Imprimer la page

Orientation scolaire et insertion professionnelle. Approches sociologiques

Dossier de synthèse, VST-INRP, septembre 2008

« Ainsi, si l’orientation en tant que procédure de détection des prédispositions psychologiques pour telle ou telle filière devient scientifiquement obsolète, elle relève, comme chaque moment d’évaluation, d’un arbitraire où l’opération de tri lèse avant tout les élèves issus de milieux sociaux et culturels défavorisés, c’est-à-dire les plus éloignés de ceux qui sont légitimés par l’école (Bourdieu & Passeron, 1970).
Dans ces milieux défavorisés, la réussite scolaire est avant tout considérée comme une question de don ou d’aptitude, ce qui amène les parents et leurs enfants à accepter plus facilement les redoublements ou les orientations dans les filières les moins prestigieuses, décisions souvent entérinées et même parfois directement proposées par les acteurs du système d’orientation. À compétences égales, les élèves d’origine sociale modeste sont orientés d’une manière moins avantageuse pour leur avenir. Pour accéder aux filières les plus prometteuses en rapport avec les positions professionnelles, ces élèves (à commencer par les filles) doivent faire preuve de plus de performances que les autres. »

Sommaire

1. Introduction générale
2. L’orientation comme facteur de validation des inégalités socioculturelles
3. Les « effets » de contexte dans l’orientation
4. Les perceptions des processus d’orientation
5. L’insertion sur le marché du travail des générations qui ont quitté le système scolaire en 1998 et en 2001
6. Niveau de formation et insertion professionnelle
7. Variations des processus d’orientation selon les pays
8. Conclusion : vers de nouvelles modalités d’orientation ?.
9. Bibliographie

Dossier complet en téléchargement (71 pages, pdf) sur le site de l’INRP


-8 octobre 2008-



Discrimination / Inégalités