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Travail social et puissances précaires

Z, revue itinérante d’enquête et de critique sociale, n°5, Automne 2011


Dans un monde où l’efficacité est le but ultime, et l’abondance le mythe régulateur, il y a une place assignée pour s’occuper de l’humanité que l’économie a rendue superflue : c’est le travail social. Z a voulu comprendre ce qui animait ces bénévoles ou ces professionnels dans leurs bricolages quotidiens – luttant pour éviter que leur pratique ne devienne, selon la tendance actuelle, une industrie de gestion de la misère humaine. Face aux assauts continus des fanatiques de la croissance, des travailleurs sociaux ou des «  indignés  » se mobilisent pour éviter que ce qui fait société ne cède sous les coups du «  chacun-pour-soi, et sauve qui peut  ». Mais au cours de nos enquêtes, un paradoxe nous a vite sauté aux yeux. Pourquoi persister à vouloir réinsérer les «  exclus  » à l’intérieur d’une société qui génère mécaniquement de l’exclusion  ? Pourquoi dépense-t-on autant d’énergie pour aménager le capitalisme, et si peu pour transformer la structure même de notre organisation sociale, vers plus de dignité et d’autonomie  ?
(...) Bref, un numéro consacré à celles et ceux qui pensent la question sociale dans une langue étrangère à la tyrannie du management et de la gestion informatique. Dans le timbre de toutes ces voix, il nous semble avoir entendu le cri des solidarités à venir.


Présentation, sommaire et articles en ligne sur le site de la revue



Travail social et puissances précaires
Z n°5, Automne 2011
204 pages + une carte bonus
10 euros


-7 novembre 2011-



Politique