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Les insurrections singulières

Jeanne Benameur, Actes Sud, janvier 2011


"Il faut apprendre et il faut manger. Alors l’école, alors l’usine. Et finalement quel que soit le travail, c’est quelque part toujours la même chose. Faut y aller. Faut faire. Faut rentrer chez soi puis recommencer. Les revendications salariales, syndicales, c’est juste pour rendre les choses un peu plus humaines. Mais est-ce que c’est humain pour un môme d’être enfermé toute la sainte journée et pour un homme, est-ce que c’est humain ? Et répéter les mêmes gestes de plus en plus vite, de mieux en mieux ? C’est ça, vivre ?"
"Il n’y a qu’à l’usine, quand on a commencé à parler de lutte, de la façon dont on nous traitait, que j’ai commencé à sentir le plus. [...] J’ai senti la colère. Et l’envie de justice."


Derrière l’actualité politique et sociale, la mondialisation et la décentralisation, en accompagnant pas à pas son personnage sans jamais lui lâcher la main, ni quitter l’espoir des yeux, Jeanne Benameur prend le temps d’observer les gens et la société dans laquelle ils s’inscrivent, les relations familiales, les amours fragiles, les amitiés porteuses d’espoir. A travers les errances de l’adolescent mal grandi qu’elle met en scène, avec son refus "de faire l’imposteur" et de "ravaler la fureur", c’est la défense de la dignité, l’urgence de prendre vie et gens à bras-le-corps, qu’elle défend.


Note de lecture sur le sie Encres vagabondes


Présentation sur le site de l’éditeur



Les Insurrections singulières
Jeanne Benameur
Actes Sud Littérature
208 pages, 18 €


 


-5 septembre 2011-



Culture populaire