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Migrations : quand les préjugés s’en mêlent

Migrations société n°109 / Vol. 19, CIEMI, janvier 2007

L’immigration, enjeu de débat public et électoral, nourrit des idées fausses qui provoquent des attitudes et des comportements bien réels.

Préjugés ou stéréotypes — mais aussi amalgames, clichés, idées reçues, rumeurs, fantasmes — les termes ne manquent pas pour désigner raccourcis, phrases toutes faites ou généralisations dans la manière d’appréhender l’Autre à différentes périodes de l’histoire.
Derrière les préjugés, entre portraits-types nationaux et mécanisme du bouc émissaire échafaudé plus ou moins consciemment, la discrimination est une constante, l’ignorance aussi.
Il s’agit de tenir l’étranger à l’écart, en marge d’une société qui ne consent à le voir qu’à travers les stigmates dans lesquels on l’a enfermé : l’Arabe est violent et fanatique, le Noir indolent et naïf, l’Asiatique discret mais inquiétant, le Portugais travailleur, etc.

Étudier les préjugés invite le chercheur à s’engager dans une approche à deux étages, entre la réalité d’une situation migratoire et sa représentation qui apparaît comme une donnée certes irrationnelle, mais primordiale. De sorte que le préjugé, bien relayé par les médias, apparaît comme un moteur de la question de l’immigration.

Sommaire et bon de commande de la revue sur le site Revues-Plurielles.


-18 septembre 2008-



Racisme / Xénophobie