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Comment l’obsession sécuritaire fait muter la démocratie

Article de Giorgio Agamben, Les archives du Monde Diplomatique, janvier 2014

Une citoyenneté réduite à des données biométriques :

L’article 20 de la loi de programmation militaire, promulguée le 19 décembre, autorise une surveillance généralisée des données numériques, au point que l’on parle de « Patriot Act à la française ». Erigé en priorité absolue, l’impératif de sécurité change souvent de prétexte (subversion politique, « terrorisme ») mais conserve sa visée : gouverner les populations. Pour comprendre son origine et tenter de le déjouer, il faut remonter au XVIIIe siècle…

La formule « pour raisons de sécurité » (« for security reasons », « per ragioni di sicurezza ») fonctionne comme un argument d’autorité qui, coupant court à toute discussion, permet d’imposer des perspectives et des mesures que l’on n’accepterait pas sans cela. Il faut lui opposer l’analyse d’un concept d’apparence anodine, mais qui semble avoir supplanté toute autre notion politique : la sécurité.

Par Giorgio Agamben
Philosophe, auteur entre autres de L’Homme sans contenu, Circé, Belval (Vosges), 2013.

Lire l’article en intégralité sur le site du Monde Diplomatique


-9 septembre 2016-



Politique





































































































































































































































































































Racisme / Xénophobie