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Journée du 8 mars : Christine, Kim, Aïcha ... mêmes coups, mêmes combats ?

Éditorial de Vincent Geisser et sommaire de la revue Migrations Société n°152, mars-avril 2014

Tel un rituel républicain, la Journée internationale des droits des femmes du 8 mars s’est progressivement imposée comme un événement majeur de notre vie publique hexagonale, combinant logiques commémorative, festive et revendicative. En même temps, ce processus d’officialisation du 8 mars - dont l’origine est déjà ambivalente si l’on en croit les historiennes du féminisme - a entraîné un "dessèchement" de sa tonalité contes-tataire et subversive au profit d’une institutionnalisation et d’une médiatisation, en partie déconnectées des mobilisations féminines "par le bas".
Force est d’admettre que la "Journée des femmes" revêt de plus en plus le registre d’un « féminisme d’Etat » , avec son cortège de discours et de commémorations en tout genre, digne parfois des organisations nationales de femmes dans les régimes tiers-mondistes à parti unique. D’ailleurs, en France, son officialisation en 1982 par la ministre des Droits de la femme, Yvette Roudy, a été loin de faire l’unanimité chez les militantes de la "cause" : « Nous auons voulu expliquer à Yvette Roudy qu’elle mettait les pieds dans un mythe, se souvient Françoise Picq, pionnière du Mouvement de libération des femmes, mais ce que l’on avait analysé du mythe convenait à Yvette Roudy : un mythe qui célébrait la lutte des femmes dans la lutte des classes » .

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Edito complet en téléchargement

Sommaire de Migrations-Société Vol. 26 - n°152 "Tsiganes, catégorisations et politiques publiques" en téléchargement


-16 août 2014-



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