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Intégrer dans une économie de sous emploi

Avis du Haut Conseil à l’Intégration, juin 2012


 


"La fonction intégratrice du travail, notamment pour les immigrés et leurs descendants directs, est devenue incertaine dans notre économie de sous-emploi marquée par la désindustrialisation.


Alors que l’immigration avait pour principal motif le travail industriel pendant les "Trente Glorieuses", tel n’est plus le cas depuis 1974 avec sa suspension et son remplacement par une immigration familiale. L’industrie française dans le même temps a perdu 36% de ses effectifs depuis 30 ans.


Les immigrés restent néanmoins concentrés dans certaines professions. Ils sont proportionnellement trois fois plus nombreux que les Français de naissance dans l’hôtellerie/restauration, l’intérim, la sécurité et le nettoyage, et reste plus présent dans la construction (10% au lieu de 7% chez les Français de naissance) mais moins dans l’industrie (10% pour 16% de Français de naissance). Les actifs immigrés des pays tiers sont aussi concentrés dans trois régions : 48% en Ile-de-France, 9% en Rhône-Alpes et 9% en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Paradoxalement, les descendants d’immigrés des pays tiers, même s’ils accèdent plus fréquemment aux études supérieures, ont un taux de chômage supérieur à celui de leurs parents (24,2% pour 20,2%) qui est globalement le double de celui des Français de naissance."


Intégrer dans une économie de sous-emploi
Avis du Haut Conseil à l’Intégration
Présenté le 12 juin 2012 au Premier ministre


Avis consultable sur le site du Haut Conseil à l’Intégration (pdf)
Résumé de quatre pages (pdf)


-27 août 2012-



Politique