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L’École des ouvriers. Comment les enfants d’ouvriers obtiennent des boulots d’ouvriers

Paul Willis, Agone, septembre 2011


Le rejet du travail scolaire par les « gars » et le sentiment qu’ils « en savent plus » trouvent un écho dans le sentiment très répandu dans la classe ouvrière que la pratique vaut mieux que la théorie : « Un brin de zèle vaut une bibliothèque de diplômes », annonce un grand placard placé dans l’atelier. L’aptitude pratique vient toujours en premier et a statut de condition préalable à toute autre forme de savoir. Alors que la culture petite-bourgeoise considère les diplômes comme un moyen de moduler vers le haut la gamme des choix offerts à un individu, du point de vue de la classe ouvrière, si le savoir ne se justifie pas, il faut le rejeter.
Au travers d’une enquête (classique de la sociologie du monde ouvrier) menée dans un collège anglais fréquenté essentiellement par des enfants d’ouvriers, le sociologue Paul Willis analyse comment ils en viennent à accepter, après leurs parents, des positions relativement dominées dans le monde du travail. De l’école à l’usine, ce livre rend compte de la façon dont, en désorganisant l’encadrement scolaire, en s’opposant aux « fayots », ils privilégient la sortie du système scolaire, confirmant le fait que l’école ne leur promet aucun avenir professionnel en dehors du travail manuel.


Présentation sur le site de l’éditeur



L’École des ouvriers
Comment les enfants d’ouvriers obtiennent des boulots d’ouvriers
Paul Willis
Editions Agone collection L’ordre des choses
Préface de Sylvain Laurens & Julian Mischi
Traduction de l’anglais par Bernard Hœpffner
Parution : 15/09/2011
456 pages, 25 euros


-17 septembre 2011-



Histoire de l’éducation





































































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