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Identités et territoires : des rapports accentués en milieu urbain ?

Guy Di Méo, Métropoles n°1, 2007


Phénomène social, presque toujours pluriel, les identités, individuelles ou collectives, se déclinent selon un continuum : du sujet humain aux territoires de la ville. La plupart des identités affichent une composante géographique, une spatialité qui les renforce et les rend plus prégnantes. Elles s’expriment donc, souvent, par ces médiations du social et du spatial que forment les lieux, les territoires, les paysages… Ceux de la ville s’avèrent particulièrement aptes à jouer ce rôle, parce qu’ils s’imprègnent d’un sens social très puissant tenant à la forte densité humaine et mémorielle de ces espaces. En retour, les identités contribuent activement à toutes les constructions sociales d’espaces et de dispositifs urbains, réels ou sensibles.


Les formes spatiales des identités, les dimensions identitaires des espaces s’interpénètrent selon une dialectique subtile. Elles se manifestent dans les représentations sociales par le truchement de schèmes symboliques qui associent objets, lieux, œuvres, personnages et événements patrimoniaux. Si l’identité constitue une construction sociale de caractère idéologique et culturel, elle reste une structure fondamentale de l’humain et s’avère un outil politique de premier ordre.


Article sur le site de Métropoles / Revues.org


Guy Di Méo est géographe et chercheur au CNRS



-3 octobre 2011-



Quartiers et périphéries