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Ni valise ni cercueil, les Pieds-noirs restés en Algérie après l’indépendance

Pierre Daum, Actes Sud, mars 2012


Le 5 juillet 1962, l’Algérie devient indépendante. Six cent mille Pieds-noirs ont déjà pris le chemin de l’exil, mais quatre cent mille restent. Au premier janvier 1963, plus de deux cent mille Européens et Juifs ne sont toujours pas partis, tentant le pari de l’Algérie algérienne. Ceux-là, qui les connaît ? Depuis un demi-siècle, les seules voix audibles sont celles des Rapatriés de 1962. Et parmi eux, qui entend-on le plus souvent ? Les plus nostalgiques de l’Algérie française, ceux qui affirment qu’ils sont “tous partis”, et qu’ils n’avaient le choix qu’entre “la valise ou le cercueil”. Or, ces affirmations sont fausses. La seule présence, attestée par les archives, de ces deux cent mille Pieds-noirs présents en Algérie en 1963, le prouve amplement.



Pierre Daum est journaliste et auteur de Immigrés de force, les travailleurs indochinois en France (1939-1952) (Actes Sud, 2009).


Présentation du livre sur le site nivalise-nicercueil.com.


-21 mars 2012-



Histoire coloniale et postcoloniale