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Pour une politique de traduction en Méditerranée

Ghislaine Glasson-Deschaumes, Asylon(s) n°7, mai 2009

Ce n’est pas parce que la Méditerranée est devenue le sujet central d’un discours politique français fondé sur l’approche nationale et sur le déni des enjeux politiques que les intellectuels, les chercheurs, l’ensemble des acteurs de la société civile doivent se détourner de cette région et ses problématiques.
Depuis plusieurs décennies, le Bassin méditerranéen est la scène exacerbée de fractures majeures, dont on vient à douter qu’elles puissent un jour être réduites au nom du droit international et par celui-ci. Pourtant, nul ne peut aujourd’hui se détourner du défi politique qu’elle pose.
(...)
N’est-ce pas à une « fausse fraternité » que nous expose le motif du « dialogue interculturel », dès lors qu’il se déploie dans l’esquive totale des langues et des imaginaires, avec leurs richesse hybride, densité, complexité, hétérogénéité, et dans l’ignorance de ce qui peut à la fois les nourrir et les relier entre elles : la traduction, la transmission, la mise en circulation effective ?

Article sur le site de la revue en ligne Asylon(s)

 

 


-9 juin 2009-