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La concurrence mémorielle

Geoffrey Grandjean et Jérôme Jamin (dir.), Armand Colin, novembre 2011


« Ce que personne ne sait et qui ne laisse pas de trace n’existe pas » expliquait Italo Svevo. Si chez certains le temps suffit pour qu’un événement tombe dans l’oubli et qu’on vienne à penser qu’il n’a jamais existé. Pour d’autres, au contraire, le souvenir est resté vivace, entretenu par un groupe ou une communauté d’individus, souvent organisés en associations, et prêts à tout pour faire connaître et reconnaître un massacre, un attentat, un génocide, une catastrophe naturelle… Confrontés les uns aux autres, ces souvenirs suscitent parfois une compétition malheureuse, parfois volontaire, souvent inconsciente, qui s’alimente d’un univers sur-médiatisé où les images récentes et plus anciennes se multiplient et se télescopent. 


La concurrence des mémoires défie les imaginaires nationaux et remet en question le droit des États à dicter ce qui leur semble bon pour la Nation. Souvent considérée comme un effet secondaire lié à des problèmes plus fondamentaux, la concurrence mémorielle est en réalité un enjeu structurant et déterminant pour la cohésion sociale de nos sociétés. 


Présentation et sommaire sur le site de l’éditeur


Note de lecture et entretien sur le site du café pédagogique



La concurrence mémorielle
Sous la direction de Geoffrey Grandjean et Jérôme Jamin
Parution : 02/11/2011
256 pages, 25 €


 


-29 janvier 2012-



Histoire et mémoires





































































































































































































































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