sur le site de l’éditeur.

Fiche de lecture sur La Vie des idées.

Le genre entre transmission et transgression

Cet ouvrage explore des configurations singulières au sein desquelles des rapports de genre se construisent, évoluent et changent de forme, dans des espaces a priori familiers (l’école, le travail, la vie conjugale…) ou plus étrangers (la Révolution de 1789, le régime de Vichy…). En sollicitant les points de vue de l’anthropologie, de la sociologie et de l’histoire, de la psychanalyse et de la philosophie, il s’agit donc d’étudier empiriquement les processus de transmission et de transgression du genre.


Le genre entre transmission et transgression
Lydie Bodiou, Marlaine Cacouault-Bitaud et Ludovic Gaussot (dir.)
Presses universitaires de Rennes
Janvier 2014
236 p., 18 €

Site de l’éditeur

Sommaire :

Construire et déconstruire le genre : enjeux théoriques et politiques
Espaces, genre et transgression : mobilité et brouillage des frontières
Institutions et transgressions : le stade, l’école, la prison
Travail, famille, patrie : des corps à l’ouvrage

Du bâti et des hommes. Le versant de l’autre

Après Venus d’ailleurs et L’autre versant, ce troisième ouvrage fait la part belle à la parole des « travailleurs immigrés », comme on les appelait dans les années 70, arrivés pour un chantier et qui ont fait leur vie, là, dans les vallées briançonnaises où il y a peu de bâtiments, grands ou petits, à la construction desquels ils n’aient participé.
Après un café et une rencontre avec René Siestrunck, Isabelle Rivé fera partager son cheminement commenté au sein de l’ancien site de production d’aluminium : « À la fin du XIXe, un ingénieur arrive à L’Argentière et modifie profondément l’histoire économique du territoire… Depuis l’ancien site de production d’aluminium, suivez les grandes étapes de cette activité industrielle passée. Encore très présente dans le paysage comme dans les esprits, cette histoire sera évoquée à travers les mots croisés d’une guide-conférencière et d’anciens ouvriers de l’usine Péchiney. »

Samedi 22 mars 2014 à 9h30
Relais des services publics
05120 L’Argentière-La Bessée


Site de la MAPEMonde / MJC-CS du Briançonnais

Site des éditions Transhumances

Du bâti et des hommes - Le versant de l’autre
Ouvrage coordonné par René Siestrunck avec la collaboration de Karine Moreau, Amandine Parente et Luc Marchello.
168 pages - 12€

Clandestino

Hubert Paris, journaliste au magazine américain Struggle, se rend en Algérie dans le cadre d’un reportage sur les migrants clandestins à travers le monde. Faussement flegmatique, se laissant porter par ses rencontres et ses découvertes, il découvre les accords internationaux, les fonctionnaires peu respectueux de leur rôle social, le recrutement de main d’œuvre clandestine et bon marché. Il rencontre également les « harragas », candidats à la traversée et suit leur périple afin de témoigner de leur histoire.

Habitué des enquêtes satiriques, le dessinateur de presse Aurel nous montre une autre facette de son talent avec cette fiction politique et sociale basée sur des faits réels issus de plusieurs reportages qu’il a effectué aux côtés de journalistes tel que Pierre Daum du Monde Diplomatique. Une plongée sans concession dans les dessous de l’immigration clandestine racontée à hauteur d’homme…


Clandestino
Un reportage d’Hubert Paris, envoyé spécial
Aurel
Glénat BD, mars 2014
72 pages, 17 €

Planches sur le site de l’éditeur

Pour les musulmans

« Il y a un problème de l’islam en France », n’hésite pas à proclamer le nouvel académicien Alain Finkielkraut, regrettant même « que l’on abandonne ce souci de civilisation au Front national ». À cette banalisation intellectuelle d’un discours semblable à celui qui, avant la catastrophe européenne, affirmait l’existence d’un « problème juif » en France, ce livre répond en prenant le parti de nos compatriotes d’origine, de culture ou de croyance musulmanes contre ceux qui les érigent en boucs émissaires de nos inquiétudes et de nos incertitudes.

Tenants d’une politique de la peur et d’une guerre des civilisations, ces apprentis sorciers mettent en péril notre avenir commun. Sous le poids d’un passé colonial jamais vraiment soldé, la question musulmane détient aujourd’hui la clé de notre rapport au monde et aux autres, selon qu’on la dénoue ou qu’on l’exacerbe, qu’on l’apaise par la raison ou qu’on l’agite par la passion. Selon, en somme, que l’on considère (et qu’on accepte et qu’on respecte) nos compatriotes musulmans dans leur diversité ou qu’on les essentialise en bloc, figeant tout ce qui ressort, peu ou prou, de l’islam dans une menace indistincte qui légitimerait leur exclusion ou leur effacement. Cette réduction des musulmans de France à un islam lui-même réduit au terrorisme et à l’intégrisme est un cadeau offert aux radicalisations religieuses, dans un jeu de miroirs où l’essentialisation xénophobe justifie l’essentialisation identitaire.

Telle est l’alarme que ce livre voudrait faire entendre, en défense des musulmans, dans la diversité humaine de ce que ce mot recouvre. En défense de toutes celles et de tous ceux qu’ici même, la vulgate dominante assimile et assigne à une religion, elle-même identifiée à un intégrisme obscurantiste, tout comme, hier, les juifs furent essentialisés, caricaturés et calomniés dans un brouet idéologique d’ignorance et de défiance qui fit le lit des persécutions. L’enjeu n’est pas seulement de solidarité mais de fidélité. Pour les musulmans donc, comme l’on écrirait pour les juifs, pour les Noirs et pour les Roms, ou, tout simplement, pour la France."


Pour les musulmans
Edwy Plenel
La Découverte, septembre 2014

Feuilleter les premières pages du livre

Écouter Edwy Plenel sur France Inter

Site de l’éditeur

Changer l’école : de la critique aux pratiques

Réflexion d’enseignants qui contestent et qui travaillent. Qui ne pataugent pas dans la récrimination mais qui construisent autrement le quotidien de leur classe. Qui n’oublient pas non plus ce qu’il y a tout autour de l’école : le quartier, la société, le proche étranger.
Ces enseignants – mais aussi ces parents, ces ouvriers d’entretien – témoignent et réfléchissent dans une revue trimestrielle, N’Autre école, ouvertement radicale et radicalement ouverte.
Comment faire vivre la démocratie à l’école, comment sortir de l’évaluation chiffrée, comment vivifier les savoirs, comment redonner à l’éducation sa perspective émancipatrice ? Ce volume présente quelques pierres de ce chemin collectif, quelques réponses de praticiens qui vivent leurs idées.

Présentation sur le site de l’éditeur

Consultation des premières pages sur le site de N’autre Ecole


Changer l’école, de la critique aux pratiques
Collectif
Editions Libertalia, collection « N’Autre école »
Février 2014
191 pages, 10 €

En finir avec les idées fausses propagées par l’extrême droite

Sur fond de crise économique et sociale persistante, l’extrême droite propage ses idées et désigne les boucs émissaires : « Il n’y a jamais eu autant d’étrangers en France », « Nous sommes envahis par l’islam qui veut détruire notre mode de vie », « Si les entreprises licencient, c’est à cause des travailleurs indiens et chinois qui acceptent des salaires de misère ». Mensonges et idées fausses sont mobilisés pour des promesses illusoires : « Renvoyons les étrangers chez eux, le chômage disparaîtra », « Réservons les logements sociaux aux Français », « Sortons de l’euro pour rétablir la santé économique de la France »…

Ce livre entend rétablir la vérité. Il analyse plus de 70 de ces idées reçues diffusées par l’extrême droite et les réfute une à une en s’appuyant sur des données solides. Au-delà des faits, il dévoile un discours de propagande selon lequel l’égalité des êtres humains ne serait pas une chance mais une menace. Accessible à un grand public, cet ouvrage constitue un antidote indispensable au discours du Front national et de ses satellites. Il met en garde contre les tentations autoritaires et illusoires du « chacun chez soi » et du « chacun pour soi », et invite au choix d’une société d’égalité, de liberté et de fraternité pour tous.


Ce livre est édité par Les Editions de l’Atelier en partenariat avec l’Institut de recherches de la FSU, La Ligue des Droits de l’Homme, Union syndicale Solidaires, VO Editions ; avec le soutien de la CGT, FIDL, FSU, JOC, MRAP, UNEF, UNL.

En finir avec les idées fausses propagées par l’extrême droite
Pierre-Yves Bulteau
L’Atelier, 3 avril 2014
168 pages, 5,00 €

Sociologie des migrations

La mobilité volontaire ou forcée de populations d’un pays à un autre ne date certes pas du XXIe siècle. Cependant, le nombre de migrants dans le monde a triplé en 40 ans, atteignant 3 % de la population mondiale. L’ampleur comme la nature des flux migratoires a changé. En réaction à ces flux et en fonction des changements d’attitude des pays d’accueil, les notions de « seuil de tolérance » et de « risque migratoire » ont fait leur apparition.

Simplificatrices, les politiques migratoires, sécuritaires et d’asile, tendent à se confondre tandis que demeure le déficit d’institutions juridiques internationales ou transnationales à même d’imposer de réelles régulations collectives et de réelles protections sociales à l’échelle mondiale. De nouvelles questions se posent, qui rendent indispensable de mieux comprendre et mieux penser les migrations : les déboutés du droit d’asile, de plus en plus nombreux, forment-ils désormais une nouvelle catégorie d’apatrides ? Quel type de reproduction sociale engendre un mode de vie à cheval sur deux ou plusieurs pays de plus en plus courant ? Ou encore, les migrations du sud vers le sud vont-elles supplanter celles du sud vers le nord ?

En sociologue, Sylvie Mazzella fait le point des recherches menées pour analyser les phénomènes migratoires. Elle met ainsi en relief l’important renouvellement des connaissances permis par les approches transnationales.


Sociologie des migrations
Sylvie Mazella
PUF, coll. « Que sais-je ? »
Mai 2014

L’intégration inégale. Force, fragilités et rupture des liens sociaux

L’objectif de ce livre est d’interroger le système social dans sa globalité en partant des différents types de liens sociaux (filiation, participation élective, participation organique et citoyenneté) qui attachent les individus entre eux et à la société. Sa problématique repose sur l’hypothèse que l’intégration est fondamentalement inégale en raison de la fragilité intrinsèque de ces liens sociaux et de la fragilisation poussée de leur entrecroisement.

Pour en faire la démonstration, il interroge, d’une part, la transformation du système normatif qui encadre ces liens et, d’autre part, à partir de nombreux exemples, les obstacles réels auxquels sont confrontés les différents groupes sociaux pour s’y conformer. Il débouche sur une typologie qui permet de comparer les différents paliers de l’intégration et, par conséquent, les inégalités structurelles à l’origine des tensions sociales actuelles.

Présentation et table des matières sur le site de l’éditeur

Émissions radio avec l’auteur sur France Culture


L’intégration inégale. Force, fragilité et rupture des liens sociaux
Ouvrage collectif sous la direction de Serge Paugam
PUF - Collection Le lien social
528 pages, 27 €

Vallée en friche(s). Mémoire du territoire de la Vallée de l’Huveaune


Dans le cadre du projet «  Mémoires des Territoires  », Approches Cultures et Territoires a mené un travail de recensement et de collecte des ressources culturelles et pédagogiques de et sur le territoire des 10e, 11e et 12e arrondissements de Marseille.

Le résultat en est ce catalogue qui recense près de 120 ressources, leurs auteurs et leurs localisations.



Catalogue de ressources culturelles et pédagogiques
Vallée en friche(s) (10e-11e -12e arrondissements)

Approches Cultures et Territoires

La version papier du catalogue est disponible auprès d’Approches Cultures et Territoires.

Catalogue Vallée en Friche(s) by Approches Cultures & Territoires

L’émancipation scolaire, pour un lycée professionnel de la réussite

Comment caractériser le lycée professionnel aujourd’hui et quelle place occupe-t-il au sein du système scolaire ? Comment les élèves s’y engagent-ils et y construisent-ils un sens à leurs études et quelles stratégies les enseignants mettent-ils en place afin de favoriser la réussite d’un public provenant majoritairement de milieu populaire ?
S’appuyant sur des enquêtes de terrain menées depuis plusieurs années, cet ouvrage traite de ces différentes questions. Il aborde les effets de la réforme du baccalauréat professionnel en trois ans, l’émergence des projets de poursuite d’études dans l’enseignement supérieur court, et s’interroge sur le devenir du CAP qui accueille le plus souvent le public scolaire le plus fragile.
Prenant le contre-pied des rares recherches sociologiques qui ne pensent l’enseignement professionnel que sous l’angle de la reproduction sociale des rapports de domination, le propos pointe les défis à relever pour une institution qui doit assurer à son public une émancipation scolaire alliant compréhension, accompagnement et exigence intellectuelle.

Présentation sur le site de l’éditeur

Aziz Jellab est inspecteur général de l’Éducation nationale et chercheur associé au CERIES (université de Lille III).


L’émancipation scolaire, pour un lycée professionnel de la réussite
Aziz Jellab
Presses universitaires du Mirail, coll. Socio-Logiques
206 pages, 19€

Migrations et mutations de la société française, l’état des savoirs

Les réalités migratoires ont changé depuis les années 2000 : de nouveaux flux ont entraîné l’installation de populations qui n’ont ni les mêmes profils ni les mêmes modalités d’installation et de relations avec la France que par le passé. D’autres migrations sur le sol hexagonal, plus anciennes, poursuivent leurs parcours complexes et multiformes en interpellant la société sur les points d’achoppement de leur intégration.
Pour rendre compte de ces mutations, cet État des savoirs fait le point sur les recherches multidisciplinaires menées depuis le début du XXIe siècle : apports théoriques, résultats significatifs, nouveaux chantiers, enjeux. Il ouvre la réflexion sur les problématiques internationales ou européennes, dans lesquelles la France s’inscrit par la mondialisation des échanges : nouvelles migrations et diasporas, politiques publiques, questions identitaires, représentation et transmission.
Conçu à destination des étudiants, jeunes chercheurs, acteurs de terrain, mais aussi de tous ceux qui veulent s’informer, s’initier ou approfondir leurs connaissances sur les migrations en France, cet ouvrage sans équivalent constitue une ressource indispensable à l’action et à la réflexion.

Migrations et mutations de la société française, l’état des savoirs
Sous la direction de Marie Poinsot et Serge Weber
La Découverte, septembre 2014
26 €


Présentation de l’ouvrage sur le site de l’éditeur.

Paroles d’écrivains : écritures de la migration

Voici un voyage dans l’univers des écritures dites migrantes. La première partie est le récit d’une rencontre avec l’écrivaine italo-indienne Gabriella Kuruvilla. La seconde partie explore les notions d’« écritures migrantes », « écriture de la migration », « littérature de la migration », « littérature muliculturelle », « littérature de la deuxième génération ». Dans les études proposées, des spécialistes de formation, méthode, langue et pays différents se confrontent sur ces notions.


Paroles d’écrivains : écritures de la migration
Anna Proto Pisani et Paola Ranzini (dir.)
L’Harmattan, mai 2014
164 pages, 16,50 €

Présentation sur le site de l’éditeur.

Mémoires des luttes de l’immigration en France

Cet ouvrage rassemble des articles publiés dans la revue Plein droit dans la perspective de constituer une mémoire des luttes de l’immigration. En dépit de l’hostilité des autorités voire du reste de la population, les étrangères et les étrangers ont été des acteurs majeurs de la défense de leurs conditions d’existence et de l’amélioration de leur statut.

De la dénonciation des crimes racistes ou des violences policières à celle des conditions de logement, des revendications liées à l’emploi au refus de l’arbitraire des expulsions et à l’exigence d’un droit au séjour durable, cette longue histoire des luttes passées devrait aider à alimenter celles du présent.

Mémoire des luttes de l’immigration en France
GISTI
Février 2014
216 pages, 16 €

Présentation sur le site du GISTI.


La Fédération régionale des acteurs intervenant auprès des Chibanis (FRACHI) propose une avec Mognis Abdallah, co-auteur du livre, dans le cadre de l’exposition photographique « Histoire et parcours de femmes âgées immigrées » :

Jeudi 26 juin à 19h30
Manifesten - 59, rue Thiers - Marseille 1er

Le débat se poursuivra autour d’une collation.

Les pièges de l’identité culturelle

Alors qu’en France le mot « race » vient d’être supprimé de la législation, le racisme s’est déplacé du plan biologique vers le plan culturel. Désormais, on exclut l’autre au nom de l’« identité culturelle ».

Ainsi, l’extrême droite en est venue à se réclamer de l’anthropologie pour défendre une conception de la culture dans laquelle l’Autre est exclu en raison de sa différence « culturelle ». Cette nouvelle « vision du monde » s’infiltre peu à peu dans tout l’échiquier politique, de la droite dite « décomplexée » à la gauche « populaire », en faisant émerger l’idée d’une menace sur l’identité française.

Pour autant, qu’est-ce qu’une culture et comment se sont construites historiquement les logiques de racisme culturel ? C’est l’enquête que propose de mener ce livre, tant du point de vue de l’histoire des sciences sociales en Allemagne, aux États-Unis et en France, que de celui de la pensée politique, car la « culture » est devenue dans notre pays un enjeu essentiel.


Les pièges de l’identité culturelle
Régis Meryan et Valéry Rasplus, Berg international, février 2014

Présentation du livre sur le site de l’éditeur.

Note de lecture par Alain Policar.

Une France arabe : 1798-1831, histoire des débuts de la diversité

Dans le sillage de Bonaparte, plusieurs centaines d’Égyptiens débarquèrent à Marseille en 1801. Ian Coller narre leur installation mouvementée en terre française. Il y voit le creuset d’une « France arabe ». Étonnante aventure qui prit fin en 1831 avec la conquête de l’Algérie.

Rencontre avec Ian Coller
Vendredi 26 septembre 2014 à 18h
Librairie du MuCEM - J4 (Marseille 2e)


Une France arabe
Ian Coller
Alma, septembre 2014
386 p., 29 €

Australien, Ian Coller enseigne à l’université La Trobe de Melbourne. Après s’être intéressé à l’histoire politique de l’Égypte moderne, il s’est consacré à l’étude des rapports entre l’Europe et l’Islam méditerranéen au temps des Révolutions.

L’École et les enfants de l’immigration. Essais critiques

Connu pour ses travaux sur les immigrés, Abdelmalek Sayad s’est également intéressé à la place de leurs enfants dans l’école française. Écrits entre la fin des années 1970, à un moment où les enseignants voient arriver de nouveaux publics issus des regroupements familiaux, et la fin des années 1990, alors que la problématique de leur échec scolaire est devenue prégnante dans les débats publics, ces textes étaient restés jusqu’à présent inédits ou cantonnés à une diffusion confidentielle.

Sayad saisit cette question dans sa genèse et montre comment les dispositifs et les pédagogies mis en œuvre pour réconcilier ces élèves avec l’école en valorisant ce que l’on suppose être « leur » culture engendrent des mécanismes de relégation dont les effets se révèlent désastreux. À célébrer la diversité en occultant le poids des facteurs sociaux, nombre d’enseignants en sont venus à oublier que la mission première de l’école républicaine est bien d’inclure ces enfants dans la société à laquelle la trajectoire migratoire de leurs parents les destine, et non de maintenir à toute force un lien avec leurs « origines » ? au risque de les y enfermer.

Présentés par Benoit Falaize (Université de Cergy) et Smaïn Laacher (Université de Strasbourg), ces textes révèlent avec une remarquable acuité les malentendus d’une politique scolaire qu’il est urgent, à partir de Sayad, de repenser.

Site de l’éditeur


L’Ecole et les Enfants de l’immigration. Essais critiques
Abdelmalek Sayad
Seuil collection La couleur des idées
Parution le 04/09/2014
240 pages, 19,50 €

L’émancipation, se libérer des dominations

Il n’y a plus d’esclaves – du moins officiellement, car on sait bien que la pratique demeure, mais plus personne n’oserait la défendre. Il n’y a plus de colonies, ce qui ne signifie pas que les rapports d’impérialisme entre les peuples ont disparu ! L’émancipation des femmes est peut-être le seul domaine où, dans certaines cultures ou certains pays, une sujétion visible et institutionnelle demeure : c’est pourquoi le terme est encore employé pour elles. En revanche, la classe ouvrière a éclaté, s’est diversifiée, complexifiée, ramifiée : on ne parle plus guère d’émancipation de la classe ouvrière, mais ici encore, cela est loin de signifier la fin de toute domination sociale : elle s’est au contraire renforcée en cessant de s’identifier à un rapport de classes trop visible.

En définitive, la notion d’émancipation, malgré le relatif déclin de son usage, me paraît toujours nécessaire parce qu’elle a une fonction synthétique. Elle empêche les dominés de s’enfermer dans des luttes sectorielles ; elle leur interdit de croire que leur aliénation est spécifique et indépendante de celle que vivent les autres. C’est malheureusement ce qui se passe trop souvent aujourd’hui : les diverses et nombreuses « minorités opprimées » (homosexuels, femmes, chômeurs, immigrés, exclus, etc.) mènent des combats qui sont légitimes, mais un peu schizophréniques : chacun ne voit que sa propre aliénation, sa propre souffrance, l’injustice dont il est victime. Les indignations s’entassent, s’accumulent, se succèdent dans la sphère médiatique sans que le lien entre toutes ces sujétions apparaisse.

La notion d’émancipation vise précisément à penser ce lien.

L’Émancipation, se libérer des dominations
François Galichet, éditions Chronique sociale, avril 2014
240 pages, 10 €


Entretien avec l’auteur sur le site Questions de classe(s)

Site de l’éditeur

Accueillir un élèves allochtone à l’école élémentaire

Fruit d’une longue expérience de terrain et nourri de solides références théoriques, l’ouvrage permet d’agir rapidement auprès de ces élèves à besoins particuliers. Conçu comme une boite à outils pour tous les enseignants non spécialistes confrontés à ces situations d’accueil, l’ouvrage fait le point sur les fondamentaux de l’enseignement du français de scolarisation et rappelle les éléments de contexte indispensables à la prise en charge didactique des élèves allophones arrivants.
Il propose des outils de médiation et de bilans pour élaborer des réponses pédagogiques indivi­dualisées et présente des situations et activités transférables pour aider chaque élève à progres­ser et à consolider ses acquis. Il apporte des réponses claires aux questions les plus fréquentes. Il encourage enfin une démarche pédagogique nouvelle et bénéfique à tous les élèves, prenant appui sur l’inépuisable source d’ouverture et d’enrichissement que constitue l’arrivée de ces élèves « venus d’ailleurs ».

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L’auteur, Jean-Marie Frisa, enseignant cher­cheur au Centre de Linguistique Appliquée de l’université de Franche-Comté est aussi chargé de mission au CASNAV de l’académie de Besançon.

Pour en finir avec la fabrique des garçons


Si conventions et chartes pour l’égalité des sexes se multiplient depuis presque trente ans avec plus ou moins de bonheur, peut-être est-ce parce que les filles demeurent les publics-cibles privilégiés de la volonté émancipatrice institutionnelle. Notre système scolaire semble avoir bien du mal à penser, en complémentarité et même en priorité, l’évolution des garçons... Tant que des mécanismes de séparation et de hiérarchisation des sexes œuvreront au sein même de l’école, tant que les garçons se trouveront face à l’injonction paradoxale d’être dociles à l’institution tout en affirmant leur virilité, tant que nous resterons aveugles aux nouvelles formes d’entre-soi masculin, tant que l’école continuera à penser que tous les élèves sont hétérosexuels et conformes aux normes de genre, les choses auront du mal à évoluer...

Quels leviers peuvent permettre un changement, profitable aussi bien aux filles qu’aux garçons, dans une école plus égalitaire ? Une école émancipatrice ne devrait-elle pas être, avant tout, une école accueillante à toutes les variations des rôles de genre qui ne sauraient se résumer à la bicatégorisation fille-garçon ?

Pour en finir avec la fabrique des garçons - Volume 1 : À l’école
Sylvie Ayral, Yves Raibaud
MSHA, coll. Genres, Cultures, Sociétés
320 p., juin 2014
25 €

 

Ce deuxième volume applique la réflexion de la fabrique des garçons aux activités organisées en périphérie de l’école. Celles-ci participent fortement à la construction des identités sexuées et à leur bicatégorisation, alignée le plus souvent sur les stéréotypes de genre. Le sport apparaît comme un temple du masculin, présentant l’homme comme l’être le plus fort, même si la place des femmes, minoritaire, n’a cessé de progresser, en particulier au sein de pratiques ludosportives plus mixtes. Dans le monde de la culture, plus que jamais dominé par les hommes, les pratiques féminines sont importantes mais se heurtent à des plafonds de verre, dans un contexte de minorisation des activités spécifiquement féminines. Les vacances et les loisirs permettent parfois une plus grande fluctuation des rôles de genre, même si les activités proposées reproduisent le plus souvent les stéréotypes de genre et la hiérarchisation qui en découle.

Quel pourrait être le rôle du sport, de la culture et des loisirs dans le renouvellement d’une réflexion sur la mixité et la coéducation des filles et des garçons ?

Pour en finir avec la fabrique des garçons - Volume 2 : Loisirs, Sport, Culture
Sylvie Ayral, Yves Raibaud
MSHA, coll. Genres, Cultures, Sociétés
372 p., juin 2014
25 €

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Sylvie Ayral est professeure agrégée et docteure en Sciences de l’éducation. Elle enseigne actuellement dans un lycée classé dispositif expérimental de réussite scolaire. Ses recherches portent sur la sociologie de l’adolescence, la construction de l’identité masculine et les violences de genre à l’école ainsi que sur les sanctions scolaires. Sa thèse La fabrique des garçons : sanctions et genre à l’école avait obtenu en 2010 le prix Le Monde de la recherche universitaire.

Yves Raibaud est géographe, maître de conférences HDR à l’Université Bordeaux-Montaigne où il est chargé de mission égalité femmes-hommes. Il est membre de l’UMR Adess du CNRS. Ses recherches portent sur la géographie du genre, les équipements destinés aux loisirs des jeunes, les cultures urbaines comme cultures masculines, la géographie de la musique.

Présentation sur le site de l’éditeur.

Atlas des préjugés

Depuis l’Antiquité jusqu’à nos jours, les préjugés ont la vie dure. Pour la première fois, ils sont cartographiés ici. 40 cartes inédites portent un regard satirique et sans concession sur les stéréotypes nationaux, 40 regards croisés où l’on rit aussi bien des autres que de nous, 40 caricatures hilarantes qui nous en apprennent plus que de longs discours. Best- seller en Allemagne, L’Atlas des préjugés est un livre plein d’ironie qui permet de mieux comprendre les cultures nationales.

Yanko Tsvetkov est né en Bulgarie. Il a fait ses études en Allemagne, a travaillé en Grande-Bretagne et vit aujourd’hui en Espagne. C’est un européen de la génération Erasmus. Des clichés et des préjugés, il en a entendu des centaines. Cet atlas leur rend hommage.


Atlas des préjugés
Yanko Tsvetkov
Arènes, 8 octobre 2014
80 pages, 14,90 €

Site de l’éditeur

Petite histoire des colonies françaises

Le saviez-vous ? Si la France occupe aujourd’hui un rang de première catégorie parmi les nations du monde, c’est qu’elle a su, par le passé, prendre part à la plus belle des entreprises humaines : la Colonisation. Cette histoire, que vous connaissez peut-être mal, nous a permis de manger des citrons et des bananes en toutes saisons depuis des générations. Aujourd’hui l’empire colonial n’est plus, mais la France est une terre d’accueil pour les immigrés de nos anciennes colonies, pour les immigrés des colonies des autres pays, et même pour les immigrés des pays qui n’ont jamais eu de colonies. Et tous nos immigrés, qu’ils soient noirs, jaunes ou beiges, ont trouvé du travail, et ne font l’objet d’aucune discrimination de la part des vrais Français.

« L’objectif de cette série est d’arracher par l’humour quelques couches de cette culture coloniale entretenue par les mystifications officielles. » 
Le Monde diplomatique

Retrouvez toutes les informations sur le site de l’éditeur.


Tome 1 : L’Amérique française
Tome 2 : L’Empire
Tome 3 : La Décolonisation
Tome 4 : La Françafrique
Tome 5 : Les Immigrés

Petite histoire des colonies françaises
Jarry & Otto T.
Flblb
Intégrale des 5 tomes, 38 €

Les années 10

« Je dois avouer que cette séparation nette, voire tranchée, entre contre-culture et sous-culture me fait tiquer – peut-être parce que je suis assez tatillonne en ce qui concerne les prépositions (sous n’a pas la même connotation que contre). Et puis, plutôt que de visualiser un contre (culturel) descendant du ciel des idées jusque sur le bitume non entretenu des cités, je le pressens pousser de cette fameuse « sous »-culture, et s’en dégager, moins triomphalement qu’un GI Joe jailli d’une Jeep ou qu’un Panther protestant gant au poing – pourtant solide, parce qu’ancré dans un territoire bien réel, et symbolique : c’est le travail de toute culture, qu’elle soit contre ou sous, que de fabriquer du symbole. C’est tout de même troublant qu’on ait éprouvé la nécessité de diviser la culture populaire en deux, histoire d’introduire un sous là où auparavant il n’y avait qu’un contre – en tout cas moi, ça me trouble. »

Le livre part d’une visite préélectorale de Marine le Pen à Digne-les-Bains et s’achève sur une question : pourquoi l’extrême gauche semble-telle préférer les essais à la littérature ? Les textes tentent de revenir sur ce qu’on entend par « peuple », réexaminent les façons de ceux qui, n’étant pas ou plus du peuple, voient, désirent, fantasment, sabordent, ruinent, suppriment le, ou un « peuple ».

Nathalie Quintane a vécu à Pierrefitte-sur-Seine, mais aussi à Paris, à Montmagny, à Domont, Dunkerque, Angers, Lisbonne, Beaufort-en-Vallée, Lardiers, et maintenant elle est installée à Digne-les-Bains, dans les Alpes de Haute-Provence.


Les années 10
Nathalie Quintane
La fabrique, 13 €
Site de l’éditeur

Trop jeunes pour mourir. Ouvriers et révolutionnaires face à la guerre (1909-1914)

Trop jeunes pour mourir. Ouvriers et révolutionnaires face à la guerre (1909-1914) raconte l’histoire de l’opposition ouvrière à la montée vers la guerre, et notamment celle de sa fraction antimilitariste et « antipatriote » la plus radicale, incarnée par la Fédération communiste anarchiste (FCA), qui menace ouvertement de « saboter la mobilisation ». Animée par de jeunes ouvriers révolutionnaires de la « génération de 1906 », cette organisation était jusqu’ici très mal connue, n’ayant fait l’objet d’aucune étude spécifique.

En suivant le fil rouge de la FCA, ce livre dévoile le contexte de l’avant-guerre, souvent éclipsé par le cataclysme de 1914, et explore le mouvement ouvrier d’alors : son organisation, ses passions, ses fractions, ses controverses, ses petites et ses grandes luttes.

Guillaume Davranche (né en 1977) est journaliste et chercheur indépendant en histoire sociale. Il a codirigé le Dictionnaire biographique du mouvement libertaire francophone, dit le « Maitron des anarchistes ». Cette œuvre collective réalisée sous les auspices du CNRS et de l’université Paris-I a paru le 1er mai 2014 aux Éditions de l’Atelier.


Coédition Libertalia/L’Insomniaque
Préface : Miguel Chueca
544 pages – 20,00 €
Parution : 20 novembre 2014

Le site des éditions Libertalia

Le site des éditions L’insomniaque

Le blog de l’auteur

Des femmes respectables. Classe et genre en milieu populaire

"On est sorties à Manchester l’autre samedi, toutes les trois. C’était bien en fait, on s’est bien marrées. Mais à un moment on est allées dans le quartier bourge, et on se marrait devant les chocolats en se demandant combien on en aurait mangé si on avait pu se les payer, et il y a cette femme qui nous a lancé un regard. Si les regards pouvaient tuer. Genre, on était là, c’est tout, on faisait rien de mal, on n’était pas crades ni rien. Elle nous a juste regardées. On aurait dit que c’était chez elle et qu’on n’avait rien à faire là. Ben tu sais quoi, on est parties, on n’a plus rien dit pendant une demi-heure. T’imagines ? On s’est bien fait remettre à notre place. On aurait dû lui mettre notre poing dans la gueule. C’est des trucs comme ça qui te dégoûtent de sortir. Il vaut mieux rester chez soi."

La matière première de ce livre est une série d’entretiens menés par Beverley Skeggs avec quatre-vingt-trois jeunes femmes issues de la classe ouvrière anglaise, inscrites à une formation d’aide à la personne et travaillées par leur propre respectabilité. Abordant leur rapport à la sexualité, à la classe ou au féminisme, cet ouvrage vient apporter un prolongement essentiel aux travaux de Pierre Bourdieu et de Paul Willis.

Sociologue britannique comptant parmi les spécialistes des cultural studies et de la pensée féministe, Beverley Skeggs a notamment codirigé Transformations : Thinking Through Feminism (Routledge, 2000) et Feminism after Bourdieu (Blackwell, 2004).


Traduit de l’anglais par Marie-Pierre Pouly
Préface d’Anne-Marie Devreux

456 pages (12x21 cm) 25.00 €
ISBN : 978-2-7489-0217-4

Le temps des migrations blanches. Migrer en Occident (1850 - 1950)

Philippe Rygiel analyse les migrations internationales qui affectèrent l’Amérique du Nord et l’Europe du Nord-Ouest, du milieu du XIXe siècle jusqu’à la veille de la seconde guerre mondiale. Tout en décrivant la cartographie des migrations et en faisant le point sur l’histoire des systèmes de contrôle, ce livre accorde une large place à l’expérience des migrants.

Cette synthèse claire sur un sujet complexe permet de réfléchir à la fois à la genèse des systèmes migratoires contemporains et de leur régulation que de s’interroger sur ce que les migrations contemporaines ont de spécifique. Cet ouvrage contribue à la compréhension du monde contemporain en mettant à mal quelques évidences, telle celle qui veut que les migrants blancs et européens des siècles passés furent bien accueillis par les sociétés qu’ils rejoignirent et y trouvèrent facilement et rapidement leur place.

Le chapitre 6 
Flux et exodes de l’entre-deux-guerres est disponible en ligne en intégralité sur le site du Réseau scientifique Terra.


Parution : mai 2007
Éditeur : Aux lieux d’être, Paris
Description : 208 pages
Prix : 14,50 €

TABLE DES MATIÈRES :

Introduction
Chapitre 1 
Morphologie des migrations et des populations migrantes
Chapitre 2 
Les déterminants de la migration
Chapitre 3 
Vies en migration
Chapitre 4 
Vers une immigration régulée
Chapitre 5 
Assimilation et intégration des populations immigrées
Chapitre 6 
Flux et exodes de l’entre-deux-guerres
Conclusion

Philippe Rygiel est maître de conférences d’histoire contemporaine à l’université Paris I-Panthéon Sorbonne, membre du Centre d’histoire sociale du xxe siècle (Paris I/CNRS) et de l’équipe Réseaux Savoirs Territoires (ENS). Il a publié chez Aux lieux d’être Le Bon grain et l’ivraie. La sélection des migrants en Occident, 1880-1939.

L’Europe en mouvement. La migration du XVIIIe siècle à nos jours

Spécialiste des mouvements migratoires, directeur d’un important institut travaillant sur les migrations européennes, Klaus J. Bade s’est fixé, avec ce livre monumental, un objectif particulièrement ambitieux : retracer l’histoire complexe et d’une grande diversité des migrations européennes. Ces mouvements ont eu des causes, des origines et des expressions différentes : migrations dues à la nécessité économique, à la volonté de trouver du travail, à la nécessité d’acquérir une formation professionnelle, migrations liées aux crises économiques, aux conflits militaires, aux situations politiques. Après avoir brièvement exposé l’historique de sa discipline, et défini les grands axes théoriques de ses recherches, Klaus J. Bade se livre ici à une étude extrêmement concrète et détaillée des mouvements migratoires européens, produisant au total un livre de référence et de réflexion essentiel pour comprendre le passé, l’actualité et l’avenir des mouvements migratoires dans l’espace européen.

Klaus J. Bade est professeur d’histoire moderne à l’université de Osnabrück (RFA). De 1991 à 1997, il a été directeur de l’Institut de recherches sur les migrations et les études interculturelles. Il est expert auprès de différentes institutions internationales comme l’ERCOMER (European Research Center on Migration and Ethnic Relations), et l’Unesco.


Date de parution 07/05/2002
Collection Faire l’Europe
640 pages - 34.50 € TTC
Site de l’éditeur

Retrouvez le compte-rendu de cet ouvrage par l’historienne Marie Claude Blanc-Chaléard en téléchargement (PDF, 4 pages).

Ceux de Billancourt

Ce livre fait entendre des voix rarement écoutées. Dix ouvrières et ouvriers de Renault-Billancourt se souviennent de l’île Seguin, le berceau de Renault, « la forteresse ouvrière ».

Venus d’Algérie, du Maroc, de Tunisie, de Côte d’Ivoire, d’Italie, de banlieue et d’ailleurs, ils racontent l’arrivée à Paris, l’embauche, la recherche d’un logement, les cadences, la fierté, la révolte, l’épuisement, l’action syndicale, les brimades, la solidarité, le coeur de leur métier. Leur travail.

L’usine de Billancourt a fermé ses portes en 1992. Des dizaines de milliers d’hommes et de femmes y ont passé une partie de leur vie. Qu’en reste-t-il ? Des ouvriers et employés se confient, à voix nue. Leur passé est étonnamment présent. Ils disent l’ineffaçable trace de cette vie d’usine et de bureau dans leur existence.

Laurence Bagot, enseignante, a rencontré durant quatre ans ces femmes et ces hommes qui, de jour ou de nuit, ont fait Renault-Billancourt.


Editions de l’Atelier – 18 € – 244 pages
ISBN : 978-2-7082-4303-3

Site de l’éditeur

Blog du livre

À Marseille cet ouvrage est notamment disponible à la librairie Transit.

Des voix derrière le voile

Des femmes voilées, on ne cesse de parler sans jamais les entendre. La journaliste Faïza Zerouala est partie à leur rencontre, à travers la France, pour tenter de comprendre quelle part d’elles-mêmes recouvre ce morceau de tissu. Entre Fatiha, intégralement voilée, Asma, la reine de la beauté 2.0, ou Djamila, la professeure de français qui ruse avec l’Éducation nationale, il y a un monde. Et pourtant, toutes ont choisi ce qu’elles considèrent comme une prescription de l’islam, au risque de la mise à l’écart.

À travers dix témoignages, l’auteur brosse le portrait surprenant de ces femmes qui doivent se débattre avec des combats plus grands qu’elles.


Des voix derrière le voile
Faïza Zerouala
Éditions Premier Parallèle, mars 2015
258 pages, livre électronique 5,99 €, papier 15 €

Présentation et achat du livre électronique sur le site de l’éditeur.

Trafiquants d’hommes

« Chaque année des milliers de clandestins jouent leur vie pour rejoindre l’espace Schengen. Via Lampedusa, la Grèce, la Tunisie, la Turquie ou la Slovénie. À pied ou en camion, dans la cale d’un bateau ou en avion avec un billet de première classe. Pour chaque migrant parvenu à bon port, quelqu’un a empoché entre 1000 et 10000 euros. Le chiffre d’affaires global de ce business est estimé entre 3 et 10 milliards de dollars par an, juste après celui du trafic de drogue. Au sommet de la pyramide, d’insaisissables et puissants criminels orchestrent de vastes réseaux d’intermédiaires. Qui sont ces trafiquants d’hommes, comment travaillent-ils, comment échappent-ils aux contrôles ? Depuis 2012, nous avons parcouru des milliers de kilomètres, interrogé des dizaines de magistrats et de policiers, rencontré des passeurs et des trafiquants en prison ou dans les bistrots des ports de transit. Nous avons recueilli leurs confidences, analysé leurs méthodes et leurs livres de comptes. Notre enquête décrit la plus grande et la plus impitoyable “agence de voyages” du monde. »


Trafiquants d’hommes
Andrea Di Nicola et Giampaolo Musumeci
Éditions Liana Levi, Avril 2015

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Émission sur France Culture avec les auteurs

Les septs laïcités françaises. Le modèle français de laïcité n’existe pas

Avec la loi de séparation des Églises et de l’État (1905) et son inscription dans la Constitution (1946 et 1958), la laïcité apparaît comme une référence importante en France. Depuis le début du XXIe siècle, elle est de plus en plus invoquée, et une très grande majorité de Français affirment qu’ils y sont "attachés". Pourtant des spécialistes soulignent la "confusion" qui règne sur le sens de ce terme. De plus, hier valeur essentielle de la gauche, elle est de plus en plus omniprésente dans le discours politique de la droite et de l’extrême droite. En fait, nous indique Jean Baubérot, il n’existe pas de "modèle français" unique de laïcité mais des visions divergentes qui s’affrontent dans un rapport de forces toujours évolutif. Ainsi le
contenu de la loi de 1905 a représenté un enjeu entre quatre conceptions différentes de la laïcité. Celles-ci ont subsisté en s’adaptant, alors que trois "nouvelles laïcités" sont apparues. Ces sept laïcités, l’auteur nous les décrit en les qualifiant de : laïcité antireligieuse, laïcité gallicane, laïcité séparatiste stricte, laïcité séparatiste inclusive, laïcité ouverte, laïcité identitaire et laïcité concordataire. Une partie finale rend compte des mutations de la laïcité depuis la fin du XIXe siècle et effectue des hypothèses sur son devenir.


Les sept laïcités françaises
Le modèle français de laïcité n’existe pas
Jean Baubérot, éditions de la MSH, avril 2015

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Extrait dans la Gazette des Communes

Le dernier tabou. Les "harkis" restés en Algérie après l’Indépendance

On pense en général que les harkis, ces Algériens intégrés à l’armée française pendant la guerre d’indépendance, ont soit réussi à s’enfuir en France, soit été “massacrés” en 1962. En réalité, la plupart d’entre eux n’ont pas été tués, et vivent en Algérie depuis un demi-siècle. Une réalité historique difficilement dicible en Algérie comme en France.

Pendant deux ans, Pierre Daum a parcouru des milliers de kilomètres à travers toute l’Algérie afin de retrouver les témoins de cette histoire occultée. Des témoins qui, pour la première fois de leur vie, ont accepté de parler. La soixantaine de témoignages que l’auteur a recueillis – auprès d’anciens supplétifs, mais aussi d’anciens soldats de l’armée régulière, et d’anciens civils “profrançais” – bouleversent plusieurs idées reçues des deux côtés de la Méditerranée. Que ce soit sur leur nombre (450 000), les motivations de leur engagement ou leur sort au moment de l’indépendance.

À travers ces récits de vie, on comprend que l’histoire des "harkis" (supplétifs et autres) s’inscrit au coeur d’un système colonial qui opprima le peuple algérien pendant cent trente-deux années. Aujourd’hui, un demi-siècle après la fin de l’occupation française en Algérie, ces hommes, leurs épouses et leurs enfants apparaissent comme les ultimes victimes d’un passé colonial dont les plaies ne sont toujours pas cicatrisées, ni en France, ni en Algérie.


Pierre Daum, Le dernier tabou. Les "harkis" restés en Algérie après l’indépendance
Avril 2015

544 pages

Site de l’éditeur

Journaliste, Pierre Daum a collaboré au Monde et à L’Express, puis est devenu le correspondant de Libération en Autriche. De retour en France en 2003, il a été correspondant de Libération en Languedoc-Roussillon jusqu’en 2008. Auteur de plusieurs livres d’enquêtes sur le passé colonial de la France, il effectue en parallèle des reportage pour Le Monde diplomatique. 
Il est notamment l’auteur de Immigrés de force (2009), livre-révélation sur les travailleurs indochinois de la Seconde Guerre mondiale, adapté au cinéma par le réalisateur franco-vietnamien Lam Lê dans Công Binh, la longue nuit indochinoise en 2013 et Ni la valise, ni le cercueil (2012), une étude sur les pieds-noirs restés en Algérie après 1962.

Décolonisons les arts

A l’initiative de l’association "Décoloniser les arts", Leïla Cukierman, Gerty Dambury et Françoise Vergès analysent, avec quinze artistes, la colonialité à l’oeuvre dans le monde des arts et de la culture en France et élaborent des voies pour une décolonisation des formations, des institutions et des contenus. Décolonisons les arts, vaste et passionnant objectif, est une invitation à ouvrir le regard et à prêter l’oreille à la transversalité des récits, un appel à se rassembler pour transformer le champ culturel et artistique où la décolonisation vise à l’émancipation créatrice et à une nécessaire et urgente transformation du monde.

Décolonisons les arts ! Sous la direction de Gerty Dambury, Françoise Vergès et Leïla Cukierman. - Paris : L’Arche Editeur, 2018. - 144 p. - 15 €. - ISBN 978-2-85181-945-1

« Dem ak xabaar » Partir et raconter

Récit d’un clandestin africain en route vers l’Europe
Ce récit relate le périple de trois années effectué par Mahmoud Traoré entre Dakar (Sénégal) et l’enclave espagnole de Ceuta, où il participa à l’assaut collectif de la « barrière de sécurité », le 29 septembre 2005, et réussit à la franchir après plusieurs tentatives avortées. Loin des poncifs sur les immigrés clandestins, répétés ad nauseam par les responsables politiques européens, on découvre ici la réalité complexe d’une organisation continentale du « passage », où tous les candidats à l’émigration ne sont pas des anges, ni tous les passeurs, des profiteurs dénués de scrupules.

Mahmoud Traoré est né en Casamance dans un village proche de la frontière avec la Guinée-Conakry et la Guinée-Bissau. Il est envoyé par les siens à Dakar pour y poursuivre ses études. Très vite, il abandonne le lycée et devient apprenti-menuisier. Mais sans autre horizon qu’un chômage endémique, il part avec un ami pour la Côte d’Ivoire. Ce pays étant en guerre, il dévie alors sa route vers l’Europe à travers le Sahel, le Sahara, la Libye et le Maghreb. Ce n’est que trois ans après son départ qu’il atteint l’Espagne en participant à un assaut de migrants désespérés sur les grilles de l’enclave espagnole de Ceuta, au nord du Maroc. Il vit depuis en Andalousie, où il travaille et poursuit une formation en menuiserie industrielle.

Bruno Le Dantec est né en 1960. Écrivain et journaliste, il réside à Marseille. Il collabore régulièrement au magazine CQFD. Il a notamment publié : La Ville-sans-nom, Marseille dans la bouche de ceux qui l’assassinent (Le Chien rouge, 2007) et Psychogéographie (Le Point du jour, 2005).


320 pages - 23,00 €
Éditions Lignes


RENCONTRE AVEC L’AUTORE - GIANRICO CAROFIGLIO

Rencontre et présentation du livre Le tre del mattino avec l’auteur Gianrico Carofiglio, avec la participation de Patrick Coulomb, auteur, éditeur et Bruno Richard directeur de L’Ecrit du Sud.

 Magistrat anti-mafia et écrivain italien, Gianrico Carofiglio, né à Bari en 1961, a débuté en 2002 dans la littérature avec le livre Témoin involontaire (traduit en français en 2007). Son dernier roman Le tre del mattino (Einaudi 2017) se déroule à Marseille.

Un père et un fils. L’histoire d’une rencontre qui va les changer pour toujours. Un émouvant roman de découverte et de formation qui se déroule entièrement dans le Marseille des années 80. Un voyage aventureux et poignant sur l’horizon de la vie. Gianrico Carofiglio construit un inoubliable récit sur les illusions et sur le regret, sur le temps qui passe, l’amour et le talent.

Jeudi 8 novembre 2018 à 18h30

Istituto Italiano di Cultura Marsiglia

6 Rue Fernand Pauriol - 13005 Marseille

Plus d’infos sur :

https://iicmarsiglia.esteri.it/iic_marsiglia/fr/gli_eventi/calendario/2018/11/rencontre-avec-l-autore-gianrico_0.html

La passion du Marseille populaire

Mémoires vivantes présente La passion du Marseille Populaire  : un livre et un film consacré à la vie de Pascal Posado, qui se confond avec le caractère rebelle de la cité phocéenne.

" Ma vie et mes combats ont été ma vraie richesse et c’est au mouvement ouvrier, que j’ai essayé de servir, ainsi que tous les militants et militantes porteurs de ses valeurs, que je dédie cet hommage.

Pour moi, s’il était à refaire, je referai ce chemin de 75 ans, de ma rentrée à l’école d’apprentissage de la SNCASE, en espérant que les images et les paroles du fil et du livre servent au mieux les militantismes d’aujourd’hui. " Pascal Posado

Auteurs et réalisateur : Paul Bouffartigue, directeur de recherche au CNRS, Gérard Leidet, co-président de Promemo et Jean-Christophe Besset, cinéaste.


Le DVD + le livre : 18 euros
Ajouter 3 euros pour les frais d’expédition soit 21 euros

Chèque à l’ordre de : Mémoires Vivantes

Merci de mentionner le nom, prénom, adresse d’expédition, téléphone. Merci de mentionner également votre adresse mail si vous souhaitez recevoir les informations de Mémoires Vivantes.

De plus, si vous êtes intéressé(e)s par l’association Mémoires Vivantes vous pouvez y adhérer en joignant un autre chèque de 15 euros (adhésion annuelle).

Pour contacter l’association Mémoires Vivantes

Pour la sociologie

Depuis plusieurs décennies, la sociologie est régulièrement accusée d’excuser la délinquance, le crime et le terrorisme, ou même de justifier les incivilités et les échecs scolaires. À gauche comme à droite, nombre d’éditorialistes et de responsables politiques s’en prennent à une « culture de l’excuse » sociologique, voire à un « sociologisme » qui serait devenu dominant.

Bernard Lahire démonte ici cette vulgate et son lot de fantasmes et de contre-vérités. Il livre un plaidoyer lumineux pour la sociologie et, plus généralement, pour les sciences qui se donnent pour mission d’étudier avec rigueur le monde social. Il rappelle que comprendre les déterminismes sociaux et les formes de domination permet de rompre avec cette vieille philosophie de la responsabilité qui a souvent pour effet de légitimer les vainqueurs de la compétition sociale et de reconduire certains mythes comme celui duself made man, celui de la « méritocratie » ou celui du « génie » individuel.
Plus que la morale ou l’éducation civique, les sciences sociales devraient se trouver au coeur de la formation du citoyen, dès le plus jeune âge. En développant la prise de distance à l’égard du monde social, elles pourraient contribuer à former des citoyens qui seraient un peu plus sujets de leurs actions.

Bernard Lahire est professeur de sociologie à l’École normale supérieure de Lyon, a publié une vingtaine d’ouvraes, parmi lesquels L’Homme pluriel (Nathan, 1998), La culture des lndividus (La Découverte, 2004, 2006), Franz Kafka. Éléments pour une théorie de la création littéraire (La Découverte, Paris, 2010) et Monde pluriel : penser l’unité des sciences sociales (Le Seuil, 2012).


Pour la sociologie
Bernard Lahire
Éditions La Découverte
Prix : 13.50 €

La bataille d’Einaudi, comment la mémoire du 17 octobre 1961 revint à la République

Avant d’être un événement bien connu des historiens, le 17 octobre 1961 a fait l’objet d’une amnésie complète ; c’est elle qu’Einaudi a dû vaincre dans un long combat.
Au fil d’un récit documenté et passionnant, Fabrice Riceputi retrace les trois décennies du combat mené par Einaudi pour la reconnaissance politique d’un crime colonial d’État. Son travail d’enquête solitaire l’amène à écrire La bataille de Paris. 17 octobre 1961, publié en 1991. Six ans plus tard, c’est à ce titre qu’il vient à la barre, pour témoigner de la responsabilité de Papon ; un double procès (car Papon attaque ensuite Einaudi pour diffamation !) retentissant qui aboutit à l’éclatement de la vérité historique.

Le livre de Riceputi nous conte également la résistance acharnée de l’appareil d’État lui-même à livrer ses secrets contenus dans les Archives, et la lente et difficile apparition du 17 octobre 1961 dans les manuels scolaires…

Il nous convie à une réflexion profonde sur l’incapacité de notre société à regarder en face son histoire coloniale, et constitue un vigoureux plaidoyer pour l’acceptation pleine et entière de notre héritage, car « de la longue domination coloniale la France a en particulier hérité une représentation foncièrement raciste de son immigration maghrébine et africaine qui empoisonne toujours gravement sa vie sociale et politique plus d’un demi-siècle après la fin de l’empire. Et bien des révoltes d’aujourd’hui s’enracinent elles aussi dans le traumatisme colonial » (Fabrice Riceputi)


La bataille d’Einaudi, comment la mémoire du 17 octobre 1961 revint à la République, Fabrice RICEPUTI, Éd. Le Passager Clandestin, 2015, 225 p.

Lire un compte-rendu du livre

Enseigner l’histoire à l’école. Donner goût et interroger le passé pour faire sens aujourd’hui

Enseigner l’histoire à l’école est un ouvrage de synthèse qui interroge les finalités et les enjeux de cet enseignement et propose d’en revisiter les dispositifs et les méthodes.

Pourquoi autant de débats sur l’enseignement de l’histoire à l’école élémentaire ?

Pourquoi cette matière est-elle si importante pour les enseignants, pour les élèves mais aussi pour les parents ?

En tant qu’enseignant, comment faire pour donner goût et interroger le passé afin de faire sens aujourd’hui ?

« On n’enseigne plus l’histoire aux enfants aujourd’hui ! »
« Nos élèves ne connaissent plus les grandes figures ni les grandes dates qui ont marqué l’histoire de la France… »
Qui de nous n’a jamais entendu ces affirmations ?

Mais qu’en est-il réellement ? Que font et comment font les enseignants dans leur classe ? Quel est le sens de cet enseignement ? Car là est bien le point crucial : pourquoi interroger le passé et l’histoire, aujourd’hui, à l’école française ? Pour former le citoyen ? Pour « faire aimer » la France ? Ou pour donner donner du sens au monde qui nous entoure ?

Comment faire sentir les urgences du passé dans les questions actuelles qui taraudent la société : les sujets « sensibles », les faits religieux, les valeurs de la République… ?

L’auteur, Benoit Falaize, pose la question de la légitimité de cet enseignement et de ses contenus en montrant son évolution dans le temps à travers quelques zooms issus de la période contemporaine (par exemple : enseigner la Révolution française en Vendée au début du XXe siècle ou la Shoah de nos jours).

Il livre une analyse des pratiques actuelles des enseignants dans les classes, et propose des pistes pédagogiques pour que l’enseignement de l’histoire soit vivant, qu’il développe la curiosité et permette de construire le sens des événements.

Ce petit ouvrage de synthèse est un vibrant plaidoyer pour une histoire incarnée et vivante, qui fera sens auprès des élèves.

Dans une collection centrée sur des problématiques d’apprentissage, Savoirs pratiques éducation, un ouvrage qui met en perspective l’enseignement d’une matière, l’histoire, qui ne laisse personne indifférent.


Collection : Savoirs pratiques éducation
Auteur(s) : Benoit Falaize
Support : Ouvrage papier
ISBN : 978-2-7256-3361-9

+ d’infos sur le site des éditions Retz

Lire la présentation du livre et un entretien avec l’auteur sur le site des Cahiers Pédagogiques

Les lieux de la colère. Occuper l’espace pour contester, de Madrid à Sanaa

Dans bien des capitales, des places majestueuses, chargées d’histoire et de symboles, sont investies par des manifestants : les étudiants de la place Tian-An-Men à Pékin, les Indignés sur la Puerta del Sol à Madrid, les mères de disparus sur la Place de Mai à Buenos Aires, les contestataires sur le Zócalo de Mexico… Cette centralité de l’espace dans la construction de la contestation a été notée par de nombreux observateurs au cours des révoltes arabes et du mouvement Occupy. Or, en dépit de cette apparente évidence du lieu, la dimension spatiale n’a que rarement fait l’objet d’une attention en tant que telle dans la sociologie des mobilisations. Cet ouvrage s’attaque à cet angle mort. Il propose au lecteur de comprendre l’importance des lieux physiques et vécus et leurs effets sur l’action collective en suivant des mobilisations très variées – locales ou nationales-, d’hier ou d’aujourd’hui, de la péninsule arabique à la Bretagne, de New York à la Seine-Saint-Denis, de l’Amazonie péruvienne à Madrid.

Hélène Combes est chargée de recherche au CNRS, rattachée au Centre de recherches internationales (CERI- UMR 7050), Sciences Po.

David Garibay est professeur de science politique à l’Université Lumière Lyon 2 et chercheur à l’UMR Triangle.

Camille Goirand est professeur de science politique à l’université Paris 3 Sorbonne Nouvelle (Institut des hautes études d’Amérique latine – IHEAL) et chercheur au Centre d’études et de recherches administratives, politiques et sociales (CERAPS – CNRS UMR 8026).

Ont également contribué à cet ouvrage : Anahi Alviso-Marino, Martin Baloge, Doris Buu-Sao, Franck Gaudichaud, Marie Laure Geoffray, Stéphanie Guyon, Tudi Kernalegenn, Aurélie Llobet, Julie Metais, Héloïse Nez, Sylvie Ollitrault, Charlotte Pujol, Stéphane Tonnelat.


Obtenir plus d’informations et/ou commander le livre sur le site des éditions Karthala

Brûlez-moi, comme ça, je peux chanter

Rencontre avec Kamar Idir et Dominique Carpentier autour de leur ouvrage Brûlez-moi, comme ça, je peux chanter.

Ils s’appellent Samson, Sergiu, Mimi, Petru, Dorin, Vandana, ou Sabina, Estera ou encore Florica, Lena ou Larissa…

Ils on fui la misère en Roumanie pour poser leurs valises à Marseille. Ils ont squatté des immeubles voués à la démolition ou occupé des terrains vagues qu’ils ont transformé en bidonvilles, comme le firent avant eux les travailleurs maghrébins.

C’est leur histoire qui est ici racontée à travers les photos de Kamar Idir, leurs témoignages et le film de Dominique Idir : La maison, le violon et le sac Tati. C’est aussi le bras de fer avec les divers gouvernements plus prompts à les criminaliser qu’à appliquer le droit au logement et le droit au travail, pourtant inscrits dans la constitution.

Un travail de dix ans qui ne pourra s’achever que le jour où tous les hommes seront égaux.


Mardi 31 mai 2016 à 19h
Librairie Transit
45 bd de la Libération
13001 Marseille

Toutes les infos sur le site de la Librairie Transit

Découvrez également l’appel à soutien de la Librairie Transit

Trop classe !

Enseigner dans le 9-3

De Zébulon à Zyed et Bouna, sans oublier Albertine et Mélisa, N’Gwouhouno ou Yvette… du syndicat à la pédagogie de la « gaufre », des Roms à la maman sur le toit, Véronique Decker, enseignante et directrice d’école Freinet à Bobigny (Seine-Saint-Denis), éclaire par petites touches le quotidien d’une école de « banlieue ».
Au fil de ses billets, il est question de pédagogie, de luttes syndicales, de travail en équipe, mais surtout des élèves, des familles, des petits riens, des grandes solidarités qui font de la pédagogie un sport de combat… social.
 Loin du déclinisme d’« intellectuels » pérorant sur l’école, des ségrégations institutionnelles ou du libéralisme et de sa fabrique de l’impuissance, c’est une autre école, en rires, en partages, en colères, en luttes qui se dessine, avec « des craies de toutes les couleurs, sur le tableau noir du malheur… » De l’autre côté du périph. Trop classe !

L’auteure

« Je m’appelle Véronique Decker.
 Depuis plus de trente ans, je suis institutrice. Et depuis quinze ans, directrice d’une école élémentaire à Bobigny : l’école Marie-Curie, cité scolaire Karl-Marx. À part sa localisation au pied des tours et au cœur des problèmes, notre école présente l’intérêt d’être une école « Freinet » où, dans le respect des règles du service public, nous pratiquons une pédagogie active, fondée sur la coopération. Même si l’expérience, parfois, peut me dicter des silences provisoires, je ne suis pas réputée pour mon habitude de me taire. »


N’Autre École n°6
128 pages – 10 €
Parution : 3 mars 2016
ISBN : 978-2-918059-80-6

Présentation du livre sur le site Le Café Pédagogique

Retrouvez l’interview de Véronique Decker sur Radio Campus, en ligne sur le site d’éducation Questions de Classe(s)

Site de l’éditeur

Faire école, un sport de combat. Entre terrain et recherches

Jacques Cornet a toujours pratiqué l’écriture professionnelle.
Pour lui, un petit morceau de vie de la classe, un incident critique contient toute la complexité et la conflictualité du système scolaire et, plus largement, du monde.

Dans ce livre, vous trouverez une sélection de ses textes qui ont été publiés dans TRACeS de ChanGements, la revue du mouvement sociopédagogique où il milite depuis une trentaine d’années pour une école plus digne.
Des textes qui interrogent le système reproducteur d’inégalités, des textes qui analysent les enjeux de l’école comme institution, des textes
qui questionnent la didactique des sciences humaines, des textes qui racontent des pratiques de pédagogie institutionnelle.

Un style vif et sans langue de bois, une analyse sociologique
qui n’est pas dupe des rapports de pouvoirs en jeu, des écrits engagés et qui poussent aux changements.

Préface de Philippe Meirieu 

Postface de Benoît Jadin


CGé, Couleur livre, 2015, 165 p.
Prix : 16 €
Commander en ligne en cliquant ici

Jacques Cornet, sociologue, est formateur d’enseignants à la Haute École HELMo de Liège. Il milite au sein de l’association ChanGements pour l’Égalité, mouvement sociopédagogique belge.

+ d’infos sur le site d’éducation Questions de Classe(s)

Singularité et pluralité des langues, des groupes et des individus. Babel et Frankenstein

Qu’on le veuille ou non, les habitants de la planète sont désormais appelés à y côtoyer des personnes qui ne parlent pas, qui ne pensent pas et qui ne vivent pas comme eux. Cet ouvrage interroge, à partir de points de vue linguistiques et culturels, les conditions actuelles du communiquer et du vivre avec les autres, les nouvelles modalités d’être soi, et il analyse pour ce faire aussi bien l’actualité que l’histoire, la réalité que les mythes, de Babel à Frankenstein, dont l’époque contemporaine est en train de célébrer le retour.


Jean-Marc Defays avec la collaboration de Deborah Meunier

ISBN : 978-2-343-08204-2 • janvier 2016 • 288 pages

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Clientélismes urbains. Le cas Marseillais

Attribuer un emploi public, un logement social, un permis de construire, des places en crèche ou un simple titre honorifique sont des prérogatives de la mairie. Ces redistributions de biens publics (matériels ou symboliques) à des individus, des familles, des groupes religieux, des personnalités ne relèvent pas de l’anecdote. Elles sont une des modalités du gouvernement de la ville et de la construction de l’hégémonie politique en son sein.

Afin d’étudier ce clientélisme urbain, Cesare Mattina a choisi l’exemple de Marseille, depuis les années Defferre jusqu’à nos jours. Il s’est plongé dans les archives de la chambre régionale des comptes, les documents de la magistrature ordinaire, les données statistiques de l’attribution des HLM, etc. Il a rencontré les acteurs associatifs, les hommes politiques et les agents de la municipalité. Il a décortiqué la presse locale. Cet ouvrage est ainsi le fruit de plusieurs années d’enquête, de travail de terrain et d’écriture pour mettre au jour le fonctionnement de ce clientélisme urbain et identifier les groupes sociaux qui en sont les bénéficiaires. À partir de l’exemple pas si pittoresque de Marseille, Cesare Mattina montre comment le clientélisme auprès des électeurs s’organise en ville et la façon dont il s’adresse en priorité à des individus influents et à des familles de classes moyennes plutôt qu’aux plus démunis.

Cesare Mattina est enseignant-chercheur en sociologie au Laboratoire méditerranéen de sociologie (LAMES-CNRS) et à l’université d’Aix-Marseille.


SOMMAIRE
Introduction
1. - Les fondements socio-économiques du defferrisme
PARTIE 1. LE DÉVELOPPEMENT DES MACHINES POLITIQUES MARSEILLAISES
2. Les élus et la demande sociale de biens et de services
3. L’inscription socio-territoriale des machines politiques
PARTIE 2. REDISTRIBUER INÉGALEMENT POUR « MIEUX » GOUVERNER LA VILLE
4. La politique de la machine
5. - L’invention politique des « communautés »
6. - Gouverner avec les territoires de la société urbaine
PARTIE 3. LES ÉPREUVES DU CHANGEMENT. QUELLES TRANSFORMATIONS AVEC LA REMISE EN CAUSE DU « CLIENTÉLISME MARSEILLAIS » ?
7. - La remise en cause de la politique marseillaise
8. - Le clientélisme marseillais face aux épreuves

Office 8 septembre 2016
Prix : 29 €
Code EAN 9782724619409

Format (LxH) : 170 x 245
Pagination : 400pages
Reliure : broché
Collection : Académique
Rayon : Politique française

Petit manuel pour une laïcité apaisée. À l’usage des enseignants, des élèves et de leurs parents

Étonnant paradoxe : alors que les médias en parlent constamment, la laïcité est encore très mal connue ! Sujette à des interprétations divergentes, parfois instrumentalisée ou consciemment falsifiée, elle apparaît par moments comme un principe nébuleux, ce qui place les enseignant.e.s, les élèves et leurs parents dans une situation difficile.

Cherchant à clarifier le débat, un collectif d’enseignant.e.s s’est réuni autour de Jean Baubérot, historien et sociologue spécialiste de la laïcité, pour répondre aux questions concrètes du personnel éducatif et des usager-ère.s de l’Éducation nationale. Retraçant avec pédagogie l’histoire de la laïcité et redonnant les grands principes de son application, ce petit manuel offre des clés indispensables pour comprendre la philosophie véritable de cet idéal républicain et propose des solutions pratiques pour l’appliquer sereinement.

Car ce livre est aussi un plaidoyer pour une laïcité (enfin !) apaisée et pour une école publique ouverte, capable d’offrir à tou.te.s, quelles que soient leurs origines et leurs convictions, un enseignement de qualité. La laïcité, rappellent les auteur.e.s, ne devrait pas être un instrument de stigmatisation des élèves et un casse-tête pour les professeur.e.s. Au contraire, elle peut, quand elle est bien comprise, apporter des solutions pour une vie collective harmonieuse et respectueuse des convictions de chacun.e.

Jean Baubérot est professeur émérite de la chaire Histoire et sociologie de la laïcité à l’EPHE. Il a fondé le Groupe Sociétés, religions, laïcités (CNRS-EPHE), dont il est toujours membre. Ses nombreux travaux sur la laïcité font autorité et ont été traduits en quatorze langues. En 2008, il avait déjà attiré l’attention sur un travestissement de la laïcité dans son ouvrage La Laïcité expliquée à M. Sarkozy et à ceux qui écrivent ses discours (Albin Michel, 2008).


Toutes les informations sur cet ouvrage sur le site de l’éditeur

Communautarisme. Enquête sur une chimère du nationalisme français

L’idée de communautarisme prolifère depuis quelques années dans les discours politiques, distillant l’idée qu’une menace plane sur « l’identité nationale » et les « valeurs de la République ». Appelant à une réaction musclée face à un ennemi -flou, ce discours a finalement dérivé dans l’idée de « guerre au terrorisme ». Comment en est-on arrivé là, à cette dé-finition de la situation sous le prisme d’un vaste champ de bataille ? Et quels sont les effets de cette grille de lecture sur la dé-finition du commun ? L’enquête sociologique retrace la généalogie de ce mot, et analyse la manière dont il redéfinit les règles du jeu. Jouant des peurs pour imposer une représentation de la société française et de ses enjeux à travers le prisme d’une lecture nationaliste à la fois protectionniste et guerrière.

Fabrice Dhume-Sonzogni est sociologue, chercheur à l’ISCRA, enseignant-chercheur à l’université Paris Diderot et membre de l’unité de recherche Migrations et société (URMIS). Il travaille depuis une vingtaine d’années sur la question des discriminations raciales, particulièrement dans le champ éducatif.

À écouter sur France Culture : Le communautarisme, cette chimère toxique avec Fabrice Dhume (La suite dans les idées, Sylvain Bourmeau, 24 septembre 2016).


Prix public : 21 €
Rayon : Sciences humaines
Pagination : 236 pages
Format : 15,5 x 22 cm
Parution : 1er septembre 2016
Genre : Essai
ISBN : 978-2-35457-092-7

Ethnographie de l’école. Les coulisses des institutions scolaires et socio-éducatives

Avec un texte inédit d’Howard Becker, ce livre poursuit les travaux menés par ce sociologue américain sur le faible recours des institutions à l’ethnographie dans l’analyse de leur organisation. Centré sur les institutions éducatives et accompagné de plusieurs enquêtes ethnographiques, ce volume rend compte du souhait de dessiner une alternative à l’enrôlement de la science dans la raison institutionnelle. Les auteurs y défendent la place de l’ethnographie qui engage le chercheur dans une relation au monde et aux autres faite de disponibilité, d’attention et d’ouverture.

Ethnographie de l’école. Les coulisses des institutions scolaires et socio-éducatives
Sous la direction de 
Jean-Paul Payet, 224 p.
​Presses universitaires de Rennes, 2016
19,00 €

Présentation sur le site des PUR.

Voiles et préjugés

Voiles et préjugés est un ouvrage collectif dirigé par Nadia Henni-Moulaï, journaliste et fondatrice de MeltingBook. Il vise à faire entendre les voix que l’on n’entend que trop peu, celles qui viennent déconstruire les amalgames autour du voile.

Au travers de différents témoignages, la parole des femmes françaises musulmanes portant le foulard se voit réappropriée.


Voiles et préjugés
Ouvrage collectif dirigé par Nadia Henni-Moulaï

Éditions MeltingBook
13 €

Voir une présentation de l’ouvrage sur le site du BondyBlog.


Lutter contre les préjugés sur les migrants

La troisième édition du Petit guide – Lutter contre les préjugés sur les migrants a été mise à jour et entièrement remaniée. Elle est encore plus accessible, pour jouer avec nos représentations, et susciter curiosité et réflexions. Repensé sur un mode interactif, ce Petit guide laisse la part belle aux données emblématiques et aux illustrations. Un soin particulier a été porté aux sources, récentes et clairement identifiées à chaque fois (Nations-unies, Eurostat, Insee, Banque mondiale). 


Petit guide – Lutter contre les préjugés sur les migrants
La Cimade
Octobre 2016 - 10 €

Guide téléchargeable en cliquant ici.

Version papier sur le site de la Cimade.

D’Est en Ouest. Trajectoires et accueil

Ils viennent du Caucase, d’ex-Yougoslavie ou d’Albanie. L’histoire de leur région d’origine est fortement marquée par celle de l’Union soviétique et de sa chute. Beaucoup ont fui leur pays.

Aujourd’hui ils habitent à Gap, dans les Hautes-Alpes. Pourquoi sont-ils en France ? Et pourquoi Gap ? Comment se passe leur quotidien dans cette ville ?

Cet ouvrage donne la parole à ces personnes venues chercher refuge dans les Hautes-Alpes. Il donne également la parole aux bénévoles et professionnels gapençais​ qui interviennent auprès d’elles. Parce que l’accueil des étrangers est fait d’une multitude de rencontres, il existe à travers ces échanges. Comment améliorer l’accueil de ces personnes dans un cadre juridique et administratif national contraignant ? Donnons leur une voix ainsi qu’aux acteurs locaux qui tra- vaillent auprès d’elles.


D’Est en Ouest. Trajectoires et accueil
Mélanie Bérard

Éditions Transhumance et la MJC-CS du Briançonnais, 2016
82 pages - 8 € (version numérique : 4,99 €)

Interview de Malénie Bérard sur Fréquence Mistral.

Encyclopédie critique du genre

« Désir(s) », « Mondialisation », « Nudité », « Race », « Voix »… Les soixante-six textes thématiques de cette encyclopédie explorent les reconfigurations en cours des études de genre.

Trois axes transversaux organisent cette enquête collective : le corps, la sexualité, les rapports sociaux. Dans les activités familiales, sportives, professionnelles, artistiques ou religieuses, les usages du corps constituent désormais un terrain privilégié pour appréhender les normes et les rapports de genre. Les pratiques érotiques que les sociétés, à travers l’histoire, ont catégorisées comme normales ou déviantes occupent quant à elles une place inédite pour éclairer les articulations entre hiérarchies des sexes et des sexualités. Enfin, les inégalités liées au genre sont de plus en plus envisagées en relation avec celles liées à la classe sociale, la couleur de peau, l’apparence physique, la santé ou encore l’âge. Cette approche multidimensionnelle des rapports sociaux a transformé radicalement les manières de penser la domination au sein des recherches sur le genre.

En analysant les concepts, les enquêtes empiriques et les débats caractéristiques de ces transformations saillantes, les contributrices et contributeurs de cet ouvrage dessinent une cartographie critique des études de genre en ce début de XXIe siècle.


Encyclopédie critique du genre
Sous la direction de Juliette Rennes

La Découverte, novembre 2016
752 pages, 29,50 €

Présentation sur le site de l’éditeur.

L’école républicaine et l’étranger

Cet ouvrage s’intéresse à un aspect encore peu connu de l’histoire de l’éducation en France au XIXe siècle. En s’inscrivant dans le récent « tournant transnational » de la recherche historique, il examine le vaste système d’échanges, de circulations et d’emprunts par-delà les frontières qui accompagnent la mise en place du système scolaire moderne entre 1870 et 1914. Son ambition est de montrer comment l’école républicaine, souvent pensée comme un élément de l’identité nationale et comme un instrument de nationalisation de la société française, s’est largement construite en référence à des exemples et modèles étrangers. Le livre adopte une perspective de recherche originale qui remet en cause les frontières classiques de l’analyse historique, souvent cloisonnée à la seule sphère nationale, et permet ainsi de placer les débats scolaires hexagonaux dans les circuits européens et mondiaux des idées pédagogiques.


L’école républicaine et l’étranger
Une histoire internationale des réformes scolaires en France, 1870-1914

Damiano Matasci
ENS Éditions, 2015 
276 pages

Damiano Matasci est docteur en histoire de l’université de Genève et de l’École des hautes études en sciences sociales. Ses recherches portent sur l’histoire de l’éducation en France et en Europe au XIXe siècle ainsi que sur les politiques éducatives des organisations internationales au XXe siècle

Présentation sur le site de l’éditeur.
Compte-rendu de lecture sur le site de la revue Lectures.
Article au sujet de l’ouvrage par Laurence De Cock.

Le Sport fait mâle. La fabrique des filles et des garçons dans les cités

Dès le début des années 80, les pouvoirs publics encouragent les offres de loisirs sportifs dans le cadre d’une politique dite d’insertion par le sport des jeunes garçons habitant les quartiers populaires urbains. Considéré comme « naturellement » éducatif et pacificateur, le sport apparaît comme un instrument légitime de lutte contre la délinquance masculine et l’échec scolaire.
L’ouvrage a pour objectif de cerner les enjeux et la réalité des effets de ces dispositifs sportifs extrêmement variés, souvent pensés comme homogènes et forcément positifs, en portant une attention spécifique aux inégalités entre les sexes et aux relations filles/garçons.
L’enquête de terrain révèle que les situations de concurrence (obtention des subventions, nombres de licenciés) entre les structures proposant du sport à visée sociale au sein du quartier favorisent le développement, voire la prolifération, d’actions spécifiques (essentiellement à destination des garçons) mais génère, dans le même temps, des tensions entre associations et de la discrimination envers les adolescents les plus démunis et l’ensemble des filles.
De même, l’étude approfondie de différents contextes sportifs non mixtes (football, danse hip-hop) et mixtes (tennis, dispositifs municipaux, EPS) montre que le sport peut accentuer certaines inégalités sociales et sexuées tout comme il peut permettre de s’en distancer lors d’expériences corporelles ou relationnelles novatrices. Les encadrants qui définissent les situations pédagogiques jouent également un rôle central dans l’engagement des jeunes, les apprentissages effectués et la mise en œuvre de la mixité.
L’ouvrage analyse les effets de l’engagement des filles et des garçons de cités dans différents contextes sportifs à visée sociale en se focalisant sur les relations filles/garçons, les formes de virilité et de féminité valorisées par les pratiquants, leurs parcours scolaires et leurs rapports au corps. Le rôle des encadrants fait l’objet d’une analyse spécifique.


Le Sport fait mâle. La fabrique des filles et des garçons dans les cités
Carine Guérandel

Presses universitaires de Grenoble, 2016

Présentation de l’ouvrage sur le site de l’éditeur.

Ouvrage recensé sur Metropolitiques.eu.

Les humiliations de l’exil. Les pathologies de la honte chez les enfants migrants

« Francine Rosenbaum nous donne à travers les récits de son travail, élaboré depuis de nombreuses années, la certitude que nous ne pouvons agir avec les enfants et leurs familles qu’à partir de leurs attachements multiples à des langues, des lieux, des ancêtres, des manières de faire… Les différentes parties du livre sont largement illustrées de prises en charge très détaillées, dont les récits captivants illustrent les concepts théoriques tel que la construction d’un génogramme, technique qu’elle maîtrise avec brio. Parmi les concepts analysés, elle nous parle de multiculturalité dans l’exercice de son travail thérapeutique autour du langage et de la communication, en tant que « passeur de la pensée à la parole ». Son travail de thérapeute s’épanouit dans sa capacité à traduire les données malheureuses qui bloquent la situation en une nouvelle proposition qui est le résultat de ce singulier travail de tissage entre les hétérogènes. »


Les humiliations de l’exil. Les pathologies de la honte chez les enfants migrants
Francine Rosenbaum
Fabert, janvier 2010

Présentation sur le site de l’éditeur.

La Fabrique du Regard #2 : Quartiers populaires, entre fictions et réalités

À l’occasion du cycle de conférences La fabrique du regard #2 : Quartiers populaires entre fictions et réalités mené par Approches Cultures et Territoires de janvier à mai 2017, en partenariat avec le Musée d’histoire de Marseille et la Bibliothèque de l’Alcazar, nous vous proposons une bibliographie sélective pour aller plus loin sur le sujet des quartiers populaires. 

Vous pouvez retrouver tous les ouvrages sélectionnés dans cette bibliographie au département Société de la Bibliothèque de l’Alcazar.

Retrouvez le programme des 5 conférences du cycle en cliquant ici


Quartiers populaires & banlieues


Les années banlieues

de Jazouli, Adil 1955-....

Paris : Éd. du Seuil , 1992 ( 53-Mayenne : Impr.
Floch

ISBN : 2-02-013185-4

Référence Alcazar : 310 JAZO

Fruit d’un long travail sur le terrain, ce livre volontairement court entend contribuer à écrire une partie de l’histoire sociale et politique de ces quartiers et villes de banlieue où se joue l’avenir.


De la banlieue rouge au Grand Paris : d’Ivry à Clichy et de
Saint-Ouen à Charenton

de Rustenholz, Alain 1948-....

Paris : la Fabrique éditions , DL 2015 (
14-Bayeux : Imprimerie moderne de Bayeux

ISBN : 978-2-35872-069-4

Référence Alcazar : 307 .76 RUST

Une histoire politique et sociale de 25 communes
de la banlieue proche de Paris, marquées par leur ancrage à
gauche et leur activité industrielle passés. ©Electre 2015


Mon quartier a changé ! : ce que disent les habitants de la
rénovation urbaine

de Agence nationale pour la rénovation urbaine
France Comité d’évaluation et de suivi

Paris : la Documentation française , DL 2014 (
Paris : Impr. de la Direction de l’information légale et
administrative

ISBN : 978-2-11-009542-8

Référence Alcazar : 307 .76 MONQ

A partir d’enquêtes auprès d’habitants de
quartiers ayant connu des projets de rénovation urbaine, étudie
leur opinion sur les politiques publiques de rénovation, leur
degré de satisfaction, mais aussi leurs craintes et espoirs sur
la pérennité des changements opérés.


Changeons de regard sur les quartiers : vers de nouvelles exigences pour la
rénovation urbaine

de Agence nationale pour la rénovation urbaine
France Comité d’évaluation et de suivi

[Paris] : la Documentation française , DL 2013 (
Paris : Impr. de la Direction de l’information légale et
administrative

ISBN : 978-2-11-009306-6

Référence Alcazar : 307 .76 CHAN

Ce rapport interroge les principes directeurs de
la rénovation urbaine. Plaidant pour la poursuite du volet urbain
de la politique de la ville, il affirme la nécessité de faire
évoluer les principes directeurs qui guident laction publique et
de changer de regard sur les quartiers et leurs habitants. Il
prône des projets de rénovation urbaine construits à partir des
potentialités et des atouts.


Suburbia

de Bégout, Bruce 1967-....

Paris : Ed. Inculte , 2013

ISBN : 978-2-916940-94-6

Référence Alcazar : 307 .76 BEGO

"Nous sommes dans la suburbia lorsque nous
prenons la voiture pour aller acheter du pain. Nous sommes dans la
suburbia quand tous les bâtiments commencent à ressembler à des
stations-services." Essai sur la suburbia, ces banlieues
infinies où sont massés les habitants des sociétés
contemporaines.


Refaire la cité : l’avenir des banlieues

de Kokoreff, Michel 1959-....

[Paris] : la République des idées : Seuil , DL
2013 ( 14-Condé-sur-Noireau : Corlet impr.

ISBN : 978-2-02-108796-3

Lapeyronnie, Didier 1956-....

Référence Alcazar : 307 .76 KOKO

Une étude des problèmes affectant les quartiers
pauvres français, suivie de propositions pour améliorer
l’intégration sociale, le cadre de vie et la conscience politique
de leurs habitants. Les auteurs préconisent ainsi un resserrement
du lien entre ces banlieues sensibles et le cadre républicain.


Nous, la cité : "On est partis de rien et on a fait un livre"

de Sautière, Jane 1952-....

[Paris] : Zones , impr. 2012 (
27-Mesnil-sur-l’Estrée : Impr. CPI Firmin-Didot

ISBN : 978-2-35522-042-5

Sautière, Jane 1952-....

Référence Alcazar : 307 .76 NOUS

Pendant un an, plusieurs jeunes de banlieue ont
écrit leur quotidien avec un de leurs éducateurs : l’école, la
rue, la police, les amours, le travail, la religion...


Mais où va la ville populaire ? : entretiens avec Jean Viard : propos
recueillis par Franck Vallérugo

de Braouezec, Patrick

La Tour d’Aigues : Éd. de l’Aube , impr. 2012 (
Paris : Impr. Pulsio

ISBN : 978-2-8159-0457-5

Viard, Jean 1949-....

Référence Alcazar : 307 .76 BRAO

Réflexion sur le devenir de l’ancien monde
ouvrier et des banlieues rouges fondée sur l’évolution de la
Plaine-Saint Denis et d’Aubervilliers, lieux industriels
réorganisés autour du Stade de France et de Roissy.


La loi du ghetto : enquête dans les banlieues françaises

de Bronner, Luc

Paris : Calmann-Lévy , 2010

ISBN : 978-2-7021-4083-3

Référence Alcazar : 307 .76 BRON

Au coeur de la crise urbaine, cet essai explore
les ghettos français, dans les banlieues, en compagnie des
patrouilles de police, des émeutiers, au sein des tribunaux, au
milieu des enterrements. L. Bronner constate que depuis les
émeutes de 2005, les épisodes de violence se répètent et les
difficultés sociales s’accentuent.


Quand les quartiers réinventent la ville : les acteurs de la rénovation
urbaine

de Loche, Bernard

Paris : Autrement , 2009

ISBN : 9782746713284

Talland, Chantal

Référence Alcazar : 711 LOCH


Ghetto urbain : ségrégation, violence, pauvreté en France aujourd’hui

de Lapeyronnie, Didier 1956-....

Paris : R. Laffont , 2008

ISBN : 978-2-221-10766-9

Courtois , Laurent

Référence Alcazar : 307 .76 LAPE

Après une enquête de 5 ans sur le terrain,
l’auteur fait le point de la situation dans les banlieues
françaises. Pour lui, le renforcement de la ségrégation urbaine
et la discrimination raciale, l’accroissement du chômage, la
formation d’une organisation sociale spécifique, la rupture de
communication entre les sexes et l’usage de la violence autorisent
désormais à parler de ghetto.


Le ghetto français : enquête sur la ségrégation urbaine

de Maurin, Eric

Paris : la République des idées : Seuil , 2004

ISBN : 2-02-068580-9

Référence Alcazar : 307 MAUR

L’économiste E. Maurin étudie en France
l’inscription territoriale des inégalités et des clivages
sociaux.


Quand la ville se défait : quelle politique face à la crise des
banlieues ?

de Donzelot, Jacques 1943-....

Paris : Éd. du Seuil , DL 2008 ( 61-Lonrai :
Impr. Normandie roto

ISBN : 978-2-7578-0687-6

Référence Alcazar : 307 .76 DONZ


Le temps des HLM, 1945-1975 : la saga urbaine des Trente Glorieuses

de Tellier, Thibault

Paris : Autrement , 2007

ISBN : 2-7467-0951-1

Référence Alcazar : 307 .76 TELL

Histoire socioculturelle du logement social en
France. Replaçant d’abord les circonstances de la création des
grands ensembles dans la France des années 1940, l’ouvrage
s’interroge ensuite sur leur évolution à l’aune des mutations
profondes que connaît la société française pendant ces années
d’expansion. L’étude est centrée sur les habitants et leur mode
de vie. ©Electre 2016


L’Etat et les quartiers : genèse d’une catégorie de l’action publique

de Tissot, Sylvie 1971-....

Paris : Seuil , 2007

ISBN : 978-2-02-091485-7

Référence Alcazar : 307 .76 TISS

S’appuyant sur une enquête menée à Montreuil,
des archives et des entretiens, l’auteure veut démontrer que la
politique sociale menée en faveur des quartiers entre 1985 et
1995 témoigne, en matière de politique urbaine, du
rétrécissement plus général de l’Etat providence. Elle conclut
à l’abandon par les partis de gauche d’un certain volontarisme
politique en matière de transformation sociale.


La psychose française : les banlieues : le ban de la République

de Belhaj Kacem, Mehdi 1973-....

Paris : Gallimard , 2006

ISBN : 2-07-078065-1

Référence Alcazar : 307 .76 BELH

Une analyse des événements de novembre 2005 qui
ont embrasé les banlieues françaises à partir du concept
central de "ban". Une société se définit non pas par
ce qu’elle prétend être mais par ce qu’elle exclut délibérément
de son territoire vital, fait remarquer cet auteur, français
d’origine tunisienne, qui s’efforce de penser politiquement la
question du désoeuvrement.


La gauche et les cités : enquête sur un rendez-vous manqué

de Masclet, Olivier

Paris : La Dispute , 2006

ISBN : 2-84303-127-3

Référence Alcazar : 307 .76 MASC

Un état des relations sociales dans la cité du
Luth de Gennevilliers, banlieue populaire d’une municipalité
communiste depuis les années 1950. Aborde les statuts
professionnels et sociaux des habitants, les relations de
voisinage, entre générations et entre ethnies. Montre notamment
la ségrégation spatiale des plus pauvres, la montée du chômage
et la disparition des valeurs communistes.


Cités en crise : ségrégations et résistances dans les quartiers
populaires

Paris : Textuel , 2005

ISBN : 2-84597-149-4

Référence Alcazar : 307 .76 CITE

Ce numéro réunit des articles portant
essentiellement sur la place des résistances dans les quartiers,
et le renouvellement politique et militant possible face au
processus de décomposition à l’oeuvre. A travers la critique des
politiques successives de la ville, de leur échec et des
expériences de résistance, il tente d’esquisser quelques pistes
pour une alternative.


La force des quartiers : de la délinquance à l’engagement politique

de Kokoreff, Michel 1959-....,

Paris : Payot , 2003

ISBN : 2-228-89658-6

Référence Alcazar : 307 KOKO

S’appuyant sur une enquête de terrain dans les
Hauts-de-Seine (Asnières, Genneviliers, Nanterre, etc.), explique
les mécanismes de ségrégation urbaine et de discrimination à
l’égard des travailleurs immigrés et de leurs familles. Montre
la vie sociale dans les quartiers "difficiles", donne un
aperçu des ressources disponibles, des initiatives, des
solidarités à l’oeuvre.


La ville précaire : les isolés du centre-ville de Marseille

de Ascaride, Gilles 1947-....

Paris : L’Harmattan , 2001

ISBN : 2-7475-1435-8

Condro, Salvatore

Référence Alcazar : 307 .76 ASCA

A partir d’une enquête de terrain menée dans le
centre-ville de Marseille, les auteurs étudient les avatars au
droit du logement, la précarité dans la ville et le relogement
de précarité, la gestion urbaine de la pauvreté-précarité.


Les banlieues en France : territoires et sociétés

de Boyer, Jean-Claude 1940-....,

Paris : Armand Colin , 2000

ISBN : 2-200-25163-7

Référence Alcazar : 307 .76 BOYE

L’analyse de la formation des banlieues, de leur
peuplement, de la politique de la ville, montre qu’il existe bien
une spécificité française par rapport au modèle anglo-saxon.


Classes populaires


Les prolos

de Oury, Louis 1933-....

Marseille : Agone , DL 2016 ( 13-Gémenos : Impr.
Horizon

ISBN : 978-2-7489-0282-2

Référence Alcazar : 305 .56 OURY

Les Prolos est un témoignage d’apprentissage
comme il en existe des romans. On y suit un très jeune apprenti,
issu du monde agricole des régions rurales de la Loire, pour qui
le passage par la condition ouvrière est une étape dans un
parcours de promotion sociale. C’est à Saint-Nazaire, dans les
chantiers navals, que le chaudronnier se rapproche d’une classe
ouvrière nullement enchantée, dans une progression dramatique
qui culmine avec la grande grève de 1955. Le monde des Prolos,
immédiatement postérieur à la reconstruction, est celui de la
guerre froide, d’écarts et d’affrontements sociaux qu’on peine
aujourd’hui à se représenter. C’est un monde presque entièrement
disparu, qui a inspiré à Louis Oury un des classiques majeurs du
témoignage ouvrier., Embauché aux chantiers navals de Penhoët
en 1953, L. Oury découvre la solidarité ouvrière et traverse
les grèves de Saint-Nazaire et les émeutes contre les forces de
répression, coordonnées par l’ancien chef de la Gestapo
départementale. Des lancements de navires aux affrontements avec
les CRS, ce livre est un témoignage sur la condition ouvrière à
cette époque. ©Electre 2016


Peuple ! : les luttes de classes au XXIe siècle

de Cohen-Séat, Patrice

Paris : Demopolis , DL 2015 ( 95-Domont :
Dupli-print

ISBN : 978-2-35457-093-4

Référence Alcazar :305 .56 COHE

Avocat et membre de l’équipe dirigeante du Parti
communiste français, l’auteur s’interroge sur l’impuissance des
peuples européens à défendre les acquis démocratiques et
sociaux acquis au siècle précédent. Il revient sur le déclin
de la classe ouvrière et sur l’implosion du projet de la gauche
après les années 1960 et appelle à une reconstitution du
mouvement prolétarien en faveur de la majorité. ©Electre 2016


En quête des classes populaires : un essai politique

La Dispute , 2016

ISBN : 978-2-84303-278-3

Référence Alcazar : 305 .56 ENQU


Les inaudibles : sociologie politique des précaires

de Braconnier, Céline

Paris : Presses de la Fondation nationale des
sciences politiques , DL 2015 ( 14-Condé-sur-Noireau : Corlet
impr.

ISBN : 978-2-7246-1695-8

Braconnier, Céline

Référence Alcazar : 305 .56 INAU

Une enquête sociologique sur les relations entre
les individus en situation de précarité et le pouvoir politique.
Réalisée en 2012, elle combine un sondage national et des
entretiens afin de mesurer leur perception de l’activité
collective et des institutions en place. Les auteurs attribuent la
faible participation électorale des pauvres surtout à un manque
de dispositifs adaptés. ©Electre 2015


La lutte des places

de Gauléjac, Vincent de 1946-....

Paris : Desclée de Brouwer , impr. 2014 (
52-Langres : Impr. la Manufacture

ISBN : 978-2-220-06604-2

Blondel, Frédéric

Référence Alcazar : 305 .56 GAUL


La France périphérique : comment on a sacrifié les classes
populaires

de Guilluy, Christophe

Paris : Flammarion , impr. 2014 (
27-Mesnil-sur-l’Estrée : Impr. CPI Firmin-Didot

ISBN : 978-2-0813-1257-9

Référence Alcazar : 305 .56 GUIL


Pays de malheur ! : un jeune de cité écrit à un sociologue suivi de
Des lecteurs nous ont écrit

de Amrani, Younes

Paris : La Découverte , 2005

ISBN : 2-7071-4677-3

Beaud, Stéphane

Référence Alcazar : 307 .76 AMRA

Echange entre le sociologue Stéphane Beaud et
Younes Amrani, son jeune lecteur, à travers lequel émergent les
différents aspects de l’histoire personnelle et familiale de
Younes, ainsi que des traits essentiels de la personnalité
sociale de nombreux jeunes des cités : esprit de révolte, désir
de comprendre le monde social, esprit d’analyse, goût pour la
politique...


Le destin de la classe ouvrière

de Halbwachs, Maurice 1877-1945

Paris : Presses universitaires de France , impr.
2011 ( 53-Mayenne : Impr. Jouve

ISBN : 978-2-13-058590-9

Baudelot, Christian 1938-....

Référence Alcazar : 305 .56 HALB

Sont réunis deux ouvrages fondamentaux de la
sociologie ouvrière de la première moitié du XXe siècle en
France.


Sociologie des classes populaires : domaines et approches

de Alonzo, Philippe

Paris : Armand Colin , 2010

ISBN : 978-2-200-35273-8

Hugrée, Cédric

Référence Alcazar : 305 .56 ALON

Une analyse des classes populaires dans leur
réconfiguration actuelle sous les effets conjugués des
restructurations du monde du travail, de l’augmentation de la
précarité, de la panne de l’ascenseur social et du chômage de
masse.


Sociologie des classes populaires contemporaines

Paris : Armand Colin , DL 2015 ( 95-Domont :
Dupli-print

ISBN : 978-2-200-27216-6

Référence Alcazar : 305 .56 SOCI

Une analyse sociologique des groupes populaires
en France au début du XXIe siècle, à travers l’étude des
professions qui en font partie, de leurs pratiques culturelles,
structures familiales, orientations politiques, etc. ©Electre
2015


Les classes et quartiers populaires : paupérisation, ethnicisation,
et discrimination

de Bouamama, Saïd 1958-....

Paris : Ed. du Cygne , 2009

ISBN : 978-2-84924-129-5

Référence Alcazar : 305 .56 BOUA

Cet essai analyse les mécanismes de construction
d’un imaginaire des territoires, qui définit les lieux de
résidence des classes populaires comme un espace dangereux. Le
sociologue dénonce la misérabilisation du nouveau discours
culturaliste et en démontre les implications (ghettoïsation et
ethnicisation), qui finalement dominent la réalité des
inégalités sociales.


Parias urbains : ghetto, banlieues, Etat

de Wacquant, Loïc

Paris : La Découverte , 2006

ISBN : 2-7071-4759-1

Référence Alcazar : 307 WACQ

Réflexion sur le développement des émeutes
urbaines dans le monde. Quel est le sens de ces violentes
protestations, annoncent-elles la constitution de véritables
ghettos urbains, comment ces révoltes s’inscrivent-elles dans
l’évolution des sociétés avancées ? Autant de questions
auxquelles l’auteur se propose de répondre.


Ces migrants qui font le prolétariat

de Gallissot, René

Paris : Méridiens-Klincksieck , 1994 ( Impr. en
Belgique

ISBN : 2-86563-315-2

Boumaza, Nadir,

Référence Alcazar : 305 .56 GALL


La Culture du pauvre : étude sur le style de vie des classes
populaires en Angleterre

de Hoggart, Richard

[Paris] : Éditions de Minuit , 1970

ISBN : 2-7073-0117-5

Garcias, Jean-Claude 1940-....

Référence Alcazar : 305 .56 HOGG


 

Politique de la ville


Pour une histoire politique de la politique de la ville

de Jazouli, Adil 1955-....

La Tour-d’Aigues : Éditions de l’Aube , DL 2015
( Paris : Impr. Pulsio

ISBN : 978-2-8159-1292-1

Rey, Henri 1947-....

Référence Alcazar : 307 .76 JAZO


En finir avec les banlieues ? : le désenchantement de la politique
de la ville

de Kirszbaum, Thomas

La Tour d’Aigues : Éditions de l’Aube , DL 2015
( Paris : Impr. Pulsio

ISBN : 978-2-8159-1311-9

Kirszbaum, Thomas

Référence Alcazar : 307 .76 ENFI


L’usage des quartiers : action publique et géographie dans la politique
de la ville (1982-1999)

de Estèbe, Philippe

Paris : L’Harmattan , 2004

ISBN : 2-7475-6683-8

Référence Alcazar : 307 .76 ESTE

Montre combien la diversité des interprétations
possibles de la géographie prioritaire ouvre la voie à une
diversité de régimes locaux de solidarités dans lesquels les
communes jouent un rôle déterminant.


 

Gentrification urbaine


Gentrifications

Paris : Éditions Amsterdam , 2016

ISBN : 978-2-35480-145-8

Référence Alcazar : 307 .76 GENT


Paris sans le peuple : la gentrification de la capitale

de Clerval, Anne 1978-....

Paris : la Découverte , impr. 2013 ( 58-Clamecy : Impr. Laballery

ISBN : 978-2-7071-7128-3

Référence Alcazar : 307 .76 CLER

La capitale connaît depuis plusieurs décennies
un phénomène d’embourgeoisement de ses quartiers populaires,
encouragé par la réhabilitation de l’habitat et de l’espace
public et par le renouvellement des commerces. Retraçant cette
évolution, cette étude permet de mieux comprendre les enjeux
sociaux et politiques parisiens, à la veille des élections
municipales de 2014.


Rester bourgeois : les quartiers populaires, nouveaux chantiers de la
distinction

de Collet, Anaïs 1979-....

Paris : la Découverte , DL 2015 (
18-Saint-Amand-Montrond : Impr. CPI Bussière

ISBN : 978-2-7071-7565-6

Référence Alcazar : 307 .76 COLL

Etude, à partir d’enquêtes menées à
Montreuil-sous-Bois et à la Croix-Rousse, à Lyon, sur la
transformation d’anciens logements ouvriers et de quartiers à
l’image dévalorisée en lieux désirables par les gentrifieurs
(dits aussi bobos) et sur leur engagement dans la vie sociale
locale dans le but, souvent, de "rester bourgeois".
©Electre 2015


Retours en ville : des processus de gentrification urbaine aux politiques
de revitalisation des centres

de Bidou-Zachariasen, Catherine

Paris : Descartes & Cie , 2003

ISBN : 2-84446-045-3

Bidou-Zachariasen, Catherine

Référence Alcazar : 307 .76 RETO

L’âge d’or des villes est de retour : retours en
ville et même retours au centre pour les classes moyennes
supérieures. Les Anglo-Saxons parlent de "gentrification"
pour désigner cette évolution. Etude, à travers les cas de
quelques grandes métropoles (New York, Lyon, Naples,
Barcelone...), de quelques référents communs : modèles
d’habitat et styles de vie, politiques urbaines mises en oeuvre.


De bons voisins : enquête dans un quartier de la bourgeoisie
progressiste

de Tissot, Sylvie 1971-....

Paris : Raisons d’agir , impr. 2011 (
21-Dijon-Quétigny : Impr. Darantière

ISBN : 978-2-912107-63-3

Référence Alcazar : 307 .76 TISS

Partant d’une enquête réalisée dans un
quartier populaire d’une ville de la côte Est des Etats-Unis,
naguère l’un des plus stigmatisés, aujourd’hui vanté pour son
style de vie, l’ouvrage apporte un éclairage sur le
fonctionnement de la distinction sociale. Elle montre que, loin
d’annuler les distances sociales, la migration des résidents
fortunés dans les centre-villes dégradés les reconduisent.


Une violence éminemment contemporaine : essais sur la ville, la
petite-bourgeoisie intellectuelle et l’effacement des classes
populaires

de Garnier, Jean-Pierre 1940-....

Marseille : Agone éditeur , 2010

ISBN : 978-2-7489-0104-7

Référence Alcazar : DLa 23733

Synthèse de quarante années d’observation des
réalités urbaines. L’auteur dénonce les transformations
provoquées par un mode de gestion politique des ville laissant,
au détriment du droit à la ville, la part belle aux appétits
économiques.


La gentrification urbaine

ISBN : 978-2-7492-0915-9

Référence Alcazar : 307 .76 GENT

Les sciences sociales anglo-saxonnes ont forgé
la notion de gentrification pour désigner un processus
d’embourgeoisement particulier des villes. Depuis peu, des auteurs
francophones s’en sont emparés et interrogent à travers ce
prisme des cas particuliers en Europe (Paris, Berlin, Zurich...)
et en Amérique du Nord.


 

Violences & émeutes urbaines


Sur la corde raide : le feu de la révolte couve toujours en banlieue

de Belmessous, Hacène

Lormont : le Bord de l’eau , impr. 2013 ( Paris :
Impr. Pulsio

ISBN : 978-2-35687-224-1

Référence Alcazar : 307 .76 BELM

Après les émeutes urbaines de lautomne 2005,
des études ont été menées, dans deux quartiers de la banlieue
parisienne, la cité Balzac à Vitry-sur-Seine dans le
Val-de-Marne, et à la Grande Borne à Grigny dans lEssonne. Cet
ouvrage relate le résultat de ces recherches étalées sur les
années 2010 et 2011, sur le sens de ces révoltes et les effets
des politiques publiques.


C’est de la racaille ? Eh bien, j’en suis ! : à propos de la révolte
de l’automne 2005

de Dell’Umbria, Alèssi

Paris : l’Echappée , 2006

ISBN : 2-915830-09-6

Référence Alcazar : 303 .6 DELL

L’auteur, après avoir participé dans les années
1980 à la première vague de révolte des banlieues, replace les
évènements de l’automne 2005 dans leur contexte, justifiant son
propos par une désintégration sociale et s’adressant aux
révoltés des banlieues pauvres.


La rage et la révolte

de Dell’Umbria, Alèssi

Marseille : Agone éditeur , 2009

ISBN : 978-2-7489-0117-7

Référence Alcazar : 307 .76 DELL

Cet essai écrit par un ancien émeutier fait
suite à la vague de violence qui a déferlé dans les banlieues
françaises, lors de l’hiver 2005. A. Dell’Umbria explique les
sources de la rage qui anime des jeunes en proie au désoeuvrement.
Il dresse le portrait de ces émeutiers, aborde leurs conditions
de vie ou encore la politique sécuritaire instaurée par la
droite.


Banlieue, lendemains de révolte

de Autain, Clémentine 1973-....

Paris : La Dispute , 2006

ISBN : 2-84303-129-X

Autain, Clémentine 1973-....

Référence Alcazar : 307 .76 BANL

Après le dénigrement, la répression et les
polémiques médiatiques, des chercheurs et des acteurs de la vie
locale et associative cherchent à comprendre le sens des révoltes
qui ont enflammé les banlieues françaises en novembre 2005.


 

Collection "Français d’ailleurs, peuples d’ici"


Les Arméniens et leurs territoires

de HOVANESSIAN, Martine

Paris : Éd. "Autrement" , 1995

ISBN : 2-86260-531-X

Référence Alcazar : 304.8 HOVA


Les Russes à Paris : 1919-1939

de Menegaldo, Hélène,

Paris : Autrement , 1998

ISBN : 2-86260-823-8

Référence Alcazar : 304 .8 MENE

1919-1939, Paris, l’entre-deux-guerres. Des
Russes que l’on dit "blancs". Un adjectif bien
mystérieux... Quel chemin ces populations ont-elles suivi ? Au fil
des témoignages, des hommes et des femmes racontent, non pas une
mais plusieurs émigrations qui se regroupent dans différents
quartiers de la ville. Ils évoquent la capitale française, les
lieux d’implantation, les difficultés quotidiennes...


Place du Pont ou La médina de Lyon

de Begag, Azouz 1957-....

Paris : Éd. "Autrement" , 1997 (
14-Condé-sur-Noireau : Impr. Corlet

ISBN : 2-86260-676-6

Référence Alcazar : 304 .8 BEGA


Paris XIIIe, lumières d’Asie Revue Autrement : N87 série Monde

de Costa-Lascoux, Jacqueline

Autrement , 1995

ISBN : 2-86260-545-X :

YU-SION, Live

Référence Alcazar : 304 .8 COST


Portugais à Champigny : le temps des baraques

de VOLOVITCH-TAVARES, Marie-Christine

Paris : Éd. "Autrement" , 1995

ISBN : 2-86260-539-5

Référence Alcazar : 304 .8 VOLO


Le Nogent des Italiens

de Milza, Pierre 1932-....

Paris : Éd. "Autrement" , 1995

ISBN : 2-86260-523-9

Blanc-Chaléard, Marie-Claude

Référence Alcazar : 304.8 MILZ


Marseille transit : les passagers de Belsunce

de Temime, Émile

Paris : Éd. "Autrement" , 1995

ISBN : 2-86260-522-0

Référence Alcazar : 304 .8 TEMI MARS

 

Divers : ville, urbanisme, citoyenneté urbaine …


Histoire universelle de Marseille : de l’an mil à l’an deux mille

de Dell’Umbria, Alèssi

Marseille : Agone , 2006

ISBN : 2-7489-0061-8

Référence Alcazar : 944 .9 DELL MARS


Marseille mise en scènes

de Thabourey, Vincent 1968-....

Paris : Espaces & signes , DL 2016 ( Paris :
Impr. Pulsio

ISBN : 979-10-94176-17-7

Référence Alcazar : Bib 3396

Ville solaire et méditerranéenne, faite de
villages et de cités, bordée de calanques sauvages et
d’importants pôles industriels, Marseille est la capitale
régionale la plus filmée de France. Marcel Pagnol, Jean Renoir,
Jacques Demy, Jean-Pierre Melville, William Friedkin et, bien sûr,
Robert Guédiguian y ont posé leur caméra pour nous en révéler
une image à chaque fois différente. En parcourant les lieux de
tournage de scènes cultes ou emblématiques, Vincent Thabourey
nous fait redécouvrir plus de soixante-dix films dans ce
ciné-guide de Marseille enrichi de nombreuses cartes et de
plusieurs index (films, réalisateurs, lieux). Partir sur les
traces de ces cinéastes dans la cité phocéenne : c’est ce que
propose ce nouveau livre de la collection Ciné voyage.


Villes nomades : histoires clandestines de la modernité

de Cambot Stany 1960-....

Paris : Eterotopia France , DL 2016 ( impr. en
Italie

ISBN : 979-10-93250-11-3

Échelle inconnue Rouen

Référence Alcazar : 307 .76 CAMB

Une critique de la métropolisation des villes
qui pousse les individus à la mobilité : caravanes, hôtels low
cost, camions, tentes deviennent des lieux de vie. C’est là que
se rencontrent ceux que ce processus engagé depuis le milieu du
XIXe siècle expulse et ceux qui le fuient. Car subie ou non,
cette urbanité mobile et provisoire s’impose dans les sociétés
contemporaines. ©Electre 2016


Anthropologie de la ville

de Agier, Michel 1953-....

Paris : PUF , DL 2015 ( 53-Mayenne : Impr. Jouve

ISBN : 978-2-13-063480-5

Référence Alcazar : 307 .76 AGIE

Une ethnographie urbaine à partir des citadins,
des logiques sociales, politiques et culturelles. ©Electre 2015


Savoirs citoyens et démocratie urbaine

de Deboulet, Agnès

Rennes : Presses universitaires de Rennes , 2013
( 35-Rennes : Impr. Université Rennes 2

ISBN : 978-2-7535-2245-9

Deboulet, Agnès

Référence Alcazar : 307 .76 SAVO

Analyse la spécificité des savoirs citoyens
dans la production des conditions dune démocratie urbaine. Aborde
les dynamiques dapprentissage et les questions de la politisation
de la question urbaine, les savoirs citoyens en lien avec la
question de la citoyenneté urbaine et les enjeux de
reconnaissance et étudie les conflits de légitimité entre les
différents acteurs.


Urbanisme : la parole citoyenne

de Nez, Héloïse

Lormont : le Bord de l’eau , DL 2015 ( Paris :
Impr. Pulsio

ISBN : 978-2-35687-367-5

Référence Alcazar : 307 NEZ

Une enquête sociologique sur les savoirs
citoyens dans l’urbanisme participatif. Elle examine la
participation des habitants à l’élaboration des politiques
urbaines et la réaction des politiques face à l’émergence d’une
parole citoyenne. ©Electre 2015


Questions sociales et questions urbaines

de Damon, Julien

Paris : PUF , 2010

ISBN : 978-2-13-058135-2

Référence Alcazar : 307 .76 DAMO

Un panorama sur les liens entre questions
urbaines et questions sociales à travers trois sujets : les SDF,
les politiques de transferts sociaux et les politiques urbaines.


La République et sa diversité

de Weil, Patrick

Paris : la République des idées : Seuil , 2005

ISBN : 2-02-069377-1

Référence Alcazar : 304 .8 WEIL

Réflexion sur l’immigration et la pression
qu’elle exerce en Europe et sur les difficultés que représentent
le chômage, la ségrégation territoriale et sociale et la crise
profonde du modèle français. L’auteur, sociologue, établit les
enjeux, les difficultés et les tentatives de solution en matière
d’immigration et d’intégration à l’échelle européenne et plus
particulièrement française.


Lectures de villes : formes et temps

de Roncayolo, Marcel 1926-....

Marseille : Parenthèses , 2001

ISBN : 2-86364-622-2

Référence Alcazar : DRa335

Ecrits entre 1958 et 1996, ces vingt-quatre
articles étudient le croisement géographique et historique à
travers la morphologie des phénomènes urbains. La ville se
transforme en même temps qu’évoluent les différents ensembles
sociaux.


Le géographe dans sa ville

de Roncayolo, Marcel 1926-....

Marseille : Parenthèses , DL 2016 ( 13-Gémenos : Impr. Horizon

ISBN : 978-2-86364-309-9

Bertran de Balanda, Sophie

Référence Alcazar : 711 RONC MARS

Le géographe et historien de la ville illustre
son intérêt pour la dimension humaine et sensible des villes et
leur évolution en proposant des promenades dans sa ville natale,
Marseille. Il présente ainsi une sélection de documents
personnels, et décrit ses visites, de 2002 à 2012, de lieux qui
l’ont marqué, pendant son enfance et au cours de sa carrière.
©Electre 2016

Face au mépris des classes. Chroniques des violences légales et moins légales mettant à mal l’espoir des habitants et la vie des enfants de la cité de la Castellane, dans les quartiers nord de Marseille.

« Il est tout de même fantastique que ceux qui ont été élus pour garantir des droits aux citoyens s’offusquent de leurs propres échecs et les attribuent à quelques criminels. Il ne faut tout de même pas oublier que la zone de “non-droit” sortie à toutes les sauces, c’est avant tout celle où vivent des personnes qui n’ont pas les mêmes droits qu’ailleurs. 
Dans ces belles déclarations, le droit à la sécurité est toujours l’arbre qui cache la forêt. Mais les autres droits ? Le droit aux soins ? À l’éducation dans des locaux de qualité, avec du personnel en nombre suffisant ? À des transports publics efficaces pour aller travailler partout où il y a (encore) du travail ? Le droit de savoir si ses enfants sont exposés ou non à l’amiante dans leur école ? Qui est responsable de la non-application de ces droits ? Seulement la poignée de délinquants qui agite les nuits de la Castellane !?
C’est un fait, un réseau puissant et mortifère règne sur cette cité. Mais qui peut croire que les politiques de la ville et de l’État sont à la hauteur de la situation ? Qui est garant de l’ordre – et de quel ordre ? Qui est responsable de la main-mise de la mafia sur ces jeunes ? Il faut repenser l’espace public dans l’intérêt des habitants et non des promoteurs immobiliers qui lorgnent sur ce flanc de colline à la vue imprenable sur toute la baie phocéenne. »

Le 10 février 2015, en pleine visite ministérielle à Marseille, une fusillade éclate à la cité de la Castellane, emblème médiatique des « zones de non-droit ». Les forces de police évacuent une école maternelle et confinent élèves et professeurs pendant plusieurs heures. Le lendemain, les enseignants font valoir leur droit de retrait puis, excédés, se constituent en collectif avec les parents d’élèves pour exiger des réponses des pouvoirs publics. Comment en est-on arrivé là ? Qui est vraiment responsable de la dégradation de la vie dans ce quartier ? Quel rôle ont joué municipalité, État et Éducation nationale face à la montée d’un réseau mafieux ? Comment parler d’une même voix, s’organiser, pour faire cesser ce mépris des classes de la Castellane ? Pendant plus d’un an, un militant syndical partage, avec parents et enseignants, la vie, les grandes difficultés et les petites victoires d’un collectif hétéroclite qui s’est fait porte-parole d’enfants sacrifiés par la République.

Pascal Pons est professeur des écoles dans le 15e arrondissement de Marseille, militant syndical à la CGT Educ’action et membre d’un réseau d’éducation populaire et nouvelle. Face au mépris des classes est son premier livre.


Parution : 14/11/2016
ISBN : 9782748902792
Format papier :
156 pages (12 x 17 cm)
9.50 €

+ d’infos sur le site d’Agone

La République impériale. Politique et racisme d’Etat (introduction et table des matières en ligne)

Au tournant du XIXe siècle, les républicains favorables aux conquêtes coloniales ont réussi là où leurs prédécesseurs avaient échoué. Entre 1871 et 1913, les possessions françaises en outre-mer sont passées de moins d’un million de kilomètres carrés à treize millions. Quant aux « indigènes », leur nombre a progressé de sept à soixante-dix millions en 1938. Extraordinaire expansion. Elle est sans précédent dans l’histoire du pays qui, devenu la seconde puissance impériale du monde après la Grande-Bretagne, est confronté à des tâches multiples et complexes. Comment diriger un empire aussi vaste ? De quels instruments politiques, administratifs, juridiques – le droit colonial par exemple – et scientifiques la métropole a-t-elle besoin pour remplir les missions nouvelles qui sont les siennes désormais ? Quelles orientations – assimilation ou association – mettre en œuvre dans les territoires de la « Plus Grande France » ?

Lire l’introduction en version intégrale et la table des matières de l’ouvrage en ligne sur le site d’Academia


Olivier Le Cour Grandmaison enseigne les sciences politiques et la philosophie politique à l’université d’Évry-Val-d’Essonne. Il a notamment publié Les Citoyennetés en Révolution 1789-1794 (PUF, 1992), 17 octobre 1961 : un crime d’État à Paris (collectif, La Dispute, 2001), Haine(s). Philosophie et politique (PUF, 2002), Coloniser. Exterminer. Sur la guerre et l’État colonial (Fayard, 2005), et, avec G. Lhuilier et J. Valluy, Le Retour des camps ? Sangatte, Lampedusa, Guantanamo… (Autrement, 2007).

Paniques identitaires, identité(s) et idéologie(s) au prisme des sciences sociales

Femmes en burkini suscitant des bagarres, cafés noyautés par des musulmans et « interdits aux femmes », viols effectués par cinquante individus musulmans à Francfort... Depuis quelques années, des informations inventées de toutes pièces ont pris de l’ampleur dans les grands médias, dans le but d’entretenir la peur d’un ennemi supposé menacer la nation et ses valeurs.

Ces paniques identitaires ne sont pas de simples rumeurs : elles apparaissent dans un contexte de défiance démocratique et sont relayées par des journalistes et des politiques, avant de s’évanouir du jour au lendemain. Mettant en scène le corps pur de la nation à protéger contre les Roms, les musulmans mais aussi l’héritage de Mai 68, la diversité, la « théorie du genre » et le communautarisme, ces récits révèlent en creux les formes actuelles de la domination et de la stigmatisation. Dans ce livre, une dizaine de spécialistes en sciences sociales (histoire, sociologie, anthropologie, science politique) montrent en quoi ces paniques identitaires viennent nourrir le renouveau du nationalisme français, en train de se reformuler et d’occuper presque tout l’espace médiatique.

SOMMAIRE

Introduction, par Laurence De Cock et Régis Meyran

« Malaise identitaire » contre « affirmation identitaire » : les usages du mot « identité », par Régis Meyran

1968 ou le début de la fin. Catastrophisme anticontestataire et contre-sens identitaire, par Ludivine Bantigny

Le roman national au cœur des paniques identitaires, par Laurence de Cock

Le discours du « communautarisme », une logique de la guerre identitaire, par Fabrice Dhume

Le bon genre de l’identité nationale, par Fanny Gallot

L’insécurité culturelle : usages et ambivalences. Notes critiques à propos du livre de Laurent Bouvet, par Klaus-Gerd Giesen

Paniques identitaires, paniques territoriales : une spatialisation des crispations identitaires, par Cécile Gintrac

La diversité « à la française » ou la tentation d’une égalité sous conditions de performance identitaire pour les « non-frères », par Réjane Sénac

Panique sécuritaire et panique identitaire : quelques usages de « l’insécurité », par Laurent Mucchielli

L’Algérie à Cologne, par Jocelyne Dakhlia


Titre : Paniques identitaires
Collection : Détox
Auteur : Decock Laurence & Meyran Régis
ISBN-13 : 9782365121118
Publié le : 2017-04-05
Editeur : éditions du Croquant
Nombre de pages : 196

+ d’infos sur le site des Éditions du croquant

L’amour en guerre

Entre 1960 et 1962, Aimée Jean-Baptiste et Bernard Garigue, deux jeunes instituteurs, se sont aimés passionnément et se sont écrit. Aimée était noire, Bernard était blanc. Ils ont vécu ensemble et s’apprêtaient à avoir un enfant au moment où Bernard a été appelé sous les drapeaux. Pendant six ans, les auteurs de ce livre, deux jeunes universitaires, ont mené l’enquête sur Bernard et Aimée, après avoir découvert leur correspondance, par hasard, dans une brocante parisienne. Leur démarche : non pas pénétrer dans l’intimité de ce couple, mais au contraire en sortir, et faire dialoguer une période historique précise – la guerre d’Algérie – avec une biographie singulière.

Ceci n’est pas un énième livre de témoignage sur le vécu des appelés. Car Aimée et Bernard étaient aussi instituteurs, croyants, propriétaires, usagers des médias de masse, consommateurs, futurs parents etc. Cette enquête micro-historique vise à reconstruire ce réseau complexe de relations qui les unissaient à la société française. Une histoire singulière qui est aussi une histoire de l’époque durant laquelle elle s’est déroulée.



Auteurs :

Fabien DESHAYES

Axel POHN-WEIDINGER

Éditions Bayard, collection Société
Date de parution :
Prix : 21,90 €

+ d’infos sur le site des éditions Bayard

Paniques identitaires

Femmes en burkini suscitant des bagarres, cafés noyautés par des musulmans et « interdits aux femmes », viols effectués par cinquante individus musulmans à Francfort… Depuis quelques années, des informations inventées de toutes pièces ont pris de l’ampleur dans les grands médias, dans le but d’entretenir la peur d’un ennemi supposé menacer la nation et ses valeurs.

Ces paniques identitaires ne sont pas de simples rumeurs : elles apparaissent dans un contexte de défiance démocratique et sont relayées par des journalistes et des politiques, avant de s’évanouir du jour au lendemain. Mettant en scène le corps pur de la nation à protéger contre les Roms, les musulmans mais aussi l’héritage de Mai 68, la diversité, la « théorie du genre » et le communautarisme, ces récits révèlent en creux les formes actuelles de la domination et de la stigmatisation. Dans ce livre, une dizaine de spécialistes en sciences sociales (histoire, sociologie, anthropologie, science politique) montrent en quoi ces paniques identitaires viennent nourrir le renouveau du nationalisme français, en train de se reformuler et d’occuper presque tout l’espace médiatique.

Description et sommaire de l’ouvrage sur le site des Editions du Croquant

Paniques identitaires
Identité(s) et idéologie(s) au prisme des sciences sociales

Ouvrage collectif dirigé par Laurent de Cock et Régis Meyran
Editions du Croquant
Prix : 12 €

Marseillais du Nord / Les Seigneurs de naguère

À 25 ans d’intervalle, les regards croisés du photographe Gilles Favier et du journaliste Philippe Pujol sur les habitants d’un des quartiers Nord de Marseille.

Au début des années 1990, le ministère de la Culture souhaite dresser un état des lieux de la France et missionne Raymond Depardon pour sillonner les campagnes. Quatre autres photographes sont chargés des banlieues dites « sensibles ». À Gilles Favier, qui réside alors à Paris, échoit Marseille. Il se fixe à La Renaude, une enclave du nord de la ville divisée en deux. En haut les HLM, où vivent les familles arabes. En bas, des cubes de béton, où réside la communauté gitane.

Le photographe y restera un an et demi, réalisant au format 6×6 un reportage en noir et blanc d’une très grande qualité qui demeure, 25 ans plus tard, un témoignage précieux de l’histoire des habitants de La Renaude, et plus largement celle des quartiers Nord de la ville.

Pour interroger ce corpus d’images, l’écriture de Philippe Pujol, lauréat du Prix Albert Londres en 2014, s’est imposée. S’appuyant sur le témoignage de personnes photographiées qu’il a retrouvées, il questionne les enjeux de ce quartier dans la grande tradition du journalisme littéraire.


Marseillais du Nord : les Seigneurs de naguère
Philippe Pujol (Auteur) et Gilles Favier (photographe), 2016

Editions le Bec en l’Air
20 x 26 cm / 112 pages
ISBN 978-2-36744-094-1
29 €

+ d’informations sur le site des Editions le Bec en l’Air

Avec l’immigration : Mesurer, débattre, agir

En France, les « problèmes de l’immigration » se succèdent en rafale, dans un débat récurrent attisé par les cycles de la vie politique et en particulier le rythme de la présidentielle : crise des réfugiés, Islam et laïcité, droit du sol, double nationalité, regroupement familial, « jungle » de Calais…

François Héran replace les arguments de ce débat dans une perspective démographique et politique. Il revient notamment sur l’ère Sarkozy : neuf années de mainmise sur la politique migratoire de la France, mais pour quel bilan ? Abandon de la politique d’« immigration choisie », persistance de l’immigration dite « subie » mais légale : en fin de compte, une personne sur quatre vivant en France est immigrée ou enfant d’immigré. Le volontarisme ultra rêve encore, cependant, de faire sauter le verrou des droits fondamentaux.

Soulignant le progrès des connaissances sur l’immigration, l’auteur réfute les erreurs grossières de certains politiques (Marine Le Pen en tête) et essayistes médiatiques (tel Éric Zemmour). Il revisite la question de la citoyenneté : « droit du sang » et « droit du sol » sont en fait deux versions d’un même droit, le droit du temps. Sans occulter les obstacles à l’intégration, il la montre aussi à l’œuvre, comme dans ce gymnase de banlieue où chacun, sans distinction d’origines et de croyances, vient donner son sang, peu importe à qui.

Au final, une approche sereine et réaliste. Ni pour ni contre l’immigration : avec elle, tout simplement.

Sociologue et démographe, François Héran a dirigé pendant cinq ans (1993-1998) la division des enquêtes et études démographiques de l’Insee (Institut national de la statistique et des études économiques), puis pendant dix ans, de 1999 à 2009, l’Ined (Institut national d’études démographiques).


Avec l’immigration
Mesurer, débattre, agir

François Héran

Editions La Découverte
Mars 2017
300 pages, 155x240
ISBN : 9782707190246
Prix : 21 € (version numérique 14,99 €)

+ d’informations sur le site des Éditions La Découverte

Les Linh Tho, immigrés de force / Mémoires de Viet Kieu

Mars 2004, Camargue. Alors qu’il couvre le conflit provoqué par la fermeture annoncée de l’usine Lustucru d’Arles, Pierre Daum, journaliste, découvre que cette usine ne fabrique pas seulement des pâtes : elle conditionne également le riz cultivé par des producteurs locaux. Il décide alors de se renseigner sur les conséquences de cette fermeture pour ces petits producteurs.

A l’occasion de ses recherches, il visite un Musée du riz où certaines photos l’interpellent : des Vietnamiens seraient venus planter du riz en Camargue pendant la Seconde Guerre Mondiale ? Pourquoi ce fait est-il si peu connu ?

Il entame alors une enquête minutieuse pour retrouver des témoins de cette époque, susceptibles de lui en dire davantage. Il découvre que 20.000 travailleurs indochinois ont été forcés dans les années 1940 à venir travailler en métropole pour “participer à l’effort de guerre”…

Une enquête prenante entre deux continents, qui s’attache à un pan volontairement oublié de l’Histoire. Un Hors Série émouvant et sensible des Mémoires de Viet-Kieu.


Les Linh Tho, Immigrés de force
Mémoires de Viet Kieu

Un livre de Clément Baloup et Pierre Daum, préface de Benjamin Stora
Septembre 2017
La Boîte à Bulles
Prix : 14 euros

+ d’infos sur le site de La Boîte à Bulles

Se faire respecter. Ethnographie de sports virils dans des quartiers populaires en France et aux États-Unis

Dans un ouvrage riche en matériaux ethnographiques, Akim Oualhaci interroge la façon dont la socialisation sportive participe de la recomposition des masculinités dans les quartiers populaires en France et aux États-Unis.

Plutôt récentes mais très fécondes, les recherches portant sur la construction sociale des masculinités s’intéressent souvent à l’univers sportif, considéré comme un espace de socialisation de genre efficace.
L’ouvrage d’Akim Oualhaci s’inscrit dans la continuité de ces travaux et analyse de manière spécifique « la fabrique sociale de sportifs des fractions masculines des classes populaires urbaines contemporaines » (p. 9). Dans une perspective bourdieusienne, l’auteur cherche plus précisément à comprendre dans quelle mesure la socialisation sportive participe de la recomposition des masculinités populaires. Pour ce faire, Akim Oualhaci mène une enquête ethnographique qui lui permet de comparer trois pratiques sportives dites « viriles », mettant en scène la force et l’affrontement, dans deux contextes nationaux distincts : la boxe anglaise et le culturisme aux États-Unis, la boxe thaï en France.


Akim Oualhaci, Se faire respecter. Ethnographie de sports virils dans des quartiers populaires en France et aux États-Unis, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2016.

Lire la revue Sports virils et hommes "respectables" dans les quartiers populaires, faite par Carine Guérandel et publiée le 23 novembre 2017 sur Metropolitiques.Eu

Atlas des Migrants en Europe. 3e éd. Approches critiques des politiques migratoires

Les candidats à l’exil, fuyant les guerres, la pauvreté et les crises politiques, voyagent souvent au péril de leur vie. Depuis 25 ans, près de 40 000 migrants sont morts ou ont disparu, par noyade ou épuisement, aux frontières européennes, dont plus de 6 000 pour la seule année 2016, la plus meurtrière jamais enregistrée.
L’augmentation des arrivées observée depuis 2015 a fait souffler un vent de panique au sein des États de l’Union européenne qui se sont ressaisis en durcissant la seule politique qui vaille à leurs yeux, le renforcement des frontières extérieures : multiplication des murs et barrières pour « réguler les flux », ouverture de nouveaux camps, externalisation de l’accueil, militarisation accrue de la surveillance et de la répression… la « crise des migrants » a été suscitée autant que subie, et vient interroger tout le système européen des frontières, des politiques d’accueil et d’immigration.
Déconstruire les a priori, changer les regards, interroger les frontières, cartographier le contrôle sécuritaire et l’enfermement, enfin, et surtout, donner la parole aux migrants : tels sont les objectifs des textes, cartes, photographies et illustrations réunis dans cet atlas critique des politiques migratoires européennes.

MIGREUROP est un réseau européen et africain de militants et de chercheurs, dont l’objectif est de dénoncer la généralisation de l’enfermement des étrangers et de défendre le « droit de quitter tout pays y compris le sien » (art. 13 de la Déclaration universelle des droits de l’Homme).


Atlas des Migrants en Europe. 3e édition.
Approches critiques des politiques migratoires

Réalisé par le réseau Migreurop
Editions Armand Colin, 2017
Prix : 25 € (16,99 € en version numérique)

+ d’infos et commandes de l’ouvrage sur le site des Editions Armand Colin

En savoir + sur le Réseau Migreurop

Les littérature postcoloniales à l’école de la République : un travail sur le vivre ensemble

L’absence des littératures postcoloniales dans les programmes scolaires fut au départ un constat personnel. De ce constat est née l’idée selon laquelle l’absence de représentation de la diversité ethnique et culturelle dans le patrimoine littéraire transmis à l’école conduirait à un déséquilibre au sein même de la société. Ainsi, en quoi l’étude des littératures postcoloniales à l’école permettrait-elle l’amélioration du vivre ensemble ? En approche liminaire, nous avons tenté de mesurer concrètement la place des littératures postcoloniales dans la sphère scolaire. Cette étude n’ayant pas abouti pour diverses raisons, nous avons développé les dimensions didactique, sociétale et littéraire. La société française connaît une crise identitaire. Qu’est-ce qu’être français ? est une question récurrente dans les débats. Les événements tragiques qui se sont multipliés depuis 2015 ont renforcé cette problématique. Les questions religieuses, identitaires se mêlent à celles sur la sécurité. Tout ceci est accompagné d’une difficulté à traiter sereinement l’information en raison de l’hypermédiatisation et de la surexposition des événements dans un temps toujours plus limité. L’école pourrait se saisir de cette problématique et développer un travail singulier autour de ce qu nous avons défini comme didactique des littératures postcoloniales. L’étude de ce champ littéraire, inscrit dans l’histoire coloniale et ses pendants contemporains révèle des problématiques douloureuses parfois très intimes pour les élèves.

Lire la thèse

Thèse de Morgane le Meur, Centre d’Etudes des Langues et Littératures Anciennes et Modernes (CELLAM), Université Rennes 2, 2017. Français.

Paulo Freire, pédagogue de sopprimé-e-s. Une introduction aux pédagogies critiques

Depuis une trentaine d’années, dans le sillage de l’œuvre du « pédagogue des opprimé-e-s » Paulo Freire, tout un courant a émergé au niveau international, pour redonner à la pédagogie une dimension critique et politique. Dans leur diversité et leurs multiples champs d’intervention (questions de genre, enjeux décoloniaux, écologie, inégalités sociales, discriminations, etc.), ces démarches questionnent avant tout nos pratiques éducatives et notre capacité à redonner, à travers elles, une puissance d’agir sur le monde.
Cet ouvrage se propose de présenter la pensée de Paulo Freire et les courants de la pédagogie critique qui en sont issus. Largement méconnu dans l’espace francophone, l’héritage du pédagogue brésilien est pourtant une réponse possible à la dépolitisation de la pédagogie en France.

Rendre accessibles ses apports, c’est sortir des impasses d’un débat éducatif sclérosé, monopolisé d’un côté par les attaques réactionnaires contre l’école (mouvement contre l’enseignement des questions de genre, réduction de l’éducation aux seuls « fondamentaux », etc.) et, de l’autre, par les logiques néolibérales (néomanagement, approche par compétences, théorie du capital humain, etc.).
Parce que la pédagogie critique s’est constituée comme une réponse théorique et pratique au conservatisme et au libéralisme, ses expérimentations et ses acquis seront utiles à celles et ceux – professionnels de l’éducation ou acteurs des mouvements sociaux – qui luttent pour un autre futur.

L’auteure

Diplômée en philosophie et habilitée à diriger des recherches en sociologie, Irène Pereira est chercheuse en sociologie et en philosophie. Elle enseigne également la philosophie à l’ESPE de Créteil. Elle est coprésidente de l’IRESMO et auteure de près d’une dizaine d’ouvrages parmi lesquels Les Grammaires de la contestation (La Découverte, 2010). Elle contribue également aux études féministes, thème sur lequel elle intervient régulièrement dans la presse et dans des colloques scientifiques.
À partir de nombreuses travaux tirés du portugais, de l’espagnol et de l’anglais et d’un travail de recherche sur l’articulation entre la pédagogie et les nouvelles pratiques des mouvements sociaux, elle introduit dans l’espace francophone l’histoire et l’actualité des pédagogies critiques – dont elle est l’une des meilleures spécialistes en France – inspirées de l’œuvre du pédagogue brésilien Paulo Freire.


Paulo Freire, Pédagogue des opprimé-e-s. Une introduction aux pédagogies critiques
Un ouvrage de Irène Pereira
Collection N’Autre école, n°10
Janvier 2018
Editions Libertalia
ISBN : 978-2-37729-018-5

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Empreinte, l’histoire des frères Baudissard par Quebeuls

C’est une histoire d’assassins, de bandits, de voleurs, de guerre, de déserteurs, de paysans, de frères, de frontière, d’émigration et de montagne. Une histoire de montagne car elle va se dérouler presque exclusivement dans cet espace de relief qui sera, comme à de nombreuses époques, un refuge et un asile pour des réprouvés. Histoire d’émigration car on verra trois des frères quitter l’Italie pour venir travailler en France et l’un d’eux s’y installer. La frontière, ils en joueront et la franchiront à de nombreuses reprises, d’abord pour le travail, ensuite comme limite administrative leur permettant d’échapper momentanément à leurs poursuivants, quand les recherches se feront trop pressantes à leur encontre. L’histoire des quatre frères Baudissard, paysans d’origine, qui vont chacun jouer un rôle dans ce récit. En 1918, Pietro est âgé de 37 ans, Ernesto a 31 ans, Alessandro 26 et Luigi 19. Deux déserteront, les autres seront exemptés de service, Pietro comme soutien de famille, Ernesto car il est amputé d’un doigt. (...)

Empreintes : l’histoire des frères Baudissard, 1917-1920 : le gesta romanzesche di tre banditi alle porte di Torino : les bandits des Hautes-Alpes par Quebeuls. Éditions du Fournel, 2017. 184 pages. 22 euros.


Samedi 17 mars à 17h00

CIRA
50, rue Consolat
13001 Marseille

Entrée libre

Familles Roms, le choix de l’accueil

Cet ouvrage collectif est le récit de cinq années d’accompagnement vers l’autonomie économique et sociale de familles Roms que le maire de Gardanne, dans les Bouches-du-Rhône, a choisi d’accueillir. Parcours de familles roms qui, après avoir été chassés de trottoir en trottoir, ont pu connaître un indispensable temps de récupération puis, petit à petit, s’insérer par la scolarisation, l’accès aux soins, l’accès aux droits, à l’emploi, au logement. Le collectif de Gardanne y a pris une part déterminante.
Le livre évoque le contexte politique et médiatique de la "question rom" en France. Il fait aussi leur place aux difficultés rencontrées, aux questionnements des acteurs et montre l’efficacité d’une coopération étroite entre pouvoir politique et institutionnel d’une part et société civile d’autre part.


Familles roms, le choix de l’accueil. Du rejet à l’autonomie, Didier Bonnel et Marie-Véronique Raynaud (dir.), Chronique sociale, 2018

Des intrus en politique. Femmes et minorités : dominations et résistances

Nos représentants politiques ont longtemps été des hommes blancs et aisés. Aujourd’hui la situation change et quelques places ont été cédées à des femmes, des personnes racialisées, issues des classes populaires ou homosexuels.

Pourtant pour ces intrus, le système politique s’apparente à une arène, tant le fait d’y entrer et de s’y maintenir relève de stratégies de combat. Attaques personnelles, soupçons d’incompétence, manoeuvres collectives : tout est bon pour juguler l’ouverture. Mais les nouveaux entrants ne sont pas démunis : jouer un rôle, se fondre dans le moule, brandir sa différence sont quelques-unes des multiples armes dont ils disposent, dont certaines à double tranchant.

Mathilde Larrère et Aude Lorriaux réussissent le double pari d’expliquer ces luttes sur le temps long de l’histoire depuis la Révolution française, et à hauteur de femme et d’homme. Elles ont interrogé plus de trente personnalités politiques, au plus haut niveau de responsabilité comme au niveau local, au sein des institutions comme à l’intérieur des partis. Une exploration rare de ceux qui, longtemps exclus du pouvoir, parviennent à s’y hisser.

Les autrices : Mathilde Larrère maîtresse de conférences en histoire politique du XIXe siècle à l’université Paris-est Marne-la-Vallée, chroniqueuse pour Arrêt sur Image et détricoteuse pour Médiapart.
Aude Lorriaux est journaliste freelance, spécialisée en politique et discriminations. Elle travaille entre autres pour slate.fr.

Parution : 25/01/2018
Livre : 19,50 €
224 pages
Format : 14 X 22 cm
ISBN : 979-10-97079-28-4
Epub : 16 €

+ d’infos sur le site des Editions du Détour

Cinq branches de coton noir

Philadelphie, 1776. Mrs Betsy est dépêchée par les indépendantistes américains pour concevoir le tout premier drapeau des futurs États-Unis d’Amérique. Sa domestique, Angela Brown, décide alors de transformer cet étendard en un hommage révolutionnaire, en y adjoignant en secret un symbole inestimable...



Douvres, 1944. Le soldat Lincoln se morfond dans son camp militaire, entre discriminations raciales et bagarres quotidiennes. Jusqu’à ce qu’il reçoive une lettre de sa soeur, Johanna, annonçant qu’elle a découvert dans les possessions de leur tante décédée les mémoires d’Angela Brown - rien de moins qu’un témoignage d’une rareté et d’une valeur exceptionnelles. Si l’histoire relatée dans ces mémoires est réelle, alors c’est l’histoire des États-Unis qui est à récrire.


Sauf que l’emblème américain est aux mains des Allemands nazis, qui l’ont dérobé ainsi que d’innombrables trésors, au cours de leurs pillages. S’ensuit donc la mise en place d’une opération de la plus haute importance, à laquelle participe Lincoln...

Quand Yves Sente rencontre Steve Cuzor, c’est la petite histoire et la grande Histoire qui se percutent dans un album aux allures d’épopée. Par l’ampleur de sa narration et la densité de son graphisme, ici sublimé par le noir et blanc du tirage de luxe, Cinq branches de coton noir est d’ores et déjà une oeuvre mémorable.

Parution le 19/01/2018
Genre : Historique
Collection : Aire Libre
Age du lectorat : 15+
Album cartonné - 176 pages en couleurs
Hauteur : 310 mm / Largeur : 237 mm
ISBN : 9782800161761
PVP : 24.00EUR

+ d’infos sur le site des Éditions Dupuis

"Nous les Tsiganes, ou les Roms, comme vous dites, vous". Catégorisations ethniques et frontières sociales en Europe

La présence et la visibilité des « Roms » d’Europe de l’Est dans les villes françaises sont devenues des questions politiques de premier plan depuis une dizaine d’années. Sans bien savoir qui l’on désigne par ce terme, on leur attribue la résurrection des bidonvilles et la délinquance de rue. Dans les médias comme dans les discours politiques, ces pratiques sont moins renvoyées à leur exclusion sociale qu’à la nature même des Roms. À partir d’un travail ethnographique dans la région niçoise et d’une analyse du mouvement rom, l’auteure montre que la mise en exergue de l’appartenance ethnique tend à naturaliser et figer une frontière sociale. Empruntant à la sociologie des migrations et à celle des relations interethniques, c’est le débat entre antiracismes universaliste et différentialiste qui compose la toile de fond de cette enquête.

Sommaire
Préface de Cécile Canut
• Des Tsiganes aux Roms, une ascension sociale continue ?
• Les « Roms » de Nice, au-delà de la lentille ethnique 
• Ethnicité et frontières sociales
• La République et l’ethnie


Ouvrage de Swanie Potot
Éditeur : Presses universitaires de Rennes (2018)
Domaine : Sciences humaines et sociales ; Sociologie
Collection : Hors collection (sc. sociales)
Format : 14 x 20,5 cm
Nombre de pages : 232 p.
Illustrations : Couleurs
ISBN : 978-2-7535-6627-9
Disponibilité : en librairie ou sur le site de l’éditeur
Prix : 20,00 €

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Marseille années 68

L’histoire de Mai 68 ne s’est pas écrite qu’à Paris, et ses auteurs ne sont pas que des étudiants. Partout en France, d’autres territoires, d’autres militants ont contribué à faire de la décennie qui suivit l’explosion de mai un « âge d’or des luttes », jouant parfois un rôle de catalyseur au plan national.

C’est le cas de Marseille et des Bouches-du-Rhône, sur lesquels cet ouvrage porte un regard singulier. En dépouillant des archives récemment déclassifiées, notamment celles des Renseignements généraux, et en collectant de nombreuses interviews de soixantehuitards marseillais, il exhume une histoire sociale et politique inédite de la région. De la fin des années 1960 au milieu des années 1980, il dévoile une cité phocéenne à l’avant-garde de combats tels que la défense des travailleurs immigrés et la reconnaissance des mouvements féministes, lesbiens et homosexuels.

Loin de la vulgate officielle centrée sur quelques figures médiatiques, Marseille années 68 fait revivre les actions de milliers de femmes et d’hommes « ordinaires » qui se sont engagés pour un monde plus juste et qui ont payé lourdement cet engagement, aussi bien sur le plan professionnel que personnel.

Il réhabilite une époque et une génération souvent mises en accusation et instrumentalisées à des fins politiques.

Site Sciencespo : http://www.pressesdesciencespo.fr/fr/livre/?GCOI=27246100851270&fa=author&person_id=1120

Quand les lycéens prenaient la parole

Quand les lycéens prenaient la parole est une contribution à l’histoire de cette décennie qui a transformé l’enseignement secondaire. Les auteurs, qui ont vécu ces mouvements de l’intérieur, donnent des repères pour mieux comprendre le climat des années 68 et illustrent leurs propos de nombreux documents d’époque : photos, tracts, dessins, journaux.

Présentation Syllepse

Marseille-Paris, les Belles de Mai

Mai-juin 68 : cinquante ans après, tout n’a-t-il pas déjà été dit ? Non, car tout en faisant des allées et retours entre la situation marseillaise et la situation nationale et parisienne, ce livre est particulièrement consacré à Marseille.
L’épicentre du mouvement étudiant marseillais est, à deux pas de la gare, la faculté des sciences Saint-Charles. Les arrêts de travail dans les entreprises ­commencent­ quelques jours après la manifestation du 13 mai : le 17, les établissements ferroviaires de ­Marseille sont paralysés par la grève ; dans la nuit, le tri de Marseille-Gare est occupé par les postiers ; le 18, les syndicats appellent à l’extension du mouvement.
À partir du 20, le mouvement de grève fait tâche d’huile, gagne le port où les marins occupent les navires, les entreprises des quartiers nord et est de la ville (métallurgie, chimie, alimentaire…), mais aussi les cafés-restaurants, les banques, les services et les administrations. Le 21 mai, les employés de la préfecture votent pour la grève. La principale fédération syndicale enseignante appelle à cesser le travail dans l’enseignement, le lycée Thiers, au centre-ville, est occupé, le 23 mai, par les comités d’action lycéens (CAL) et rebaptisé « Commune de Paris ». Le 24 mai, le mouvement touche les taxis et les municipaux…

L’association Promémo (Provence, Mémoire et Monde ouvrier) donne ici la parole aux témoins et aux chercheurs de Marseille et de sa région.

Théâtre Public N° 229 – Etats de la scène actuelle 2016-2017


Tous les deux ans, Théâtre/Public se propose de revenir sur l’actualité théâtrale récente et de se pencher, en travaillant à les mettre en perspective, sur quelques spectacles, et plus largement certaines pratiques, qui font sens, événements ou symptômes dans la période : non pas de dessiner un impossible et réducteur panorama, mais de proposer comme des coups de sonde, des entrées dans quelques-unes des questions vives qui l’animent. On retrouvera donc dans ce nouveau dossier, à travers divers cas issus des scènes françaises, européennes ou africaines, l’étude d’enjeux esthétiques et politiques insistants.

SOMMAIRE

Julie Sermon – Les imaginaires écologiques de la scène actuelle
Récits, formes, affects

Arnaud Maïsetti – Frank Castorf, l’art ou la réalité insupportable

Olivier Neveux – L’expérience dialectique de la dialectique
(Matthias Langhoff /Milo Rau)

Stéphane Hervé – L’égalité des voix est-elle possible ?
L’auteur face à l’altérité : Milo Rau, Babilonia Teatri, Mohamed El Khatib

Sabine Quiriconi – Eh bien, dansez maintenant !
Ou les tribulations du spectateur contemporain

Laure Fernandez – Tout seul et tous ensemble
The Ventriloquists Convention (2015) et Crowd (2017), de Gisèle Vienne

Leila Adham – Vertige du cadre
Le Théâtre de Cyril Teste

Chloé Larmet – Ecarts de voix
A l’écoute du théâtre de Pascal Kirsch

Amélie Thérésine – Afriques en chantiers Des fabriques d’utopies actives

Frédéric Maurin – Mal à l’Europe

Hortense Archambault, Mathieu Bauer, Daniel Jeanneteau, Philippe Quesne, avec Olivier Neveux et Christophe Triau
Table ronde

Miscellanées

Thibaud Croisy – Vies et morts d’Alain Buffard

Samuel Gallet Malgré l’encerclement
Une lecture de L’Esthétique de la résistance, de Peter Weiss

Christian Ruby La symptomatique nécessité du cri
Un exercice esthétique au théâtre, 2016-2017

Guillaume Sintès – Laboratoires chorégraphiques et expérimentations des danses de l’autre
A propos de Mise en scène de la danse aux Expositions de Paris, 188961937. Une fabrique du regard, Paris, L’Oeil d’or, coll. Essais et entretiens, 2017 de Claudia Palazzolo.

Christian Biet La poésie s’honore
Sur Proféractions ! Poésie en action à Paris (1946-1969), Dijon, Les Presses du réel, 2018 de Cristina De Simone.

Mariette Navarro – Zone à étendre
Extraits

Plus d’infos sur :

http://theatrepublic.fr/theatre-public-n-229-etats-de-la-scene-actuelle-2016-2017/

 

 

Les violences sexistes à l’école - Une oppression viriliste

Il y a quelques années une des nombreuses enquêtes que j’ai menées sur la violence à l’école en interrogeant alors 12 000 écoliers mettait en évidence l’importance du harcèlement subi par une minorité d’élèves en souffrance, chiffrée alors à environ un élève sur dix. Une vraie mobilisation s’était produite, et les premières politiques publiques françaises sur ce sujet avaient suivi les « Assises Nationales contre le harcèlement à l’école », qu’en mars 2011 le ministre de l’éducation nationale de l’époque m’avaient confiées. Nous n’en sommes plus au déni et à l’ignorance où nous étions alors et l’opinion publique, avec les média, s’est largement emparée du sujet. Il va de soi que « l’affaire Weinstein » et le déluge de révélations qu’elle entraîne en libérant la parole et l’écoute des victimes – avec des conséquences concrètes sur les prédateurs et harceleurs sexuels – est aussi venue accentuer cette prise de conscience.

Aucun ministre de l’éducation ne pourrait renoncer à lutter contre le phénomène du harcèlement en milieu scolaire sans y perdre de la crédibilité. La ministre des Droits des femmes, de la Ville, de la Jeunesse et des Sports que fut Najat Vallaud-Belkacem a de son côté beaucoup œuvré pour la reconnaissance d’un phénomène devenu un délit général dans la loi du quatre aout 2014. Pour autant, si les dernières enquêtes de santé publique auprès des adolescents et adolescentes sont plutôt encourageantes en montrant une baisse du phénomène, rien n’est gagné loin de là.

Lire le rapport dans son intégralité : http://prevenance-asso.fr/wp-content/uploads/2018/06/Les-violences-sexistes-à-l’école-une-oppression-viriliste.pdf

Rendez-vous d'ACT

La Fabrique du Regard #3 : Figures de l’altérité

Cycle de conférences, Avril-Décembre 2018, Marseille, ACT-BMVR-MHM à suivre

FEMME(S) ET RÉSISTANCE(S) D’ici et d’ailleurs, d’hier et d’aujourd’hui

Festival, 21-30 novembre 2018, Théâtre de l’œuvre, Compagnie mémoires vives, Marseille à suivre

Autres actualités

LE 30 NOVEMBRE C’EST SANS NOUS ! LE 1er DECEMBRE C’EST 100% NOUS

Deux journées de lutte pour protester contre les inégalités structurelles, le racisme, la ségrégation et le mépris permanent. Collectif Rosa Parks à suivre

Chacal, La fable de l’exil, d’après Tassadit Yacine

Pièce de théâtre, 25 Novembre 2018, Marseille, Manifeste Rien à suivre

Tes cheveux démêlés cachent une guerre de sept ans

Projection, Collectif Mémoires en marche, 23 Novembre 2018, Marseille, Alhambra à suivre

Association Histoire et Patrimoine Seynois : 19ème colloque annuel

24 novembre 2018, La Seyne sur Mer, HPS à suivre

Ressources

FEMME(S) ET RÉSISTANCE(S) D’ici et d’ailleurs, d’hier et d’aujourd’hui à suivre
Salon de Provence : le territoire, entre mémoires et histoire. Expériences vécues, expériences tues à suivre
L’histoire de l’immigration disparaît des programmes de lycée ? à suivre
« Les multinationales n’ont jamais affranchi aucun peuple de la domination coloniale » à suivre
Sur l’immigration, la gauche n’a plus les mots à suivre

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