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Des milieux populaires entre déception et défection

Eric Dupin, Le Monde diplomatique, avril 2010

" Qu’entend-on au juste par « classes populaires » ? La question n’est pas étrangère à leurs difficultés à se considérer comme telles. Statistiquement, les choses pourraient sembler limpides. On regroupe dans cette catégorie le « salariat d’exécution » composé des ouvriers (23,2 % de la population active au recensement de l’Insee] de 2006 et des employés (28,6 %). Ainsi définies, les classes populaires demeurent majoritaires en France et représentent 51,8 % de ceux qui travaillent.
Cet agrégat n’est pas purement formel. Le sociologue Olivier Schwartz définit les catégories populaires à partir de trois critères : petitesse du statut social et professionnel, étroitesse des ressources économiques et enfin éloignement par rapport au capital culturel.
(...) Evitement plutôt qu’affrontement. Quel que soit son degré de réalité, l’impact du phénomène dans le débat public est symptomatique de l’obsession d’un rang à maintenir. Il semble bien que nos sociétés, tout en niant le conflit de classes, aient un sens de plus en plus aigu de la position de chacun. "

Article en ligne sur le site du Monde diplomatique

Sur le même sujet, l’ouvrage Le Descenseur social. Enquête sur les milieux populaires (Philippe Guibert & Alain Mercier, Plon, 2006) est en téléchargement sur le site de la fondation Jean Jaurès

 


-24 octobre 2010-



Politique
















































































































































































































































































































Discrimination