Imprimer la page

Enfants d’immigrés, enfants de harkis

Laurent Muller, Confluences Méditerranée n°34, été 2000

La seconde et bientôt la troisième génération d’enfants de harkis, de fils et de petits-fils d’immigrés algériens affrontent à armes égales les difficultés économiques du moment. Certains d’entre eux vivent la galère dans les banlieues alors que d’autres connaissent des situations socio-économiques enviables.

Ils partagent à présent les mêmes taux d’échec, de réussite scolaire et de chômage, alors que leurs pratiques culturelles, morales et leurs stéréotypes sociaux sont davantage marqués par leur position sociale objective qu’en raison de la spécificité du passé migratoire de leurs parents. (...)

La Marche des beurs en 1983 a permis aux enfants de ces anciens ennemis de se rencontrer. Les associations comme sos-Racisme et France-Plus ont donné le goût et l’envie aux enfants d’immigrés ou de harkis de s’organiser et de participer à la vie politique de leur pays. Les plus jeunes parmi ceux qui sont nés en France, de parents ayant la nationalité française ou algérienne, ne connaissent que ce pays et en ont logiquement adopté les règles et les valeurs dominantes.

Lire l’article sur le site de la revue Confluences Méditerranée


-21 mai 2007-



Discrimination