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Savoirs, pouvoirs et gouvernement des esprits. Qui contrôle l’enseignement et la formation ?

Compte-rendu du colloque du Réseau Education et Formation, 11 septembre 2013, Genève

Ainsi donc : si l’éducation pour tous et tout au long de la vie reste un grand projet démocratique, qui définit concrètement les buts de l’enseignement et de la formation, leurs critères de légitimité, les domaines à privilégier, les apprentissages à viser (ou non) en priorité ?
Par qui, pour qui, et selon quelles modalités observables le contrôle social d’exerce-t-il sur l’enseignement et la formation ?
Des politiques publiques aux interactions didactiques, entre bien commun et libertés individuelles, comment les pouvoirs se répartissent-ils entre les initiateurs et les destinataires de l’éducation ?

Compte-rendu en ligne sur le site du Centre Alain Savary


Cette journée de colloque a abordé ces questions générales en les déclinant à travers différents domaines empiriques et selon trois points de vue :

1. Savoirs et pouvoirs des éduqués : qui contrôle ce qui s’apprend par l’enseignement et la formation ?

Le premier axe abordera la question du contrôle du point de vue des éduqués : élèves, étudiants, adultes en formation. Il interrogera les diverses formes de pouvoir ou de domination que produisent les savoirs scolaires et de formation sur les usagers du système éducatif.

2. Savoirs et pouvoirs des éducateurs : qui fixe ce qu’il faut connaître pour enseigner et former ?

Le deuxième axe adoptera le point de vue des enseignants et des formateurs sur le contrôle de leur activité. Il interrogera les diverses formes de contrainte, d’influence ou d’attribution de compétences qui conditionnent le travail des professionnels de l’éducation, leur formation initiale et continue, leurs savoirs, leurs idéaux.

3. Savoirs et pouvoirs de l’éducation : qui contrôle la recherche sur l’enseignement et la formation ?

Le troisième axe aura pour objectif d’explorer les rapports entre les pratiques éducatives et la recherche en éducation. Il questionnera le pouvoir contrôlant de la recherche à l’égard des pratiques d’enseignement et de formation, et, réciproquement, les logiques de contrôle qui s’expriment à l’égard des démarches de recherche en éducation.


-14 novembre 2013-



Histoire de l’éducation