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La fabrique scolaire de l’histoire

Laurence De Cock & Emmanuelle Picard, Agone, septembre 2009

Depuis la Révolution française, l’enseignement de l’histoire est associé à la construction d’une « identité nationale ». En prenant la forme d’un récit ethnocentré, l’histoire scolaire devait permettre l’intégration de tous les futurs citoyens de la République, quelles que soient leurs identités originelles, dans un ensemble politique unique.
Aujourd’hui, alors que la période est favorable à la reconnaissance des « identités plurielles », les exclus du roman national réclament l’ajustement des programmes scolaires et critiquent la fabrique scolaire de l’histoire vue comme un instrument de domination.
Le moment est propice pour interroger la manière dont l’histoire scolaire est fabriquée. De fait, l’enseignement de histoire à l’école est le produit d’une chaîne de responsabilités dont il nous faut interroger chacun des maillons : pourquoi et comment apprendre l’histoire, et quelle histoire ? Car c’est une politique du passé qui s’exprime à travers ce montage. Une politique où la question d’une histoire commune et donc de l’universalité est en jeu.

Présentation et table des matières sur le site des éditions AGONE

Conférence-débat avec Laurence De Cock et Emmanuelle Picard le vendredi 13 novembre 2009 à Marseille



La Fabrique scolaire de l’histoire
Ouvrage collectif sous la direction de Laurence De Cock & Emmanuelle Picard
Préface de Suzanne Citron
AGONE collection Passé & Présent
240 pages, 16 euros
À paraître le 25/09/2009


-1er octobre 2009-



Enseignement de l’histoire