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Les voies de la démocratisation scolaire

Jean-Pierre Terrail, Observatoire des inégalités, août 2008

La fameuse théorie du « handicap socioculturel » ne saurait rendre compte de l’échec massif aujourd’hui des jeunes d’origine populaire. L’action scolaire peut bénéficier même à ceux qui ne disposent au départ que du parler populaire des cités. Et l’on ne saurait davantage imputer leurs difficultés d’apprentissage à une absence de « motivation » : toutes les enquêtes montrent que le désamour du travail intellectuel et des savoirs de l’école n’est pas la source, mais la conséquence de difficultés scolaires précoces vécues comme insurmontables.
Démocratiser l’école paraît donc un objectif tout à fait réaliste. Et même urgent, à mesurer les dégâts sociaux provoqués par l’échec de masse. Mais comment s’y prendre ?
(…)
Vouloir une école démocratique apparaît ainsi comme un objectif à la fois réaliste et très difficile à réaliser. Socialement, le maintien des choses en l’état peut faire l’objet d’un consensus tacite entre les classes dominantes et les classes moyennes, qui tirent plus ou moins leur épingle du jeu. Même si elles représentent près des deux tiers de la population active, les classes populaires qui auraient, elles, intérêt à changer les règles du jeu, se sentent beaucoup moins autorisées à intervenir.

Article complet sur le site de l’Observatoire des inégalités


-17 septembre 2008-



Relations familles-école
















































































Discrimination / Inégalités