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La Terre promise ... mais pas pour tout le monde

Éditorial de Vincent Geisser et sommaire de la revue Migrations Société n°141-142, mai-août 2012

D’abord, la fiction : tourné en 2003, Le voyage de James à Jérusalem, du réalisateur israélien Ra’anan Alexandrowicz, raconte l’histoire d’un jeune Africain qui, pour des motifs à la fois mystiques et économiques, décide de tenter l’aventure en Terre sainte. Mais son épopée migratoire se transforme rapidement en cauchemar, James étant confronté aux dures réalités de la société israélienne en ce début de XXIe siècle : exploitation professionnelle, précarité sociale, vexations policières, racisme banal des citoyens ordinaires, etc. En dépit de ces humiliations quotidiennes, le jeune homme poursuit l’aventure, finissant par nouer des contacts avec des interlocuteurs israéliens. Lors de sa sortie nationale en France, en février 2004, le film de R. Alexandrowicz, pourtant primé dans de nombreux festivals internationaux, était passé presque inaperçu, probablement parce qu’en dehors des représentations apologétiques vantant le « seul modèle démocratique au Proche-Orient » ou, au contraire, radicalement critiques dénonçant le sort tragique des Palestiniens, la société israélienne n’intéresse pas grand monde. Aujourd’hui, malgré l’actualité, le film israélien n’a pas davantage gagné en notoriété.
Mais la fiction semble avoir été rattrapée par la réalité.


 Édito complet en téléchargement

Sommaire de Migrations-Société Vol. 24 - n°141-142 "Être étranger chez soi : les jeunes d’origine immigrés en Italie" en téléchargement


-16 août 2014-



Migrations