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Le chômage des immigrés : quelle est la part des discriminations ?

Dominique Meurs, INED, Juillet 2017


En France, les immigrés et fils et filles d’immigrés sont plus souvent au chômage que les autres personnes. Cela vient-il de discriminations à leur égard, ou d’autres facteurs comme un moindre niveau d’instruction ? S’appuyant sur l’enquête Trajectoires et Origines, Dominique Meurs démêle l’influence des différents facteurs jouant sur le taux de chômage pour isoler celle liée aux discriminations.

En France, le taux de chômage est plus élevé parmi les immigrés et ls et lles d’immigrés d’origine non euro- péenne que parmi les actifs de la population générale [1, 2, 3]. Ce constat fait à partir de multiples sources est con rmé par l’enquête Trajectoires et Origines (TeO) [4]. L’enquête TeO (2008) (encadré) a l’avantage par rapport aux autres sources de poser des questions sur les ressen- tis de discrimination, ce qui permet d’examiner s’il y a une correspondance entre le risque de chômage et le sentiment personnel de discrimination à l’embauche.

Les immigrés et enfants d’immigrés sont plus souvent au chômage que les autres
Parmi les hommes âgés de 18 à 50 ans et appartenant au « groupe majoritaire », c’est-à-dire nés en France métro- politaine de parents français, 10 % sont en cours d’études en 2008, 68 % en emploi salarié à temps complet, 8 % au chômage, 10 % indépendants, 2 % exercent un emploi à temps partiel et 2 % sont inactifs.

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Un rapport de Dominique Meurs, Université de Paris Nanterre, Laboratoire Economix (UMR 7235) et Institut national d’études démographiques.
Publié dans Population & Société, numéro 546, Juillet/Août 2017


-7 septembre 2017-



Discrimination