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Les enjeux de l’apprentissage de la langue française

Revue VEI n°151, décembre 2007


Parler de l’apprentissage de la langue consiste-t-il à répéter toujours les mêmes évidences ou platitudes sur la nécessité de maîtriser la langue commune et son importance dans la réussite scolaire, sociale et professionnelle des enfants ? S’agit-il de pointer également les mêmes divergences ou polémiques enfermantes qui présentent les enjeux de façon antagoniste et ponctuent le débat entre déni des difficultés et lamento nostalgique sur le passé, à la recherche de la langue parfaite, pour plagier un titre d’Umberto Eco ?
Opposer une « langue libre » à celle qui serait « corsetée » (Alain Rey), une parole ancrée dans l’existence concrète à une autre, fixée par l’histoire, prôner une rigueur académique en dépit de tout ou militer au contraire pour une ouverture insoucieuse soulignent surtout, sur fond de querelles d’écoles et idéologiques, une forme d’inquiétude et d’impuissance à résoudre les difficultés rencontrées par certains jeunes.
Tout le monde converge sur le fait que la langue est un outil de sélection sociale et que des inégalités existent dès le plus jeune âge entre les élèves : certains possèdent déjà « le bon usage », c’est-à-dire la variété linguistique légitime, d’autres, qui pourtant viennent à l’école pour l’apprendre, sont mis à l’épreuve et vivent souvent l’échec.

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-15 janvier 2008-



Nouveaux arrivants




















































































Éducation interculturelle / Diversité